Périgueux

Périgueux
Périgueux
Dans le sens des aiguilles d'une montre, à partir d'en bas à gauche : la tour de Vésone ; la cathédrale Saint-Front ; le pont des Barris vu depuis les berges de l'Isle.
Blason de Périgueux
Blason
Périgueux
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
(préfecture)
Arrondissement Périgueux
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération Le Grand Périgueux
(siège)
Maire
Mandat
Delphine Labails[1]
2020-2026
Code postal 24000
Code commune 24322
Démographie
Gentilé Périgourdins
Pétrocoriens
Population
municipale
29 516 hab. (2021 en diminution de 1,05 % par rapport à 2015)
Densité 3 006 hab./km2
Population
agglomération
65 333 hab. (2021)
Géographie
Coordonnées 45° 11′ 02″ nord, 0° 42′ 57″ est
Altitude Min. 75 m
Max. 189 m
Superficie 9,82 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Périgueux
(ville-centre)
Aire d'attraction Périgueux
(commune-centre)
Élections
Départementales Bureau centralisateur de 2 cantons : Périgueux-1 et Périgueux-2
Législatives Première circonscription
Localisation
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Périgueux
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Périgueux
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Périgueux
Liens
Site web perigueux.fr

Périgueux (prononcé /pe.ʁi.gø/ ; Écouter) est une commune française située dans le Périgord, dans le Sud-Ouest de la France, en région Nouvelle-Aquitaine. Elle est la ville la plus peuplée du Périgord. Chef-lieu et préfecture du département de la Dordogne depuis 1791, la commune compte 29 516 habitants en 2021, pour une aire urbaine totalisant plus de 102 000 habitants la même année.

Labellisée « 4 fleurs », Périgueux est la capitale culturelle et touristique du Périgord blanc, dans la vallée de l'Isle. Reconnue ville d'art et d'histoire, la ville possède un patrimoine historique gallo-romain, médiéval et de la Renaissance. La ville conserve et met en valeur son riche patrimoine civil, militaire et religieux, dont sa cathédrale Saint-Front, classée au titre des monuments historiques ainsi qu'au patrimoine mondial de l'UNESCO.

La cité date du Ier siècle av. J.-C., pendant l'occupation romaine en Gaule : les Romains s'installent dans la plaine de l'Isle et créent la ville de Vesunna, à l'emplacement de l'actuel quartier sud. Celle-ci était la capitale romaine de la cité des Pétrocores. La ville de Périgueux naît en 1240 de l'union de « la Cité » (l'antique Vesunna) et du « Puy-Saint-Front ». Depuis, elle reste le centre du Périgord, subdivision historique de l'Aquitaine, puis est la préfecture du département français de la Dordogne. Elle s'agrandit encore en 1813 avec l'ancienne commune de Saint-Martin.

En matière économique, Périgueux, centre du principal bassin d'emploi du département, abrite le siège social de plusieurs entreprises régionales. La commune compte un employeur de quelque 600 salariés, les ateliers du Toulon (Technicentre de la SNCF). Bénéficiant du tourisme pour son patrimoine, elle est de plus une étape gastronomique notable au cœur du Périgord. Différentes festivités culturelles et compétitions sportives sont organisées afin d'animer la région.

Ses habitants sont appelés les Périgourdins, parfois les Pétrocoriens, nom tiré du peuple qui avait pour capitale Vesunna.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Périgueux est située dans le sud-ouest de la France, au centre du département de la Dordogne.

La ville se trouve, en distances orthodromiques, à 109 km de Bordeaux, 68 km d'Angoulême, 83 km de Limoges, 64 km de Brive-la-Gaillarde, 100 km de Cahors et 109 km d'Agen[2].

Périgueux est située dans le Périgord central, l'une des régions naturelles de France. Le Périgord central est entouré au nord par le Nontronnais, à l'est par le bassin de Brive, au sud par le Périgord noir et le Bergeracois et à l'ouest par le Landais, la Double et le Ribéracois[3]. La commune fait partie du pays touristique du Périgord blanc, qui se présente comme un grand ensemble de collines boisées séparées par les vallées de l'Isle, de la Beauronne, de la Loue et du Vern. Les prairies alternent avec les bois de châtaigniers, de chênes ou de pins.

S'étendant sur 9,82 km2, la commune est établie autour d'un vaste méandre de l'Isle, dans la vallée et sur les pentes douces qui montent jusqu'à 200 m aux plateaux de Champcevinel au nord et de Coulounieix au sud. Le territoire communal s'étage entre 75 et 189 mètres[4]. L'altitude minimale se trouve à l'ouest, au confluent de l'Isle et de la Beauronne, là où l'Isle quitte la commune et continue sur celle de Marsac-sur-l'Isle. L'altitude maximale est localisée au nord du lieu-dit les Jaures, situé à quelques dizaines de mètres de la commune de Champcevinel[5].

Périgueux est limitrophe de huit autres communes dont Château-l'Évêque au nord-ouest sur environ 500 mètres.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

Situé sur la plaque nord du Bassin aquitain et bordé à son extrémité nord-est par une frange du Massif central, le département de la Dordogne présente une grande diversité géologique. Les terrains sont disposés en profondeur en strates régulières, témoins d'une sédimentation sur cette ancienne plate-forme marine. Le département peut ainsi être découpé sur le plan géologique en quatre gradins différenciés selon leur âge géologique. Périgueux est située dans le troisième gradin à partir du nord-est, un plateau formé de calcaires hétérogènes du Crétacé[6]. Le socle cristallin est à une profondeur de 1 000 m[7].

Les couches affleurantes sur le territoire communal sont constituées de formations superficielles du Quaternaire datant du Cénozoïque, de roches sédimentaires du Mésozoïque. La majeure partie de la surface communale correspond au Crétacé supérieur[Note 1]. Il affleure principalement sur le versant nord de la vallée de l'Isle. On trouve le Turonien (ou Angoumien) à l'ouest (la Monzie et en limite de la commune de Chancelade) et le Coniacien sur tout le reste du versant, au nord de la ville ancienne. De petites failles, d'axe nord-ouest - sud-est, fissurent le versant de la vallée de l'Isle à l'ouest de la Monzie, au pied de Beaupuy.

Les hauteurs, sur la partie nord de la commune (le Grand Puy Bernard, la Croix-Ferradeetc.), sont couvertes de colluvions calcaires, sableuses et argileuses, issues de la décomposition du Coniacien et du Santonien lors du Cénozoïque.

La ville ancienne est construite sur une basse terrasse, sur la rive droite de l'Isle, composée de sable et galets issus de la glaciation de Riss au Quaternaire. On retrouve aussi cette terrasse sur la rive gauche, au sud du quartier des Barris. Le fond de la vallée proprement dit (partie inondable) est composé d'alluvions récentes d'origine fluviatile ou issues des versants[8].

La formation la plus ancienne, notée c2c, date du Turonien moyen à supérieur, composée de calcaires cryptocristallins, calcaires gréseux à rudistes et marnes à huîtres et à rhynchonelles, localement grès et sables jaunes (feuille de Terrasson). La formation la plus récente, notée CFp, fait partie des formations superficielles de type colluvions indifférenciées de versant, de vallon et plateaux issues d'alluvions, molasses, altérites. Le descriptif de ces couches est détaillé dans les feuilles « no 758 - Périgueux (ouest) » et « no 759 - Périgueux (est) » de la carte géologique au 1/50 000 de la France métropolitaine[9],[10] et leurs notices associées[11],[12].

Carte géologique de Périgueux.

Relief et paysages[modifier | modifier le code]

Le département de la Dordogne se présente comme un vaste plateau incliné du nord-est (491 m, à la forêt de Vieillecour dans le Nontronnais, à Saint-Pierre-de-Frugie) au sud-ouest (2 m à Lamothe-Montravel). L'altitude du territoire communal varie quant à elle entre 75 mètres et 189 mètres[13],[14].

Dans le cadre de la Convention européenne du paysage entrée en vigueur en France le , renforcée par la loi du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, un atlas des paysages de la Dordogne a été élaboré sous maîtrise d’ouvrage de l’État et publié en [15]. Les paysages du département s'organisent en huit unités paysagères[Note 2],[16]. La commune fait partie du Périgord central, un paysage vallonné, aux horizons limités par de nombreux bois, plus ou moins denses, parsemés de prairies et de petits champs[17].

La superficie cadastrale de la commune publiée par l'Insee, qui sert de référence dans toutes les statistiques, est de 9,82 km2[13],[18],[Note 3]. La superficie géographique, issue de la BD Topo, composante du Référentiel à grande échelle produit par l'IGN, est quant à elle de 10,14 km2[10].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Réseau hydrographique[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le bassin de la Dordogne au sein du Bassin Adour-Garonne[21]. Elle est drainée par l'Isle, la Beauronne et par divers petits cours d'eau, qui constituent un réseau hydrographique de 13 km de longueur totale[22],[Carte 1].

L'Isle, d'une longueur totale de 255,29 km, prend sa source dans la Haute-Vienne dans la commune de Janailhac et se jette dans la Dordogne — dont elle est le principal affluent — en rive droite face à Arveyres, en limite de Fronsac et de Libourne[23],[24]. Elle traverse la commune d'est en ouest sur huit kilomètres et demi, dont six kilomètres et demi servent de limite territoriale en deux tronçons, face à Trélissac et à Coulounieix-Chamiers.

Alimenté par l'Isle, le canal de Périgueux traverse le sud de la commune sur plus de deux kilomètres.

La Beauronne, d'une longueur totale de 28,16 km, prend sa source dans la commune de Négrondes et se jette dans l'Isle en rive droite à Marsac-sur-l'Isle[25]. En amont de cette confluence, elle marque la limite avec Périgueux sur plus d'un kilomètre, notamment par son bras oriental.

Dans le quartier du Toulon, la source de l'Abîme est une « résurgence vauclusienne »[26] qui déverse en moyenne quotidiennement 35 000 m3 et alimente en eau potable Périgueux et plusieurs autres communes[27]. Elle forme un petit étang dont l'émissaire est le ruisseau du Toulon, ou ruisseau de l'Ahîme[28], long de près de 600 mètres, qui rejoint l'Isle une centaine de mètres en amont du « Moulin Neuf ».

Gestion et qualité des eaux[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Isle - Dronne ». Ce document de planification, dont le territoire regroupe les bassins versants de l'Isle et de la Dronne, d'une superficie de 7 500 km2, a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est l'établissement public territorial de bassin de la Dordogne (EPIDOR)[29]. Il définit sur son territoire les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le troisième SDAGE du Bassin Adour-Garonne qui couvre la période 2022-2027, approuvé le [30].

La qualité des eaux de baignade et des cours d’eau peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique altéré, selon une étude s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[31]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est toujours exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours)[32].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 900 mm, avec 11,8 jours de précipitations en janvier et 6,9 jours en juillet[31]. Pour la période 1991-2020 la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Coulounieix-Chamiers à 2 km à vol d'oiseau[33], est de 13,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 912,2 mm[34],[35]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d’émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[36].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Périgueux fait partie de la zone inondable de l'Isle ainsi que de celle de la Beauronne. Les atlas des zones inondables correspondants sont diffusés le et le [37].

L'arrêté du , portant reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle, inclut Périgueux au titre de mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols (voir Retrait-gonflement des argiles) de janvier à mars 2005[38]. Deux plans de prévention sont élaborés par la ville : l'un pour les cas d'inondations de l'Isle, prescrit le et approuvé le [39] ; l'autre en cas de mouvements de terrain ou de tassements différentiels, prescrit le et approuvé le [40]. Dix-neuf catastrophes naturelles ont eu lieu depuis 1982 à Périgueux, dont sept inondations et coulées de boues, une tempête et onze mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et/ou à la réhydratation des sols[37].

La localité est située dans une zone de sismicité très faible de niveau 1 sur une échelle de 1 à 5[37].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Depuis le début des années 1990, Périgueux est contournée au sud par une rocade de la route nationale 89[41]. Par la suite, ce tronçon a été intégré à l'autoroute A89 reliant Bordeaux à Lyon, ouvrant trois des principaux accès routiers à Périgueux.

À l'ouest et à l'est, les deux échangeurs Périgueux-Ouest et Périgueux-Est (nos 14 et 16) permettent d'accéder à la commune par le biais de la route départementale 6089 (l'ancienne route nationale 89). Périgueux est aussi accessible au sud par l'échangeur no 15, Périgueux-Centre, puis par la route départementale 6021 (tronçon déclassé de la route nationale 21 qui vient de Lourdes et qui continue au nord jusqu'à Limoges).

Au nord-ouest, la route départementale 939 (ancienne route nationale 139) mène à Angoulême et La Rochelle. Deux autres importantes routes départementales quittent Périgueux vers le nord et le nord-est de la Dordogne, la RD 3 (route d'Agonac) qui conduit à Nontron via Agonac et Villars et la RD 8 (route de Paris, également appelée route des Piles) qui rejoint la RN 21 près de Sorges.

La circulation routière à Périgueux et dans son agglomération provoque quotidiennement d'importants embouteillages matin et soir. Cela est dû à la conjonction de plusieurs causes[42] : un nombre limité de ponts franchissant l'Isle (six ponts au total sur douze kilomètres de rivière depuis la route nationale 221 à la Feuilleraie à Trélissac jusqu'à celui de la route départementale 710E à Marsac-sur-l'Isle ; un bassin d'emploi très important à Périgueux même, alors que 60 % des personnes qui y travaillent viennent de l'extérieur de la ville ; une concentration de lycées, collèges et écoles ; l'absence de rocade entraînant un transit important par le centre-ville, une seule déviation ayant été créée à l'ouest en 1991.

En 2016, pour l'ensemble de la commune, le nombre de places de stationnement gratuites des véhicules est estimé à 13 000 dont 370 en zone bleue[43]. S'y ajoutent au centre-ville ou à proximité des places payantes sur la voirie (600), dans trois parkings souterrains (1 685) et trois parkings de surface (335)[43].

Au , la circulation routière sur le territoire communal passe à 30 km/h, hormis certaines zones en centre-ville où elle est à 20 km/h et quelques rares axes qui restent à 50 km/h : l'allée du Port, la bretelle du Bassin, la voie des Stades, la route d'Angoulême depuis la voie des Stades jusqu'au carrefour avec le chemin de Beaupuy ; le boulevard Georges-Saumande en amont du pont des Barris ; l'avenue du Maréchal-Juin à l'est de son intersection avec la rue Alphée-Maziéras ; la route de Lyon en limite de Boulazac Isle Manoire ; en limite de Champcevinel : la route de Borie Petit et l'ancienne route de Château-l'Évêque ; en limite de Sanilhac : la route de Bergerac et la rue de Bergerac (RD 6021) ainsi que le cours Saint-Georges ; l'avenue Georges-Pompidou (RD 8) en limite de Trélissac[44].

Voie verte[modifier | modifier le code]

La voie verte qui longe l'Isle et traverse l'agglomération de Trélissac à Marsac-sur-l'Isle en passant par Périgueux a reçu le 2e prix européen des voies vertes en 2007 dans la catégorie « Mobilité »[45].

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Photo montrant la façade sur rue de la gare de Périgueux.
La façade sur rue du bâtiment principal de la gare de Périgueux.

Le 26 mars 1853, Jean Étienne Joseph Estignard, maire de la commune à l'époque, et son conseil municipal décident de faire le nécessaire pour que la future ligne de chemin de fer devant relier Lyon à Bordeaux passe par Périgueux. Un mois plus tard, le 21 avril 1853, le décret donnant satisfaction aux édiles est signé par Napoléon III. Le 20 juillet 1857, le premier train entre en gare de Périgueux, bâtiment qui n'est à l'époque qu'un assemblage provisoire de planches[46].

Les travaux de la gare définitive commencent le 12 septembre 1860[46], cinq jours avant l'inauguration de la section de Périgueux à Brive, mise en service le 17 septembre 1860 par la Compagnie du PO. Le 3 août 1863, la mise en service de la ligne à voie unique de Niversac à Agen par la Compagnie du PO, permet les relations entre Périgueux et Agen[47], ligne sur laquelle se trouve une gare secondaire, Périgueux-Saint-Georges, peu desservie.

La gare de Périgueux fait partie du réseau de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) et est desservie par des trains Intercités et TER Nouvelle-Aquitaine. La ville est également reliée, par des liaisons TER, à Bordeaux, Limoges, Brive et Agen ; par trains grandes lignes à Paris, Lyon et, par le Ventadour, à Clermont-Ferrand.

Fin 2013, un contrat devait être signé entre la région Aquitaine et la communauté d'agglomération pour intensifier le nombre de trains entre Mussidan et Niversac par une navette ferroviaire urbaine[48]. En 2019, le Grand Périgueux relance les négociations avec la Nouvelle-Aquitaine. Le projet pourrait voir le jour en 2021[49], avec la création de deux arrêts supplémentaires dans le quartier de Vésone et dans la zone industrielle de Boulazac[50].

Parallèlement, en avril 2019, la ville a inauguré son nouveau pôle d'échanges multimodal derrière la gare (accès facilité aux bus, piétons, vélos et TER)[51]. En 2021, une nouvelle passerelle piétonne surplombera les quais de la gare pour relier cette dernière et le pôle d'échanges[52].

Transports urbains[modifier | modifier le code]

Le Péribus

L'agglomération périgourdine est desservie par le réseau Péribus. Depuis janvier 2012, il se compose de onze lignes principales et d'un réseau de quatorze lignes secondaires à basse fréquence, qui dessert une partie de l'aire urbaine. De plus, depuis décembre 2011, une navette électrique gratuite fonctionnait en centre-ville les mercredis et samedis, jours de marché. À partir de , cette navette est assurée du lundi au samedi par un bus de nouvelle génération « Businova », sur un nouveau trajet qui dessert dans un premier temps la gare de Périgueux puis, à dater du le pôle d'échanges multimodal (PEM) situé derrière la gare[53].

Péribus est un réseau de transports urbains créé en 1987 pour desservir les communes membres du SIVOM (Boulazac, Coulounieix-Chamiers, Champcevinel, Chancelade, Marsac-sur-l'Isle, Notre-Dame-de-Sanilhac, Périgueux et Trélissac). Le SIVOM est devenu district de l'agglomération périgourdine en 1994, puis a évolué en communauté d'agglomération périgourdine (CAP) en 1999. De nouvelles communes sont entrées dans la CAP : Antonne-et-Trigonant, La-Chapelle-Gonaguet, Château-l'Évêque, Coursac, Escoire, Razac-sur-l'Isle en janvier 2003, Agonac, Cornille et Sarliac-sur-l'Isle en janvier 2012, puis Annesse-et-Beaulieu et Mensignac en janvier 2013, entraînant l'agrandissement du réseau Péribus. La CAP disparaît le 31 décembre 2013, remplacée au 1er janvier 2014 par une nouvelle intercommunalité élargie : Le Grand Périgueux.

Alors que les travaux en vue de transformer une partie du réseau en bus à haut niveau de service (BHNS) avec couloirs de circulation dédiés devaient débuter en 2016[54], les aménagements ne sont présentés en réunion publique qu'en juin 2017[55]. La première phase des travaux débute en 2018[56] et le BHNS est officiellement mis en service le [57],[58].

Cyclisme urbain[modifier | modifier le code]

Le cyclisme urbain est principalement organisé autour de la Voie verte, itinéraire cyclable longeant l'Isle.

Le Schéma cyclable du Grand Périgueux, adopté en 2018, a pour ambition de faire passer la part modale du vélo à Périgueux de 1 % à 8-10 % en 2028[59]. Dans ce cadre, des aménagements doivent voir le jour autour d'itinéraires structurants. La piste cyclable bidirectionnelle du boulevard Montaigne fait partie de ces aménagements, de même que le développement des zones 30 et des double-sens cyclables.

Un service de location longue-durée de vélos, nommé « Périvélo », est proposé par le Grand Périgueux[60]. La flotte comporte notamment des vélos à assistance électrique (VAE), des vélos pliants et des vélos cargos.

En 2019, Périgueux entre pour la première fois au classement du baromètre des villes cyclables, et est classée E, « plutôt défavorable », avec une note globale de 2,95[61]. Les résultats de l'enquête 2021 seront connus en février 2022.

Transport aérien[modifier | modifier le code]

L'aéroport Périgueux-Bassillac est situé sur la commune de Bassillac, à 9 km de Périgueux. Il disposait d'une liaison directe vers Paris entre mars 2008 et juin 2018, avec deux vols journaliers du lundi au vendredi. La ligne était opérée par la compagnie aérienne Twin Jet[62],[63],[64].

Transport fluvial[modifier | modifier le code]

Le canal de Périgueux.

En 1820, un projet prévoit de rendre navigable l'Isle de Périgueux à Libourne. À Saint-Astier, commune située en bordure de la rivière à vingt kilomètres en aval de Périgueux, trois écluses et un canal de dérivation de 1 300 mètres sont établis ; un grand pont la traversant est construit vers 1830. Depuis Coutras jusqu'à l'entrée de la ville de Périgueux, 41 écluses et barrages en pierre y sont construits ou rénovés[G 1]. À cette époque, les transports se font par charrettes et de nombreuses marchandises stockées encombrent les axes de Périgueux. Le préfet de la Dordogne, en accord avec le maire de Périgueux, décide donc la création d'un port en bordure de l'Isle dans le quartier de la Cité. Les travaux commencent vers 1830. Un chantier portuaire est installé non loin de la grande écluse. Le port de Périgueux est inauguré le [G 1]. De nombreuses marchandises y arrivaient : bois, charbon, fer, fonte, chaux, barriques de vin, huile, noix, châtaignes, tuiles, poteries, farineetc.. Un projet de canal est étudié entre le port de la Cité et un port à établir en centre ville. Le chantier du canal est ouvert le le long de la rive droite de l'Isle. Il est ouvert à la navigation le jusqu'aux abattoirs Sainte-Claire construits par Louis Catoire[65] (emplacement actuel du poste de secours des pompiers). À cette occasion, on met au jour les anciens thermes[66]. Après 1920, le trafic du port baisse considérablement avec le développement du rail. Mais c'est surtout le transport routier qui stoppe brutalement le trafic du port vers 1949. En 1957, l'Isle est officiellement fermée à la navigation[67].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Périgueux est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[68],[69],[70]. Elle appartient à l'unité urbaine de Périgueux, une agglomération intra-départementale regroupant 7 communes[71] et 65 333 habitants en 2021, dont elle est ville-centre[72],[73].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Périgueux, dont elle est la commune-centre[Note 5]. Cette aire, qui regroupe 49 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[74],[75].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (80,9 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (78,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (71,6 %), forêts (10 %), zones agricoles hétérogènes (8,9 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (5,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (4,2 %), prairies (0,2 %)[76].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Schéma représentant une carte de Périgueux en 1900.
Carte de Périgueux en 1900, d'après le roman de Paul Nizan, Antoine Bloyé.

Fondée en 1240[G 2], la ville a connu plusieurs extensions au XIXe siècle. La ville s'étend avec des faubourgs, comme celui des Barris, aménagé sur la rive gauche de l'Isle.

En 1813, la commune de Saint-Martin fusionne avec Périgueux[13]. En 1862, tandis que les faubourgs de Saint-Georges, de l'Arsault et celui de la Cité se développent assez rapidement, le faubourg du Toulon semble abandonné, avec une population peu dense. Il se peuple de plus en plus par des ouvriers lors de l'apparition des lignes du chemin de fer et des ateliers de construction ferroviaires[77].

Le baby boom et l'exode rural[Note 6] accroissent fortement les besoins en logement. Le tissu actuel est dense et composé d'immeubles et de pavillons résidentiels.

Arrondissements de la ville[modifier | modifier le code]

Carte délimitant les différents quartiers de Périgueux.
Les six arrondissements de Périgueux, comme délimités par le conseil municipal du .

Depuis le , la ville est organisée en six arrondissements : Centre-ville - Hôpital, Clos-Chassaing - La Grenadière, Gour de l'Arche - Les Veynassières, Saint-Georges, Le Toulon - la Gare, et Vésone - la Cité[78],[79]. Ils ont été définis en tenant compte de la répartition démographique et des bassins de vie de la ville. La municipalité va créer des conseils citoyens d'arrondissement[80]. Accompagnés d'élus et composés de 30 à 40 personnes, dont 40 % de volontaires, 40 % tirées au sort et 20 % « engagées localement », ces conseils devraient voir le jour à partir de [79].

Logement[modifier | modifier le code]

En 2017, le nombre total de logements dans la commune était de 20 183, alors qu'il était de 19 628 en 2012[81].

Parmi ces logements, 84,0 % étaient des résidences principales, 3,3 % des résidences secondaires ou des logements occasionnels et 12,6 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 30,5 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 69,2 % des appartements[82].

Sur les 16 961 résidences principales occupées en 2017, 3 874 ménages, soit 22,8 % vivent à Périgueux depuis moins de deux ans, 4 244 ménages, soit 25,0 % vivent ici depuis deux à quatre ans, 2 742 ménages, soit 16,2 % vivent dans cette commune depuis cinq à neuf ans, et 6 101 ménages soit 36,0 % vivent à Périgueux depuis dix ans ou plus[83].

Évolution du nombre de logements par catégorie[81]
1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2017
Ensemble 14 195 15 274 16 075 17 362 18 004 18 957 19 628 20 183
Résidences principales 13 176 13 518 14 319 14 456 15 708 15 994 16 648 16 961
Résidences secondaires et logements occasionnels 420 562 484 850 686 594 570 674
Logements vacants 599 1 194 1 272 2 056 1 610 2 369 2 410 2 548

En 2017, la proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 35,2 %, en légère hausse par rapport à 2012 (35,0 %) pour 62,5 % de locataires (en baisse par rapport à 2012 (65 %) et 2,3 % des habitants étaient logés gratuitement[84].

En 2020, la commune dispose de 23 % de logements sociaux, taux inférieur au « seuil de 25 % fixé par la loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU) »[85]. Plusieurs chantiers sont en cours à cette date : 48 logements collectifs impasse de la Grenadière, livrables en 2021 ; 68 logements dans le quartier Saint-Georges, rue Lavoisier ; dans le quartier du Gour de l'Arche qui a vu la destruction récente de 220 logements, il est prévu la construction d'une trentaine de logements pour 2022 ; 14 autres logements sont également prévus près du campus Périgord[85].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Les travaux d'aménagement du Quartier Montaigne ont commencé en juillet 2018, et sont prévus jusqu'à la mi-novembre 2019[86]. Après plusieurs mois de manifestations organisées par des commerçants de la ville opposés au projet, la majorité municipale vote le 14 juin 2019 en faveur de la vente de la dalle à JMP Expansion, promoteur immobilier. Les travaux du nouveau centre commercial, qui sera composé de trois îlots séparés et situé à la place du parking qui fait face au palais de justice, n'ont pas encore commencé[87],[88]. Les places de parking supprimées ont été recréées en 2018 au parking Tourny[87]. Entre le 27 juin et le 30 août 2019, une des phases du réaménagement de ce quartier concerne le rond-point Yves-Guéna : le giratoire est redessiné pour notamment déplacer l'axe central, élargir les trottoirs et réguler la circulation[89].

En 2014, le maire Antoine Audi a également commencé à porter le projet d'une Manufacture gourmande. Le chef Philippe Etchebest assure la présidence de l'association de préfiguration de l'établissement depuis 2017[90]. En décembre 2018, l'agence d'ingénierie culturelle Scarabée, mandatée par la ville, rend ses préconisations pour définir le programme du projet[91]. Même s'il semble être mis en sommeil en 2019, le projet est toujours d'actualité[92]. D'ici novembre 2021, la Manufacture gourmande devrait remplacer le parking de la place Mauvard[90]. En , le projet est abandonné sous la volonté de la nouvelle municipalité. Le projet est surtout jugé trop cher pour la collectivité (estimé à 25 millions d'euros)[93].

Prévention des risques[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Périgueux est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[94]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[95].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Périgueux.

La commune fait partie du territoire à risques importants d'inondation (TRI) de Périgueux, regroupant 12 communes concernées par un risque de débordement de l'Isle, un des 18 TRI qui ont été arrêtés fin 2012 sur le bassin Adour-Garonne[96]. Les événements antérieurs à 2014 les plus significatifs sont les crues de 1783 (15,21 m à l'échelle de crue, la crue la plus importante connue), de 1843 (14,83 m) et de 1944 (14,5 m, 630 m3/s, la crue centennale de référence). Des cartes des surfaces inondables ont été établies pour trois scénarios : fréquent (crue de temps de retour de 10 ans à 30 ans), moyen (temps de retour de 100 ans à 300 ans) et extrême (temps de retour de l'ordre de 1 000 ans, qui met en défaut tout système de protection)[97]. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1986, 1992, 1993, 1998, 1999 et 2018[98],[94]. Le risque inondation est pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais du plan de prévention des risques inondation (PPRI) de l'« agglomération de Périgueux » prescrit le et approuvé le , pour les crues de l'Isle. La crue de 1944, plus haute crue historique bien connue sur l’Isle, avec un débit estimé de 630 m3/s à Périgueux, présente une période de retour centennale et sert de crue de référence au PPRI[99].

Périgueux est exposée au risque de feu de forêt. L’arrêté préfectoral du fixe les conditions de pratique des incinérations et de brûlage dans un objectif de réduire le risque de départs d’incendie. À ce titre, des périodes sont déterminées : interdiction totale du 15 février au 15 mai et du 15 juin au 15 octobre, utilisation réglementée du 16 mai au 14 juin et du 16 octobre au 14 février[100]. En septembre 2020, un plan inter-départemental de protection des forêts contre les incendies (PidPFCI) a été adopté pour la période 2019-2029[101],[102].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[103]. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie[104]. 89,2 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (58,6 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national métropolitain)[Carte 4]. Depuis le , en application de la loi ÉLAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fort[Note 7],[105].

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 1991, 1992, 1995, 2005, 2011 et 2017 et par des mouvements de terrain en 1999 et 2009[94].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Panneaux d'entrée de ville en français et en occitan.

Périgueux est un nom d'origine celte très ancien provenant de « pétrocores » ou « pétrucores », qui a pour signification « quatre clans »[106],[G 3], ou « peuple aux quatre (petro-) armées (corii) »[107],[108],[109].

En occitan, la commune porte le nom de Perigüers[110],[111], prononcé [pe.ri.ˈgʏ:], ou Peireguers, prononcé [pej.re.ˈgʏ:][réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Vers 200 av. J.-C., « les Pétrocoriens habitaient la région située entre la Dordogne et la Vézère », selon Venceslas Kruta[112]. Ils s'installent pendant cette période sur les hauteurs en rive gauche de l'Isle et créent, sur l'actuel territoire de Coulounieix-Chamiers, un camp fortifié à la Boissière, également connu sous le nom de « camp de César à la Curade »[G 4]. Les Pétrocores étaient en Gaule et non en Aquitaine, car avant la conquête romaine, ces deux territoires étaient séparés par la rivière Garumna, comme l'a écrit Jules César[113].

En 52 av. J.-C., ils fournissent à Vercingétorix environ 5 000 guerriers, pour l'aider à affronter les légions romaines de Jules César[114].

En 27 av. J.-C., lors de l’organisation administrative de la Gaule effectuée par Auguste, Périgueux est placée dans la province aquitaine[115],[116]. Le camp de la Boissière est abandonné et la Vesunna gallo-romaine, future Périgueux, est créée entre 25 et 16 av. J.-C.[G 5] et développée par les habitants romanisés, ayant conservé leurs divinités gauloises[117]. Aux IIe et IIIe siècles, cette cité romaine prospère et s'embellit avec temples, bains, amphithéâtre, forumetc. On attribue à Vesunna 15 000 à 20 000 habitants[118]. Celle-ci devint à la fin du IIIe siècle la capitale de la cité des Pétrocores[117]. À la fin du IIIe siècle, à la suite de l'invasion attribuée aux Alamans, la cité romaine se rétrécit sur cinq hectares et demi[G 6], en se retirant sur un petit plateau derrière des remparts[119]. Intégrant la moitié nord-ouest de l'amphithéâtre de Vesunna[G 6], ces murailles sont construites par remploi d'éléments des monuments de la ville (des vestiges subsistent de ces remparts) et cette troisième cité prend le nom de Civitas Petrucoriorum (« cité des Pétrocores »)[G 5], lieu qui va devenir « la Cité »[G 2].

Vésone est détruite vers l'an 410 par les barbares, favorisant l'apparition aux VIe et VIIe siècles du Puy-Saint-Front[120].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au IXe siècle, les Normands, remontant l'Isle, pillent à plusieurs reprises la Cité[G 7]. Vers la fin du Xe siècle[G 8], au nord-est et en bordure de l'Isle, autour d'un monastère que l'évêque Frotier avait fait construire en l'honneur de saint Front, se développe un nouveau centre fortifié, nommé à cette époque le « bourg du Puy-Saint-Front »[D 1]. Pour se protéger des envahisseurs, les deux villes voisines édifient des murailles[G 6],[G 8].

Vers 1040[D 2], Périgueux est perturbée par des troubles ayant pour cause la monnaie frappée par le comte de Périgord, Hélie II[D 2]. Peu de temps après, l'évêque Girard de Gourdon, la considérant défectueuse et de mauvaise qualité et l'ayant interdite, le comte Aldebert II, fils d'Hélie II, décide de prouver, les armes à la main, qu'elle lui convient[D 2],[D 3]. De ce fait, la Cité doit prendre part à une guerre longue et meurtrière contre le comte[D 3]. Les quelques habitations placées sous la protection du nouvel établissement religieux du Puy-Saint-Front sont incendiées vers 1099 ; le couvent et le bourg ne tardent pas à être reconstruits[D 1].

De nombreux pèlerins viennent se recueillir sur le lieu où sont conservées les reliques de saint Front[121] ; au XIIe siècle, le nombre de maisons s'accroît et l'agglomération est de plus en plus ample[D 1]. Cependant, au fil du temps, les habitants du bourg se désunissent ; vers 1130, dans une querelle avec le couvent, une partie des bourgeois du Puy-Saint-Front s'allie avec le comte Hélie-Rudel[D 4]. Cette situation attise sa convoitise, persuadé qu'après avoir conquis le Puy-Saint-Front, il lui serait plus facile de soumettre enfin la Cité, ce qu'aucun de ses ancêtres n'a réussi à faire[D 4]. À la même époque, les comtes dominent le Puy-Saint-Front[D 4].

Dessin d'une tour carrée dépendant de la défense, fort ancienne, du Puy-Saint-Front, et qui fut reconstruite pour contenir des bouches à feu au rez-de-chaussée.
Dessin d'une tour carrée dépendant de la défense fort ancienne du Puy-Saint-Front, et qui fut reconstruite pour contenir des bouches à feu au rez-de-chaussée.

Vers 1150, Boson III, dit de Grignols, fait ériger une grande et forte tour, destinée à commander et surveiller la Cité, dont il vient de s'emparer[D 5]. Mais cette tentative d'oppression lui est fatale, ainsi qu'à ses descendants, car elle excite la colère du roi Henri II d'Angleterre, devenu duc d'Aquitaine par alliance[D 5]. La tour est détruite en 1182, époque à laquelle, à la suite d'un traité avec le comte Hélie V, le Puy-Saint-Front est remis entre les mains du fils d'Henri II d'Angleterre, Richard, qui fait détruire toutes les fortifications construites par lui et son prédécesseur[D 5]. C'est à la même période, à la fin du XIIe siècle, que le « bourg du Puy-Saint-Front » s'organise en municipalité[G 9].

Après avoir confisqué le duché d'Aquitaine à Jean sans Terre et l'avoir réuni à la couronne de France, Philippe Auguste exige que les peuples et les grands de ce duché lui rendent hommage. Hélie V et les habitants de la future ville de Périgueux prêtent alors serment de fidélité au monarque français en 1204[D 6].

Pendant de longues années, le Puy-Saint-Front et les comtes vivent en bonne intelligence[D 7]. L'organisation municipale de cette ville est depuis longtemps reconnue et constituée par l'autorité royale[D 7]. Quant à la Cité, elle ne rencontre aucune difficulté avec les comtes[D 7]. L'état de paix dure jusqu'en 1239 ; une certaine confiance existe même entre le comte Archambaud II et la ville car, à cette époque, cette dernière lui verse 50 livres en échange de l'abandon de la rente annuelle de 20 livres, qu'elle lui devait à chaque Noël[D 7].

Pour assurer sauvegarde et assistance mutuelles, et pour que les rivalités s'éteignent, Périgueux naît en 1240, d'un traité d'union[122],[123],[124] des deux bourgs implantés à quelques centaines de mètres l'un de l'autre[D 8] : la Cité — issue de la Vésone gallo-romaine —, ville de l'évêque et du comte de Périgord[G 2], et la ville bourgeoise du Puy-Saint-Front[G 8].

Entre les comtes de Périgord et la nouvelle ville, diverses hostilités durent jusqu'en 1250, date à laquelle la discorde est apaisée par l'évêque Pierre III de Saint-Astier[D 9]. Au XIIIe siècle, de nouveaux bourgeois s'installent à Périgueux afin d'augmenter leur patrimoine foncier, en achetant des parcelles qui se libèrent, tout en profitant des rapports privilégiés qu'ils entretiennent avec leurs paroisses d'origine, où ils gardent encore des propriétés[M 1]. Revenant dans la région de leurs ancêtres, des marchands drapiers viennent également se fixer à Périgueux, acquérant de nombreuses rentes et terres dans un large rayon autour de la ville[M 1]. Le comte Archambaud III a d'autres démêlés avec Périgueux : en 1266, c'est à propos de la fabrication de la monnaie, et en 1276 au sujet de sa valeur[D 9]. Cette lutte de pouvoir continue de génération en génération[D 10]. Sur le principe, les comtes affectent la puissance souveraine, se prétendant seuls possesseurs du bourg du Puy-Saint-Front depuis le XIIe siècle, puis en allant chercher, au XIVe siècle, l'obtention de la faveur royale[D 10]. Ces longs conflits prennent fin au XIVe siècle, lorsque le comte de Périgord, Roger-Bernard, fils d'Archambaud IV[D 11], devient le vassal des Anglais qui confirment les bourgeois de Périgueux (« Maires, Consuls & Citoyens de la Cité ») dans leurs possessions et leur juridiction[125].

Depuis le milieu du XIVe siècle, les campagnes autour de Périgueux connaissent une période de crise grave, marquée notamment par une très forte chute de la population due aux effets dévastateurs de la peste noire et de la guerre de Cent Ans[D 12]. Pendant celle-ci, Périgueux reste fidèle au royaume de France, même lorsqu'elle est occupée par les Anglais entre 1360 et 1363[D 13]. Durant cette période, les comtes et leurs descendances, résidant le plus souvent dans leur château de Montignac, font allégeance au royaume d'Angleterre. Charles VI leur confisque terres et titres au profit de son frère Louis d'Orléans. Par cession ou par mariage avec la famille d'Orléans, le Périgord passe en 1437 aux mains de la maison de Châtillon, puis dans la maison d'Albret en 1481.

Pendant le Moyen Âge tardif, partout le manque de bras entraîne une contraction de l'espace cultivé : au cœur même du vignoble de la paroisse Saint-Martin, apparaissent des « déserts »[M 2].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Dessin de 1575 représentant Le vray Pourtraict de la ville de Perigueux, typolithographie d'Auguste Dupont.
Le vray Pourtraict de la ville de Perigueux, dessin de 1575, typolithographié par Auguste Dupont.

En mai 1472, par ses lettres patentes, le roi Louis XI confirme les privilèges de la ville, à la suite de la mort de Charles, duc de Guyenne, son frère[126].

Le présidial de Périgueux est établi par l'édit du . Juridiction à la fois criminelle et civile comme la cour sénéchale, elle tient ses séances dans la salle haute du Consulat, place du Coderc. En mars 1554, Henri II crée à Périgueux une cour souveraine des aides traitant toutes les affaires civiles et criminelles qui concernant les aides, les gabelles et les tailles. Elle a été supprimée en 1771[127].

Les guerres de religion sont plus meurtrières pour Périgueux que ne l'a été la guerre de Cent Ans. Périgueux est prise le 6 août 1575 par les calvinistes[128],[G 7], commandés par Favas et Guy de Montferrand, puis pillée et occupée. Cette même année, au Puy Saint-Front, la châsse et le reliquaire contenant les restes du saint évêque sont volés, transportés au château de Tiregand où les ossements du saint sont jetés dans la Dordogne[G 10]. Périgueux reste entre les mains des protestants jusqu'en 1581[G 11], année où le capitaine Belsunce, gouverneur de la ville, se la laisse enlever par le catholique Jean de Chilhaud. Le Périgord rejoint la couronne de France en 1589, lorsque son avant-dernier comte, fils de Jeanne d'Albret, devient roi de France sous le nom de Henri IV, tout en laissant le comté en apanage à sa sœur Catherine de Bourbon. Celle-ci, décédée en 1604, sera l'ultime comtesse en titre de Périgord[129].

Au XVIIe siècle, sous le règne de Louis XIII, la ville est à la frontière d'une région soumise aux rebelles, qui s'étend jusqu'au sud du territoire correspondant à l'actuel département de la Dordogne[M 3]. Périgueux subit donc des révoltes paysannes mais ne fait pas partie des villes ou châteaux, comme Grignols, Excideuil puis Bergerac, qui ont été pris par les paysans durant cette époque[M 3]. En octobre 1651, lors de la Fronde, Périgueux accueille les troupes du prince de Condé[G 12]. En août 1653, elle reste la seule ville du Sud-Ouest hostile au roi, situation qui dure jusqu'au 16 septembre suivant, lorsque ses habitants mettent dehors les frondeurs[G 12]. C'est en 1669 que le siège cathédral passe de Saint-Étienne-de-la-Cité, ruinée, à la cathédrale Saint-Front, ancienne église de l'abbaye du même nom[G 13]. En automne 1698, la misère des dernières années, devenue insupportable, amène l'évêque de Périgueux à en appeler à « la bonté du Roy »[M 4].

En mars 1783, la ville connait une des plus importantes crues de l'Isle, l'eau noyant la chaussée du pont Saint-Georges[G 14] et s'élevant jusqu'à 5,21 mètres, record de crue enregistré pour Périgueux[130]. Un état des remparts, murs et fossés de la ville est dressé le avec la désignation de leurs propriétaires conformément à l'arrêt du Conseil d'État, du qui déclare les murs, fossés et remparts des villes de la généralité de Bordeaux et leurs emplacements, faire partie du domaine de la couronne ; en conséquence annule tous les baux à fief ou à cens que les officiers municipaux desd. villes pourraient en avoir fait ; les détenteurs actuels actuels néanmoins maintenus[131]. Le clergé, la noblesse et le tiers état viennent de toute la province afin d'élire leurs députés aux États généraux de 1789. Après la création des départements en 1790, l'assemblée départementale se réunit alternativement à Bergerac, Périgueux et Sarlat. Périgueux devient définitivement le chef-lieu de la Dordogne en septembre 1791[132].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Photo en noir et blanc d'avant 1893 représentant la cathédrale Saint-Front de Périgueux avant restauration, et surplombant les maisons au bord de l'Isle.
La cathédrale Saint-Front avant sa restauration par Paul Abadie. Photo prise par Médéric Mieusement avant 1893.

Sous le Premier Empire, la ville, siège de la préfecture[G 15], s'agrandit en 1813 en fusionnant avec l'ancienne commune de Saint-Martin[G 16]. En 1857, Périgueux voit l'arrivée du chemin de fer venant de Coutras[46] et à partir de 1862, l'installation des ateliers de réparation des locomotives et des voitures de la Compagnie du Paris-Orléans[G 17]. Cette activité survit encore au début du XXIe siècle dans le quartier du Toulon. C'est aussi au XIXe siècle que deux architectes œuvrent à Périgueux. Louis Catoire construit le Palais de justice, le marché couvert du Coderc et le Théâtre — aujourd'hui disparu — et divers immeubles de la place Bugeaud[133]. Paul Abadie restaure la cathédrale Saint-Front[134].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

À partir du , à la suite de l'invasion de la Pologne par l'Allemagne nazie, le gouvernement français ordonne l'évacuation de 375 000 Alsaciens et 210 000 Mosellans[135]. Les habitants de ces deux régions sont évacués puis répartis dans le Centre-Ouest et le Sud-Ouest de la France[136]. Périgueux accueille ainsi, dès le , des milliers de Strasbourgeois ; la mairie de Strasbourg s'installe au 2 rue Voltaire, dans les locaux de la Chambre de commerce[G 18],[O 1]. Les services administratifs repartent à Strasbourg en mais le maire, Charles Frey, reste à Périgueux jusqu'au [G 18].

Photo d'une plaque commémorant l'installation de la mairie de Strasbourg à Périgueux de 1939 à 1945.
Plaque commémorant l'installation de la mairie de Strasbourg à Périgueux.

Les régiments dissous sur le territoire français sont autorisés à organiser l'Armée d'armistice en zone libre, pour maintenir l'ordre. Le 26e régiment d'infanterie devient donc le nouveau régiment de la Dordogne, en août 1940, à Périgueux[O 2]. Progressivement, la Résistance apparaît dans la ville : mouvements et réseaux se créent, pour la confection et la diffusion, par exemple, de faux-papiers ou de journaux clandestins. Les résistants, engagés dans l'armée, organisent des sabotages et des attentats[O 3]. Après avoir servi de dépôt de munitions pour la Résistance, l'Institution Saint-Joseph servit de lieu de réunion où, en juin 1942, a été fondé le mouvement de résistance Combat qui a organisé le maquis A.S., formé le 50e et le 26e R.I.[137],[138],[139]. Les fondateurs sont André Boissière[140], Gabriel de Choiseul-Praslin, Georgette Claude-Gérard, Raymond Faro, H. Hortala, Edmond Michelet, Jean Sigala et J. Villot[Note 8]. Le 3 octobre 1942, le premier attentat par explosif endommage le kiosque de la Légion française des combattants de la ville, situé place Bugeaud, et provoque une fracture entre les gaullistes et les pétainistes. Les effets de la politique collaborationniste de Vichy finissent par dégrader la popularité de Philippe Pétain, entraînant un certain nombre de poilus dans la Résistance[O 4].

Le 11 novembre 1942, les troupes allemandes envahissent la zone libre. Les convois allemands entrent dans la ville et s'installent dans le quartier Daumesnil, contraignant le 26e régiment d'infanterie à se dissoudre six jours plus tard[O 5]. La Gestapo emménage sur l'actuelle place du Général de Gaulle et fait partie de l'administration locale de l'époque, aidée par Paul Lapuyade, délégué départemental de la Légion des volontaires français, qui collecte de nombreux renseignements pour les nazis[O 5].

La Résistance s'intensifie en 1943, provoquant un attentat à la bombe le 9 octobre, qui vise pour la première fois les Allemands, en choisissant comme cible le siège de la Gestapo. Mais des représailles sont immédiatement déclenchées, entraînant l'arrestation de dix-sept résistants et la déportation de la plupart d'entre eux. Le , un nouvel attentat, dirigé contre les Allemands au bureau principal de la gendarmerie, occasionne de nombreux dégâts matériels et des blessés. Une opération répressive est aussitôt organisée, visant majoritairement les Juifs, dont 1 672 sont recensés dans l'arrondissement et 700 dans la ville même[O 6]. Un important sabotage impulsé par le comité régional des Francs-tireurs et partisans, réalisé par des hommes du Camp Wodli, met hors d'usage, le 13 décembre 1943, une des plus puissantes grues de levage de France, stationnée pour réparation aux ateliers de la SNCF de Périgueux[Note 9],[O 7].

Le 10 mai 1944, la milice et la police de Vichy arrêtent et regroupent 211 personnes dans la salle du Palace, puis les transfèrent vers les chantiers du mur de l'Atlantique, pour y effectuer des travaux forcés, les internent dans la Haute-Vienne ou les déportent vers l'Allemagne[141]. Le jour J, les Alliés débarquent en Normandie. Les résistants périgourdins s'attaquent alors à des objectifs militaires afin de paralyser l'ennemi. Les Allemands contre-attaquent en tuant plus de 500 civils. Face à cette situation, l'état-major des Forces françaises de l'intérieur, nouvellement constitué, fixe aux Allemands un ultimatum au 17 août, mais il n'obtient aucune réponse. Le , un plan d'encerclement de Périgueux est en cours. Dans le même temps, le débarquement de Provence provoque un dénouement soudain pour la ville : Hitler décide le retrait de ses troupes basées dans le sud de la France.

Mur des fusillés de Périgueux.

Après avoir fusillé, dans un premier temps, 35 résistants[142], puis 14 autres qui avaient été internés, les Allemands abandonnent la ville, sans destruction ni combat, le 19 août 1944[O 8]. Le 24 août 1944, a lieu le défilé de libération auquel Roger Ranoux, Yves Péron, Édouard Valéry participent, avec de nombreux autres résistants[143].

Depuis la fin de la guerre[modifier | modifier le code]

Après de fortes pluies entraînant une fonte des neiges accélérée, l'Isle entre en crue centennale et atteint son maximum à 4,50 mètres le 8 décembre 1944, faisant 7 000 sinistrés et inondant un tiers de Périgueux[130].

En 1945, Hans Kowar, un prisonnier de guerre allemand travaille en Bergeracois, à Nastringues, dans une ferme appartenant à la famille du prêtre Henri Cellerier, qui enseigne la langue allemande à Périgueux[G 19]. Les deux hommes se lient d'amitié et, revenu chez lui, Kowar fait découvrir sa ville, Amberg, à Cellerier. Dès 1961, une délégation municipale périgourdine se rend à Amberg et le jumelage est officialisé le 2 octobre 1965[G 19]. L'association des amis d'Amberg est créée en 1993 pour donner lieu jusqu'à aujourd'hui à de nombreux échanges entre étudiants[144], comme celui qui a lieu chaque année encore, entre le collège Clos-Chassaing et l'Erasmus Gymnasium[145].

En 1964, le 5e régiment de chasseurs à cheval s'installe dans le quartier Daumesnil. Rattaché à la 15e division d'infanterie en 1977, il intervient au Liban entre 1986 et 1993 et en Yougoslavie de 1992 à 1994, année où il est dissous et quitte donc Périgueux[G 20].

Pendant les années 1950 à 1970, le faubourg des Barris se développe[128] sur la rive gauche de l'Isle. Le pont du même nom relie le faubourg et la ville.

À la suite de l'évacuation de 1939 des 80 000 Alsaciens en Dordogne et principalement à Périgueux pour les Strasbourgeois, 20 % restent en Périgord. De ce fait, des relations naissent ; Périgueux et Strasbourg concluent un accord de coopération en 2008, après délibération par le conseil municipal de Périgueux[144],[146]. Située dans le parc, en face du lycée Bertran-de-Born, une stèle marque la reconnaissance de Strasbourg à Périgueux pour l'accueil des réfugiés pendant la Seconde Guerre mondiale[O 9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Organisation administrative[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

À partir de 2015, lors des élections, la commune est divisée en vingt bureaux de vote, onze répartis sur le canton de Périgueux-1, et les neuf autres sur Périgueux-2[147].

Récapitulatif de résultats électoraux récents[modifier | modifier le code]

Scrutin 1er tour 2d tour
1er % 2e % 3e % 4e % 1er % 2e % 3e %
Municipales 2014 PS 46,62 UMP 39,52 DVD 13,85 Pas de 4e UMP 50,71 PS 49,29 Pas de 3e
Européennes 2014[148] UMP 23,16 PS 16,94 FN 16,01 EELV 11,21 Tour unique
Régionales 2015[149] PS 33,14 LR 29,95 FN 16,44 FG 6,40 PS 48,76 LR 35,52 FN 15,72
Présidentielle 2017[150] EM 25,33 LFI 24,80 LR 19,86 FN 13,84 EM 75,43 FN 24,57 Pas de 3e
Législatives 2017[151] LREM 33,26 LR 18,55 LFI 16,39 PS 14,29 LREM 55,00 LFI 45,00 Pas de 3e
Européennes 2019[152] LREM 22,44 RN 17,16 EELV 15,14 PP-PS 9,56 Tour unique
Municipales 2020 LR 19,15 PS 17,37 DVC 15,49 DVG 13,73 PS 40,55 LR 30,46 DVC 28,97

Élections européennes[modifier | modifier le code]

Élection européenne de 2014[modifier | modifier le code]

À l'élection européenne de 2014, Périgueux dépend de la circonscription Sud-Ouest. Le taux de participation est de 47,78 % à Périgueux ; la liste « Pour la France, agir en Europe avec Michèle Alliot-Marie » (UMP) obtient 23,16 % des voix, « Choisir notre Europe » (PRG-PS) 16,94 %, « Bleu marine • Oui à la France, non à Bruxelles » (FN-RBM) 16,01 %, « Front de gauche » (LFG) 9,60 %, « UDI • MoDem • Les Européens • Liste soutenue par François Bayrou et Jean-Louis Borloo » (UDI-MoDem) 8,93 %, les vingt-et-unes autres listes recueillant chacun moins de 5 % des suffrages exprimés[153].

Élection européenne de 2019[modifier | modifier le code]

À l'élection européenne de 2019, le taux de participation est de 54,24 % à Périgueux ; la liste « Renaissance soutenue par La République en marche, le MoDem et ses partenaires » (LREM-MoDem-Agir-MRSL-AC) obtient 22,44 % des voix, « Prenez le pouvoir, liste soutenue par Marine Le Pen » (RN) 17,16 %, « Europe Écologie » (EÉLV-AEI-RPS) 15,14 %, « Envie d'Europe écologique et sociale » (PS-PP-ND-PRG) 9,56 %, « Union de la droite et du centre » (LR-LC-CPNT) 8,38 %, « La France insoumise » (LFI-PG-GRS-MRC) 8,32 %, les vingt-huit autres listes recueillant chacune moins de 5 % des suffrages exprimés[154].

Élections présidentielles[modifier | modifier le code]

Élection présidentielle de 2012[modifier | modifier le code]

À l'élection présidentielle de 2012, le taux de participation au premier tour est de 81,28 % à Périgueux ; François Hollande (PS) obtient 33,93 % des voix, Nicolas Sarkozy (UMP) 26,10 %, Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche) 13,68 %, Marine Le Pen (FN) 12,14 % et François Bayrou (MoDem) 8,29 %, les cinq autres candidats recueillant chacun moins de 2,5 % des suffrages exprimés. Au second tour de l'élection, le taux de participation est de 82,86 % ; François Hollande obtient 59,83 % des suffrages exprimés et Nicolas Sarkozy 40,17 %[155].

Élection présidentielle de 2017[modifier | modifier le code]

À l'élection présidentielle de 2017, le taux de participation au premier tour est de 77,13 % à Périgueux ; Emmanuel Macron (EM) obtient 25,33 % des voix, Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) 24,80 %, François Fillon (LR) 19,86 %, Marine Le Pen (FN) 13,84 %, Benoît Hamon (PS) 8,33 % et Nicolas Dupont-Aignan (DLF) 3,60 %, les cinq autres candidats recueillant chacun moins de 2 % des suffrages exprimés. Au second tour de l'élection, le taux de participation est de 73,95 % ; Emmanuel Macron obtient 75,43 % des suffrages exprimés et Marine Le Pen 24,57 %[156].

Élections législatives[modifier | modifier le code]

Élection législative de 2012[modifier | modifier le code]

À l'élection législative de 2012 de la première circonscription de la Dordogne, le taux de participation au premier tour est de 63,22 % sur la commune de Périgueux ; Pascal Deguilhem (PS) obtient 46,34 % des voix exprimées, Philippe Cornet (UMP) 30,77 %, Alexandre Bodecot (FN) 7,81 % et Violette Folgado (Front de gauche) 7,6 %, les huit autres candidats recueillant chacun moins de 3 %. Au second tour de l'élection sur Périgueux, le taux de participation est de 61,64 % ; Pascal Deguilhem est en tête avec 61,69 % des suffrages exprimés et Philippe Cornet obtient 38,31 %[157]. Sur l'ensemble de la circonscription, les résultats sont encore plus favorables au socialiste qui est élu député (65,99 % contre 34,01 %)[158].

Élection législative de 2017[modifier | modifier le code]

À l'élection législative de 2017 de la première circonscription de la Dordogne, le taux de participation au premier tour est de 50,79 % sur la commune de Périgueux ; Philippe Chassaing (LREM) obtient 33,26 % des voix exprimées, Laurent Mossion (UMP) 18,55 %, Hélène Reys (FI) 16,39 %, Michel Moyrand (PS) 14,29 %, Marie Catherine Halliday (FN) 8,61 %, les cinq autres candidats recueillant chacun moins de 4 %. Au second tour de l'élection sur Périgueux, le taux de participation est de 40,39 % ; Philippe Chassaing est en tête avec 55,00 % des suffrages exprimés, tandis qu'Hélène Reys obtient 45,00 %[159]. Sur l'ensemble de la circonscription, les résultats sont un peu moins favorables au centriste qui est élu député (52,53 % contre 47,47 %)[160].

Élections cantonales puis départementales[modifier | modifier le code]

Élections cantonales de 2008 et 2011[modifier | modifier le code]

Les dernières élections cantonales ont eu lieu en 2011. Francis Colbac (PCF), conseiller général en place depuis 1979, est réélu dans le canton de Périgueux-Nord-Est[161] et Mireille Bordes (PS), conseillère générale depuis 2001, dans celui de Périgueux-Ouest[162]. Le troisième canton concerné, Périgueux-Centre, a été renouvelé en 2008. Il a vu la victoire de l'ancien maire Jean-Paul Daudou (UMP)[163].

Élections départementales de 2015[modifier | modifier le code]

Les premières élections départementales ont lieu en mars 2015. Périgueux est désormais divisé en deux cantons représentant l'intégralité de la commune. Les binômes de conseillers départementaux sont élus au second tour : sur Périgueux-1, Natacha Mayaud et Laurent Mossion (UMP), et sur Périgueux-2, Thierry Cipierre et Joëlle Huth (UDI).

Élections municipales[modifier | modifier le code]

Élection municipale de 2008[modifier | modifier le code]

À la suite du conseil de son ami François Hollande, qui lui avait demandé de se présenter aux élections municipales de 2008 contre Xavier Darcos[164], le 16 mars 2008, Michel Moyrand est élu au deuxième tour avec 50,42 % des voix, battant ainsi de 113 voix le maire sortant, Xavier Darcos, ministre de l'Éducation Nationale du gouvernement Fillon. Il l'avait déjà affronté lors des municipales de 2001, mais il avait été battu dès le premier tour avec 34 % des voix.

Élection municipale de 2014[modifier | modifier le code]

Pour les élections municipales de mars 2014, trois listes seulement s'affrontent au premier tour : celle de gauche du maire sortant Michel Moyrand, et deux listes de droite d'Antoine Audi et de l'ancien maire, Jean-Paul Daudou[165]. Une quatrième liste, celle d'Alexandre Bodécot présentée par le Front national, a été invalidée par la préfecture, compte tenu de la parité obligatoire des candidats non respectée[166].

Au premier tour, Michel Moyrand arrive en tête avec plus de 46 % des voix exprimées, devant Antoine Audi (plus de 39 %) et Jean-Paul-Daudou (près de 14 %)[167]. Bien qu'ayant atteint un score suffisant pour se maintenir au second tour, Jean-Paul Daudou se retire, mais ne donne aucune consigne de vote à ses électeurs[168]. Au second tour, Antoine Audi l'emporte avec 50,72 % des suffrages, reprenant la mairie de 168 voix[169].

Élection municipale de 2020[modifier | modifier le code]

Pour les élections municipales de 2020, huit listes s'affrontent au premier tour le 15 mars : deux de droite (le maire sortant LR Antoine Audi et Élisabeth Dartencet (DVD), trois de gauche (deux DVG : l'ancien maire Michel Moyrand et Hélène Reys, ainsi que Delphine Labails (UG), une liste DVC Patrick Palem, une liste VEC François Carême, et la liste DIV de Laurent Rouquié. En raison de la pandémie de maladie à coronavirus, l'abstention au premier tour est très importante (plus de 56 %) et cinq listes obtiennent entre 10 et 20 % des voix (dans l'ordre décroissant : Audi, Labails, Palem, Moyrand et Reys). La pandémie entraîne un report du deuxième tour au 28 juin. Trois listes s'y présentent : Audi, Labails et Palem. L'abstention est à nouveau importante (55 %) et Delphine Labails, qui a intégré dans sa nouvelle liste Hélène Reys et François Carême, s'impose avec 40,55 % des votes exprimés devant le maire sortant Antoine Audi (30,46 %), talonné par Patrick Palem qui a intégré Laurent Rouquié à sa liste (28,97 %)[170].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Depuis avril 2014, le conseil municipal de Périgueux est composé de 35 élus[171] comprenant le maire et dix adjoints en 2014[172]. Au terme des élections municipales de 2014, le nombre de conseillers municipaux a baissé à 35 car le recensement de 2011, servant de base au calcul de cette donnée, ne fait ressortir qu'une population municipale de 29 811 habitants[173], inférieure de peu au seuil des 30 000 habitants qui lui aurait permis de conserver 39 conseillers[174]. La population de Périgueux au recensement de 2017 (29 966 habitants) restant inférieure de très peu au même seuil, 35 conseillers municipaux sont élus en 2020[175],[176], dont la maire et huit adjoints[177].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Depuis 1971, sept maires se sont succédé :

Liste des maires successifs depuis 1971
Période Identité Étiquette Qualité
1971 1997 Yves Guéna[Note 10] UDR puis RPR Député (1962-1973, 1974-1981, 1986-1988)
1997 mai 2002 Xavier Darcos[Note 11] RPR Sénateur (1998-2002)
mai 2002 septembre 2005 Jean-Paul Daudou UMP  
septembre 2005 mars 2008 Xavier Darcos UMP Ministre de l'Éducation nationale (2007-2009)
mars 2008 avril 2014 Michel Moyrand PS[178] Conseiller régional (2004-2015)
avril 2014[179] juillet 2020 Antoine Audi UMP puis LR Conseiller régional (2015-2021)
juillet 2020[1] En cours Delphine Labails PS[177] Inspectrice de la jeunesse et des sports
Conseillère régionale (2021-)

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Périgueux a fait partie, en 1993, du district de l'agglomération périgourdine, puis de la communauté d'agglomération périgourdine, lorsque celle-ci a été créée le 20 décembre 1999 à partir de sept communes appartenant à l'ancien district (Champcevinel, Chancelade, Coulounieix-Chamiers, Marsac-sur-l'Isle, Notre-Dame-de-Sanilhac, Périgueux et Trélissac). La communauté d'agglomération périgourdine prend effet au 1er janvier 2000. Le 27 décembre 2002, elle s'ouvre à six autres communes (Antonne-et-Trigonant, Château-l'Évêque, Coursac, Escoire, La Chapelle-Gonaguet et Razac-sur-l'Isle). Par arrêté préfectoral no 111720 du 28 décembre 2011, les communes d'Agonac, Cornille et Sarliac-sur-l'Isle, qui étaient rattachées à la communauté de communes des Villages truffiers des portes de Périgueux dissoute le 31 décembre 2011, rejoignent la communauté d'agglomération périgourdine au 1er janvier 2012[180]. Au 1er janvier 2013, les communes d'Annesse-et-Beaulieu et de Mensignac ont quitté la communauté de communes Astérienne Isle et Vern pour rejoindre la communauté d'agglomération périgourdine[181]. Cette dernière disparaît le 31 décembre 2013, remplacée au 1er janvier 2014 par une nouvelle intercommunalité élargie : Le Grand Périgueux, qui intègre les quinze communes de la communauté de communes Isle Manoire en Périgord[182]. En 2017, après le rattachement de trois autres communes, l'extension de l'intercommunalité à la communauté de communes du Pays vernois et du terroir de la truffe (hormis deux communes)[183], et la création de quatre communes nouvelles, Le Grand Périgueux compte quarante-trois communes.

Arrondissement et cantons[modifier | modifier le code]

La commune de Périgueux a été rattachée, dès 1790, au canton de Périgueux (typographié Perigueux dans un premier temps) qui dépendait du district de Perigueux. Les districts sont supprimés en 1795. Le canton est rattaché à l'arrondissement de Périgueux en 1800. Celui-ci est scindé en trois en 1973 (cantons de Périgueux-Centre, Périgueux-Nord-Est et Périgueux-Ouest), de même que la commune[13].

Périgueux, préfecture de la Dordogne, est le chef-lieu de l'arrondissement de Périgueux et de ces trois cantons.

Au , la commune regroupait une population municipale de 29 906 habitants[184] se répartissant comme suit :

Canton Population
Canton de Périgueux-Centre 18 677
Canton de Périgueux-Nord-Est 6 406
Canton de Périgueux-Ouest 4 823

Alors que Périgueux-Centre correspondait uniquement à une fraction du territoire de la commune, les deux autres cantons associaient chacun une partie de Périgueux à trois autres communes.

Pour les élections départementales de mars 2015, le nombre de cantons du département est divisé par deux, passant de 50 à 25. Les trois cantons de Périgueux disparaissent et la commune est alors divisée en deux cantons[185] : Périgueux-1 (partie ouest) et Périgueux-2 (partie est), représentant à eux deux l'intégralité de la commune de Périgueux. Selon l'Insee, les populations légales 2012 des nouveaux cantons en vigueur à compter du 1er janvier 2015[186] sont les suivantes :

Canton Population
Canton de Périgueux-1 15 455
Canton de Périgueux-2 14 451

Instances administratives[modifier | modifier le code]

En tant que préfecture départementale, Périgueux est le siège du conseil départemental de la Dordogne. Les différentes instances sont réunies en centre-ville.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Développement durable[modifier | modifier le code]

Depuis 2009, Périgueux est engagée dans une politique de développement durable. Elle vise la réduction, d'ici 2015, de l'émission des gaz à effet de serre à hauteur de 20 %, celle de l'utilisation des énergies fossiles et celle de la consommation d'énergie, entre autres grâce à des véhicules municipaux électriques, des ampoules basse-consommation pour l'éclairage public et des LED pour les feux tricolores[187]. La commune et la communauté d'agglomération ont également mis en service une navette électrique gratuite qui fonctionne en centre-ville les mercredis et samedis[188], jours du marché[189]. Les moyens de transport « doux » comme le vélo ou la marche sont privilégiés avec l'aménagement d'une voie verte, de bandes cyclables et d'espaces piétons[190].

Pour sensibiliser les populations, Périgueux participe depuis 2009 à la Semaine européenne du développement durable. Dans ce cadre, la ville ouvre les serres municipales au grand public[191] et organise des Biolympiades, principalement à destination des écoliers[192].

Début février 2013, Michel Moyrand, maire de Périgueux, reçoit, des mains d'Alain Trampoglieri, secrétaire général du concours national de la Marianne d'or, le trophée de la Marianne d'Or 2012 du développement durable. Le diplôme correspondant lui avait été attribué le 11 décembre, pour la réalisation du quartier du Gour de l'Arche, la construction d'immeubles correspondant à la marque Haute qualité environnementale (HQE) et celle d'une chaufferie au bois. Le label Marianne d'Or du développement durable honore aussi les élus de tous bords qui développent de bonnes pratiques de gestion locale depuis une dizaine d'années[193].

Gestion des déchets[modifier | modifier le code]

Le Syndicat départemental des déchets de la Dordogne assure toutes les missions relatives à la valorisation et au traitement des déchets ménagers. De nouvelles filières voient régulièrement le jour comme la collecte des déchets d'équipements électriques et électroniques en fin de vie (DEEE) depuis janvier 2007, la collecte des textiles depuis novembre 2008 ou encore la collecte des déchets ménagers spéciaux (DMS) depuis juillet 2009. Pour chaque catégorie de déchets, ce syndicat respecte le principe de mutualisation des coûts à l'échelle départementale. Quatre déchèteries communautaires sont implantées à Chancelade, Coulounieix-Chamiers, Périgueux et Trélissac.

Parcs et espaces verts[modifier | modifier le code]

La commune de Périgueux compte de nombreux espaces verts dont le jardin des Arènes, le parc Gamenson[194], le parc de Vésone, le jardin du Thouin, le jardin des Remparts, le jardin des vagabondes, le jardin de la Source et la prairie du Grand Puy Bernard[195],[196]. En bordure du boulevard Georges-Saumande qui le sépare de l'Isle, le parc François-Mitterrand est le seul site du département labellisé EcoJardin en 2016[197].

Après avoir obtenu du Conseil national de villes et villages fleuris de France une première fleur en 1997, une deuxième en 1998, une troisième en 1999 puis la quatrième en 2002, Périgueux l'a conservée depuis[198]. Dans son palmarès 2023, le Conseil national de villes et villages fleuris de France a attribué quatre fleurs à la commune[199]. Toutes les plantes et fleurs de Périgueux sont issues des 2 000 m2 des serres municipales[200]. Le projet de fleurissement couvre tous les quartiers de la ville et suit les quatre saisons. Pour protéger les espaces verts, la ville a mis en place quatre canisites[Note 12],[201], seize distributeurs de sacs poubelles, mais a également créé trois caniparcs[Note 13],[202].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Extrait du panneau publicitaire indiquant le jumelage entre Périgueux et Amberg.

Périgueux est jumelée avec Amberg en Allemagne depuis 1965[G 19],[203].

Par ailleurs, la ville a conclu un accord de coopération avec Strasbourg en 2008[144].

Budget et fiscalité communale[modifier | modifier le code]

En 2022, le budget de la ville de Périgueux s'élève à 66 575 653,94 , réparti comme suit : 46 465 500  de budget de fonctionnement et 20 110 153,94  d'investissement (équipement, remboursement de la dette et résultat reporté)[204].

Budget de fonctionnement de Périgueux en 2022[204]

Répartition des dépenses (en %)

  • Charges de personnel (52,30 %)
  • Dépenses des services (22,55 %)
  • Opérations d'ordre (16,65 %)
  • Subventions aux associations (3,57 %)
  • Subvention au CCAS (1,51 %)
  • Charges financières (1,10 %)
  • Participations (0,68 %)
  • Activités centre-ville (0,23 %)
  • Autres dépenses (1,41 %)

Répartition des recettes (en %)

  • Impôts des ménages (52,94 %)
  • Dotations de l'État (19,02 %)
  • Fiscalité venant du Grand Périgueux (9,31 %)
  • Résultat de fonctionnement (6,73 %)
  • Fiscalité indirecte (4,68 %)
  • Produits des services (2,99 %)
  • Participations autres organismes (2,40 %)
  • Opérations d'ordre (0,74 %)
  • Autres recettes (1,19 %)
Budget d'investissement de Périgueux en 2022[204]

Répartition des dépenses (en %)

  • Travaux (26,04 %)
  • Remboursement capital de la dette (19,27 %)
  • reste à réaliser (16,34 %)
  • Acquisitions (14,74 %)
  • Subventions (12,03 %)
  • Solde d'exécution reporté (4,63 %)
  • Études et logiciels (3,73 %)
  • Opérations d'ordre (2,72 %)
  • Participation foncière commerciale (0,50 %)

Répartition des recettes (en %)

  • Autofinancement (27,52 %)
  • Recettes financières (FCTVA) (26,56 %)
  • Emprunt (19,64 %)
  • Subventions (13,65 %)
  • Amortissements (11,93 %)
  • Amendes de police (0,70 %)

Taux de fiscalité directe en 2019[205],[206]

Taxe Périgueux Intercommunalité
d'habitation 14,58 % 7,51 %
foncière sur le bâti 42,54 % 3,74 %
foncière sur le non-bâti 105,50 % 4,73 %

Équipements et services publics[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Périgueux est située dans l'académie de Bordeaux.

Enseignement primaire[modifier | modifier le code]

En 2019, au niveau de l'enseignement primaire, la commune dispose de dix écoles maternelles publiques, d'une école maternelle privée, de huit écoles élémentaires publiques, et de cinq écoles élémentaires privées[207],[208].

Écoles maternelles publiques

  • École Les Barris
  • École Castel-Peyssard
  • École de La Cité
  • École Clos-Chassaing
  • École du Gour-de-l'Arche
  • École Le Lys
  • École Les Mondoux
  • École de la route d'Agonac
  • École Solange-Pain
  • École du Toulon

Écoles maternelles privées

  • École Calandreta
  • École de la Miséricorde/Saint-Front

Écoles élémentaires publiques

  • École André-Boissière
  • École André-Davesne
  • École de La Cité
  • École Clos-Chassaing
  • École du Gour-de-l'Arche
  • École Lakanal
  • École Maurice-Albe
  • École du Toulon

Écoles élémentaires privées

  • École du Sacré-Cœur
  • École Saint-Front
  • École Sainte-Marthe-Saint-Jean
  • École Saint-Martin
  • École Calandreta Pergonisa

Enseignement secondaire[modifier | modifier le code]

La région gère quatre lycées généraux et technologiques, quatre lycées professionnels et le département gère cinq collèges sur la commune[209] :

Collèges publics

Collèges privés

  • Collège Saint-Joseph
  • Collège Sainte-Marthe

Lycées d'enseignement général et technologique publics

Lycées d'enseignement général et technologique privés

  • Lycée Saint-Joseph

Lycées professionnels publics

  • CFA du bâtiment et des travaux publics de la Dordogne
  • Lycée Albert-Claveille[210]
  • Lycée Léonard-de-Vinci[215]
  • Lycée Pablo-Picasso[216]

Lycées professionnels privés

  • Lycée Saint-Vincent-de-Paul

Selon le classement établi par l'Éducation nationale en 2022 concernant le baccalauréat 2021, les résultats des lycées de Périgueux sont les suivants[217] :

  • en enseignement général et technologique, Albert-Claveille a un taux de réussite de 99 %, Bertran-de-Born a 97 %, Jay-de-Beaufort, Laure-Gatet et Saint-Joseph sont considérés comme « sélectifs » avec des taux de réussite respectifs de 98, 97 et 100 % ;
  • en enseignement professionnel, Albert-Claveille et Saint-Vincent-de-Paul sont considérés comme « sélectifs » avec des taux de réussite respectifs de 93 et 97 % ; Léonard-de-Vinci a 79 % et Pablo-Picasso 84 %.

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Le site universitaire de Périgueux (implanté à la Grenadière) rassemble des formations délocalisées de l'université de Bordeaux ainsi que l'École supérieure du professorat et de l'éducation. Les différents établissements sont le département d'études juridiques et économiques de Périgueux (droit, AES, capacité en droit, licence ED3S), l'IUT de Périgueux-Bordeaux IV, l'IUP, l'ESPE, l'IFSI et IFSA[218].

L'IUT de Périgueux, antenne de l’institut universitaire de technologie de Bordeaux, est créé en 1976, autour de la filière technique de commercialisation agroalimentaire. Quatre BUT y sont délivrés dans les domaines : Carrières sociales (CS), Génie biologique (GB), Génie chimique - Génie des procédés (GCGP) et Techniques de commercialisation (TC). En 2023, l’IUT accueille 700 élèves[219],[220].

Le lycée public Bertran-de-Born dispose de classes préparatoires aux grandes écoles littéraires et scientifiques (filières PCSI et PC)[221].

Taux de scolarisation[modifier | modifier le code]

En 2017, sur l'ensemble de la population âgée de 2 à 5 ans, soit 890 enfants, 698 sont scolarisés, soit 78,4 %. Sur l'ensemble des 6 à 10 ans, 98,2 % des 1 293 enfants sont scolarisés, soit 1 270 recensés. Entre 11 et 14 ans, 97,8 % des 1 072 personnes sont scolarisées, soit 1 048 individus. Sur la population comptant 959 personnes qui ont entre 15 et 17 ans, 923 sont scolarisées, soit 96,3 %. Pour les 18 à 24 ans, sur les 3 782 personnes recensées, 54,0 %, soit 2 041 individus, sont scolarisés. La population comprise entre 25 et 29 ans se compose de 2 189 personnes dont 326 sont scolarisées, soit 14,9 %. Pour celles âgées de 30 ans ou plus, seulement 1,1 % de cette population comptant 19 311 personnes est scolarisée, soit 205.

Taux de scolarisation selon la tranche d'âge en 2017 (en %)[222]


Source : Insee

Santé[modifier | modifier le code]

La commune possède son centre hospitalier : le Centre hospitalier de Périgueux (CHP), qui est reconnu par le Schéma régional d'organisation sanitaire III d'Aquitaine (2006-2011) comme l'établissement de recours pour le territoire du Périgord (400 000 habitants). Il possède un équipement médico-technique et les compétences suffisantes pour assurer une prise en charge médicale et chirurgicale optimale des patients, dans les conditions de sécurité exigées par la réglementation[223]. Le président de son conseil de surveillance est Antoine Audi[223], actuel maire de la commune.

En 2019, l'hôpital a un budget d'exploitation d'environ 214 millions d'euros. Cette même année, le centre compte 1 272 lits et places répartis sur différents secteurs médicaux, gérés par 2 615 professionnels et 166 médecins[224]. En plus des activités médicales et chirurgicales, le centre s'occupe aussi de deux établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), rue Philippe-Parrot et avenue Georges-Pompidou, comptant 487 lits[225].

La Polyclinique Francheville et la Clinique du Parc secondent l'hôpital.

En , un centre médical de soins immédiats (CMSI) a ouvert à Périgueux, rue de Metz[226],[227].

Justice[modifier | modifier le code]

Dans le domaine judiciaire, Périgueux relève[228] :

Sécurité[modifier | modifier le code]

En dehors de la police municipale, l'effectif des policiers à Périgueux est de 137 en 2008, adjoints de sécurité (ADS) compris[229]. Aujourd'hui, on compte 34 agents au service de la ville, dont vingt policiers municipaux, quatre agents de la brigade des agents de surveillance de la voie publique (ASVP), quatre agents de la brigade des places et marchés, quatre agents de la brigade verte, un personnel administratif et un personnel d’accueil[230]. Le taux de violence dans la circonscription de police de Périgueux est de 2,98 faits[Note 15] pour 1 000 habitants, qui est le plus élevé de la Dordogne, bien inférieur cependant à la moyenne nationale qui est de 5,93 [231]. En 2008, le nombre de faits élucidés par policier s'élevait à 9,8 %, pour une moyenne nationale de 10,6 %[229].

Périgueux compte en novembre 2019 cinquante-trois caméras de surveillance, principalement en centre-ville[232].

Une école nationale de police (ENP) est implantée à Périgueux et est destinée à la formation initiale du corps d'encadrement et d'application (gardiens de la paix) de la Police nationale[233].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de Périgueux sont appelés les Périgourdins, parfois les Pétrocoriens[Note 16], nom tiré du peuple qui avait pour capitale Vesunna.

Seuil de comptabilisation[modifier | modifier le code]

En 2017, Périgueux est la commune la plus densément peuplée du département, avec plus de 3 000 habitants au kilomètre carré.

Sous l'angle régional, sa population peut être perçue sous différents critères :

Évolution[modifier | modifier le code]

Après avoir dépassé les 40 000 habitants dans les années 1940 et 1950, avec un maximum de 40 865 habitants en 1946, la population communale a ensuite décru de façon continue jusqu'à passer sous le seuil des 30 000 habitants au XXIe siècle. En 2017, la commune occupe le premier rang au niveau départemental sur 505 communes, et le 269e au niveau national en 2010, alors qu'elle était 243e en 1999.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[238],[Note 17].

En 2021, la commune comptait 29 516 habitants[Note 18], en diminution de 1,05 % par rapport à 2015 (Dordogne : −0,41 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9 8985 7336 3068 4528 95611 57612 18711 45513 547
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
16 29119 14019 63319 95624 16925 96929 61131 43931 313
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
31 97631 36133 54833 14433 38933 98837 61540 86540 785
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
38 52937 45035 12032 91630 28030 19329 55829 81129 912
2021 - - - - - - - -
29 516--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[239].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 35,4 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (27,1 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 29,7 % la même année, alors qu'il est de 36,5 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 14 034 hommes pour 16 026 femmes, soit un taux de 53,31 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,82 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[240]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,1 
90 ou +
3,2 
7,7 
75-89 ans
13,3 
15,5 
60-74 ans
18,0 
18,0 
45-59 ans
18,7 
17,9 
30-44 ans
15,1 
25,8 
15-29 ans
20,6 
13,9 
0-14 ans
11,2 
Pyramide des âges du département de la Dordogne en 2020 en pourcentage[241]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,2 
90 ou +
2,9 
10,4 
75-89 ans
13,3 
23,2 
60-74 ans
23,3 
21,1 
45-59 ans
20,8 
15,5 
30-44 ans
14,9 
13,6 
15-29 ans
11,7 
15 
0-14 ans
13,1 

Statut conjugal des personnes de plus de 15 ans à Périgueux (2017)[242]

  • Célibataires (37,7 %)
  • Marié(e)s (27,7 %)
  • Divorcé(e)s (11,5 %)
  • En concubinage (11,0 %)
  • Veufs, veuves (8,9 %)
  • Pacsé(e)s (3,2 %)

L'agglomération et l'aire urbaine de Périgueux[modifier | modifier le code]

L'unité urbaine de Périgueux (l'agglomération) comprend sept communes appartenant au Grand Périgueux : Boulazac Isle Manoire, Champcevinel, Chancelade, Coulounieix-Chamiers, Marsac-sur-l'Isle, Périgueux et Trélissac[243]. Elle est peuplée de 65 208 habitants en 2017[234].

L'aire urbaine, plus étendue, regroupe au total 43 communes[244], soit 102 934 habitants en 2017[237].

Immigration[modifier | modifier le code]

En 2017, la population immigrée représentait 2 201 personnes sur les 29 952 habitants de la commune, soit 7,3 % de la population municipale. On comptait 1 131 hommes et 1 070 femmes[245].

Le nombre d'étrangers était, quant à lui, de 1 768 personnes, soit 5,9 % de la population municipale[246].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La Félibrée à Périgueux[modifier | modifier le code]

Photo d'une assiette décorée commémorative de la félibrée de 2001 à Périgueux. Le dessin représente un couple de périgourdins en costume traditionnel en tête d'un défilé. La femme sur la droite joue du violon et l'homme à gauche de l'accordéon.
Assiette de la 82e Félibrée, le 1er juillet 2001 à Périgueux.

La Félibrée est une fête populaire occitane organisée chaque année, dans une ville ou un village du Périgord. Elle s'est déroulée à Périgueux en 1907, 1927, 1946, 1980, 2001[247] et en 2019 pour sa 100e édition[248].

Festivals de musique[modifier | modifier le code]

Depuis 1985, tous les ans en juillet et août, se tenait le « Concours de la Truffe d'Argent », consacré à la chanson francophone, avec plusieurs catégories et trophées[249] (35e édition en 2019[250]). Après deux annulations en 2020 et 2021 pour cause de pandémie de Covid-19, la nouvelle municipalité ne reconduit pas en 2022 ce concours qui a vu passer des artistes devenus célèbres tels que Isabelle Boulay, Jeanne Cherhal, Lynda Lemay ou Christophe Miossec[251]. Il y avait également le festival des « Musiques de La Nouvelle-Orléans à Périgueux » (MNOP) en août[252] qui, après sa 11e édition en 2011, n'a pas été reconduit l'année suivante pour des raisons financières[253]. Renommé « Musiques de La Nouvelle-Orléans en Périgord », le festival n'est plus lié seulement à Périgueux mais à plusieurs autres communes du département, et se tient depuis 2012 en juillet et août (22e édition en 2023[254]). En août, le Festival Sinfonia en Périgord est consacré à la musique baroque[255]. Un autre, le festival Macadam Jazz, organise des concerts sur les places du centre-ville les mardis en juillet et août[256],[257].

Fêtes et foires[modifier | modifier le code]

Les Fêtes de Saint-Georges ont lieu tous les ans, le premier week-end de mai (134e édition en 2024[258]), depuis au moins la fin des années 1880[G 21],[Note 19]. Tout le long de la rue Talleyrand-Périgord, elle concentre de nombreux manèges et attractions foraines[259]. Un concours de pêche est organisé à cette occasion et elle se termine traditionnellement par un feu d'artifice[259].

Annuelle également, la « Foire-exposition de Périgueux » qui se déroulait pendant neuf jours en septembre, au parc des expositions de Marsac-sur-l'Isle, avec diverses animations et conférences[260], se tient désormais sur quatre jours dans les années 2020[261]. En 2018, avec 55 000 visiteurs, c'est la troisième foire de Nouvelle-Aquitaine, après celles de Bordeaux et de La Rochelle[260]. En 2019 se tient sa 76e édition[260]. Jadis, la foire de Périgueux avait lieu sur les boulevards et places de la ville, de la place Bugeaud à la place Tourny et, pour les animaux, sur l'ancienne place Francheville.

Autres événements[modifier | modifier le code]

Même si avant la Seconde Guerre mondiale, certains quartiers organisaient déjà des festivités le jour de Mardi gras[G 22], le carnaval est devenu un important rendez-vous des Périgourdins depuis 1984 : les premières éditions se déroulaient encore le mardi gras, avec demi-journée libre pour les élèves, puis elles ont migré vers un dimanche de la mi-mars, avec défilé de chars dans toute la ville. La journée se termine traditionnellement à proximité de la cathédrale Saint-Front, sur les quais au bord de l'Isle, par le jugement puis la crémation de « Pétassou »[262]. En avril, le Disquaire Day attire les amateurs de disques et de vinyles (14e édition en 2024)[263].Tous les deux ans (années paires) en novembre, depuis 1990, se déroule le Salon international du livre gourmand[G 23] rebaptisé Festival du livre gourmand en 2021[264] (17e édition en 2022[265]). En juillet-août à Périgueux, « tables et chaises envahissent les rues et places du centre-ville » les mercredis lors des Nuits gourmandes[266]. Un festival interdisciplinaire explorant les affinités entre la poésie actuelle et les autres arts, organisé par l'association « Féroce marquise », se déroule chaque année depuis 2002 : le Festival Expoésie (21e édition début mars 2022)[267]. Fin juillet, c'est la « Foire de l'écologie » : stands de produits alimentaires et autres, espaces éducatifs, ateliers créatifs pour les enfants, carrefour d'information avec organisation d'une table ronde, et pour finir un bal. Créé en 1983[G 24], le festival international du mime et du geste Mimos se déroule début juillet depuis 2021[268] (40e édition en 2023[269]. Des soirées « Roller Boulevard » sont organisées en juin. Le « Festival du cinéma latino-américain » anime la ville en octobre. Une « Semaine Internationale de la Solidarité » a lieu chaque année en novembre. Un « Festival Art et Eau » a été organisé en juin 2011[270]. La « Fête de la Moto » a lieu en juin[271]. Le soir du 14 juillet et la veille sont animés chaque année par un grand bal populaire organisé par les pompiers de la ville[272]. Chaque année, un samedi ou un dimanche du mois d'août, plusieurs dizaines de peintres ou dessinateurs s'éparpillent à travers la vieille ville pour y exprimer sa diversité architecturale lors du concours du « Cadre d'Or » (36e édition en 2023)[273]. En mai, le « Megasonicomix » est le rendez-vous des amateurs de bandes dessinées ou de vinyles (24e édition en 2019 avec 45 exposants[274]). Au mois de septembre, les Vintage Days sont l'occasion de voir un défilé de plusieurs centaines de voitures anciennes autour des boulevards du centre-ville (7e édition en 2022[275] ayant attiré de 30 000 à 35 000 personnes[276]). Leurs occupants sont souvent habillés de vêtements en rapport avec l'époque de la voiture[277]. En 2023, la 8e édition innove en proposant quatre lieux différents : les Vintage Days (défilé de mode, parade automobile, stands de prêt-à-porter vintage, reconstitution d'un camp militaire) à Périgueux, le Vintage Bike (motos anciennes) à Chancelade, le Vintage Racing (voitures anciennes) à Coursac et le Vintage Air Cooled (véhicules refroidis par air) à Trélissac[276].

Sports[modifier | modifier le code]

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

Le stade Roger-Dantou.

Le stade Francis-Rongiéras porte le nom d'un ancien rugbyman du Club athlétique périgourdin, décédé en 1991[G 25]. Ce club en est le résident. Sa capacité d'accueil habituelle est de 6 300 places mais 10 000 personnes ont pu y assister en janvier 2010 à la rencontre de coupe de France entre le Trélissac Football Club et l'Olympique de Marseille[278], et il dispose du stade Roger-Dantou comme annexe. Le club de rugby de Périgueux présente un grand palmarès, avec cinq titres de champion de France en deuxième division fédérale dont deux dans les catégories Juniors A et B, finaliste lors du championnat de France de 1998 dans le groupe A2, vainqueur du Challenge de l'Espérance en 2009, et finaliste en Fédérale 1 en 2011[279]. Le club de basket de Boulazac, communément appelé le BBD, a joué à l'origine à Périgueux sous le nom d'USPB, mais la création d'une salle omnisports à Boulazac, en 1992, a incité les dirigeants à migrer en banlieue[280].

Une salle omnisports est située dans le quartier du Toulon. La voie verte des berges de l'Isle s'étend sur 15 km et permet de relier la communauté d'agglomération périgourdine d'est en ouest. Trois passerelles, où peuvent se déplacer piétons, coureurs et cyclistes, permettent de franchir la rivière. Elle a obtenu le 2e prix européen 2007 des voies vertes. La Filature de l'Isle regroupe les locaux de différentes associations sportives mais aussi d'une école de musique et de studios. Un fronton situé rue des Izards sert aux deux clubs de pelote basque : AS3P et l'école de pelote de Périgueux[281]. La ville a également un lieu public pour pratiquer le golf, un terrain équestre, un complexe tennistique, une salle de billard et de bridge, un skatepark, une base nautique de canoë-kayak et deux boulodromes, l'un route d'Angoulême et l'autre place du 8-Mai-1945. La piscine Bertran-de-Born, qui a ouvert ses portes le 1er mars 2014, accueille les clubs de natation et les scolaires[282]. Périgueux possède aussi plusieurs gymnases : un dans le quartier du Gour de l'Arche, un annexé à l'établissement scolaire Bertran-de-Born, un autre dans le quartier Saint-Georges, un dans le quartier Clos-Chassaing et un près de l'église Saint-Étienne-de-la-Cité[283].

Évènements sportifs[modifier | modifier le code]

Photo prise à Périgueux représentant six cyclistes avec à leur tête le maillot jaune, lancés dans une rue à l'occasion du passage du Tour de France 2007 à Périgueux. Au second plan, la foule massée sur le trottoir applaudit.
Passage à Périgueux du Tour de France 2007 ; au premier plan, le maillot jaune, Alberto Contador.

Périgueux a été quatre fois ville étape du Tour de France, en 1961, en 1994, en 2014 et en 2017 (dont trois contre-la-montre)[284]. La 18e étape de l'édition 2007, reliant les villes de Cahors et d'Angoulême, a traversé la ville[285]. La seule étape contre-la-montre du Tour de France 2014 a relié Bergerac et Périgueux le 26 juillet[286],[287]. Périgueux est la ville-départ de la 10e étape du Tour de France 2017, menant à Bergerac.

Le 10 janvier 2010, à l'occasion du match de football FC Trélissac-OM, une affluence record au stade Francis-Rongiéras a dépassé sa capacité, avec plus de 10 000 spectateurs.

Plusieurs compétitions régionales, voire nationales, se tiennent chaque année à Périgueux. En mai, pendant les fêtes de Saint-Georges, a lieu une course cycliste. Le même mois se déroulent également un tournoi de l'école de rugby et un semi-marathon. En juin, a lieu l'Engie Open de Périgueux[Note 20], tournoi de tennis féminin (26e édition en 2023[288]), un triathlon et une autre course cycliste, les « 100 tours des boulevards ». Un jumping national se déroule en juillet. Au mois d'août, c'est le tournoi des vétérans de tennis et le « National de pétanque ». En 2012, quelque 2 000 boulistes ont participé à la trentième édition de cette compétition, sur les allées de Tourny[289]. La 35e édition de 2017 pourrait cependant être la dernière car des travaux d'aménagement de 120 places supplémentaires de stationnement y sont prévus en 2018[290]. En septembre a lieu une course à pied nommée les « Foulées de Saint-Georges », ainsi que la coupe de golf de la ville. En octobre et novembre, se déroule une compétition de canoë-kayak sur l'Isle. Fin novembre ou début décembre, un évènement sportif est organisé par le CAP triathlon sur la voie verte des berges de l'Isle, les « 10 km du Canal et de la voie des Stades » (26e édition en 2023 avec 1 600 participants inscrits[291]).

Dans le cadre des Jeux olympiques de Paris 2024, la flamme olympique doit passer par six communes du département de la Dordogne le , notamment à Périgueux où le relais est prévu depuis l'école nationale de police à 17 h 50 jusqu'aux allées de Tourny à 19 h 30[292].

Médias[modifier | modifier le code]

Presse locale[modifier | modifier le code]

La presse papier est représentée par un journal régional, Sud Ouest (quotidien et hebdomadaire), et par trois titres départementaux : Dordogne libre (quotidien), Réussir le Périgord (hebdomadaire)[Note 21], et L'Écho du Périgord (quotidien, jusqu'à sa liquidation judiciaire en novembre 2019), chacun avec leur édition locale. Entre 1987 et 2008, un ancien mensuel en langue anglaise, French News, a été édité et diffusé à Périgueux.

Depuis 1971, la ville publie À Périgueux, un magazine d'information locale à destination des habitants[293].

Radios locales[modifier | modifier le code]

Télévision locale[modifier | modifier le code]

France 3 Périgords propose quotidiennement un journal local dans le 19/20 sur Périgueux et le département de la Dordogne[298]. Elle émet sur la zone grâce à deux sites : celui de Coulounieix-Chamiers au sud et celui de la Grenadière au nord[299].

Internet[modifier | modifier le code]

En décembre 2014, la mairie met en place, avec Orange, l'accès gratuit au Wi-Fi de 8 à 22 heures sur l'esplanade Badinter, la place Francheville mais aussi à la bibliothèque municipale. Chaque boîtier émetteur couvre 500 m2 environ[300]. En décembre 2016, plusieurs rues sont connectées au réseau[301]. À la même période, sept-cents foyers sont raccordés à la fibre l'optique, l'objectif étant de couvrir toute la ville d'ici 2025[302].

Cultes[modifier | modifier le code]

Photo représentant le temple protestant de Périgueux. Derrière une grille en fer forgé, la façade ensoleillée est percée d'un portail en bois à double vantail.
Le temple de Périgueux, rattaché à l'Église protestante unie de France.

Les catholiques prédominent dans la ville, qui est le siège épiscopal du diocèse de Périgueux, institué dès le IIIe siècle. En 1854, sa dénomination complète devient diocèse de Périgueux et Sarlat. Depuis 1983, il est jumelé avec le diocèse de Garoua au Cameroun[303]. Son titulaire depuis 2004 est Michel Mouïsse. Le culte est assuré dans cinq églises : la cathédrale Saint-Front, les églises Saint-Étienne-de-la-Cité, Saint-Georges, Saint-Jean-Saint-Charles et Saint-Martin.

Les protestants réformés ont un temple sur un terrain acquis par le consistoire le et construit en 1863-1864 suivant les plans de l'architecte Malibran par l'entrepreneur Cellerier pour un coût total de 20 287 francs. Il est inauguré le 11 août 1864. Charles de Boeck est le pasteur de la communauté de Périgueux entre 1854 et 1885. Auparavant, les protestants se réunissaient depuis 1845 dans une pièce située au premier étage d'une maison située au 11 rue Limogeanne[304],[305].
La paroisse est rattachée à l'Église protestante unie de France[306],[307].

Les évangéliques disposent de deux églises[308]. L'assemblée de Dieu.

Les musulmans, de l'Association des Musulmans de Périgueux[309], se réunissent à la mosquée de la ville[306],[310].

Les Juifs disposent d'une synagogue[306],[311].

On recense également, en faible nombre, des adeptes du mormonisme, officiellement appelé l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours[312]. Les Témoins de Jéhovah ont un lieu de culte près de la ville, à Coulounieix-Chamiers[313].

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Culte catholique[modifier | modifier le code]
Culte protestant/évangélique[modifier | modifier le code]
  • Temple de l'Église protestante unie de France, rue Antoine-Gadaud.
  • Évangélique assemblée de Dieu, route de Lyon.
Culte islamique[modifier | modifier le code]
  • Mosquée de la Bienfaisance, 18 rue du Tennis.
Culte israélite[modifier | modifier le code]
  • Synagogue, rue Paul-Louis-Courier.
Culte mormon[modifier | modifier le code]
  • Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, rue Combe-des-Dames.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population[modifier | modifier le code]

En juin 2018, l'Insee a publié les données relatives aux revenus des ménages pour l'année 2015[314]. En 2015, la commune de Périgueux comptait 15 293 ménages fiscaux comprenant au total 27 181 personnes correspondant à 20 543 UI de consommation dans ces ménages.

Comparatif des revenus en 2015[314]
Revenu médian par ménage Revenu médian par UI Proportion de ménages fiscaux imposés
Commune de Périgueux 24 324  18 108  47,0 %
Dordogne 28 303  18 684  47,0 %
France métropolitaine 32 409  20 530  55,4 %

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2015, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 18 956 personnes, parmi lesquelles on comptait 71,5 % d'actifs dont 56,6 % ayant un emploi et 14,8 % de chômeurs[315].

La même année, on comptait 21 441 emplois dans la commune, contre 22 788 en 2010. Le nombre d'actifs ayant un emploi et résidant dans la commune étant de 10 907, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 22] est de 196,6 %, ce qui signifie que la commune offre quasiment deux emplois pour un habitant actif, ce qui est exceptionnel[316].

En 2015, parmi tous les actifs de Périgueux âgés de 15 ans ou plus ayant un emploi, 62,1 % soit 6 775 personnes travaillent à Périgueux, et les 37,9 % restants, soit 4 126 recensés, travaillent dans une autre commune[317].

Répartition en 2015 des actifs par catégories socioprofessionnelles[318],[319].
CSP Périgueux France
Agriculteurs 0,2 % 1,7 %
Artisans, commerçants, chefs d'entreprise 5,5 % 6,7 %
Cadres, professions intellectuelles supérieures 15,2 % 17,6 %
Professions intermédiaires 29,9 % 25,9 %
Employés 37,1 % 28,0 %
Ouvriers 12,1 % 20,2 %

En 2015, sur les 10 901 employés habitant à Périgueux, 9 650 sont des salariés — soit 88,5 % — et 1 252 des non-salariés, soit 11,5 %[320].

Population de 15 ans ou plus ayant un emploi selon le statut en 2015[320]
Nombre % Dont % de temps partiel Dont % de femmes
Salariés 9 650 88,5 % 17,1 % 52,0 %
Non-salariés 1 252 11,5 % 11,5 % 38,7 %

En 2015, sur la population active des 15 à 64 ans, on comptait à Périgueux 2 808 chômeurs, soit 20,7 % des actifs[Note 23].

Chômage des 15 à 64 ans[321]
2015 2010
Nombre de chômeurs 2 808 2 213
Taux de chômage 20,7 % 15,9 %
Taux de chômage des hommes 22,3 % 16,1 %
Taux de chômage des femmes 19,1 % 15,7 %
Part des femmes parmi les chômeurs 45,6 % 49,5 %

Diplômes et formation[modifier | modifier le code]

Sur les 22 514 habitants de 15 ans ou plus, non scolarisés, recensés en 2015, 23,6 % ont au moins un CAP ou un BEP ; 18,3 % ont au moins le baccalauréat ou un brevet professionnel ; 28,3 % ont un diplôme de niveau supérieur[322].

Diplôme le plus élevé de la population non scolarisée de 15 ans ou plus selon le sexe en 2012[322]
Ensemble Hommes Femmes
Population non scolarisée de 15 ans ou plus 22 514 10 116 12 398
Part des titulaires en %
- n'ayant aucun diplôme, ou au plus un BEPC, brevet des collèges ou DNB
29,8 25,1 33,6
- d'un CAP ou d'un BEP
23,6 28,5 19,5
- d'un baccalauréat
18,3 18,8 18,0
- d'un diplôme de l'enseignement supérieur
28,3 27,6 28,9

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au , Périgueux comptait 3 681 établissements[323] : 2 569 dans le commerce, les transports ou les services divers, 736 relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale, 235 dans la construction, 133 dans l'industrie, et huit dans l’agriculture, la sylviculture ou la pêche[324].

En 2016, 281 entreprises ont été créées à Périgueux[325].

En 2014, le principal employeur de la ville est le centre hospitalier avec près de 2 500 personnes[326]. Les autres principaux employeurs publics sont le Technicentre des ateliers SNCF (environ 600 salariés en 2022[327]) et la Ville de Périgueux. Le premier employeur privé sur la commune est la Polyclinique Francheville qui emploie 400 personnes en 2016[328].

Parmi les principales entreprises privées ayant leur siège social en Dordogne, deux dont le siège social est à Périgueux figurent parmi les cinquante premières quant au chiffre d'affaires HT en 2015-2016[329] :

  • Somatherm (fabrication d'articles de robinetterie) : 15e avec 41 561 k€ ;
  • la Polyclinique Francheville (activités hospitalières) : 21e avec 35 351 k€.

Parmi les entreprises dont le siège social est en Dordogne, dix sociétés implantées à Périgueux se classent parmi les cinquante premières de leur secteur d'activité quant au chiffre d'affaires hors taxes en 2015-2016 :

  • dans les services[330],
    • la Polyclinique Francheville se classe au 2e rang,
    • Selarl imagerie radiothérapie oncologie (activités de radiodiagnostic et de radiothérapie) est 11e avec 8 234 k€,
    • Semitour Périgord (gestion des sites, monuments historiques et attractions touristiques similaires) est 20e avec 5 709 k€,
    • Antennes d'autodialyse Francheville (acti