Bordeaux

Wikipedia open wikipedia design.

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bordeaux (homonymie).

Bordeaux
Bordeaux
Place de la Bourse
Blason de Bordeaux
Blason
Bordeaux
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine (préfecture)
Département Gironde
(préfecture)
Arrondissement Bordeaux
(chef-lieu)
Canton Bureau centralisateur de huit cantons
Intercommunalité Bordeaux Métropole
(siège)
Maire
Mandat
Nicolas Florian
2019-2020
Code postal 33000, 33100, 33200, 33300 et 33800
Code commune 33063
Démographie
Gentilé Bordelais
Population
municipale
252 040 hab. (2016 en augmentation de 5,28 % par rapport à 2011)
Densité 5 106 hab./km2
Population
aire urbaine
1 232 550 hab. (2016)
Géographie
Coordonnées 44° 50′ 16″ nord, 0° 34′ 46″ ouest
Altitude Min. 1 m
Max. 42 m
Superficie 49,36 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine

Voir sur la carte administrative de Nouvelle-Aquitaine
City locator 14.svg
Bordeaux

Géolocalisation sur la carte : Gironde

Voir sur la carte topographique de la Gironde
City locator 14.svg
Bordeaux

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Bordeaux

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Bordeaux
Liens
Site web www.bordeaux.fr

Bordeaux, le port de la Lune *
Image illustrative de l’article Bordeaux
Brume matinale sur le port de la Lune
Coordonnées 44° 50′ 20″ nord, 0° 34′ 20″ ouest
Pays Drapeau de la France France
Subdivision Gironde (Nouvelle-Aquitaine)
Type Culturel
Critères (ii) (iv)
Superficie 1 731 ha
Numéro
d’identification
1256
Zone géographique Europe et Amérique du Nord **
Année d’inscription 2007 (31e session)
* Descriptif officiel UNESCO
** Classification géographique UNESCO

Bordeaux (prononcé /bɔʁ.do/[1] Écouter) est une commune du Sud-Ouest de la France. Capitale de la Gaule aquitaine dès le début du IIIe siècle, puis du duché d'Aquitaine et enfin de l'ancienne province de Guyenne sous l'Ancien régime, elle est aujourd'hui le chef-lieu de la région Nouvelle Aquitaine, préfecture du département de la Gironde et le siège de Bordeaux Métropole.

Partie intégrante de la Gascogne culturelle et linguistique, Bordeaux se situe en bordure des Landes de Gascogne. La ville est connue dans le monde entier pour les vins de Bordeaux et les vignobles du Bordelais. Lors de l'avènement de l'Empire, les Romains plantent des vignes sur les bords de la Garonne et introduisent des plants de vigne provenant du piémont Basque.

La position de Bordeaux, au carrefour entre les itinéraires commerciaux terrestres et fluviaux au cœur d'une riche région viticole, en a fait une des principales villes de France au cours du 1er millénaire, avec des palais royaux, de riches abbayes et une cathédrale ; au cours du XIIe siècle, Bordeaux est devenue un des premiers centres en Europe pour l'enseignement et le commerce international.

En 2015, la commune est la neuvième commune de France par sa population avec 249 712 habitants, mais son agglomération est classée septième avec 904 359 habitants en 2015[2] après celles de Paris, Lyon, Marseille - Aix, Lille, Toulouse et Nice et devant Nantes et Toulon. L'aire urbaine de Bordeaux compte quant à elle 1 215 769 habitants en 2015[3], ce qui en fait la cinquième aire urbaine de France. Bordeaux est par ailleurs la principale commune de la métropole « Bordeaux Métropole », qui rassemble 28 communes et 760 956 habitants[4] en 2014.

En 1957, Bordeaux est récompensée du prix de l'Europe, conjointement avec Turin. En , une grande partie de la ville, le port de la Lune, est inscrite par le Comité du patrimoine mondial, désigné par l'assemblée générale de l’UNESCO, sur la Liste du patrimoine mondial pour son ensemble de biens culturels et naturels présentant un intérêt exceptionnel pour l’héritage commun de l’humanité[5].

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation géographique[modifier | modifier le code]

Bordeaux est située près de la côte atlantique, dans le sud-ouest de la France. À vol d'oiseau, elle se situe à 51 km d'Arcachon, 92 km de Royan, 108 km d'Angoulême, 170 km de Biarritz, 172 km de Pau, 202 km de Saint-Sébastien (Espagne), 210 km de Limoges, 220 km de Toulouse, 232 km de Poitiers et 498 km de Paris.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La ville de Bordeaux est traversée par la Garonne. C’est un port accessible aux navires de haute mer, notamment utilisé par les grands paquebots de croisière. Le port de la Lune est utilisé principalement pour l'activité touristique, le reste des activités du port de Bordeaux ayant été transféré sur différents sites, plus en aval, sur la Garonne et la Gironde. Elle possède le dernier pont en aval sur la Garonne, le pont d'Aquitaine. Au-delà, la Garonne, puis l'estuaire de la Gironde, ne sont franchissables que par deux bacs : l'un qui relie Lamarque à Blaye, l'autre Le Verdon à Royan.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Topographie de Bordeaux.

La rive gauche de la Garonne, où se situe la plus grande partie de la ville de Bordeaux, se compose de grandes plaines, souvent marécageuses comme au nord vers Bordeaux-Lac. Bien qu'il y ait quelques collines, l'altitude moyenne de la rive gauche reste faible. Ces plaines sont formées de sédiments et le sous-sol est principalement composé de gravier. L'ouest de l'agglomération empiète sur la plaine sableuse des Landes. Les sols y sont maigres, perméables à l'eau et stockent facilement la chaleur. Ces sols sont parfaitement adaptés à la pratique de la viticulture. La ville de Bordeaux est située entre le Médoc (en aval) et les Graves (en amont) qui sont semblables au niveau géologique.

La rive droite de la Garonne est différente, puisque l'on passe presque directement de la plaine à un plateau calcaire. L'altitude s'élève alors de façon abrupte à près de 90 mètres. C'est sur ce même plateau, à environ 40 kilomètres de Bordeaux, que se situent des domaines viticoles mondialement connus comme Saint-Émilion, Pomerol et Fronsac, où l'on peut trouver certains des vins les plus chers au monde.

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de la Gironde.

Le climat de la Gironde, de type océanique aquitain, se caractérise à Bordeaux par des hivers doux et des étés chauds. Les précipitations sont fréquentes et réparties tout au long de l'année avec 944,1 mm d'eau et environ 124 jours pluvieux par an. L'été, les précipitations sont souvent dues à des orages. Le record de précipitations sur 30 minutes en France a été enregistré à Bordeaux le avec 88 mm.

L'hiver est doux en raison de sa proximité avec l'océan et notamment le Golfe de Gascogne qui joue un rôle de régulateur thermique. La neige est rare, elle ne tombe pas plus de deux fois pendant l'hiver et ne tient que brièvement au sol. Il se peut qu'il ne neige pas durant toute une année voire plus (dernier épisode neigeux ).

Les températures moyennes sont de 6,6 °C en janvier et de 21,4 °C en août avec une moyenne annuelle de 13,8 °C. Bordeaux connaît en moyenne 22,5 jours en été où les températures dépassent les 30 °C. Des températures extrêmes peuvent aussi être observées comme lors de l' où la température a atteint 40,7 °C. Ce même été, il y a eu 12 jours consécutifs où les maximales ont atteint ou dépassé les 35 °C. Bordeaux bénéficie d'un ensoleillement élevé dépassant 2 000 heures de soleil par an et jusqu'à 2 200 heures sur le littoral.

Bordeaux a connu des hivers très froids en 1985 et en 1987, puis une sécheresse de 1988 à 1992. Plus récemment, Bordeaux a connu une sécheresse importante de 2002 à 2005 ainsi que de 2009 à 2012.

Bordeaux a un climat de type Cfb (océanique) mais presque Cfa (océanique chaud) avec comme record de chaleur 41,9 °C en 1892 (des doutes existent car les relevés météo n'étaient pas encore très précis) et plus récemment 41,2 °C le et comme record de froid −16,4 °C le . La température moyenne annuelle est de 13,8 °C.

Relevé climatologique de Bordeaux (Aéroport de Bordeaux-Mérignac)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3,1 3,3 5,4 7,4 11 14,1 15,8 15,7 12,9 10,4 6,1 3,8 9,1
Température moyenne (°C) 6,6 7,5 10,3 12,4 16,1 19,3 21,4 21,4 18,5 14,9 9,9 7,2 13,8
Température maximale moyenne (°C) 10,1 11,7 15,1 17,3 21,2 24,5 26,9 27,1 24 19,4 13,7 10,5 18,5
Record de froid (°C)
date du record
−16,4
1985
−15,2
1956
−9,9
1971
−5,3
1929
−1,8
1938
2,5
1938
4,8
1922
1,5
1924
−1,8
1928
−5,3
1936
−12,3
1921
−13,4
1938
−16,4
1985
Record de chaleur (°C)
date du record
20,2
1993
26,2
1926
27,7
1981
31,1
2005
35,4
1922
39,2
2011
41,2
2019
40,7
2003
37
1987
32,2
1921
26,7
2015
22,5
1989
41,2
2019
Nombre de jours avec gel 7,8 6,8 2,5 0 0 0 0 0 0 0 1,3 7,9 26,4
Ensoleillement (h) 96 114,9 169,7 182,1 217,4 238,7 248,5 242,3 202,7 147,2 94,4 81,8 2 035,4
Record de vent (km/h) 161,1 120,4 90,7 110,7 111,1 111,1 159,3 87 90,7 114,8 107,4 114,5 161,1
Précipitations (mm) 87,3 71,7 65,3 78,2 80 62,2 49,9 56 84,3 93,3 110,2 105,7 944,1
Record de pluie en 24 h (mm) 52,2 81,7 51 49 59 56,8 50 87,6 79 67 49,2 59,6 87,6
Humidité relative (%) 88 84 78 76 77 76 75 76 79 85 87 88 80,8
Nombre de jours avec neige 1 0,8 0,2 0 0 0 0 0 0 0 0,2 0,8 3
Nombre de jours d'orage 1 1 0,8 2,1 4,2 4,3 4,8 5 3,6 1,6 1,2 1 30,6
Nombre de jours avec brouillard 8,7 5,3 5 3,8 2,9 2,8 3 3,8 7 8,9 9 9,2 69,4
Source : [4], [5]


Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Moyenne nationale 1 973 770
Bordeaux 2035.4 944.1
Paris 1 661 637
Nice 2 724 733
Strasbourg 1 693 665
Brest 1 605 1 211

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Transports à Bordeaux.

Infrastructures routières[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Rocade de Bordeaux et Boulevards de Bordeaux.
Pont de pierre avec ses 17 arches.

Bordeaux est un nœud routier et autoroutier important de la façade Atlantique, c’est notamment un passage obligé pour se rendre de Paris et de l'Europe du Nord à la façade atlantique de l'Espagne. La ville est reliée à Paris, Poitiers, Tours et Orléans par l'autoroute A10, à Périgueux, Limoges, Brive, Clermont-Ferrand et à Lyon par l'A89, à Toulouse par l'A62, à Mont-de-Marsan et Pau par l'A65 et à Bayonne et l'Espagne par l'A63.

Bordeaux est équipé d'une ceinture périphérique communément nommée « rocade » qui est souvent saturée l'été et lors des grands départs en vacances, et lors des mouvements pendulaires. Longue de 45 km, la rocade bordelaise constitue la ceinture périphérique la plus longue de France. Elle est constituée de l'autoroute A630, section des routes européennes 05 et 70, sur la rive gauche de la Garonne (rocade ouest), et de la route nationale 230 sur la rive droite (rocade est). Elle se situe dans le prolongement de l'autoroute A10 et à l'intersection des autoroutes A89 (via la route nationale 89), A631, A62 et A63. Elle est à 2x2 voies sur la partie nord-ouest de son tracé, et à 2x3 voies sur les trois-quart restants. La partie nord-ouest devrait passer à 2x3 voies d'ici à 2022. Une trentaine de panneaux à messages variables informe en temps réel les automobilistes des temps de parcours vers différents points névralgiques de l'agglomération ainsi que des éventuels bouchons ou incidents. Il n'y a aucun péage. La vitesse maximale est de 90 km/h (depuis le à h du matin, auparavant 110 km/h) et de 80 km/h pour les poids lourds.

Le centre-ville est ceinturé par les « Boulevards » qui entourent les anciens faubourgs en formant jusqu'aux quais une boucle suivant celle de la Garonne. Les quartiers nouveaux ou excentrés comme Bordeaux-Lac, Bacalan, Caudéran ou Saint-Augustin, sur la rive gauche, et celui de La Bastide, sur la rive droite, rattachée à Bordeaux au XIXe siècle, sont en dehors de leurs limites. Ils sont ponctués par les « Barrières » où étaient situés les postes d'octroi aux différentes entrées dans la ville.

Le franchissement de la Garonne[modifier | modifier le code]

L'absence de pont sur la Garonne a longtemps été considérée par les Bordelais comme une défense naturelle face à l'ennemi. Depuis la réalisation du premier ouvrage en 1821, le pont de pierre, le désenclavement de la ville a été une priorité vitale. Après la passerelle Eiffel en 1860, il faudra néanmoins attendre plus d'un siècle pour construire un nouveau pont.

En 1954, le maire de Bordeaux, Jacques Chaban-Delmas est ministre des Travaux Publics et, dès le , la décision de principe de construire un pont suspendu est prise. Le ministre des Travaux Publics, Robert Buron, pose la première pierre le . En 1967, le pont d'Aquitaine, réalisé entre Bordeaux et Lormont est ouvert. En 1965, le pont Saint-Jean est également mis en service après deux ans de travaux. En 1993, c'est le pont d'Arcins-François-Mitterrand qui est ouvert afin de relier la rocade bordelaise[6]. En 2008, un nouveau pont ferroviaire se substitue à la passerelle Eiffel devenue obsolète, mais celle-ci est conservée compte tenu de son intérêt architectural et historique[7].

Le , le pont Jacques-Chaban-Delmas (du nom de l'ancien maire de Bordeaux) est inauguré par le président de la République française François Hollande[8]. Ce pont vient relier les quartiers de Bacalan, sur la rive gauche, et de La Bastide, sur la rive droite ; Les travaux avaient commencé en 2009[9].

Le pont Simone-Veil devrait permettre, en 2020, un franchissement sud de la Garonne intégré au projet Bordeaux-Euratlantique[10]. Le projet sera réalisé par l’agence d'architecture néerlandaise OMA-Koolhaas. Le début des travaux est prévu en 2016 et la fin en 2018[11].

La passerelle Eiffel doit être rénovée et rendue piétonne à l'horizon 2023[12].

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Tramway de Bordeaux devant le Grand Théâtre.

Bordeaux et son agglomération (Bordeaux Métropole) possèdent un important réseau de transport en commun. L'ensemble est regroupé depuis 2016 sous l'appellation « Transports Bordeaux Métropole » abrégé en « TBM » qui remplace l'ancien nom « Tram et bus de la CUB » abrégé en « TBC ». Ce réseau est exploité par la société Keolis Bordeaux Métropole filiale du groupe Keolis qui gère le réseau par un contrat de délégation de service public. Le nom TBC avait remplacé celui de la CGFTE le après la réorganisation du réseau à la suite de la mise en service de la ligne B du tramway de Bordeaux. La création du réseau de tramway s'est accompagnée d'un projet d'urbanisme qui a complètement transformé Bordeaux. Les axes de circulation routiers ont été chassés du centre-ville qui a été rénové en profondeur. Des travaux d'embellissement, comme les aménagements le long des quais et la priorité donnée aux piétons ont rendu son attractivité à la ville avec des impacts importants sur le plan du logement et du tourisme. Le réseau a largement structuré la croissance urbaine qui s'est concentrée le long des nouvelles lignes de tramway.

Le réseau TBM est composé de :

Ce réseau dessert les 28 communes de Bordeaux Métropole de 5 h à 1 h du matin. Bordeaux s’est dotée d’un réseau de tramway dont la première ligne (A) a été inaugurée le . Ce tramway a comme particularité d'utiliser le système d’alimentation par le sol ou APS, ce qui permet de ne pas installer de caténaires dans les quartiers historiques. La mairie et la CUB ont décidé la création de ce tramway après avoir abandonné un projet de métro léger automatique de type VAL. La création d'un métro à Bordeaux a été annoncée en 1986 mais des études (coût pour la ville : 300 millions de francs) ont montré que ce mode de transport n'était pas adapté à la ville de Bordeaux et que sa construction se révélait très coûteuse : seulement deux lignes prévues, dont une de 15,7 km et l'autre de 6,3 km, pour près de 7 milliards de francs. Alain Juppé a fini par imposer le tramway avec le soutien de l'opposition socialiste[13].

La ligne A est inaugurée le , entre Mériadeck et Lormont/Cenon, en présence de Jacques Chirac et d'Alain Juppé, alors maire de Bordeaux. Les nombreux problèmes techniques dus à des défaillances de l'APS entraînent des retards dans l'ouverture des lignes B et C prévue au . La ligne C est finalement ouverte le entre les Quinconces et la gare Saint-Jean. La ligne B est ouverte partiellement le sur un tronçon de 2,2 km entre les Quinconces et Saint-Nicolas. Le reste de la ligne vers le campus et Pessac n'est ouvert que le en même temps que le réseau TBC réorganisé autour du tram. La ligne D desservira Eysines en 2019. Depuis début 2007, les trois lignes de tram voient leurs terminus reportés de quelques kilomètres régulièrement, afin d'améliorer la fréquence vers le centre-ville historique.

Le réseau de bus de Bordeaux Métropole couvre l'ensemble du territoire de celle-ci. Il est composé de plus de 77 lignes de bus et de services de transport à la demande. Aux lignes présentes pourrait s'ajouter à court terme une BHNS de Bordeaux à Saint-Aubin-de-Médoc dont l'étude est en cours.

Le , la communauté urbaine de Bordeaux a mis en service des voitures électriques en autopartage de chez Bolloré. Le système porte sur une centaine de véhicules, 36 stations dans la ville de Bordeaux et une station dans les six communes voisines.

Transport fluvial[modifier | modifier le code]

Bateau de croisière sur la Garonne.

Au départ du quai Louis XVIII, en face des Quinconces, des bateaux proposent des promenades fluviales et des croisières longeant les façades du XVIIIe siècle. Depuis le , la navette fluviale bateaux-bus (Batcub), composée de deux bateaux hybrides (électriques et diesel) construites au port de Gujan-Mestras, permettent de relier les deux rives de la Garonne, entre Bas-Lormont et Claveau, d'une part et entre Stalingrad et Quinconces, d'autre part. Cette ligne fait partie du réseau TBM.

Transport aérien[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Aéroport de Bordeaux-Mérignac.

L’aéroport de Bordeaux (situé à Mérignac, à une dizaine de kilomètres du centre-ville de Bordeaux) est le 6e aéroport régional de France (5,3 millions de passagers en 2015)[14]. Plus de 140 vols quotidiens relient Bordeaux à 60 villes dans le monde[15].

En 2017, l'aéroport de Bordeaux-Mérignac annonce une fréquentation de 6 000 000 passagers[16] malgré la concurrence de la LGV Bordeaux-Paris.

L'aéroport est accessible depuis la rocade (sortie 11b) mais également via les transports en commun (navette directe Jet'Bus ou ligne de bus Lianes 1+).

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

La passerelle Eiffel (ou passerelle Saint-Jean) enjambant la Garonne en 1900.

Bordeaux est considéré comme un nœud ferroviaire important entre Paris et l’Espagne. La gare Bordeaux-Saint-Jean est desservie par de nombreux TGV en provenance ou à destination de Paris-Montparnasse, Toulouse-Matabiau, Lille-Flandres, Strasbourg-Ville, Arcachonetc. ainsi que des trains Intercités de ou vers Nantes, Marseille-Saint-Charles et Paris-Austerlitz. Depuis le 2 juillet 2017, un trajet entre Bordeaux et Paris-Montparnasse, pour le temps de parcours le plus rapide, est de h 4. La fréquentation a été multipliée par deux selon la SNCF[17]. Les chemins de fer font leur apparition en 1841 à Bordeaux avec l'ouverture de la ligne entre Bordeaux et la Teste par la Compagnie du chemin de fer de Bordeaux à La Teste. La première gare de Bordeaux (Bordeaux-Ségur) est alors inaugurée. Cette gare fut remplacée par une caserne et se situait au niveau de l'actuelle rue de Pessac.

En 1852, la Compagnie du Paris-Orléans ouvre la ligne entre Bordeaux et Angoulême permettant la liaison entre Bordeaux et Paris. Les trains partent alors de la gare de Bordeaux-Orléans (Bordeaux-Bastide), ouverte rive droite. En 1853, la Compagnie de chemin de fer de Bordeaux à La Teste est reprise par Compagnie des chemins de fer du Midi. En 1855, la gare de Bordeaux-Ségur est supprimée et remplacée par la gare Bordeaux-Saint-Jean. On a alors deux réseaux principaux avec deux gares principales appartenant[17] à deux compagnies différentes. Cette situation s'explique par l'absence de pont ferroviaire permettant de traverser la Garonne. Les voyageurs partant de Paris et souhaitant se rendre vers le sud de l'Aquitaine devaient donc descendre à la gare de Bordeaux-Orléans, traverser la Garonne et reprendre le train à la gare Saint-Jean. Une passerelle de liaison est construite entre les deux gares en 1860 par Gustave Eiffel et Paul Régnauld. La gare d'Orléans reste cependant la tête de ligne de la Compagnie du Paris-Orléans (vers Clermont-Ferrand, Lyon, Paris).

La gare de Bordeaux-Saint-Jean est construite à partir de 1855 sous le nom de gare du Midi[18]. La fusion en 1934 entre la Compagnie du Midi et la Compagnie du Paris-Orléans entraîne la fin définitive de la gare de Bordeaux-Bastide. Le bâtiment qui occupait la gare de Bastide-Orléans a été reconverti en cinéma[19].

Bordeaux possède également une autre gare desservie par les trains régionaux, sur la ligne de ceinture de Bordeaux : Caudéran-Mérignac, située juste entre le quartier de Caudéran et la ville de Mérignac.

Bordeaux possédait également une troisième gare : la gare de Bordeaux-Benauge, mais elle a été récemment détruite pour l'aménagement des voies ferrées (passage de 2 à 4 voies entre la gare Saint-Jean et la bifurcation de Cenon). Cela a entraîné la réouverture de la gare de Cenon qui est directement desservie par la ligne A du tramway. Cette gare permet d'assurer une correspondance directe TER / tram.

La gare de Ravezies (qui a remplacé la gare Saint-Louis), située dans les quartiers nord de Bordeaux, à proximité des cités du Grand-Parc et des Aubiers et du lac de Bordeaux, est définitivement fermée depuis 2012, pour permettre l'extension de la ligne C du tramway jusqu'à Blanquefort (projet initialement appelé « tram-train du Médoc ») qui a été mise en service le 17 décembre 2016.

Le réseau ferroviaire bordelais tendait à une saturation, due essentiellement au bouchon ferroviaire de Bordeaux. Un second pont ferroviaire de quatre voies sur la Garonne a été construit à moins de 10 mètres de la passerelle Eiffel de deux voies (qui date de 1860) et mis en service en pour faire sauter ce bouchon et préparer l'arrivée de la ligne TGV à grande vitesse à Bordeaux en 2017[20].

Voies cyclables[modifier | modifier le code]

Article détaillé : VCUB.

La ville possède un réseau qui dépasse les 200 km de pistes et bandes cyclables. Tous les ponts sur la Garonne (dont ceux de la rocade) en sont munis. Selon le « Copenhagenize index 2013 », Bordeaux est la quatrième ville du monde la plus « amicale » pour les déplacements à vélo.

Une journée sans voiture, « Dimanche à Bordeaux », se déroule chaque premier dimanche du mois dans le centre-ville[21]. Dès , la mairie de Bordeaux a mis gratuitement à la disposition des Bordelais plus de 4 500 vélos[22].

Un système de vélos en libre-service (VCub) est mis en place sur l'ensemble de Bordeaux Métropole. Le service est composé de 1700 vélos répartis dans 175 stations (toutes équipées d'un lecteur de carte bancaire) : 99 sont situées à Bordeaux (environ tous les 300 à 500 mètres) et 40 sont disséminés sur l'ensemble du territoire de la Communauté urbaine de Bordeaux.

L’emplacement des stations a été choisi pour optimiser l'intermodalité : 9 stations sur 10 sont en effet à proximité d’une station tram, de lignes de bus ou d’une gare. Chaque station comporte une borne d’information interactive et 12 à 41 bornettes : la plus petite station est située Quai de Paludate, les plus grandes se trouvent à la Victoire, à Stalingrad, à Peixotto ou au Forum à Talence.

Depuis 2019, le service Vcub propose désormais des vélos électriques en libre service.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Quartiers de Bordeaux.
Carte de Bordeaux.

L’agglomération bordelaise s’est développée à un rythme rapide, du fait d’un fort étalement urbain principalement vers l'ouest. Cet étalement est notamment lié au fait que les habitations de l’agglomération bordelaise excèdent rarement deux, voire trois niveaux, y compris dans les faubourgs proches du centre-ville.

La ville de Bordeaux est divisée en huit quartiers administratifs[23] avec un maire adjoint et un conseil de quartier. Ceci permet un meilleur lien entre les Bordelais et leurs élus ainsi qu'un traitement plus efficace des problèmes locaux.

Ces huit quartiers[24] sont les suivants :

Centre Ville[modifier | modifier le code]

La Basilique Saint Michel et sa flèche dans le quartier des Capucins

La vieille ville de Bordeaux est la partie située à l'intérieur des anciens murs de la ville, qui correspondent aujourd'hui aux cours de Verdun, Clemenceau, place Gambetta, cours d'Albret, cours Aristide-Briand, place de la Victoire, et cours de la Marne. À l'est, la vieille ville est délimitée par la Garonne. Au Moyen Âge, deux portes permettaient l'entrée dans la ville : la Porte Cailhau, la Porte Saint-Éloi, dite de la Grosse Cloche.

Au XVIIIe siècle, l'intendant Tourny décide de ceinturer la ville avec des chemins de promenade plantés d'arbres et ponctués de places ornées de plusieurs portes : la porte Dijeaux (1753), la porte d'Aquitaine (1754), la porte de Bourgogne (1755) et la porte de la Monnaie (1759). Par la suite, Georges Eugène Haussmann, sous-préfet de la Gironde s'inspirera largement du travail de Tourny pour sa transformation de Paris.

Tourny aménage également la face est de la ville, tournée vers le fleuve. L'objectif étant de donner une bonne impression aux voyageurs arrivant du fleuve, la place Royale, future place de la Bourse, est inaugurée en 1755 et la façade des quais est formée sur près de 1,2 km, par un ensemble de maisons uniformes. Enfin, Tourny créé des places (dauphine, saint-Julien), des promenades publiques (Allées de Tourny) et un jardin public afin d'ouvrir la ville aux habitants. On trouve deux grands axes qui traversent la partie historique de la ville : la rue Sainte-Catherine qui coupe la ville du nord au sud et le cours Victor-Hugo, prolongé par le pont de pierre qui coupe la vieille ville d'ouest en est.

La rue Sainte-Catherine, rue piétonnière de près de 1 300 mètres, relie la place de la Comédie (Grand Théâtre) et la place de la Victoire, où se situent encore des vieux bâtiments de l'université. La rue Sainte-Catherine et les quartiers situés à l'ouest de cette rue sont très commerçants. À l'est de la rue, jusqu'aux quais, se situent des quartiers de logements.

La partie sud-ouest de la vieille ville (autour de la place de la Victoire) se caractérise par la présence de nombreux étudiants. Le quartier est en effet proche d'une partie de l'université de Bordeaux. Il est aussi bien desservi par les transports en commun en direction du domaine universitaire (notamment la ligne B du tramway). Ce secteur accueille le plus grand monument touristique de la ville, la Basilique Saint-Michel dans le quartier des Capucins connu pour son marché rassemblant la majorité des producteurs de Gironde[25].

Depuis , la majorité de la ville, le port de la Lune, a été inscrite par le Comité du patrimoine mondial, désigné par l'assemblée générale de l’UNESCO, sur la Liste du patrimoine mondial[26].

Jardin Public - Chartrons - Grand Parc[modifier | modifier le code]

Vue de la Basilique St Michel depuis les Chartrons

Le quartier des Chartrons doit soit nom au couvent des Chartreux fondé en 1381, lors de la guerre de Cent Ans par des chartreux du Périgord venus se réfugier dans ce quartier marécageux. L’intendant Tourny, a relié les Chartrons à la ville par une promenade (l'actuel cours Xavier-Arnozan), et une grande allée (l'actuel cours de Verdun), et a fait construire de somptueuses demeures de style Louis XV et de style Louis XVI, par les frères Laclotte, ainsi que le jardin public. La rénovation actuelle des quais du quartier des Chartrons et l'arrivée du tramway B dans ce quartier ont entraîné une augmentation importante du prix de l'immobilier.

Le quartier Saint-Seurin, du nom de la basilique Saint-Seurin, est situé au nord-ouest et construit autour du palais Gallien ; c'est un lieu d'habitation aisé. Ce quartier et le quartier des Chartrons accueillent de nombreux consulats.

Le quartier du Grand Parc, au nord du quartier Saint-Seurin, et un nouveau quartier composé de plus ensembles immobiliers. Bien relié à l’hypercentre, bien desservi par les transports en commun avec la ligne C du tramway, ce quartier est ainsi proche des services urbains de l'hypercentre de Bordeaux. Le quartier bénéficie de la salle des fêtes du Grand Parc qui est un haut lieu de la scène bordelaise. Fermée durant plus de vingt ans, après réhabilitation à l'identique, elle a rouvert en juin 2018.

La Bastide[modifier | modifier le code]

Basilique St Michel vue de la Bastide

La rive droite de la ville s'est longtemps développée loin du regard des urbanistes de la rive gauche, et de manière plus anarchique. Les quartiers de La Bastide et de la Benauge qui composent cette partie de la ville accueillaient une population ouvrière occupée dans les nombreuses industries créées à la fin du XIXe siècle, moteur économique du rattachement de cet ancien quartier de Cenon à Bordeaux en 1865, et qui ont laissé place, après la crise des années 1970, aux friches industrielles polluées et à une population active sans emploi.

Bordeaux Sud - Euratlantique[modifier | modifier le code]

Saint-Michel est un quartier du centre ancien de Bordeaux construit autour de l'imposante basilique de style gothique du même nom. Le clocher de cet édifice, communément appelé la flèche, est par ailleurs le monument emblématique du quartier. Saint-Michel est situé sur une hauteur que borde, au sud, les paluds formés par les esteys de l'Eau Bourde, à l'est, la Garonne et au nord, les berges du Peugue (affluent canalisé de la Garonne) avant que celui-ci ne se jette dans le fleuve.

Par rapport aux aménagements contemporains, Saint-Michel se situe au sud du cours Victor Hugo, entre la Porte de Bourgogne, le lycée Montaigne, le marché des Capucins et la porte de la Monnaie. Le quartier est inscrit dans le secteur sauvegardé du patrimoine mondial de l'Unesco.

Le Quartier Saint-Jean Belcier est un quartier de Bordeaux qui fait l'objet d'un projet d'urbanisation[27] dans le cadre de l'opération d'intérêt national Bordeaux-Euratlantique, ce qui donne lieu à plusieurs aménagements comme la MECA (Maison de l'économie créative et de la culture) ou le pont Simone-Veil.

Le futur quartier Bordeaux-Euratlantique caractérisé comme une Opération d'Intérêt National par l’État s'étend sur près de 738 hectares (386 sont sur la ville de Bordeaux), il s'agit dès lors du plus grand projet urbain de France. Sa délimitation, arrêtée en 2010 par décret ministériel, correspond à la zone de redynamisation et d’influence démographique induite par l’arrivée de la LGV Sud Atlantique inauguré en juillet 2017 avec la rénovation de la Gare Saint Jean. Cette opération d'aménagement qui doit faire émerger un nouveau quartier d'affaire au cœur de Bordeaux à l'horizon 2030[28]. Ce programme d'aménagement s’inscrit dans l'ambition de Bordeaux 2030 qui permettra à la ville de Bordeaux d'être une véritable métropole Européenne avec plusieurs grands équipements comme l'Arkéa Arena[29].

Bordeaux Maritime[modifier | modifier le code]

Sur la rive gauche, au nord de la ville se situent les quartiers de Bordeaux-Lac et de Bacalan. La construction du quartier de Bordeaux-Lac fut entreprise par la municipalité dirigée par Jacques Chaban-Delmas, après l'assèchement de marais et la création d'un lac artificiel. Ce quartier, dessiné par l'architecte-urbaniste Xavier Arsène-Henry, accueille des tours de logements, quelques bureaux et des centres commerciaux. Le parc des expositions de Bordeaux y a aussi été construit.

Le quartier de Bacalan accueille le port de plaisance de Bordeaux au sein des bassins à flot (construits avec du granite rose de l'Aber-Ildut[30]) et de l'ancienne zone portuaire de Bordeaux. Là aussi, l'arrivée du tramway et la restructuration du quartier et des anciens hangars concourent à le modifier en profondeur notamment par l'arrivée de la Cité du Vin[31]. De plus, le Grand port maritime de Bordeaux contribue au dynamisme économique du quartier à travers l'implantation de 70 000 m2 dédiés aux commerces, au tertiaire et au nautisme. Enfin, le port de plaisance de Bordeaux a été repensé et développé avec la mise en place de 9 pontons pour accueillir plus de 300 bateaux, voiliers et yacht[32],[33],[34].

Caudéran[modifier | modifier le code]

Préfecture de Gironde, Mériadeck

À l'ouest se situe Caudéran. Le nom viendrait du gascon Coy (chauve). Caudéran fut au début du Xe siècle, le surnom héréditaire d'une branche illustre de la famille Duvigneau du domaine de Certes (XVIe siècle) du bassin d'Arcachon[35].

Cette ancienne commune de l'agglomération a fusionné avec Bordeaux en 1965 et constitue maintenant l'un des quartiers de la ville. Cette ancienne banlieue « chic » de Bordeaux est un des quartiers les plus calmes et aisés de la ville. Sa fusion a permis l'extension de Bordeaux vers l'ouest.

La cité administrative et le Parc bordelais, un des principaux espaces verts de la ville, se situent dans ce quartier.

Nansouty - Saint-Genès[modifier | modifier le code]

Au sud-ouest, le quartier Saint-Genès abrite une population aisée, voire bourgeoise. Enfin, au sud (Nansouty, Barrière de Toulouse, Saint-Jean, Belcier…) accueillent une population aux revenus plus modestes. La présence de zones industrielles sur les secteurs gare Saint Jean et Belcier avec de nombreuses voies ferrées de la SNCF sont au cœur du projet Euratlantique et subissent de nombreuses transformations avec notamment la création de nouveaux équipements tandis que de nouveaux quartiers (Armagnac, Brienne, Amédée-Saint-Germain/Les Citernes...) diminuent leur aspect périphérique ; alors que « Nansouty » et « Saint-Genès » avec une forte densité scolaire (laïque et religieux) et un axe routier (cours de la Somme) direct entre les boulevards et la place de la Victoire gardent un cachet qui rend leurs échoppes très prisées. D'une manière générale, que ce soit dans la vieille ville ou dans les anciens faubourgs, la partie sud de Bordeaux accueille une population plus « populaire » que celle des quartiers nord (liés aux commerces et négoce).

Le tunnel de barrière Saint-Genès, sur les boulevards, est inauguré le 12 janvier 1976 en présence de Chaban Delmas.

Saint-Augustin - Tauzin - Alphonse Dupeux[modifier | modifier le code]

Au sud-ouest de la ville, Saint-Augustin accueille une population de la classe moyenne supérieure. On y trouve le stade Chaban-Delmas et le complexe sportif du parc Lescure, l'hôpital Pellegrin (CHU de Bordeaux) et la faculté de médecine (université de Bordeaux). Ce quartier peut-être comparé à un village avec sa place principale, son église, ses commerçants de proximité, sa mairie de quartier (rénovée en 2013), son école Flornoy, son collège Émile-Combes…

Projets urbains du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le maire Adrien Marquet imprime à la ville ouvrière une politique de transformation sociale en construisant ou en modernisant les équipements. Ainsi la municipalité de Bordeaux adopte en 1930 un important programme d'urbanisme appelé Plan Marquet qui permet le développement de la cité en utilisant un vocabulaire architectural commun. La ville est alors créditée d'équipements publics d'une architecture Art-déco[36].

En 1947, Jacques Chaban-Delmas, général de la Résistance, devient maire. Il industrialise la ville, et lance de nombreux programmes immobiliers et de modernisation.

Projets urbains du XXIe siècle[modifier | modifier le code]

En arrivant à la mairie de Bordeaux en 1995, Alain Juppé lance le premier Projet Urbain de Bordeaux de 1995 à 2005. Il concerne essentiellement l'aménagement des quais et la (re-)création d'un réseau de tramways. À la fin de ce plan, et à la suite de l'annonce de la Ligne LGV, un second Projet pour 2005-2030 est créé en 2009 sous le nom « 2030 : vers le Grand Bordeaux », toujours orienté sur les transformations physiques. En 2011, les aspects sociaux et environnementaux liés au développement durable sont abordés dans un volet « Habiter Bordeaux ». À la suite des élections municipales de 2014, un troisième Projet Urbain unifié (intégrant les projets physiques et le développement durable) est lancé : « Bordeaux 2030 ».

Depuis le début des années 2000, « la belle endormie » s'éveille donc au rythme des chantiers de renouvellement du centre-ville, profondément transformé depuis le retour du tramway[40].

Par un décret du , l'État a décidé la création d'une opération d'intérêt national pour l'aménagement global des espaces situés autour de la gare Saint-Jean. Le projet est baptisé Bordeaux-Euratlantique. Il se développera sur une surface de 738 ha répartis sur Bordeaux avec 386 ha, Bègles avec 217 ha et Floirac avec 135 ha. L'objectif, à l'horizon 2030, est de créer un centre d'affaires au rayonnement international dans ces nouveaux quartiers. Il est prévu la construction de 2 millions de mètres carrés de surface, répartis entre 15 000 logements et 500 000 m2 de bureaux ; des commerces et des équipements publics viendront compléter ces aménagements[41].

Logement[modifier | modifier le code]

La ville de Bordeaux comptait 147 361 logements en 2007, selon l'INSEE[45] dont 90,6 % de résidences principales, 1,9 % de résidences secondaires et 7,4 % de logements vacants. De plus, 31 % des bordelais sont propriétaires de leur logement.

En 2016, la métropole a vu son nombre de logmeent augmenté grâce aux nombreuses opérations immobilières et au développement de la ville. Ainsi, Bordeaux comptait 154 963 logements, selon l'INSEE[46] dont 88,5 % de résidences principales, 4,6 % de résidences secondaires et 6,9 % de logements vacants. De plus, 31,9 % des bordelais sont propriétaires de leur logement.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la ville en occitan gascon est Bordèu, ce qui a été francisé en Bourdeaux puis Bordeaux (cf. ci-dessous). Étant donné sa situation de port antique, de nombreuses autres langues de la côte atlantique possèdent des noms distincts pour la ville : Bourdel en breton, Bordele en basque, Burdeos en espagnol, Bordeos en galicien, et Bordéus en portugais.

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté pour la première fois sous la forme Burdigala au Ier siècle[47]. Ensuite le toponyme est mentionné sous diverses formes au Moyen Âge, Burdegale, certaines monnaies anciennes portent aussi les noms de Burdeghla et Burdiale. Une forme en langue d'oc (gascon) Bordelh apparaît dans le troisième couplet du sirventès de Bertran de Born D'un sirventes no m qual far longo ganda (« Sai de Bordelh, ni dels Cascos part landa »), et la forme latine Burdellum, dans une lettre de 1147 à l'abbé Suger. Les premières formes gasconnes sont Bordeu, attesté en 1280[47], et Bordel. Au XIXe siècle, Luchaire indique que le paysan gascon prononçait aussi Burdéu[48] devenant sous sa forme moderne Bordèu[49]. La forme française de Bordeaux représente une francisation du gascon Bordèu en Bourdeaux ou Bordeaux par analogie avec l'ancien pluriel de Bordel « petite maison » et qui explique bien en revanche les autres noms de lieux du type Bordeaux, Bourdeaux[50].

Au cours de la période de la Convention nationale (1792-1795), la commune porte le nom révolutionnaire de « Commune-Franklin »[51],[52].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Par le passé, plusieurs étymologies fantaisistes ont été proposées pour l'antique Burdigala, comme Burgos Gallos (le bourg gaulois) par Isidore de Séville[53] ou, en 1695, dans le Mercure de France « la bourde et la jalle ». Dans ses Recherches sur la ville de Bordeaux, l'abbé Baurein se basait sur les racines celtiques burg (la ville) et cal (le port)[54], à savoir * burg et * cal, avec astérisques car ces termes ne sont pas directement attestés dans les langues celtiques, ni sous cette forme, ni avec ce sens. En outre * Burg-i-cal-a peut difficilement expliquer phonétiquement le nom antique de Bordeaux, à savoir Burdigala, à moins de supposer une altération, non démontrée par les formes anciennes.

Le nom de Burdigala peut s'analyser sur la base de deux éléments, à savoir deux racines aquitaniennes (ou aquitaniques) *burd- et *gala signifiant respectivement « boueux » et « crique ». *Burd- serait la variante d'un pré-latin *bard- qui est aussi à l'origine du nom du village basque de Bardos. *Gala est issu d'un pré-latin *cal- traduit par « abri, crique » et dont dérive le mot « calanque[55] ». Ainsi, selon Michel Morvan, la signification primitive de Burdigala devrait être « crique ou abri dans les marais[55] ».

Les habitants sont appelés les Bordelais et Bordelaises[56].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Fondation de la cité Bordelaise[modifier | modifier le code]

Des recherches en archéologie indiquent que la fondation de Bordeaux remonte au moins au VIe siècle av. J.-C.[57]. En effet, une première agglomération a été décelée dès cette époque au bord de la Garonne sur la rive gauche de la Devèze.

Burdigala est fondée au Ier siècle av. J.-C. par les Bituriges Vivisques (littéralement « Bituriges déplacés »), peuple gaulois de la région de Bourges qui contrôlait, depuis le port intérieur, le trafic de l'étain amené d'Armorique et de Bretagne (Grande-Bretagne, Cornouailles). Cette position de ville à dimension européenne sera confirmée par la République Romaine. Pendant la guerre des Gaules, un lieutenant de Jules César, Publius Crassus, est accueilli à Burdigala en 56 av. J.-C..

Une hypothèse avance que la région aurait dépendu au Ier siècle av. J.-C. de la tribu des Santons qui l'auraient accordée aux Helvètes lors de leur projet de migration. Cette migration fut le prétexte de la Guerre des Gaules.

L'autorité romaine l'aurait donnée ensuite comme chef-lieu aux Bituriges Vivisques, fraction des Bituriges[N 1], qui se seraient donc installés sur le site[58] après la conquête de César. L'autre hypothèse avancée est l'installation au IIIe siècle avant Jésus-Christ d'un groupe de la puissante tribu gauloise des Bituriges venus contrôler le commerce de l'étain[59]. On est alors au IIIe siècle av. J.-C. ; Burdigala[N 2],[N 3] en latin.

Les Archives de Bordeaux Métropole permettent au public de se plonger dans la mémoire historique de Bordeaux et de l'Aquitaine, sous des aspects très variés.

Burdigala la Romaine (IIe siècle - Ve siècle)[modifier | modifier le code]

Bordeaux dans l'Antiquité par Pierre Lacour.

Bordeaux par son comptoir de commerce, contrôle les routes de l'étain et du plomb entre les ports gaulois de la Loire et la République romaine. Elle est érigée en civitas administrée par un collège de magistrats. Burdigala se développe et finit par devenir une des villes les plus opulentes de la Gaule.

En 52 av. J.-C., le cardo et le decumanus (aujourd'hui rue Sainte-Catherine et rues Porte Dijeaux et Saint Rémy) sont tracés de long de l'îlot Saint-Christoly[60] qui englobe l'espace situé entre les rivières Devèze et Peugue et la Place Pey-Berland[61]. On construisit aussi des aqueducs, des temples, un amphithéâtre et une curie. La ville devient le chef-lieu de la civitas des Vivisques, administrée par un collège de magistrats, avec le statut de cité pérégrine stipendiaire, le moins avantageux dans l'Empire romain. Sous l'Empire romain, Burdigala se développe et devient une des villes les plus opulentes de la Gaule. Les premiers plants de vigne à l'origine du vignoble bordelais sont implantés entre 40 et 60 sur les coteaux nord de la rive gauche de la Garonne.

En 56 av. J.-C., est accueilli à Bordeaux le lieutenant de César, Publius Crassus et, en 52 av. J.-C., Bordeaux se développe sous le mode du premier urbanisme romain. Ils plantent des vignes sur les bords de la Garonne et introduisent un plant ou des plants de vigne provenant du piémont Basco-pyreneen, bien adaptés au climat local, la « biturica ». Entre 40 et 60 sont implantés sur les coteaux nord de la rive gauche les premiers plants de vigne à l'origine du vignoble bordelais. Il semble que sous Vespasien elle passe du rang de cité pérégrine stipendiaire à celui de municipe de droit latin.

En 70, l'empereur Vespasien en fait la capitale administrative de la province romaine d’Aquitaine (des Pyrénées à la Loire) à la place de Mediolanum Santonum (Saintes). Il semble que sous le règne de cet empereur, la ville ait reçu le statut de municipe de droit latin[62]. La ville est particulièrement prospère sous la dynastie des Sévères (193-235). Elle englobe alors le mont Judaïque (actuel quartier Saint-Seurin). De cet âge d'or datent des monuments illustres dont le forum avec les Piliers de Tutelle et le Palais Gallien (amphithéâtre pouvant contenir 15 000 personnes sur ses gradins en bois).

Burdigala par son statut impérial d'« emporium » du monde romain, la ville devient l'un des plus grands comptoirs commerciaux de l'Empire attirant les navires de commerce grecs, bretons, ibères et celtes. L’étain, la céramique grecque, le cuivre d’Espagne, ou encore le blé et les produits méditerranéens constitue la matière principale du commerce du début du millénaire. Néanmoins le vin devient rapidement à être produit sur place après l’adaptation d’un cépage importé d’Albanie, la « biturica ».

Dans la perspective de répondre au trafic grandissant, un port intérieur est établi : le bassin Navigère. L'attractivité de la ville l'amène à s'étendre vers les plateaux de Saint-Michel, de Sainte-Eulalie et de Saint-Seurin afin d'accueillir une population de 20 000 habitants. Ainsi de « civitas stipendaria » (cité soumise à l’impôt), elle devient, au IIe siècle, un « municipe » (cité dont les habitants jouissent de certains droits de la citoyenneté romaine). Cette prospérité amènenant de nombreuses invasions barbares, les légions romaines décident d'ériger des remparts de neuf mètres de hauteur entre 278 et 290, utilisant les pierres d’anciens monuments, ils réduisent l'espace de la ville d'une trentaine d’hectares. Après les invasions, Burdigala accueille 15 000 habitants. Ces nombreuses guerres donneront lieu à la création d’un empire gaulois sécessionniste en 260. Lors de la même année Tetricus, gouverneur de Burdigala, prend le pouvoir de la Gaule. Il est consacré dans sa cité en 270 et se maintient au pouvoir jusqu’au retour de la Gaule dans l'Empire Romain en 274[63].

L'Empire Romain a compris l'époque le potentiel inépuissable que la Garonne offrait à la capitale régionale. Ce « castrum » voit le jour en 310. Il est percé de quatre portes, dont l’une, la « porta Navigera », permet aux bateaux d'accéder à la Garonne. Ausone, fils de l'empereur Valentinien, écrit à l'époque que « L'enceinte carrée de ses murailles élève si haut ses tours superbes que leur sommet aérien perce les nues. On admire au dedans les rues qui se croisent, l'alignement des maisons et la largeur des places fidèles à leur nom ; puis les portes qui répondent en droite ligne aux carrefours ». Rhéteur (professeur de rhétorique) à l’université de Burdigala, fondée en 286. Le rayonnement de cette institution moderne attire les savants du nord de l'Europe jusqu'à Athènes en passant par Syracuse (actuelle Sicile)[64].

Du Moyen Âge à la Renaissance (Ve siècle - XIVe siècle)[modifier | modifier le code]

La fin de l'Empire Romain (Ve siècle - Xe siècle)[modifier | modifier le code]

La position de Bordeaux, au carrefour entre les itinéraires commerciaux terrestres et fluviaux au cœur d'une riche région viticole, en a fait une des principales villes de France au cours du 1er millénaire}, avec des palais royaux, de riches abbayes et une cathédrale ; au cours du XIIe siècle, Bordeaux est devenue un des premiers centres en Europe pour l'enseignement et le commerce international.

Au Ve siècle, Bordeaux fut prise par les Wisigoths, et peu après par les Francs. Au plus tard après la division de la partie du royaume de Charibert Ier de Paris, en 567, Bordeaux appartenait à la Neustrie. Après le mariage du roi neustrien Chilperic Ier, la ville, ainsi que Cahors, Limoges, Béarn et Bigorre, furent cependant offerts en guise de dot à son épouse Gailswintha. Ces cinq villes étaient situées stratégiquement dans la région du beau-père Athanagild, le roi des Wisigoths. Après que Chilperic eut ordonné l'assassinat de sa femme, cet héritage est passé au royaume d'Austrasie, selon un règlement d'un Malberg convoqué par Guntram, roi de Bourgogne. Finalement, en 573, Chilperich, avec son fils Chlodwig en tant que commandant de l'armée, tente de reprendre les villes. Bien que la conquête de Bordeaux ait réussi à court terme, cependant, les troupes de Clovis furent de nouveau expulsées un mois plus tard par le margrave Austrasien Sigulf[65].

Le Moyen Âge central (XIe siècle - XIVe siècle)[modifier | modifier le code]

Les remparts du XIIIe siècle.

À la fin du IXe siècle, la ville est pillée par les « Normands » : une bande menée par le chef viking Hasting[66] met le siège fin 847. Le roi d’Aquitaine Pépin II ne fait rien pour aider la ville, et c’est son neveu, roi de Francie occidentale, Charles le Chauve qui détruit une flottille de neuf drakkars sur la Dordogne, mais ne peut faire lever le siège. Bordeaux est prise en février 848.

L'épisode vaut à Pépin d'être déposé en juin 848 par les Grands d’Aquitaine, qui reconnaissent alors l'autorité directe de Charles le Chauve[66]. En 855, Bordeaux sera pillée pour la seconde fois par les Vikings[67].

Au XIIe siècle, Bordeaux s’agrandit et de nouvelles enceintes sont édifiées : en 1227 au sud, pour protéger les quartiers neufs (rue Neuve, la Rousselle...) ; en 1327, pour intégrer les nouveaux faubourgs (Sainte-Croix, Sainte-Eulalie, Saint-Michel).

Au cours du XIIIe siècle, Bordeaux redevient prospère grâce au commerce du vin avec l’Angleterre. La cathédrale Saint-André et la Grosse cloche sont construites.

En 1453, à la suite de la bataille de Castillon, la ville redevient une possession française, et la guerre de Cent Ans s'achève. Mais la ville n’apprécie guère la tutelle du roi de France.

Charles VII décide en 1459 de faire de Bordeaux, restée assez anglophile, une ville royale et d’y faire édifier plusieurs forteresses pour dissuader les Bordelais de se révolter contre la monarchie : le fort Louis au sud, le fort du Hâ pour défendre la ville des attaques venant du sud et de l’ouest, et le château Trompette pour la protéger du côté de la Garonne. Le commerce du vin avec l’Angleterre s’arrête et le port maritime de Bordeaux repositionne ses relations commerciales avec les autres ports de l'Europe.

En 1462, le roi Louis XI rend ses libertés à la ville en lui donnant un parlement. Après avoir établi la paix en 1475, il choisit Bordeaux, notamment son port, pour le commerce avec les marchands anglais[68].

De la Renaissance au siècle des Lumières (XIVe siècle - XVIIIe siècle)[modifier | modifier le code]

Au XVe et au XVIIe siècle : agitations et lente intégration au royaume de France[modifier | modifier le code]

Plan de Bordeaux et de ses environs, par Hippolyte Matis (1716-1717).

Le début de la période moderne coïncide pour la ville de Bordeaux au basculement de la domination anglaise vers la domination française (1453). C'est une époque de profonds bouleversements dans tous les domaines :

  • dans le domaine politique, les larges libertés obtenues par la municipalité lors de la période anglaise sont confrontées à la mise en place d'un État puissant dans le royaume de France ;
  • dans le domaine économique, les relations privilégiées avec l'Angleterre, notamment dans la vente du vin, sont fragilisées ;
  • dans le domaine culturel, la ville participe aux évolutions de la Renaissance avec le développement de l'humanisme (illustré par Montaigne et La Boétie) et la division du christianisme (importance des guerres de religion dans le sud-ouest de la France).
Prospectus des chocolateries Rophé XVIIIe et XIXe siècles.

Cela explique l'agitation que connaît la cité bordelaise durant les deux premiers siècles de la période moderne. En 1548, une grande révolte oppose les Bordelais au pouvoir royal. À la suite de la jacquerie des pitauds, la population se révolte contre la fiscalité (impôts des cinquante mille hommes de pied) et pour les libertés publiques. Les insurgés encerclent le 21 août le fort du Hâ et le château Trompette. Ils massacrent le gouverneur du roi Tristan de Moneins et vingt officiers des gabelles. Le roi Henri II ordonne au connétable Anne de Montmorency une répression exemplaire. La cité perd ses privilèges. Elle est désarmée, verse une amende et son parlement est suspendu. En ville, 140 personnes sont condamnées à mort[réf. nécessaire]. La répression s’étend ensuite dans les campagnes alentour où l’on pend les meneurs. Néanmoins, en 1549, Henri II amnistie la cité. Ces événements ont inspiré à Étienne de la Boétie son Discours de la servitude volontaire[réf. nécessaire].

Quinze ans plus tard, la ville est touchée par les guerres de religion. En 1562, Duras, capitaine protestant, échoue à prendre le château Trompette, avant d’être battu dans le Périgord par Monluc. Charles IX entre dans la ville le 9 avril 1565 lors de son tour de France royal (1564-1566), accompagné de la Cour et des Grands du royaume : son frère le duc d’Anjou, Henri de Navarre, les cardinaux de Bourbon et de Lorraine[69]. Ce voyage est entrepris pour tenter de reprendre en main un royaume miné par les conflits confessionnels. Les protestants ont été éliminés de la ville, et un syndicat ou ligue de bourgeois se met en place dès 1563 pour conserver la religion catholique. Le massacre de la Saint-Barthélemy (24 août 1572 à Paris) se répète à Bordeaux le 3 octobre, où les protestants sont exterminés, le Parlement ayant planifié les opérations et les massacreurs étant excités par les prêches des prêtres catholiques. Le lieutenant du roi tente d’empêcher les tueries, mais le maire laisse lui aussi faire, le bilan s'élève à 200 ou 300 morts[70]. En 1585, Montaigne est élu maire de Bordeaux par les Jurats. La ville s'apaise et trouve une nouvelle source de profit dans le commerce du pastel de Garonne.

Pendant les luttes de la Fronde (1648-1653) entre la noblesse française et le roi, les bourgeois bordelais forment l'Assemblée de l'Ormée. Ce n'est qu'en août 1653 que Bordeaux est soumise par les armes et que le jeune Louis XIV y fait une entrée solennelle. En 1675, les parlementaires laissent se développer la révolte du papier timbré, provoquée par une hausse des impôts. Le Parlement est exilé plusieurs années dans le Gers, à Condom, et la ville doit loger à ses frais plusieurs régiments. Alors que la fonction de commissaire de police est supprimée après cette révolte, progressivement, une « police de proximité » se met en place, comme à Paris et à Toulouse[71]. En effet, depuis le XVIe siècle à Bordeaux, les jurats ont créé la fonction de « dixainier », chargés de dénoncer au Jurat les contraventions aux ordonnances de police (« pour le nettoiement des rues, le port d'armes, et tardivement la déclaration des étrangers » à la ville[72]). Depuis une ordonnance royale du 5 mai 1674, les dixainiers doivent veiller à ce que les habitants et hôteliers déclarent bien au Jurat les étrangers qu'ils hébergent[72].

Du siècle des Lumières à l’époque Napoléonienne[modifier | modifier le code]

Vue du port de la Lune depuis le château Trompette, XVIIIe siècle.
Vue du Port depuis la place des Quinconces, XIXe siècle.

Bordeaux connaît son second apogée du milieu du XVIIe siècle jusqu'à la Révolution française. Cette prospérité provient à nouveau de son port, qui va devenir le premier port du royaume. Ainsi, la ville compte 40 000 habitants en 1700, ce qui en fait l'un des centres urbains les plus importants du royaume[71].

La traite des noirs, déjà initiée par les grandes compagnies portugaises ou anglaises notamment, va se développer peu à peu en France. Au même titre que Nantes, La Rochelle, Lorient et bien d'autres, Bordeaux devient un centre négrier et permet à certaines grandes familles de négociants de s'enrichir grâce au commerce colonial en droiture. À deux reprises pendant les décennies qui suivent, les guerres interrompent l'activité négrière — et affectent plus généralement le commerce de la capitale aquitaine — : les vaisseaux ennemis se font trop menaçants pendant la guerre de Succession d'Autriche de 1744 à 1748, puis pendant la guerre de Sept Ans de 1755 à 1762. Il faut dire qu'en 1743, six des huit navires de traites qui appareillent de Bordeaux sont pris par les Anglais[73] ! Chaque fois, dès que la paix est rétablie, le trafic reprend au même rythme d'environ un départ tous les deux mois.

Progressivement, les négriers obtiennent des mesures d'encouragement d'un État soucieux de la bonne santé de ses colonies : exemptions fiscales, règlements protectionnistes, incitations financières au « troque » lointain (en Angola en 1777, sur la côte orientale d'Afrique en 1787). En 1768, le ministre Étienne-François de Choiseul récompense les Bordelais en ces termes : « Le Roi étant informé que les négociants du port de Bordeaux se livrent avec beaucoup de zèle au commerce de la Traite des Nègres, qu'il résulte des états qui lui ont été présentés que, depuis le jusqu'au 30 octobre de la même année, ils ont armé sept navires pour la côte de Guinée, qu'ils en ont actuellement six autres en armement pour le même objet ; et que si la traite était favorable, ils pourraient introduire 5 190 nègres aux colonies [...] ils jouiront de l'exemption du droit de livres par tête »[74].

De 1778 à 1783, la guerre d'Indépendance des États-Unis donne un nouveau coup de frein à cette expansion et on ne dénombre plus de départ de Bordeaux[75].

Pendant cette période de prospérité pour la ville, les archevêques, les intendants et les gouverneurs installés par le roi, embellissent la ville, assèchent les faubourgs marécageux et insalubres et aménagent les anciens remparts. Les intendants Claude Boucher et Louis-Urbain-Aubert de Tourny font, à moindre échelle, ce que fit cent ans plus tard le baron Haussmann à Paris. L'architecte André Portier construit, à la place des portes fortifiées de la vieille ville, des arcs de triomphe majestueux comme la Porte d'Aquitaine (place de la Victoire), la porte Dijeaux (place Gambetta/ Rue Porte Dijeaux), la porte de la Monnaie (quai de la Monnaie) ou encore la porte de Bourgogne (place Bir-Hakeim). La ville se dote également d'un opéra construit par Victor Louis. À la demande de Tourny, l'architecte de Louis XV, Ange-Jacques Gabriel, crée le Jardin public, voulu comme un espace vert et un haut lieu de promenade qui rencontre très vite la faveur des Bordelais.

Gabriel construit aussi la vitrine de la ville : la place de la Bourse, alors appelée place Royale, magnifique ensemble XVIIIe siècle de type versaillais, qui donne sur les quais. Elle sert dans un premier temps d'écrin à la statue équestre du roi Louis XV, érigée en 1756. Cette-dernière fut fondue d'après un modèle sculpté par Lemoyne, et les bas reliefs de son piédestal, représentant la bataille de Fontenoy et la prise de Port-Mahon furent réalisés par Francin[76]. La flèche Saint-Michel est construite. Au mois d'août 1792, le conseil général de la commune de Bordeaux décide de la destruction de la statue qui est descendue de son piédestal le 25 août puis envoyée à Rochefort et fondue pour fabriquer des canons, les bas-reliefs célébrant deux grandes victoires françaises sont cependant conservés, ils sont aujourd'hui exposés au Musée d'Aquitaine[77]. Elle est remplacée en 1869 par la fontaine des Trois Grâces, réalisée d'après des plans de Louis Visconti[78].

La ville devient une des capitales européennes des Lumières dont Montesquieu est le précurseur. La franc-maçonnerie bordelaise commence à se développer avec la création de la première loge anglaise en 1732. À la fin du XVIIIe siècle Bordeaux accueillait plus de 2 000 maçons. Bordeaux se rallie à la Révolution et devient le chef-lieu de la Gironde (1790). Un groupe politique, la Gironde, se forme. Au lendemain de l'exécution des Girondins (le ), Bordeaux se soulève contre la Commune de Paris.

Dans ce période d'abolition de l'esclavage, plusieurs personnalités Bordelaises participent au courant abolitionniste de la traite négrière et de l'esclavage. Outre Montesquieu, André-Daniel Laffon de Ladebat, fils du banquier et armateur négrier Jacques-Alexandre Laffon de Ladebat, rédige en 1788 un Discours sur la nécessité et les moyens de détruire l'esclavage dans les colonies à l’Académie des sciences de Bordeaux. Cet ouvrage sera publié et lu quelques années plus tard en séance à l'Assemblée législative et sera exploité par la Société des amis des Noirs à laquelle il sera associé[79].

Dès son arrivée à Paris, le député bordelais girondin Armand Gensonné s'inscrit à la Société des amis des Noirs, dont l'objectif est d'obtenir l'égalité entre les hommes blancs et les hommes de couleur[80]. La Convention montagnarde abolit l'esclavage le . Le 18 février, Tallien préside à Bordeaux la Fête de l'abolition pour célébrer d'événement, où les quelque deux cents Noirs habitant Bordeaux se joignent en liesse à la foule. La traite s’interrompt pour quelques années après cette loi — trêve aidée sans aucun doute par la reprise de la guerre avec l'Angleterre et sa marine toujours menaçante[81],[82].

L'époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Plan de la ville de Bordeaux en 1832.

Jusqu'à la fin de l'Empire, plusieurs lois se succèdent qui mettront progressivement fin à la pratique : suspension provisoire par Napoléon le , pendant les Cent Jours, interdiction par Louis XVIII en 1818, renforcement des mesures répressives en 1827 et 1831, et abolition finale le [83].

La décroissance effective est plus rapide à Bordeaux qu’à Nantes : les négociants comprennent vite que le métier de négrier n’est plus aussi rentable, et devient même dangereux. Leur tradition négrière est de toute façon plus récente, moins prédominante dans l’activité économique de la ville. Surtout, l'indépendance de Saint-Domingue en 1804 a eu un effet dramatique pour le commerce maritime bordelais[Note 1],[84].

Aussi lorsque le gouvernement adresse aux ports concernés le décret d’application de la loi du , le capitaine du port de Bordeaux, Bergevin, peut répondre : « Je crois à ce sujet, Monseigneur, faire observer à Votre Excellence, en l’honneur du Commerce de Bordeaux, qu’avant les décisions du gouvernement qui défendent la traite des noirs, les armateurs de cette ville avaient renoncé à cet infâme trafic et fait publier eux-mêmes cette noble détermination dans différents journaux ». Il ajoute cependant — frappé d'amnésie sélective, ou négligeant en tout cas les quelque 5 % de navires armés pour la traite au long du XVIIIe siècle : « de tout temps, Monseigneur, le commerce de Bordeaux, grand dans ses entreprises, a dédaigné la traite des noirs, pour expédier ses navires dans les mers du sud, de l’Inde et du Mexique »[85]. La traite prend fin à Bordeaux en 1826[86]. Une ultime expédition isolée — et avortée — s'élance en 1837, celle du Voltigeur[86].

Tramways, rue de la Gare, au début du XXe siècle.

Après les guerres napoléoniennes, la cité se métamorphose à la Restauration avec la démolition du château Trompette, en 1816, remplacé par l'immense place des Quinconces (1818-1827), et la construction du premier pont sur la Garonne, le pont de pierre (1810-1822). Le faubourg rive droite de la Bastide connaît en conséquence ses premiers développements. La ville s'étend vers l'ouest avec la construction d'échoppes, maisons basses caractéristiques du paysage urbain bordelais.

Bordeaux poursuit sa modernisation (création des boulevards, démolition des vieux quartiers…). Elle continue son développement sur la rive droite (quartier de la Bastide) avec la construction du Pont de pierre par l’Empereur Napoléon Ier. Construit par le même architecte que ce dernier, l’Entrepôt Lainé est l’un des derniers témoignages de l’architecture portuaire du XIXe siècle en Europe. L'hôpital Saint-André, fondé au XIVe siècle, est entièrement reconstruit en 1829[87].

Le , la première ligne de chemin de fer est ouverte entre Bordeaux et la Teste. Les trains partent alors de la première gare de Bordeaux, la gare Bordeaux-Ségur située rive gauche. En 1852, la ligne entre Bordeaux et Angoulême est ouverte permettant de relier Bordeaux à Paris. Les trains à destination de la capitale partent de la gare de Bordeaux-Orléans située rive droite. En 1855, la gare Saint-Jean est construite, ainsi que la voie ferrée de ceinture et la gare du Médoc (plus tard gare Saint-Louis puis Gare de Ravezies).

Le port, au début du XXe siècle.

En 1858, le maire Antoine Gautier inaugure le premier système d'adduction d'eau de Bordeaux. L'eau est alors captée au Taillan, puis stockée rue Paulin dans un réservoir de 22 000 m3 avant de desservir les fontaines de la ville[88]. En 1870, Léon Gambetta forme un gouvernement à Tours qui se replie à Bordeaux. Antoine Alfred Eugène Chanzy rejoint le gouvernement à Bordeaux où il prône la poursuite de la résistance. Le maire de Bordeaux Camille Cousteau inaugure en février 1900 la première ligne de tramway électrique[89].

Le maire Adrien Marquet imprimera à la ville ouvrière une politique de transformation sociale en construisant ou en modernisant les équipements. Ainsi la municipalité de Bordeaux adopte en 1930 un important programme d'urbanisme appelé Plan Marquet qui permettra le développement de la cité en utilisant un vocabulaire architectural commun. Ce plan a aussi pour objectif d'engager des grands travaux afin d'atténuer les conséquences de la crise de 1929[90]. La ville est alors créditée d'équipements publics d'une architecture Art-déco[91], comme la nouvelle Bourse du travail, la piscine Judaïque, le stade Lescure, le centre de tri postal Saint-Jean ou les abattoirs.

En 1940, pendant la Seconde Guerre mondiale, Paris étant menacée par l’avancée des armées allemandes, la ville accueille le gouvernement présidé par Paul Reynaud. Celui-ci s’installe au 17 rue Vital Carles, certains locaux de l'université sont réquisitionnés pour les différents ministères notamment le ministère de la défense. Auteur du Juste de Bordeaux, José-Alain Fralon écrit : « Philippe Pétain et Pierre Laval s'installent à la mairie, Weygand, rue Vital-Carles. De Gaulle lui, est à l'hôtel Majestic. Tout près du quai Louis-XVIII »[92].

Quelques jours plus tard, alors que le gouvernement français maintenant présidé par Philippe Pétain s’apprête à signer l'armistice, le consul du Portugal, Aristides de Sousa Mendes délivre, en neuf jours, des visas qui permettent à plus de 30 000 réfugiés de fuir l’avancée de l’armée allemande[93].

En 1947, Jacques Chaban-Delmas, général de la Résistance, devient maire. Il industrialise la ville, avec comme élément moteur le domaine aéronautique et spatial (comme à Toulouse), alors que le négoce s’effondre.

De 1960 à 1975, l'accélération de l'urbanisation (déploiement de l'habitat individuel et des échoppes et voiries correspondantes) a provoqué une consommation d'espace quasi-équivalente à celle du siècle et demi précédent (1810-1960) : plusieurs grands aménagements ont été réalisés : création du quartier du Grand Parc et du quartier du Lac; rénovation du quartier Mériadeck; réaménagement du quartier de la Bastide; délimitation d'un vaste secteur sauvegardé de 150 hectares; transfert des universités au domaine universitaire de Talence Pessac Gradignan; franchissement de la Garonne par trois nouveaux ponts (en 1965, 1967 et 1993) et ouverture d'une rocade.

Jacques Chaban-Delmas reste maire jusqu'en 1995, année où Alain Juppé lui succède à ce poste. Le nouveau maire souhaite donner à la ville un nouveau souffle. Il lance le premier Projet Urbain de Bordeaux de 1995 à 2005 qui concerne essentiellement l'aménagement des quais et la (re-)création d'un réseau de tramways.

Après 2006, Alain Juppé poursuit la rénovation de la ville, la construction de nouveaux quartiers, l'extension du tramway et lance de grands projets. Le a lieu le premier tour des élections municipales, durant lequel Alain Juppé est réélu avec 56,62 % des voix. À la suite de l'annonce de la Ligne LGV, un deuxième projet urbain est créé en 2009 sous le nom « 2030 : vers le Grand Bordeaux », toujours orienté sur les transformations physiques. En 2011, les aspects sociaux et environnementaux liés au développement durable sont abordés dans un volet « Habiter Bordeaux ». À la suite des élections municipales de 2014, un troisième Projet Urbain unifié (intégrant les projets physiques et le développement durable) est lancé : « Bordeaux 2030 ».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances et résultats politiques[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Politique à Bordeaux.

Sur le plan politique, l'ancienne « Belle endormie » a, depuis la Libération toujours largement voté à droite notamment du fait de sa sociologie, très bourgeoise. Ainsi, Jacques Chaban-Delmas, qui fut aussi Premier ministre, député de la deuxième circonscription de la Gironde, ministre à plusieurs reprises, président du conseil régional d'Aquitaine et président de l'Assemblée nationale à trois reprises a gouverné Bordeaux 48 ans, de 1947 à 1995 sous l'étiquette RPR.

Après lui, c'est un autre premier ministre et fondateur de l'UMP, Alain Juppé qui est maire de Bordeaux de 1995 à 2004 et depuis 2006. Quant à la gauche bordelaise, longtemps minoritaire, elle est aujourd'hui très présente, comme le montre la majorité des cantons et des circonscriptions législatives qu'elle détient. Par ailleurs, c'est la motion E et Ségolène Royal qui sont majoritaires au sein du Parti socialiste à Bordeaux, au vu des scores obtenus lors du congrès de Reims et de la victoire de la ségoléniste Michèle Delaunay aux législatives en 2007.

Fin du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Lors des élections municipales de 1989, les Bordelais ont largement réélu Jacques Chaban-Delmas, maire de Bordeaux depuis 1947 : le maire sortant a obtenu dès le premier tour 54,25 % contre seulement 23,03 % au socialiste François-Xavier Bordeaux. L'abstention s'est élevée à 44,48 %.

Lors du référendum visant à ratifier le traité de Maastricht, les électeurs bordelais ont largement voté pour le « oui » puisqu'il a obtenu 55,75 % contre seulement 51,06 % sur le plan national.

Dans un contexte national très favorable à l'opposition de droite, les élections législatives de 1993, l'opposition RPR-UDF a raflé neuf circonscriptions sur les onze en Gironde.

Lors de l'élection présidentielle de 1995, les électeurs bordelais ont majoritairement voté pour Lionel Jospin avec 25,45 % des voix, suivi de Jacques Chirac avec 23,19 % des voix et Édouard Balladur avec 21,26 %. Lors du second tour, c'est Jacques Chirac qui l'emporte largement à Bordeaux en totalisant sur son nom 55,95 % contre 44,05 % pour Lionel Jospin. L'abstention s'élève à 23,11 % au premier tour et 21,97 % au second tour[94].

Après l'élection présidentielle, les élections municipales de 1995 ont vu arriver le nouveau Premier ministre Alain Juppé à Bordeaux, afin de remplacer Jacques Chaban-Delmas. Juppé a été élu dès le premier tour avec 50,28 % des suffrages[95].

Suie aux élections législatives anticipées de 1997, il y eut un renversement de tendance en faveur de la gauche qui détient après les élections neuf circonscriptions sur onze, prenant sept sièges à la droite.

Début du XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Aux élections municipales de 2001, Alain Juppé et Gilles Savary se sont de nouveau affrontés. Bien que cette fois-ci il n'y eût pas de candidature PS dissidente, Gilles Savary a été écrasé par la liste RPR du maire sortant puisque Alain Juppé a remporté 50,96 % des suffrages exprimés contre seulement 19,99 % pour la liste de Gilles Savary. L'abstention s'est élevée à 45,18 %[95].

Lors de l'élection présidentielle de 2002, les Bordelais ont placé en tête Jacques Chirac avec 24,02 % contre 18,08 % pour le Premier ministre Lionel Jospin et 10,74 % pour Jean-Marie Le Pen[96]. Lors des élections législatives de 2002 qui suivirent la présidentielle, la droite remporte en Gironde six circonscriptions et devient majoritaire. Lors des élections régionales de 2004, le candidat UMP Xavier Darcos obtient au premier tour à Bordeaux 27,23 % face au président socialiste sortant Alain Rousset qui remporte 40,73 %. Aux élections européennes de 2004, le socialiste Kader Arif arrive en tête à Bordeaux avec 27,85 % devant le candidat de la liste UMP Alain Lamassoure qui enregistre 22,04 %. Lors du référendum sur la Constitution européenne, les électeurs bordelais ont largement voté « oui » avec 57,95 % contre 42,05 % pour le « non ».

En 2006 ont eu lieu une élection partielle municipale après la démission de la majorité et du maire Hugues Martin en faveur du retour d'Alain Juppé. Ce dernier s'est présenté face au socialiste Jacques Respaud et a obtenu 56,24 % des suffrages dès le premier tour, contre seulement 25,2 %.

Pour l'élection présidentielle de 2007, les Bordelais accordent 31,37 % de leurs voix à Ségolène Royal du Parti socialiste contre 30,84 % à Nicolas Sarkozy, président de l'UMP. Au second tour, la ville de Bordeaux place en tête Ségolène Royal avec 52,44 % contre 47,56 % pour Nicolas Sarkozy. L'abstention s'élève à Bordeaux au premier tour à 14,52 % puis au second tour à 15,90 %[97]. Lors des élections législatives de 2007, la gauche remporte huit circonscriptions contre seulement trois pour la droite.

En 2008 ont eu lieu les élections municipales de 2008 qui ont vu s'affronter le maire de Bordeaux, Alain Juppé face au président du Conseil régional d'Aquitaine et socialiste Alain Rousset. Alain Juppé est réélu très largement dès le premier tour avec 56,62 %[95].

Lors des élections européennes de 2009, les électeurs Bordelais ont largement voté en faveur de la liste UMP de Dominique Baudis qui a remporté 31,54 % La liste Europe Écologie de José Bové a sorti son épingle du jeu en arrivant deuxième avec 22,34 %.

Lors des élections régionales de 2010, le président sortant socialiste Alain Rousset est arrivé en tête au premier tour en totalisant 35,19 % à Bordeaux, suivi de Xavier Darcos, qui a obtenu 28,40 % des suffrages, score supérieur à la moyenne régionale et départementale.

Pour l'élection présidentielle de 2012, les Bordelais accordent 33,05 % des suffrages à François Hollande, soit plus de 4 % de différence par rapport au candidat sortant Nicolas Sarkozy. L’abstention s'élève à 20,75 %. Au second tour, le candidat du PS arrive à 57,18 %[98]. En 2017, les électeurs bordelais ont majoritairement voté pour Emmanuel Macron, qui totalise 31,26 % des voix, devant Jean-Luc Mélenchon (23,43 %) et François Fillon (21,80 %)[98].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Bordeaux est le bureau centralisateur de cinq cantons et la préfecture du département de la Gironde et de la région Nouvelle-Aquitaine.

Le siège de Bordeaux Métropole est situé dans le quartier Mériadeck.

Le nombre d'habitants à Bordeaux étant supérieur à 199 999 et inférieur à 250 000, le nombre de conseillers municipaux est de 61. Ils sont répartis selon la composition suivante:

Parti Président Élus
Majorité (52 sièges)
Groupe Les Républicains - Union des démocrates et indépendants - Agir - MoDem Nicolas Florian 52
Opposition (9 sièges)
Groupe socialiste et apparentés Michele Delaunay 5
Groupe Europe Écologie Les Verts Pierre Hurmic 2
Groupe Rassemblement National François Jay 2
Non inscrits (0 siège)

Bordeaux est divisée en cinq cantons[99] pour un total de 243 626 habitants en 2013 selon l'INSEE[100].

Le 1er canton compte 46 783 habitants ; il est représenté au conseil départemental de la Gironde par Clara Azevedo et Matthieu Rouveyre (PS), élus en 2015 avec 53,30 %.

Le 2e canton compte 49 815 habitants ; il est représenté au conseil départemental de la Gironde par Jean-Louis David (LR) et Laurence Dessertine (MoDem), élus en 2015 avec 62,05 %.

Le 3e canton compte 46 131 habitants ; il est représenté au conseil départemental de la Gironde par Géraldine Amouroux et Pierre Lothaire (LR), élus au premier tour en 2015 avec 54,04 %.

Le 4e canton compte 50 835 habitants ; il est représenté au conseil départemental de la Gironde par Philippe Dorthe et Corinne Guillemot (PS), élus en 2015 avec 50,36 %.

Le 5e canton compte 50 062 habitants ; il est représenté au conseil départemental de la Gironde par Emmanuelle Ajon et Jacques Respaud (PS), élus en 2015 avec 59,90 %.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Bordeaux.

Depuis 1947, cinq maires se sont succédé à Bordeaux. À la suite de la démission d'Alain Juppé pour siéger au Conseil constitutionnel, Nicolas Florian, son ancien adjoint chargé des finances, des ressources humaines et de l'administration générale, est désigné maire de la ville depuis le 7 mars[101].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1995 Jacques Chaban-Delmas RPR Premier ministre, président de l'Assemblée nationale, ministre d'État, ministre, député.
1995 2004 Alain Juppé RPR puis UMP Premier ministre, député, président de l'UMP.
2004 2006 Hugues Martin UMP Député.
2006 2019 Alain Juppé UMP puis LR puis SE Ancien Premier ministre, ministre d'État.
2019 En cours Nicolas Florian LR Chargé de gestion événementiel

Instances judiciaires, administratives et de défense[modifier | modifier le code]

Tribunal de Grande Instance de Bordeaux

La ville de Bordeaux accueille une cour d'appel, un tribunal de grande instance et un tribunal d'instance pour ce qui concerne l'ordre judiciaire, ainsi qu'une cour administrative d'appel et un tribunal administratif pour ce qui est de l'ordre administratif.

Bordeaux accueille aussi l'École nationale de la magistrature, seule habilitée à former les auditeurs de justice, futurs magistrats de l'ordre judiciaire.

Bordeaux est le siège de la zone de défense et de sécurité du sud-ouest. Les unités militaires actuellement stationnées à Bordeaux Métropole sont le 13e régiment de dragons parachutistes basé au camp de Souge et la Base aérienne 106 Bordeaux-Mérignac. Il y a également l'hôpital d'instruction des armées (HIA) Robert Picqué à Villenave-d'Ornon. Bordeaux accueille depuis 2004, la Direction interarmées des réseaux d'infrastructure et des systèmes d'information (caserne Xaintrailles).

Bordeaux a accueilli l'État-major de la 18e région militaire de 1873 à 1963, l'École de santé navale (École du service de santé des armées) de 1890 à 2011 et le 57e régiment d'infanterie de 1991 à 2011 (caserne Niel jusqu'en 2005 et caserne Nansouty).

Politique de la ville et de développement durable[modifier | modifier le code]

Le , le conseil municipal entérine l'accès à la restauration de tous les enfants de maternelle et élémentaire du public dont les parents en feraient la demande[102].

La ville a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2007[103]. Comme beaucoup de grandes villes, Bordeaux a donc intégré les préoccupations environnementales dans ses réflexions. Concernant l'environnement, plusieurs axes sont actuellement en cours de développement tel que la constitution d'éco-quartiers (Écoquartier). C'est le cas de l'éco-quartier de Bordeaux-Lac, opération immobilière visant à créer un nouveau quartier autour d'habitats collectifs dont la majorité sera labellisée HQE (haute qualité environnementale) et BBC (Bâtiment basse consommation). Un autre projet d'éco-quartier, Darwin, est la réalisation d'un îlot à Bordeaux-Bastide, autour de la transformation de la caserne Niel, suivant les prescriptions HQE, pour créer de l'habitat collectif, de l'habitat individuel, des commerces et des services respectant des critères environnementaux exigeants. Plusieurs autres projets de constructions collectives HQE sont en cours d'élaboration ou de réalisation sur Bacalan. La réflexion sur les consommations des services de la Ville : utilisation d'eau de pluie de récupération pour l'arrosage, diminution ou suppression des traitements chimiques des espaces verts, Agenda 21 de la Ville de Bordeaux. La reconstruction de la station d'épuration Louis Fargue, d'une capacité de 447 000 équivalent-habitant[104], sur 54 mois de chantier, de 2009 à 2013[105].

De surcroit, l'implantation d'installations d'énergies renouvelables est une préoccupation pour la métropole. Le parking du parc des Expositions s'est doté d'ombrières photovoltaïques. Les 61 000 panneaux couvrent 20 hectares pour une puissance crête de 13 MWc, en faisant la plus grande centrale photovoltaïque urbaine de France[106]. D'autre part, des installations de géothermie profonde (Meriadeck) et de récupération de chaleur dans les réseaux d'eaux usées permettent d'alimenter en chaleur aussi bien des logements collectifs que des locaux tertiaires ou commerciaux. L'éco-quartier Ginko est composé de logements dont le réseau de chaleur est alimenté par une chaufferie bois, utilisant les bois tombés dans la Forêt des Landes lors des différentes tempêtes. Une réflexion est aussi alimentée sur l'utilisation des transports collectifs et la complémentarité des différentes formes de transport. Commencé il y a quinze ans, le chantier du Tramway de Bordeaux a clôturé sa troisième phase. L'arrivée de nouvelles formes de transport permet de modifier l'urbanisme et l'intérêt des futurs propriétaires/locataires pour ces zones. Et enfin, l'aménagement progressif d'une « coulée verte », autour de la Garonne, réunissant Bordeaux et plusieurs villes de Bordeaux Métropole.

Différents espaces verts existent en centre-ville. Le Jardin public, d'une superficie de 10 hectares dans l'hypercentre, a été créé en 1746. Le Jardin botanique de Bordeaux situé rive droite, abrite de nombreuses espèces végétales et des activités de découverte à destination des scolaires et du grand public.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Alain Juppé, maire de Bordeaux, en visite à Ashdod.

Au , Bordeaux est jumelée avec :

Par ailleurs, la commune de Bordeaux a signé plus de 150 contrats de coopération depuis 50 ans avec différentes villes.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[108],[Note 2].

En 2016, la commune comptait 252 040 habitants[Note 3], en augmentation de 5,28 % par rapport à 2011 (Gironde : +7,04 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
104 67691 65292 21989 20299 06298 705104 686125 520130 927
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
149 928162 750194 241194 055215 140221 305240 582252 415256 906
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
256 638251 947261 678267 409256 026262 990258 348253 751257 946
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
249 688266 662223 131208 159210 336215 363232 260239 399252 040
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[51] puis Insee à partir de 2006[109].)
Histogramme de l'évolution démographique

D’après le recensement Insee de 2012, Bordeaux compte 241 287 habitants, soit une augmentation de 12,03 % par rapport à 1999.

La commune occupe le 9e rang au niveau national, comme en 1999, et le 1er au niveau départemental sur 542 communes. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Bordeaux depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint en 1921 avec 267 409 habitants.

Après une période de rapide dépeuplement (266 662 habitants en 1968, 208 159 habitants en 1982) et d’importants travaux de rénovation des quartiers les plus anciens, la population de la ville centre recommence à augmenter. La commune de Bordeaux, qui a gagné plus de 33 000 habitants en 30 ans, connaît actuellement un bel essor démographique.

Cependant, la population de Bordeaux intra-muros reste relativement faible comparée à son agglomération puisqu'en 2012, 27,9 % des habitants de l'agglomération vivaient dans Bordeaux contre 45,3 % en 1968. Cela s'explique par la faible superficie de la ville, et par l'attractivité des communes de banlieue comme Mérignac ou Pessac, qui comptent chacune environ 60 000 habitants.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,9 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (21,4 %).

À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,3 %) est supérieur au taux national (51,6 %). La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 14,9 %, 15 à 29 ans = 31,1 %, 30 à 44 ans = 23,1 %, 45 à 59 ans = 16,4 %, plus de 60 ans = 14,5 %) ;
  • 53,3 % de femmes (0 à 14 ans = 12 %, 15 à 29 ans = 31 %, 30 à 44 ans = 19,2 %, 45 à 59 ans = 16,9 %, plus de 60 ans = 20,9 %).
Pyramide des âges à Bordeaux en 2007 en pourcentage[110]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90 ans ou +
1,3 
5,3 
75 à 89 ans
9,0 
8,8 
60 à 74 ans
10,6 
16,4 
45 à 59 ans
16,9 
23,1 
30 à 44 ans
19,2 
31,1 
15 à 29 ans
31,0 
14,9 
0 à 14 ans
12,0 
Pyramide des âges du département de la Gironde en 2007 en pourcentage[111]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
6,1 
75 à 89 ans
9,4 
12,3 
60 à 74 ans
13,1 
20,7 
45 à 59 ans
20,4 
21,5 
30 à 44 ans
20,6 
20,4 
15 à 29 ans
19,1 
18,5 
0 à 14 ans
16,2 

Sociologie[modifier | modifier le code]

Bordeaux est une ville de tradition bourgeoise. En 2016, le revenu moyen des ménages bordelais s'élevait à 20 942 euros par an, montant inférieur à la moyenne nationale qui est de 21 752 euros par an avec des disparités entre les arrondissements, disparités qui restaient cependant moins marquées qu'à Paris et Marseille[112].

En 2016, la bourgeoisie bordelaise se concentre principalement dans le cœur historique de la ville, à l'intérieur du quartier Saint-Pierre et plus largement au sein du Triangle d'Or, mais aussi dans le quartier de Caudéran autour du Parc Bordelais, avec un revenu fiscal moyen de 48 004 euros par an[46].

Les quartiers dits plus populaires sont inscrit à l'intérieur comme à l'extérieur la ville historique, parmi eux : le Quartier des Aubiers et le quartier d'Amelin (en bordure du Pont d'Aquitaine) avec un revenu fiscal moyen de moins de 5 502 euros par an. Néanmoins, la population bordelaise reste hétéroclite dans sa sociologie dans chacun des quartiers de la métropole.

En 2018, environ 42,3 % des foyers fiscaux de la ville sont imposables et le taux de pauvreté s'élève à 2,2 points de plus que le taux de pauvreté français (13,9 %). Au sujet des impôts locaux, les foyers fiscaux Bordelais s'acquittent en moyenne d'une taxe de 1331 €, alors que cet impôt est moins important au niveau départemental (963 € par foyer fiscal). Le résultat des impôts locaux collecté par la métropole s'établit à 187 142 000 €. Pour l'impôt sur le revenu, les habitants sont taxés à hauteur de 2 167 € par foyer fiscal. L'impôt moyen sur le revenu plus faible à l'échelle du département s'élève à 1 477 €.

En parallèle, les redevables de l'impôt sur la fortune immobilière (IFI) s'acquittent en moyenne de 14 702 € par an. Ils représentent 0,8 % de la population de Bordeaux, une part bien plus élevée de 0,6 point que le recensement national (0,2 %). Par rapport aux années précédentes, on note une progression de 5,28 % de leur patrimoine moyen déclaré, estimé à 2 640 996 €[113].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Lycée privé de l'Assomption

Bordeaux est le siège de l'académie de Bordeaux (zone A) qui couvre cinq départements. En 2013, elle se situe, selon l'INSEE au 8e rang national en termes de population scolarisée soit 693 471 élèves, apprentis ou étudiants[114].

Écoles maternelles et primaires[modifier | modifier le code]

Pour le premier degré de l'éducation. Bordeaux compte pas moins de 105 écoles maternelles et élémentaires[115], Pour la rentrée 2019, toutes les classes de CP et de CE1 inscrit au sein du programme national d'éducation prioritaire sont dédoublées. Il y aura 116 classes avec des effectifs de 12 élèves chacune[116].

Enseignement secondaire[modifier | modifier le code]

Pour le secondaire, Bordeaux dénombre 13 collèges publics et 11 collèges privés. Bordeaux dispose d'un collège expérimental, le collège Clisthène. La ville possède aussi 9 lycées publics, dont les plus connus sont le Lycée Michel de Montaigne et le Lycée Camille-Jullian. 8 lycées publics dispensent d'un enseignement technologique et professionnel. D'autre part, Bordeaux dénombre 12 lycées privés dont le Lycée de l'Assomption et le Lycée Saint-Joseph-de-Tivoli. 6 lycées dispensent aussi un enseignement technologique et professionnel. 7 lycées publics sont exclusivement professionnels et 2 lycées privés sont exclusivement professionnels[117].

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Université de Bordeaux, l'Observatoire des Sciences Astronomiques
École de Journalisme, campus de Bordeaux Sud

Bordeaux est la 5e ville universitaire française après Paris, Lyon, Toulouse, Lille et Marseille[118]. Au cours de l'année 2019, la ville accueille plus de 100 000 étudiants dans ses universités et ses grandes écoles. La plupart des enseignements se font sur le domaine universitaire de Pessac Talence Gradignan, plus vaste campus d'Europe, à quelques exceptions près comme les études médicales près du CHU, les sciences de l'homme place de la Victoire et les études de gestion au pôle universitaire des sciences de gestion de Bordeaux[119],[120].

Bordeaux compte deux universités :

L'université de Bordeaux a été fondée en 1441 sous l'autorité de Pey Berland. Elle a connu un développement important dès sa fondation grâce à la renommée de ses cours de droit et de médecine. Après la loi de programme pour la recherche de 2006, le PRES « Université de Bordeaux » est créé pour fédérer les universités, l’institut d'études politiques et trois écoles d’ingénieurs[121]. À la suite de la loi relative à l'enseignement supérieur et à la recherche de 2013, le PRES devient la communauté d'universités et établissements d'Aquitaine[122] ; comme son nouveau nom l’indique, son périmètre géographique est élargi. En 2017, l’université annonce son retrait de la communauté[123]. L’université de Bordeaux remporte des appels nationaux à financements comme le plan campus en 2008[124] et les initiatives d'excellence en 2011[125], confirmé en 2016[126]. Ces projets sont portés par le PRES avant d’être repris par l’université fusionnée. L’idée de fusionner les établissements, qui se situe dans une vague nationale de fusion, est évoquée à partir de 2008[127]. Néanmoins l’université Bordeaux-III[128] puis l’institut d’études politiques et l’institut polytechnique se retirent du projet[129]. L’université de Bordeaux est recréée le après la fusion des universités Bordeaux-I, Bordeaux-II et Bordeaux-IV[122].

La ville de Bordeaux compte plusieurs établissements proposant des classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE), dont certaines sont particulièrement réputées. Le Lycée Michel de Montaigne et le lycée Camille-Jullian hébergent les CPGE littéraires pour les filières classiques et modernes (prépa A/L), scientifiques, économiques et commerciales.

Bordeaux possède aussi plusieurs grandes écoles nationales comme :

D'autres pôles d'enseignement ont émergé à Bordeaux, parfois rattachés à l'université, et couvrent de nombreux domaines tels que la recherche en économie avec la Kedge Business School, les métiers de l'entreprise avec l'Institut d'administration des entreprises de Bordeaux (IAE Bordeaux), l'École de commerce européenne, l'École d'administration des affaires maritimes, ISEG Group (Institut Supérieur Européen de Gestion), l'institut des hautes études économiques et commerciales (INSEEC) et l'École supérieure des sciences commerciales d'Angers (ESSCA).

L'art, le journalisme et la publicité sont représentés par l'École des beaux-arts de Bordeaux, Sup de pub, l'ECV (École de Communication Visuelle), l'E-Artsup, Supinfo, l'Institut de journalisme Bordeaux Aquitaine (IJBA), et l'École française des attachés de presse et des professionnels de la communication (EFAP).

Bordeaux est également fortement dotée en écoles ingénieurs spécialisées dans les nouvelles technologies, l'informatique et l'aéronautique comme le centre des études supérieures industrielles (CESI), l'EPITECH (École pour l'informatique et les nouvelles technologies), l'école supérieure des technologies électroniques, informatiques et infographies (ESTEI) et l'école privée des sciences informatiques (EPSI).

Recherche et influence internationale[modifier | modifier le code]

L'importance de la vie universitaire à Bordeaux se manifeste également par la richesse et la diversité des laboratoires de recherche présents sur les campus universitaires et les centres hospitaliers universitaires, avec 16 000 chercheurs (biotechnologies, aéronautique, chimie, environnements, etc.).

L'université compte huit écoles doctorales[130]. Elle rassemble les équipes de recherche des composantes universitaires. Trois sont associées au CNRS ; le centre d'études et de recherches de science administrative, l'Institut d'études politiques de Bordeaux l'institut d'histoire du droit, et l'équipe de recherche sur les marchés, l'emploi et la simulation.

L'université de Bordeaux a conclu des accords de coopération avec plus de 500 universités étrangères, toute matière confondue[131]. Elle propose notamment des doubles diplômes, triples diplômes, cursus intégrés et autres programmes en partenariat avec des universités étrangères. Dans le cadre du programme européen Erasmus+, c’est avec plus de 294 universités européennes que des accords ont pu être établit dans toutes les disciplines inhérentes au cadre de formation de l’Université de Bordeaux, permettant d'effectuer une période de mobilité à l’étranger.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La Foire aux plaisirs Place des Quinconces.

Durant l'année, Bordeaux accueille plusieurs festivals de musique, de cinéma ainsi que des festivals divers et variés, allant du festival international des musiques classiques et d'orgue, jusqu’à la musique raggae et underground avec Festival Reggae Sun Ska et le Festival Climax qui s'exporte désormais à Paris et à l'étranger. D'autres festivals sont organisés pendant la période du printemps et de l'été tel que le Bordeaux Congo Square, le Bordeaux Jazz Festival, le Festival Bordeaux Rock et le Festival Relâche[132].

D'autres festivals de cinéma sont à l'honneur tel que le festival international du cinéma au féminin en octobre, le festival coupé court en avril, et le festival européen du court-métrage

La métropole organise et accueille par ailleurs plusieurs manifestations culturelles à la programmation plus éclectique les uns que les autres. À l'image des manifestations culturelles tels qu'Evento : Exposition d'œuvres contemporaines dans la ville, l'Escale du livre entre le mois de mars et d'avril, Chahuts - Festival de Conte et arts de la parole (mi-juin dans le quartier Saint-Michel), Vinexpo et Novart en novembre qui met en valeur les artistes locaux issus de la métropole.

Enfin, l'année est ponctuée par divers festivals et événements comme le Carnaval des deux rives le premier week end de mars qui existe sous sa forme actuelle depuis 1996. La Foire aux plaisirs qui est la plus grande fête foraine présente en Aquitaine. Elle se déroule les trois dernières semaines d'octobre et les trois premières semaines de mars sur la place des Quinconces. La Foire internationale de Bordeaux, Art Chartrons qui représente un parcours de l'Art contemporain à Bordeaux en collaboration avec CAPC musée d'art contemporain de Bordeaux, il se tient deux fois par an à l'automne et au printemps.

La Fête du vin sur les Quais et la place des Quinconces, en alternance une année sur deux avec la Fête du fleuve incarnent les plus grands festivals du Sud-Ouest par l'accueil de nombreux Navire, de concerts relatifs à la musiques du monde et par ses deux feux d'artifices d'ouverture et de clôture. Durant la même période les Bordelais profitent des Épicuriales pendant quinze jours fin juin permettant de mettre en valeur la gastronomie bordelaise autour de concerts variés. Mais aussi du festival d'été Dansons sur les quais qui se tient tout le mois de juillet et d'aout sur les quais de Bordeaux. La fin d'année se clôture par le Marché de Noël.

La ville (ainsi que la Gironde) bénéficie d'un site web issu du réseau Démosphère, mettant à disposition un agenda web participatif listant des événements alternatifs[133] tels que par exemple de la culture alternative et des initiatives altermondialistes.

Secours[modifier | modifier le code]

À Bordeaux même se trouvent deux centres de secours principaux (CSP) : le CSP la Benauge (1 rue de la Benauge) et le CSP Ornano (56 cours du Maréchal-Juin).

Le CSP La Benauge comporte une brigade d'intervention nautique, dû à sa situation géographique au bord de la Garonne, ainsi qu'une unité du GRIMP 33. Elle est spécialisée dans les moyens de production de mousse en raison des centres commerciaux proches.

Le CSP Ornano est la plus grosse caserne de Gironde mais aussi une des plus importantes en volume d'interventions de France (plus de 16 000 sorties en 2009), il contient également une unité du GRIMP 33 et est également le siège du CODIS 33.

Le reste de la métropole est défendu par 6 centres de secours répartis dans les différentes villes entourant Bordeaux : CIS Bruges (Bordeaux Nord, spécialisé dans le risque chimique et technologique), CIS Villenave-d'Ornon, CIS Mérignac (également présent le SSSM départemental sur le même site), CIS Bassens et Ambès, CIS Saint-Médard-en-Jalles.

Le volume d'intervention des pompiers de Bordeaux Métropole dépasse les 50 000 sorties par an pour l'ensemble du Groupement Centre.

Santé[modifier | modifier le code]

Le centre hospitalier universitaire de Bordeaux se place quant à lui en 2018 au second rang des CHU français en termes d’activité[134]. D'une capacité totale de 3,070 lits et places, il constitue le principal complexe hospitalier de l'agglomération bordelaise et de la région Nouvelle-Aquitaine. Employant un total de 14 049 personnes, le CHU de Bordeaux demeure le premier employeur de la région. Son budget annuel de fonctionnement s'élève à près d'un milliard d'euros[135].

Le CHU de Bordeaux est l'un des sites français de référence concernant les prises en charge spécialisées de haute technicité telles que les transplantations d'organes, traitement des grands brûlés ou la chirurgie cardiaque. Il est le siège du groupement interrégional de recherche clinique et d'innovation Sud-Ouest Outre-Mer (GIRCI SOOM), qui associe les CHU de Bordeaux, Toulouse, Point-à-Pitre, Martinique et La Réunion ainsi que les centres régionaux de lutte contre le cancer, l'Institut Bergonié à Bordeaux et l'Institut Claudius-Regaud à Toulouse. Le CHU de Bordeaux est aussi acteur d'une coopération internationale avec des hôpitaux d'Espagne, du Québec, d'Arabie saoudite ou encore de Côte d'Ivoire. LHôpital Pellegrin et l'Hôpital Saint-André constitue les deux plus grands hôpitaux de la métropole.

En 2019, le magazine Le Point lui attribue la première place nationale dans son classement des établissements hospitaliers[136]. Les sites hospitaliers du CHU de Bordeaux participent à la formation médicale[137], chirurgicale, pharmaceutique et odontologique de la région ainsi qu’à la recherche fondamentale en liaison avec les unités INSERM et CNRS. Le pôle formation du CHU de Bordeaux comprend une école de sages-femmes lié à l'université de Bordeaux. Il est constitué de 14 instituts de formation.

Sports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sport à Bordeaux.

Bordeaux est un territoire réputé au niveau européen pour ses infrastructures et ses équipes locales. Le quartier de Bordeaux-Lac accueille le plus grand complexe sportif de la métropole avec Vélodrome de Bordeaux et la construction de nouveaux sites tels que Stade Matmut-Atlantique et le Golf de Bordeaux.

Bordeaux compte près de 500 équipements sportifs avec 94 terrains et équipements sportifs de proximité, 63 boulodromes, 21 gymnases, 11 complexes sportifs et stades, 94 courts de tennis, 14 piscines, 6 bases de sport, 36 salles de sport, 13 pistes d’athlétisme, 1 piste de Bicross, 4 bowlings, 1 salle de tennis de table, 5 fronton de Pelote basque, 2 salles d’escrime, 8 murs d’escalade, 1 aire de tir à l’arc, 1 centre de tir sportif, 1 aire de roller/skate, 1 patinoire, 1 centre de voile et 4 clubs d’aviron[138],[139],[140].

Plus de 600 clubs sportifs[141] évoluent à Bordeaux ce qui représente près de 92 000 licenciés, affiliés à toutes les fédérations sportives, scolaires et universitaires[142].

Clubs professionnels[modifier | modifier le code]

Nom Sport Division Stade/Salle Fondation Titres Coupes
FC Girondins de Bordeaux Football Ligue 1 Stade Matmut-Atlantique 1881 6 7 (4 Coupes de France
3 Coupes de la Ligue)
Division 1 féminine Stade Sainte-Germaine 2015
Union Bordeaux-Bègles Rugby à XV Top 14 Stade Chaban-Delmas 2006
Boxers de Bordeaux Hockey-sur-glace Ligue Magnus Patinoire de Mériadeck 1998 1 (D1)
JSA Bordeaux Métropole Basket-Ball Nationale 2 Palais des sports 1938
Bordeaux-Mérignac Volley Volley-Ball Élite féminine 2013
Girondins de Bordeaux Bastide HBC Handball National 3 Salle Jean-Dauguet 2014
Union Bègles Bordeaux-Mios Biganos Division 1 féminine 2013 1 (Coupe Challenge)

D'autres différents sports font partie intégrante de la métropole comme :

La ville accueille plusieurs manifestations sportives tel que l'Open international de Bordeaux, le Jumping international de Bordeaux en février, le Marathon de Bordeaux Métropole en avril, le Tournoi de tennis Primrose Bordeaux au mois de mai, la Traversée de Bordeaux à la nage en juin, le départ de la solitaire du Figaro lors des années 2013 et 2015 et la course cycliste Bordeaux-Paris. Enfin, la ville de Bordeaux a été qualifiée pour accueillir lors de la Coupe du monde de rugby à XV 2023 plusieurs matchs au sein du Stade Matmut-Atlantique.

Médias[modifier | modifier le code]

Télévisions[modifier | modifier le code]

Bordeaux est le siège de France 3 Nouvelle-Aquitaine. Cette société publique produit la chaîne France 3 Aquitaine (et son édition locale France 3 Bordeaux-Métropole) et la chaîne régionale NoA. Le siège social de France 3 Nouvelle-Aquitaine est au 136, rue Ernest Renan à Bordeaux.

La chaîne privée TV7 Bordeaux, propriété du groupe Sud Ouest, émet à Bordeaux et dans le reste du département de la Gironde. Elle couvre l'actualité locale de la métropole bordelaise, mais aussi l'actualité départementale et régionale.

Presse[modifier | modifier le code]

  • Sud Ouest, quotidien régional français au format tabloïd paraissant 7 jours sur 7
  • 20 minutes, édition bordelaise du quotidien gratuit
  • CNEWS Bordeaux, quotidien gratuit d'information distribué sur Bordeaux et Bordeaux Métropole
  • Rue89 Bordeaux, journal en ligne
  • Bordeaux Quartiers, magazine gratuit d'information bimestriel
  • Bordeaux Magazine, magazine gratuit de la mairie de Bordeaux
  • Feather Magazine, webzine gratuit d'art et de culture sur Bordeaux
  • Bordeaux Madame, magazine des tendances culturelles à Bordeaux depuis plus de 10 ans
  • Clubs et Concerts et Clubs et Comptine (pour les 0-14 ans), Sortir Bordeaux Nouvelle Aquitaine, Le P'tit Zappeur Bordeaux, gratuits culturels.
  • Frankreich erleben, magazine germanophone exclusivement consacré à la France, siège de la rédaction à Bordeaux.

Cultes[modifier | modifier le code]

Catholique[modifier | modifier le code]

Reflet du soleil à travers les vitraux de la Basilique Saint-Michel.
Extérieur du cœur de la Basilique

À Bordeaux, se situe le siège de l'archidiocèse du même nom et la cathédrale Saint-André. Elle fut consacrée en 1096 par le pape Urbain II. Elle a été reconstruite dans le style gothique du XIIe au XVIe siècle. La tour Pey Berland, du nom de l'archevêque Pey Berland, est le clocher séparé de la Cathédrale Saint-André. Elle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1862[143]. Elle est également classée au patrimoine mondial de l'Unesco[144].

La cathédrale a accueilli de nombreux événements structurant de l'histoire de France. Notamment par la célébration dans cette église de plusieurs mariages royaux, dont en 1137, le mariage d'Aliénor d'Aquitaine, alors âgée de quinze ans, avec le futur Louis VII, roi des Francs et en novembre 1615 le mariage d'Anne d'Autriche, Infante d'Espagne et de Louis XIII, roi de France et de Navarre.

La basilique Saint-Michel est quant à elle aussi l'un des principaux lieux de culte catholique de la ville, dans le sud-ouest de la France. Bâtie du XIVe au XVIe siècle, elle est caractéristique du style gothique flamboyant. L'église a donné son nom au quartier dans lequel elle se situe. Classée monument historique dès 1846[145], l'église Saint-Michel — devenue basilique mineure en 1903 — est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1998 au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France[146].

La basilique partage avec la cathédrale Saint-André la particularité d'être dotée d'un clocher indépendant du sanctuaire ou campanile.

S'élevant à une hauteur de 114 mètres, il est considéré comme le plus haut du Midi de la France et comme l'un des plus hauts de l'hexagone[147]. Sa base conserve une crypte qui servit longtemps d'ossuaire, puis de lieu d'exposition pour des « momies » exhumées au XIXe siècle lors de l'aménagement de la place Meynard, ancien cimetière paroissial.

On trouve également :

Protestant[modifier | modifier le code]

Intérieur du Temple du Hâ.

Il existe deux temples protestants à Bordeaux, le Temple du Hâ et le Temple des Chartrons[148].

Orthodoxe[modifier | modifier le code]

Il existe trois paroisses Orthodoxes à Bordeaux : la paroisse Saint-Joseph, la paroisse Saints-Martial-et-Eutrope et la paroisse de la présentation de la mère Dieu au temple (Église Orthodoxe Grecque).

Israélite[modifier | modifier le code]

Le culte israélite dispose de la Grande synagogue de Bordeaux. L'architecture de la grande synagogue tient tout à la fois de l'esthétique gothique et des courants orientalistes alors en vogue dans une partie de l'Europe.

Formant un vaisseau de 36 mètres de long sur 26 mètres de large, elle est précédée d'une façade monumentale cantonnée de deux tours[149]. Le projet initial prévoyait qu'elles soient prolongées par deux bulbes à base octogonale, mais ce parti ne faisant pas l'unanimité (certains membres de la communauté y voyant une influence chrétienne trop manifeste), les fonds affectés à leur achèvement furent supprimés[150].

L'intérieur reprend les dispositions du plan basilical antique, et se compose d'un vaisseau principal séparé des collatéraux par une série de quatorze colonnes corinthiennes (sept de chaque côté). Au niveau supérieur sont aménagées des tribunes (mekhitsa), espace traditionnellement réservé aux femmes.

Musulman[modifier | modifier le code]

Il existe trois mosquées à Bordeaux : la mosquée El Houda, la mosquée Nour El Mohamadi et la mosquée El-Fath.

Culte antoiniste[modifier | modifier le code]

Un temple de style art déco du culte antoiniste, dédicacé le , est situé 42 rue Goya[151].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 24 002 €, ce qui plaçait Bordeaux au 26 422e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole[152].

En , un rapport de la Chambre régionale des comptes de Nouvelle-Aquitaine souligne les nombreux artifices comptables utilisés par la mairie de Bordeaux afin de masquer l'endettement croissant de la ville. Entre 2010 et 2016, la dette de la ville a été multipliée par deux (de 185 à 377 millions d'euros). Une détérioration des finances qui « a ensuite été masquée par l'ajout d'offres bancaires dans les comptes en fin d'année, lesquelles étaient ensuite annulées après la clôture des comptes »[153].

Activités économiques[modifier | modifier le code]

En 2011, le nombre total d'actifs sur la commune de Bordeaux était de 118 959[154], se répartissant dans les divers secteurs économiques comme suit :

Répartition de l'emploi[154]
Tertiaire Industrie Construction Agriculture
Bordeaux 91,2 % 4,7 % 3,8 % 0,3 %
Moyenne nationale 77 % 13,2 % 6,9 % 2,8 %

Le taux de chômage était de 9,9 % en 2006, de 10,3 % en 2011[154]. La ville est à la tête de la Chambre de Commerce et d'Industrie qui porte son nom. Elle défend les intérêts des 70 000 entrepreneurs issus des catégories de l'industrie, des services et du commerce. Son siège est à Bordeaux au 17 place de la Bourse.

Viticulture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Vignoble de Bordeaux.
Bouteilles de Bordeaux.

Bordeaux est considérée par beaucoup comme la capitale mondiale du vin. À proximité de Bordeaux, un vignoble important produit de nombreux vins, dont certains parmi les plus prestigieux du monde, collectivement désignés sous le terme de vins de Bordeaux, ou simplement de bordeaux. Il y a autour de Bordeaux 14 000 producteurs de vin, 117 514 hectares de vigne, 400 négociants et un chiffre d'affaires de 14,5 milliards d'euros. La production annuelle est de 700 millions de bouteilles, vins de consommation courante et vins de qualité supérieure confondus.

Ce sont des vins blancs ou rouges, ces derniers sont à l'origine de la couleur bordeaux. Les vins rouges sont généralement produits à partir de cépages cabernet-sauvignon, merlot, cabernet franc, petit verdot, malbec, et de moins en moins fréquemment de carménère. Les vins blancs sont produits à partir de cépages sauvignon blanc, sémillon et muscadelle.

Le vignoble bordelais est subdivisé en cinq régions : l'Entre-deux-Mers, le Libournais, le Bourgeais-Blayais, les Graves et le Médoc. Les terroirs les plus célèbres sont ceux de Saint-Émilion, Pauillac, Saint-Estèphe, Sauternes et Pomerol. Un classement des vins de Bordeaux est établi depuis 1855, mais il est fortement remis en question par la critique et certains producteurs du fait de son caractère presque immuable.

Actuellement, le vignoble bordelais connaît une relative crise en raison de la concurrence internationale et de la baisse des prix. Ces dernières années, le nombre de producteurs a diminué de façon significative[Combien ?].

Industrie[modifier | modifier le code]

Transport d'une aile d'Airbus A380 dans le port de Bordeaux.

Bordeaux est aussi une ville industrielle. L’industrie emploie 28 000 salariés, le constructeur automobile américain Ford Aquitaine Industrie étant le premier employeur industriel aquitain. La ville abrite aussi une usine de fabrication de pneumatiques du groupe français Michelin.

Bien que l'industrie bordelaise ait souffert ces dernières décennies (rive droite de Bordeaux), la ville a su se repositionner dans les techniques de pointe et les nouvelles technologies, notamment l'aéronautique. Bordeaux est l'un des acteurs majeurs de l'Aerospace Valley, qui réunit, notamment, plusieurs villes du sud impliquées dans l'aéronautique et le spatial : Toulouse, Biarritz/Anglet, Pau, Tarbes et Figeac. En effet, l'agglomération bordelaise, avec 20 000 emplois directs et 8 000 emplois en sous-traitance, est le second pôle français de l'aéronautique, du spatial et de la défense. Sont notamment implantées à Bordeaux et ses environs les entreprises Dassault, Safran (l'ancienne Snecma), Ariane Group et Thales. C'est notamment en périphérie de Bordeaux que sont construits les avions Falcon et Rafale, le cockpit de l'Airbus A380, les propulseurs d'appoint de la fusée Ariane et le missile servant de vecteur à l'arme nucléaire embarqué dans les SNLE, le M-51. Le laser Mégajoule, en périphérie de Bordeaux, plus précisément au Barp capital pour le renouvellement du dispositif de dissuasion nucléaire français, dans lequel le ministère de la Défense compte investir plus de deux milliards d'euros, serait associé à un pôle industriel en industrie optique et laser de niveau européen.

Sont aussi présentes la pétrochimie et l'industrie pharmaceutique (Sanofi-Aventis), ainsi que l'industrie agroalimentaire (30 000) (LU), et en particulier les vins et spiritueux (Marie Brizard, Ricard), mais aussi, bien sûr, les vins de Bordeaux, secteur dans lequel certaines entreprises peuvent être considérées comme de véritables industries.

L'activité industrielle se manifesta aussi par des chantiers de constructions navales (Construction navale de Bordeaux), des raffineries, des usines de produits chimiques et des ateliers métallurgiques.

Tertiaire[modifier | modifier le code]

Le secteur tertiaire reste dominant dans la capitale girondine notamment grâce à la forte attractivité commerciale et à une concentration des services liés aux entreprises. Il représente environ 80 % du total de la population active, dont 52 % pour les services marchands et non marchands, 15 % pour le commerce, 9 % pour le transport, 4 % pour l'activité financière (180 établissements bancaires). Bordeaux est ainsi la quatrième place bancaire française.

Bateau de croisière sur les quais

De plus, le tourisme est en plein essor, Bordeaux disposant d'un riche patrimoine historique et servant de relais vers les côtes d'Aquitaine et l'arrière-pays qui bénéficie considérablement des progrès du tourisme rural. Bordeaux est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie Bordeaux Gironde. Elle gère l'aéroport de Bordeaux-Mérignac, l'École supérieure de commerce (ESC) de Bordeaux et l'Aire de Cestas. Elle est aussi le siège de la Chambre régionale de commerce et d'industrie Aquitaine.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Bordeaux accueille chaque année depuis 2015 environ 6 millions de visiteurs venus du monde entier, tandis qu'il y a dix ans à peine seulement 2,5 millions de touristes venaient à Bordeaux. Bordeaux est aussi la deuxième escale de croisière française de la façade atlantique.

Opérationnel depuis 1992, le Bordeaux Gironde Convention Bureau (BGCB) a pour principale mission de promouvoir le tourisme d’affaires à Bordeaux et en Gironde. En 2005, 55 manifestations ont été générées représentant 10 000 congressistes pour des retombées économiques estimées à près de 3 millions d’euros. En 2010, Bordeaux était la quatrième ville de congrès de France[155].

Grand port maritime de Bordeaux[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Grand port maritime de Bordeaux.
Cuirassé Colbert, port de la Lune

La ville de Bordeaux a une activité portuaire importante. En effet, le grand port maritime de Bordeaux accueille chaque année 1 600 navires et traite environ neuf millions de tonnes de marchandises (dont 4,1 millions de tonnes d'hydrocarbures). En 2010, 50 % du trafic du port de Bordeaux sont constitués par les liquides énergétiques. Les solides en vrac constituent une part de 30 %, les marchandises diverses et les vracs liquides non pétroliers représentent les 20 % restants[156].

Le port aura traité en 2011, 8,38 millions de tonnes de marchandises, il constituait le 7e port de commerce métropolitain[157].

C'est un établissement public, qui exerce conjointement des missions de service public administratif et des missions de service public à caractère industriel et commercial et qui est géré comme un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) dont la tutelle de l'État est exercée par la Direction générale des infrastructures, des transports et de la mer[158] du ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie.

Le grand port maritime de Bordeaux accueille des navires rouliers spécialement conçus pour le transport des éléments de l'Airbus A380 en transit vers Toulouse.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

La roche calcaire, pierre angulaire de l'architecture bordelaise[modifier | modifier le code]

Pierre de taille en calcaire à Astéries, utilisée pour de nombreuses constructions bordelaises.

L'architecture bordelaise est marqué par la pierre calcaire, dont la couleur chaude assimilable au jaune de Naples lui confère le surnom de « ville blonde »[159].

La multiplicité des origines des pierres calcaires ayant servi à la construction de la ville blonde est inhérente aux différentes époques traversés par la métropole au fil du temps : le Bourgeais à l’époque gallo-romaine, Saint-Emilion et les Hauts de Garonne durant le bas Moyen Âge, le Fronsadais et les Côtes de Garonne au XVIIe siècle ; le Sauternais et l’Entre-Deux-Mers au XIXe siècle. On peut distinguer deux types de roches selon les différentes carrières d’exploitation. En amont de Bourg, on produit une roche dure, taillée en blocs de grande dimension initialement à l'intérieur des galeries souterraines, et plus récemment à ciel ouvert, tandis qu’en aval la pierre est plus tendre produite aussi par galeries souterraines, mais aussi par tombée[160].

La pierre de Roque-de-Thau a été utilisée très tôt pour édifier les premiers monuments de Bordeaux comme les Piliers de Tutelle pendant l’époque gallo-romaine. Au fil des siècles, la qualité et la couleur de la roche calcaire local ont marqué durablement et valorisé considérablement les paysages de Bordeaux, aussi bien pour la construction de palais ou d’hôtels particuliers présents sur les quais, que à l'intérieur de la Cité pour l'édification de châteaux, églises et ferme dans l'ensemble de la ville. Ce matériau n’était pas réservé aux bâtiments prestigieux, mais aussi utilisé pour des constructions communes, ce qui explique aujourd’hui encore, sa forte présence dans les paysages[161].

À l'instar de la pierre de Roque-de-Thau, l'une des pierres les plus utilisés pour la construction de la ville est le calcaire à Astéries qui est aussi appelé « pierre de Bordeaux » ou « calcaire de Saint-Émilion »[162]. Le calcaire à Astéries de l'Entre-deux-Mers en Aquitaine est daté de l'Oligocène inférieur, Rupélien (32 millions d'années). Il doit son nom aux innombrables petits « osselets » constitutifs des bras d’étoiles de mer du genre Asterias. Son origine marine est attestée par la présence de fossiles : huîtres, coraux, osselets d'étoiles de mer. Son aspect jaunâtre est poreux et friable[163]. La formation des « Calcaires à Astéries » (hydrogéologie) désigne l'entité des « calcaires, faluns et grès de l’Oligocène », système aquifère situé de part et d'autre de la Garonne[164].

Le calcaire à astéries fut le matériau de construction abondamment utilisé comme moellon et pierre de taille pour l'édification des monuments historiques, depuis l’Antiquité jusqu’à la fin du XIXe siècle. Cette roche a été choisie pour construire l’ensemble des villages de la Gironde et plus largement de la région Aquitaine et enfin la partie classique de Bordeaux, c’est-à-dire la ville historique à travers le prisme de ses monuments les plus emblématiques encore présents aujourd'hui et même de certaines sépultures, comme au cimetière de la Chartreuse ou encore les bas reliefs avec les mascarons présent sur la Grosse cloche[165].

C'est alors à partir de la région de Bourg-sur-Gironde et Prignac-et-Marcamps que les blocs calcaires étaient transportés par bateau sur la Garonne depuis les carrières souterraines. En effet, l’exploitation de la roche calcaire destiné à Bordeaux se réalisait le plus souvent en carrières souterraines dans la perspective de suivre un banc sédimentaire de bonne qualité en étant résistant, homogène et sans aucune fracture. Par conséquent, l’exploitation de cette roche se faisait presque systématiquement en « chambres et piliers », et beaucoup plus rarement à ciel ouvert. Le maximum de surface était excavé en « chambres », par le biais d'un soutènement par piliers afin que le toit de l’exploitation ne s’effondre pas.

À partir du XXe siècle, quelques carrières décident d'exploiter la pierre calcaire à Astéries comme composant dans l'élaboration des ciments, mais actuellement, seule la carrière de Frontenac, ouverte à l’air libre, est encore en activité. En dehors des blocs servant à l’enrochement, elle fournit essentiellement un matériau destiné à la restauration des monuments anciens tels que les monuments bordelais. Les carrières souterraines ont été progressivement abandonnées. Cependant, les conditions hygrométriques et thermiques qui y règnent de façon stable, ont favorisé leur utilisation comme champignonnières au XXe siècle et parfois encore actuellement par exemple dans la commune de Rauzan. Le calcaire à Astérie est toutefois un matériau fragile et sensible à l’érosion, surtout de la part des pluies acides qui dissolvent les éléments carbonatés de façon variable en fonction de la composition et donc de la dureté de la roche[166].

Aujourd'hui, la pierre calcaire est mise en valeur comme un symbole de la ville. Même dans les constructions modernes, elle est encore utilisée pour la construction de nombreux bâtiments que ce soit dans le centre historique ou aux quatre coins de la métropole.

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Port de la Lune vu depuis la Garonne.

Bordeaux est une ville au patrimoine bâti et naturel très riche, reconnu en 2007 par l'inscription (sous l'appellation « port de la Lune ») d'une grande partie de la ville, par le Comité du patrimoine mondial, désigné par l'assemblée générale de l’UNESCO, sur la Liste du patrimoine mondial, en tant qu'ensemble urbain exceptionnel.

Surnommée « la Belle Endormie », Bordeaux est également classée Ville d'art et d'histoire. Elle est la deuxième ville de France qui compte le plus grand nombre de monuments classés, juste après Paris. Le secteur sauvegardé est ainsi un des plus vastes du pays (150 ha). Dans le cadre de sa préservation, le tramway fonctionne par un système d'alimentation par le sol sur une grande partie de son tracé.

La 1re nuit du Patrimoine en France a eu lieu à Bordeaux (voir la « vidéo son » de l'émission « Bordeaux d'autrefois » en note, seule trace de mémoire de cette nuit avec la lecture d'un texte de François Mauriac par Georges Descrières, comédien alias Arsène Lupin) le [167].

Forte de ses 2 000 ans d'histoire, Bordeaux a conservé des traces de ses différentes phases de développement, ses quartiers ont donc chacun gardé un patrimoine riche et diversifié avec de nombreux musées. Enfin à la nuit tombée, l'ensemble des monuments de Bordeaux est mis en valeur par des jeux d'éclairages.

Bordeaux regroupe de nombreux bâtiments remarquables. Le plus connu est probablement le Palais de la Place de la Bourse qui abrite l'hôtel des douanes et la chambre de commerce et d'industrie de Bordeaux ainsi que la miroir d'eau. En remontant les quais arborés, le monument aux Girondins est situé dans la plus grande place d'Europe et regroupe les locaux de l'office du tourisme et le pôle inter-multimodal des tramways de bordeaux. Le monument est situé à l'ouest de la place, tourné vers le fleuve dont les bâtiments en pierre calcaire sont construits de façon concentrique autour d'un parc arboré. C'est un lieu animé avec ses nombreuses terrasses de bars, de cafés et de restaurants.

Les quais et les berges de la Garonne ont été réaménagés dès le début du XXIe siècle. Les quais permettent de se promener le long du fleuve sur les deux rives de la Garonne et de découvrir les anciens monuments de Bordeaux, de la Bourse Maritime au pont de Pierre en passant par la Porte de Bourgogne et s'achevant sur la Basilique Saint Michel. Le plus vieux pont de la ville encore en service est le pont de Pierre, datant de l'époque Napoléonienne. Au bord du fleuve sur la rive droite, le Lion de Veillan, place Stalingrad et l'église Saint-Marie de la Bastide sont visibles grâce au blanc retrouvé de la pierre calcaire du dôme de l'église. Près de la Garonne se trouve aussi le Château Descas, près de la Basilique, qui fera l'objet en 2021 d'une grande rénovation lui permettant de retrouver son éclat et son prestige d'antan[168].

La place Pey Berland, accueillant la Cathédrale Saint-André, et la rue Sainte Catherine sont à découvrir à travers l'architecture remarquable des hôtels particuliers, et les somptueuses façades d'immeubles. La rue Vital Carles est tout aussi chargé d'histoire, c'est en effet dans cette rue que les présidents Raymond Poincaré et Paul Reynaud ont résidé lors de l'exil des gouvernements pendant la première et la seconde guerre mondiale. Plus précisément, au sein de la résidence préfectorale qui est encore aujourd'hui vouée à cette fonction[169],[170].

D'autres bâtiments publics sont remarquables comme la Gare de Bordeaux-Saint-Jean située au bord de la Garonne, la Grand Théâtre (Bordeaux) et la Porte d'Aquitaine de la Place de la Victoire qui est tourné vers l'Obélisque de la Vigne et du Vin. Enfin, Bordeaux est l'une des villes françaises où l'on trouve le plus d'hôtels particuliers datant du XVIIIe siècle. Enrichis grâce au commerce maritime lors de la Révolution, de nombreux bourgeois locaux ont érigé leurs hôtels particuliers, souvent tournés vers le fleuve et ornés de mascarons inscrits dans la pierre taillée. Le détail des reliefs pouvant être assimilé à un symbole de puissance et signe de reconnaissance des personnages importants de la cité.

L'Architecture néo-classique du XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Détails de la façade

L'architecture néo-classique bordelaise est l'héritière de l'architecture classique, théorisée par l'architecte antique Vitruve dans son traité qui définit la théorie des trois ordres (ionique, dorique, corinthien). Vitruve sera la grande référence des architectes pour qualifier le renouveau du recours à des formes antiques, à partir de la seconde moitié du XVIIIe siècle, jusqu'en 1850 environ. L'architecture néo-classique prétend avoir recours à des formes grecques, plus qu'italiennes, ainsi elle est appelée goût grec à ses débuts en France vers 1760.

Ce courant architectural s'est développé dans la ville durant les vingt dernières années du règne de Louis XV et reste à l'honneur jusque dans les trois premières décennies du siècle suivant[171]. Les premiers édifices néo-classiques de la ville sont édifiés sous Louis XV par Ange-Jacques Gabriel et Louis-Urbain Aubert de Tourny, sous l'impulsion du Marquis de Marigny directeur général des Bâtiments du roi, de 1751 à 1773. Le goût pour l'antique et le retour au classicisme s'expriment aussi bien dans l'architecture religieuse que dans l'architecture civile, l'architecture privée — souvent via le modèle réinterprété de l'architecture privée de Palladio connue via son traité des Quattro Libri dell'architettura (Venise, 1570) —, la décoration intérieure et l'art des jardins. On peut citer parmi leurs principales réalisationsle Grand théâtre de Bordeaux, la place de la Bourse, et de très nombreux édifices privés ont été construits dans ce style tels que de nombreux hôtels sur les cours de la Ville.

À l'arrivée de Ange-Jacques Gabriel à Bordeaux en 1729, la cité est encore emprise entre les murailles du XIVe siècle. L'implantation de la place Royale au droit des quais va représenter une ouverture sur le fleuve et donc sur le monde, traduisant l'expansion économique et l'explosion démographique que connaîtra la ville durant ce siècle. La politique d'embellissement urbain mise en œuvre par les intendants Boucher et Tourny a déjà transformé la cité médiévale lorsque Victor Louis découvre Bordeaux en 1773 avec la création des places Royale, Dauphine, d'Aquitaine, des Allées de Tourny et du Jardin public qui s'inscrit dans cette philosophie des Lumières, donnant une nouvelle respiration à la ville à laquelle il ne manque plus que son théâtre. Initialement, la place de la Comédie est au même niveau que le Grand Théâtre. C'est en 1848 que l'escalier extérieur est créé avec l'abaissement du niveau de la place de la Comédie[172].

Mascaron sur un bâtiment de la place

Long de 88 mètres, le péristyle de la façade est supporté par douze colonnes corinthiennes. Celles-ci sont maintenues par une armature métallique intérieure (le « clou »)[173]. La corniche est surmontée de douze statues de pierre d'une hauteur de 2,3 mètres. Celles-ci ont été conçues par le sculpteur Pierre-François Berruer (1733-1797) : avec 3 déesses (Junon, Vénus, Minerve) et les 9 muses (Euterpe, Uranie, Calliope, Terpsichore, Melpomène, Thalie, Polymnie, Érato, Clio)[174]. Pierre Berruer réalise lui-même 4 sculptures et son assistant Van den Drix exécute les 8 autres selon les modèles du maître.

La Place de la Bourse est quant à elle une des œuvres les plus représentatives de l'art architectural classique français du XVIIIe siècle. Au nord se tenait le Palais de la Bourse (actuelle Chambre de commerce et d'industrie de Bordeaux) et au sud l'Hôtel des Fermes (actuelle Direction Interrégionale des douanes et Droits Indirects qui abrite en sein le Musée national des douanes). Ce dernier est réalisé par Ange-Jacques Gabriel entre 1735 et 1738 et les sculptures représentent Minerve protégeant les arts et Mercure favorisant le commerce de la ville.

Les frontons des autres bâtiments et les mascarons sont sculptés par Jacques Verbeckt, Vernet et Prome. Les frontons représentent : la grandeur des princes, Neptune ouvrant le commerce, la jonction Garonne-Dordogne, le Temps découvrant la Vérité.

Les inspirations des mascarons sont multiples : aux traditionnels Neptune et Bacchus s'ajoutent des animaux fantastiques, des figures féminines, des visages du carnaval, des anges, des fauves[175]. Mais les mascarons de la place de la Bourse reflètent aussi l'histoire de Bordeaux avec par exemple la reproduction de visages de femmes africaines en référence aux traites négrières qui fit la richesse de la ville avec le commerce triangulaire.

Le cadran de l'horloge est d'Hustin, un faïencier bordelais et l'intérieur est composé de tableaux et de tapisseries des Gobelins.

Patrimoine culturel et artistique[modifier | modifier le code]

Si Bordeaux est souvent assimilée au XVIIIe et XIXe siècles, c'est aussi une ville de création contemporaine. Le Centre d'arts plastiques contemporains (CAPC) a été jusqu'en 1995 le lieu de diffusion des arts contemporains le plus important de France après Paris. De même, Arc en Rêve reste le premier lieu de diffusion de l'architecture et de l'urbanisme en province. Dans le domaine des expressions populaires, le groupe Noir Désir, fer de lance du rock français, ou Les Nubians, groupe de hip-hop français reconnu à l'étranger, ont émergé de la riche scène musicale bordelaise. On y retrouve aussi quelques rappeurs locaux comme Fayçal, VII ou encore Boulcy qui se diffuse sur la scène hip-hop, cependant ils restent toujours peu connus du grand public.

Musées[modifier | modifier le code]

  • Le musée d'Aquitaine hérité des collections de l'ancien Musée lapidaire créé vers 1783 par l'Académie de Bordeaux à la demande de l'intendant Dupré de Saint-Maur afin de rassembler les vestiges romains mis au jour par d'importants travaux d'urbanisme entrepris dès le XVIe siècle et, principalement, au XVIIIe siècle. Depuis 1962, il a évolué vers un musée d'histoire, d'archéologie et d'ethnographie régionales : vestiges de l'époque préhistorique, antiquités romaines et paléo-chrétiennes de la cité de Burdigalia, collections médiévales, collections ethnographiques, etc. Il accueille également les collections de l'ancien musée Goupil, conservatoire de l'image industrielle.
  • Le muséum d'histoire naturelle est installé dans une demeure du XVIIIe siècle dans le jardin public de Bordeaux. Il vit au rythme d'expositions thématiques qui mettent en valeur des spécimens des collections permanentes.
  • Le Capc musée d'art contemporain, anciennement centre d'arts plastiques contemporains de Bordeaux est installé dans le cadre superbe d'un ancien entrepôt à grains. Il déploie une collection de la fin des années 1960 aux générations actuelles, rassemblant plus d'un millier d'œuvres et 140 artistes.
  • Le Musée national des douanes est logé au sein d'un des magnifiques pavillons de la place de la Bourse. Il retrace l'histoire douanière et illustre les missions des brigades et des bureaux.
  • Le centre Jean Moulin de documentation sur la Seconde Guerre mondiale présente au public des documents d’époque et des objets qui perpétuent le souvenir de cette période récente de notre histoire, qui situent les différents réseaux et permettent d’apprécier le combat des résistants pour la libération du territoire national.
  • Le musée d'ethnographie de Bordeaux 2 (MEB), créé à la fin du XIXe siècle, rassemble des collections patrimoniales qui couvrent tout le champ anthropologique des techniques touchant à la vie sociale et religieuse pour l'Afrique, l'Asie et l'Océanie[176].
  • Le musée des Compagnons du Tour de France retrace, à travers environ 500 documents et objets, l'histoire du compagnonnage, de la vie ouvrière à Bordeaux et dans la région.
  • Le musée du vin et du négoce de Bordeaux a été ouvert à l'initiative de l'association Bordeaux Historia Vini le dans le quartier des Chartrons. Dans trois caves semi-enterrées, le musée présente une collection d'objets historiques uniques, de multiples témoignages du passé et du présent avec nombre de documents et panneaux explicatifs retraçant le commerce des vins de Bordeaux : l'évolution du métier de négociant, depuis le privilège des vins de Bordeaux datant du Moyen Âge jusqu'à nos jours, en passant par le travail dans les chais et les exportations.
  • Le musée Goupil conserve le fonds de la maison Goupil, dynastie d'éditeurs d'art parisiens actifs de 1827 à 1920. Les collections se répartissent en trois domaines : estampes, photographies et archives.
  • Le musée des Télécommunications d'Aquitaine occupe les locaux de l'ancien Central Téléphonique « Chartrons », de type R6, mis en service en 1958 avec 3000 lignes puis 5000 lignes, et retiré de l'exploitation en 1983.
  • Le musée de la Mer et de la Marine présente quant à lui sur trois niveaux et 6 000 m² une histoire universelle de la navigation à travers le monde, la richesse des savoir-faire, les grandes découvertes, les expéditions scientifiques ou les batailles navales à l'aide de 10 000 objets de marine, tels que bateaux grandeur nature, maquettes, instruments de navigation, cartes, atlas et œuvres d’art, avec de fréquents focus sur Bordeaux et sa région[177].

Aux musées, on peut ajouter Vinorama et le conservatoire de l'air et de l'espace d'Aquitaine (CAEA).

Opéras, théâtres et salles de spectacle[modifier | modifier le code]

Le théâtre Alhambra de Bordeaux a aussi connu son heure de gloire au XIXe siècle.

L'Arkéa Arena constitue la plus grande salle de spectacle de la métropole bordelaise et offre une capacité d'accueil pour tous types de spectacles et manifestations de 2 500 à 11 300 places maximum. La salle est principalement utilisée pour des concerts et des événements sportifs. Elle dispose de plusieurs espaces réceptifs dont 2 salons (Public et Privé) une brasserie ouverte sur le parvis, une coursive (au 2e étage) et de plusieurs points de restauration[178].

Le Stade Matmut Atlantique accueille les tournées de stars internationales, comme Ed Sheeran en 2019. Il dispose d'une capacité de 42 500 places.

L'Opéra national de Bordeaux (1 100 places), est consacré à l'opéra et à la danse. Son histoire est liée à celle du Grand Théâtre où se trouve son siège et à celle de l’orchestre national Bordeaux Aquitaine qui apporte son concours aux représentations lyriques ou chorégraphiques.

L'Auditorium de Bordeaux, ouvert en 2013, possède deux salles dont une de 1 400 places.

Bordeaux compte d'autres salles de spectacle de grande capacité, comme la Salle Jean-Dauguet (2 500 places), le Théâtre Femina (1 175 places), la Rock School Barbey (700 places) ou le Casino de Bordeaux (700 places).

De nombreux théâtres existent à Bordeaux, les plus connus étant le Théâtre National Bordeaux Aquitaine (TNBA) et le Théâtre Femina.

Cinémas[modifier | modifier le code]

Le Gaumont situé au cœur de Bordeaux, près de la place Gambetta sur le cours Georges-Clemenceau, a déménagé à Talence en 2002 ; l'Auditorium de Bordeaux se situe à l'emplacement qu'il occupait.

Il existe, en 2015, trois multiplexes : l'UGC Cinécité (dix-huit salles), près de la place Gambetta, le Mégarama (dix-sept salles), sur la rive droite de la Garonne, dans l'ancienne gare d'Orléans (monument historique) et le CGR Le Français (douze salles), situé dans un ancien théâtre près de la place Gambetta (à l'angle des rues Condillac et Montesquieu), qui a rouvert le [179] après plusieurs années de travaux ;

L'Utopia Saint-Siméon (cinq salles), dans l'ancienne église Saint-Siméon (place Camille-Jullian, quartier Saint-Pierre) fermée au culte depuis la Révolution française, nef d'église devenue entrepôt de conserves, garage puis cinéma[180], est le seul cinéma d’art et essai depuis la fermeture, en , du Jean-Vigo (une salle), installé dans l'ancienne salle du Trianon rue Franklin.

Bordeaux a deux festivals internationaux de films, le Festival international de cinéma Cinémascience de Bordeaux. Deux éditions de cet évènement CNRS se sont tenues du au , et du au [181], et le Festival international du film indépendant de Bordeaux. Depuis 2012, en lien avec l'Utopia Saint-Siméon.

Dans le film américain La Guerre des mondes de Byron Haskin (1953), la ville de Bordeaux est la première ville du monde à recevoir la visite des Martiens et, en conséquence, la première à être totalement détruite[182]. Chaque barrière avait un cinéma dont seul demeure le Festival, à Bègles (Bordeaux Métropole). Il y avait par exemple le Rex à la barrière du Médoc (copie du Grand Rex de Paris) ou le Marivaux. D'anciens music-halls avaient été transformés en cinémas : l'Alcazar, place Stalingrad, devenu l'Éden ; l'Alhambra, rue d'Alzon ; l'Apollo, rue Judaïque, devenu l'Ariel ; la Scala, rue Voltaire, devenu le Mondial.

Casino[modifier | modifier le code]

Le Casino de Bordeaux se situe dans le quartier de Bordeaux-Lac. Il met à disposition du public en plus des salles de jeux, 2 espaces de restaurations, 2 bars ainsi que la salle de théâtre pouvant accueillir jusqu'à 700 personnes. Le Casino de Bordeaux appartient au groupe Barrière.

Lieux d'expositions[modifier | modifier le code]

Tout au long de l'année, la base sous-marine accueille une programmation pluridisciplinaire : expositions temporaires, concerts, art lyrique, jazz ; spectacles théâtre, danse.

Cap Sciences (Centre de culture scientifique, technique et industrielle), situé aux bords des quais, est organisé autour d'un grand plateau de 650 m2 qui accueille une grande exposition par an, d'un plateau de 200 m2 pour des expositions temporaires.

L'institut culturel Bernard Magrez présente des artistes d'hier et d'aujourd'hui et se situe à l'hôtel Labottière.

L'Institut Cervantes, anciennement connu sous le nom de « Casa de Goya », est un appartement situé sur le cours de l'Intendance, en plein centre-ville. Ce fut la dernière résidence du peintre Francisco Goya, qui vint s'installer à Bordeaux en 1824 pour fuir l'absolutisme de Ferdinand VII et qui y mourut en 1828. Exposition d'œuvres de l'artiste. Centre culturel espagnol de Bordeaux.

La Méca qui abrite la FRAC Aquitaine, Fonds régional d'art contemporain de la région Nouvelle-Aquitaine qui a été fondé en 1982. Elle conserve plus d’un millier d’œuvres.

La Cité du Vin est le lieu emblématique de la métropole et une véritable porte d'entrée vers le vignoble bordelais à travers les 5 sens.

Patrimoine gastronomique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cuisine bordelaise.

Bordeaux compte de nombreuses spécialités, comme les bouchons (chocolat en forme de bouchons), les croquants bordelais (tuiles soufflées aux noisettes), les sarments du Médoc (orange confite enrobée de chocolat) et le canelé bordelais, qui aurait été inventé au XVIIIe siècle par les religieuses du couvent des Annonciades. Il s'agissait à l'époque d'une friandise en forme de bâtons appelées canelats ou canelets[183]. Certains remarquent que ces petits gâteaux faits par les religieuses pourraient être liés à l'histoire de Bordeaux et du vin. En effet une étape importante dans la vinification est appelée collage. Elle consiste à filtrer le vin en cuve avec traditionnellement du blanc d'œuf. Ce procédé coûteux était encore utilisé par bon nombre de châteaux et cette étape voyait tout le personnel des châteaux casser des œufs et séparer les blancs des jaunes qui étaient donnés aux Petites sœurs des pauvres pour confectionner des gâteaux.

La gastronomie bordelaise est bien évidemment inhérente aux Vins de Bordeaux qui sont parmi les plus réputés et les plus chers du monde, faisant du bordeaux[N 4] une référence mondiale.

La production du vignoble est variée : environ 80 % de vins rouges (comme le pomerol ou le pauillac) et 20 % de vins blancs secs (tel que l'entre-deux-mers ou le pessac-léognan) ou liquoreux (par exemple le sauternes ou le cadillac), auxquels s'ajoutent des rosés, des clairets, et des vins mousseux (le crémant de Bordeaux)[184]. L'existence de 38 appellations différentes au sein du vignoble s'explique par la diversité des terroirs, c'est-à-dire des types de sols, des cépages cultivés, des pratiques de culture et de vinification. Avec 117 200 hectares[185] cultivés et une production de cinq à six millions d'hectolitres de vin par an, la Gironde est le troisième département viticole français en termes de production globale après l'Hérault et l'Aude, mais le premier pour les AOC en volume. La Cité du Vin incarne cet héritage gastronomique à travers le prisme de « la transmission, la valorisation et la sauvegarde du patrimoine culturel, universel et vivant du vin »[186].

Les plats bordelais sont l'entrecôte à la bordelaise (avec une sauce au vin), l'écrevisse à la bordelaise, le foie de veau à la bordelaise, la lamproie à la bordelaise (avec sauce au vin rouge)

La ville est également renommée pour le caviar de l'Estuaire de la Gironde, exploité depuis l'entre-deux-guerres seulement ; l'esturgeon est un poisson qui a toujours été présent dans la Gironde[187],[188] et la moutarde de Bordeaux.

Patrimoine religieux et mémoriel[modifier | modifier le code]

La cathédrale Saint-André du diocèse de Bordeaux, de style gothique, est classée monument historique depuis 1862 et inscrite depuis le par le Comité du patrimoine mondial, désigné par l'assemblée générale de l’UNESCO, sur la Liste du patrimoine mondial.

La basilique Saint-Michel, église de style gothique flamboyant, est classée monument historique depuis 1846 et inscrite depuis le sur la liste du patrimoine mondial.

La basilique Saint-Seurin est classée monument historique depuis 1840 et inscrite depuis le sur la liste du patrimoine mondial.

L'abbatiale Sainte-Croix, église d'architecture romane, est une ancienne abbatiale d'un monastère bénédictin. Elle est classée monument historique depuis 1840 et possède d'exceptionnelles grandes orgues, œuvre de Dom Bédos de Celles.

L'église Saint-Paul est une église de style baroque du XVIIe siècle qui est classée monument historique depuis 1997.

Le grand séminaire est aujourd'hui encore intact au cœur de la ville, entre les rues Judaïque, Palais-Gallien et Castéja. Construit au XVIIIe siècle par les Lazaristes, il devient l'Hôtel des monnaies en 1800 (par décret du Premier consul Napoléon Bonaparte) puis la Grande poste en 1892.

Le principal cimetière de Bordeaux est le cimetière de la Chartreuse, classé au titre des monuments historiques[189].

Bordeaux et Bègles ont été les premières grandes villes françaises à s'engager dans le projet des Stolpersteine, les « pavés mémoriels » installés dans toutes les villes d'Europe par l'artiste Gunter Demnig (en) en mémoire des victimes du régime national-socialiste. Dix pavés ont été posées dans les deux villes à la mémoire de victimes juives, de résistants autrichiens — comme Fritz Weiss — ou communistes, poses qui ont eu lieu les 6 et , à partir d'un projet lancé par l'Université Bordeaux-Montaigne[190].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Jardin public.

Avec 15 m2 d'espaces verts par habitant intra-muros, la ville de Bordeaux dispose d'un patrimoine naturel riche de qualité. La municipalité a mis en place depuis 2001 un plan vert qui a vu la réalisation du Parc des Sports, du Jardin des Lumières (rive gauche), du parc floral ainsi qu'un grand espace vert en bordure de Garonne (rive droite), le Parc aux Angéliques[191].

Les principaux parcs et jardins de Bordeaux sont le bois de Bordeaux qui couvre 86 hectares auxquels s'ajoutent près de 50 hectares de prairies et d'étangs et le Parc floral de 33 hectares. Le parc bordelais de 26 hectares, situé à Caudéran et le jardin public de 11 hectares, sont les parcs les plus anciens.

De nombreuses activités sont également présentes dans les deux parcs tels que : le théâtre de Guignol, un petit train, des jeux pour enfants (plusieurs aires de jeux sécurisés), une orangerie, une buvette et plusieurs boîte à livres. Certaines pelouses sont assez vastes et résistantes pour recevoir de nombreux jeux collectifs, d'autre zones sont moins entretenues et grillagées pour conserver un aspect sauvage. Les parcs contiennent un étang artificiel (très faible profondeur : 40 cm), très poissoneux et peuplé de divers canards d’ornement ou sauvages, d'oies, cygnes et de poules d'eau.

Le crépuscule sur le Lac de Bordeaux

Le parc aux Angéliques, à la Bastide (10 hectares en 2013, rive droite) est un projet réalisé par séquences, la dernière séquence devrait être terminée en 2017. En bord de Garonne, on trouve également les berges de Garonne, à Bacalan de 8 hectares, le jardin des Lumières près de la place des Quinconces et le parc des Sports Saint-Michel de 5,5 hectares (sur les quais).

Le jardin botanique, de 4,7 hectares, situé à la Bastide est créé en 2003. On peut également citer les parcs Denis et Eugène Bühler de 4,5 hectares, Rivière de 4 hectares ou André Meunier de 2 hectares.

Enfin, les jardins de la Mairie, des remparts, de la Béchade et des Dames de la Foi sont ouverts au public.

Dans son palmarès de l'année 2017, le Conseil national de villes et villages fleuris de France a attribué trois fleurs à la ville de Bordeaux au Concours des villes et villages fleuris[192].

Bordeaux et les arts[modifier | modifier le code]

Bordeaux et la littérature[modifier | modifier le code]

La bibliothèque Mériadeck, d'une surface de 26 000 m2 (7 200 m2 accessibles aux usagers) est l'une des plus grandes bibliothèques publiques de France. Elle stocke près d'un million de documents dans des dizaines de kilomètres de rayonnages, dont plus de 300 000 documents appartenant au fonds patrimonial (rares, précieux, anciens)

En littérature, Bordeaux a été célébrée par de nombreux écrivains. Honoré de Balzac en décrit les mœurs élégantes dans Le Contrat de mariage (1835).

Bordeaux et le cinéma[modifier | modifier le code]

De nombreux films ont été tournés dans la métropole bordelaise tels que L'Intrigante d’Émile Couzinet en 1939, Des gens sans importance d’Henri Verneuil en 1954, avec Jean Gabin et Pierre Mondy, Le Corniaud de Gérard Oury en 1964, avec Bourvil et Louis de Funès, ou La Menace d’Alain Corneau en 1977[193], avec Yves Montand, Philippe Noiret, Michel Serrault, Bernard Le Coq et Pierre Arditi.

Mais aussi Les Misérables de Robert Hossein en 1982, avec Jean Carmet ; Les Fugitifs de Francis Veber avec Pierre Richard, Gérard Depardieu, Jean Carmet ; La Fête des pères avec Thierry Lhermitte ; Vidocq en 2001, avec Gérard Depardieu, André Dussollier[194] ; et plus récemment, en 2012, Un jour mon père viendra de Martin Valente[195], avec Gérard Jugnot, François Berléand[196],[197],[198].

Bordeaux accueille aussi de nombreux festivals internationaux du cinéma comme le Festival international du film indépendant de Bordeaux défendant le cinéma indépendant mondial. Il rend compte de toutes les formes d’indépendance : d'esprit, de liberté de création et d'innovation. Il a lieu au mois d'octobre à l'Utopia Saint-Siméon, cinéma d'art et d'essai de Bordeaux et à la Cour Mably, Village du festival.

Elle accueille aussi le Festival CinémaScience étant un événement organisé par le CNRS à Bordeaux en Nouvelle-Aquitaine. C’était un festival de longs métrages de fiction ayant pour thématique un axe de recherche développé au CNRS. De la conquête de l’espace à la politique en passant par la génétique, l’histoire ou encore les mathématiques, les différentes projections sont prétextes à la discussion entre le public, les membres des équipes des films (réalisateurs, acteurs, producteurs, etc.) et les acteurs de la recherche (chercheurs, ingénieurs de recherche, etc.).

Distinctions[modifier | modifier le code]

Jardin des Lumières sur les quais rive gauche.

La ville de Bordeaux collectionne les labels et autres distinctions la plaçant parmi les métropoles mondiales les plus attractives. En 1957, Bordeaux est récompensée du prix de l'Europe, conjointement avec Turin[199]. Elle figure aussi parmi les cités « Frenchtech » pour l’innovation numérique, mais aussi parmi les villes européennes du sport, décerné par l’Association des capitales européennes du sport pour l’accueil d’événements comme le grand stade, la Solitaire du Figaro ou le marathon. La ville de Bordeaux est aussi depuis 2007 inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco au titre d’ensemble urbain exceptionnel. Ceci lui a valu un succès touristique croissant de plus de 50 % depuis cette date[200].

Son territoire est aussi classé auprès de nombreuses instances certifiant la qualité de vie du territoire comme le vélo-touristique décerné par la Fédération française de cyclotourisme. Bordeaux est aussi classée Territoire bio par l’association de professionnels Abio Aquitaine et Certi crèche pour ses services de la petite enfance. Enfin la ville de Bordeaux est certifiée par de nombreux labels répandus comme le label Qualiville de l’Afnor récompensant la qualité d’accueil et de fiabilité des services municipaux ouverts au public.

Instauré à l’initiative de l’Association des maires de France, les rubans du développement durable signalent un engagement tout aussi durable en faveur de l’environnement. Bordeaux a été une des premières villes à l’obtenir en 2008, mais, depuis, 137 rubans ont été octroyés ou renouvelés. La ville de Bordeaux est classée à trois fleurs au label Villes et villages fleuris avec la trame verte à la fois paysagère, écologique et sociale[201].

Bordeaux est en tête du classement des villes du monde à visiter en 2017 selon le classement de l’éditeur de guides Lonely Planet en récompensant les efforts faits pour « se réinventer », avec l’« impressionnante transformation des berges de la Garonne » et de sa rive droite, où « c’est le futur de Bordeaux qui s’écrit, avec des constructions et des aménagements soucieux du paysage urbain »[202],[203].

Personnalités liées à Bordeaux[modifier | modifier le code]

Armoiries, devise et logotype[modifier | modifier le code]

Blason[modifier | modifier le code]

Couronne de la ville, jardin de l'hôtel de ville.

Le premier blason connu de Bordeaux remonte à l'époque de Richard Coeur de Lion. Par la suite il va évoluer en fonction des régimes politiques (monarchie, empire) et des suzeraintés.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Dans le langage héraldique, on utilise un vocabulaire technique codifié pour décrire les blasons. Voici la description proposée en 1913 par Meaudre de Lapouyade :

"De gueules ; à la Grosse Cloche ouverte, ajourée et maçonnée de sable et sommée d’un léopard d’or ; à la mer d’azur, ondoyée de sable et d’argent, chargée d’un croissant aussi d’argent ; au chef d’azur, semé de France."

Description des meubles de l'écu[modifier | modifier le code]

Blason actuel de Bordeaux
  • La "Grosse cloche" : représentation des tours de l'ancien hôtel de ville dont il reste aujourd'hui la Grosse cloche.
  • Le "léopard" : en héraldique, le lion et le léopard désigne le même animal, à savoir le lion, mais avec une position de tête différente. Avec la tête de profil on le blasonne "lion" ; avec la tête de face on le blasonne "léopard". Ici il s’agit du lion des rois d’Angleterre. Pendant l'époque anglaise (1154-1453), le blason de Bordeaux comportait trois lions, qu’on retrouve encore aujourd’hui dans les armoiries anglaises. Avec la fin des posséssions françaises du roi d'Angleterre, suite à la bataille de Castillon en 1453, seul un lion demeure.
  • La "mer d’azur ondoyée de sable et d’argent" : représentation stylisée de la Garonne.
  • Le "croissant" : allusion à la forme semi-circulaire du port de Bordeaux, raison pour laquelle on l’appelle le "Port de la lune" depuis le Moyen Âge.
  • "Chef d’azur semé de France" : en haut du blason sont représentées les armoiries du rois de France. Cette partie a été ajoutée après la domination anglaise, en remplacement de deux lions anglais.


Description des ornements extérieurs de l'écu[modifier | modifier le code]

  • Comme supports, deux antilopes blanches enchaînées et colletées d'une couronne fleurdelisée. Elles sont sans doute un rappel de la reconquête française sur l’occupation anglaise. Ainsi les couronnes aux fleurs de lys françaises tiennent fermement les antilopes anglaises[204].
  • Pour couronne, Bordeaux a une couronne murale ajoutée au 19ème siècle. Elle est le symbole traditionnel des communes et est utilisée pour signifier l'autonomie d'une ville libre. Avec cinq tours, cette couronne place Bordeaux au rang de capitale régionale, et rappelle que la jurade de Bordeaux (conseil municipal, sous l'Ancien Régime) possédait le comté d'Ornon (comprenant approximativement les actuelles communes de Gradignan et de Villenave-d'Ornon) depuis le XVIe siècle. Ainsi la ville de Bordeaux est l'une des très rares collectivités locales, en France, qui « porte » un titre de noblesse remontant avant la Révolution française[205].


Devise[modifier | modifier le code]

« Lilia sola regunt lunam unda castra leonem » qui se traduit en français par « Les lys règnent seuls sur la lune, les ondes, la forteresse et le lion »

La devise en latin de Bordeaux, qui est une lecture du blason de la ville, fait clairement allusion à la domination exclusive du roi de France sur la ville après l'époque anglaise qui dura près de trois siècles. Cette conquête est inscrite sur le blason par l’ajout des armes de France (fleurs de lys) au chef du blason de la ville[209].

Logotype, petites armoiries et chiffre de Bordeaux[modifier | modifier le code]

Chiffre de Bordeaux
Logotype de la ville de Bordeaux

Le "chiffre" désigne en héraldique un monogramme stylisé qui sert de signature modernisée ou de version simplifiée du blason (petites armoiries). A Bordeaux le chiffre est formé de trois croissants de lune entrelacés. On ne les trouve pas avant le milieu du 17ème siècle. Ils figurent, d’abord, sur le dos et les plats des reliures des livres de prix décernés par le collège de Guyenne, et ornent, au 18ème siècle, le fronton de la fontaine Saint-Projet (1715), puis la fontaine de la Grave (1788). Ensuite ils seront représentés sur nombre de monuments et le mobilier urbain. Ce chiffre est aujourd’hui le symbole utilisé pour le logo de la ville[209].

En ce qui concerne l’origine et le sens de ce symbole, les versions sont nombreuses. Pour d’aucuns, les trois croissants représentent les trois courbes de la Garonne dans l'agglomération, ou encore la réunion de la Garonne, la Dordogne et la Gironde. Pour d’autres, ils proviendraient des armes de Diane de Poitiers ou encore du roi de France Henri II.

Plus probablement ces croissants ont pour origine celui qui figure seul sur les armes de la ville et qui représente le Port de la lune. Quant au nombre de trois, selon l’ancien maire de Bordeaux Adrien Bayssellance, il s’agit plus vraisemblablement d’une coïncidence. Le croissant unique formait à lui tout seul un motif de décoration trop maigre et l’on a remédié à cet inconvénient par l’entrelacement de trois pour gagner en équilibre esthétique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le consul américain écrit en 1808 : « l'herbe pousse dans les rues de [Bordeaux]. Son splendide port est désert », cf. Hubert, Block et de Cauna, 2018, page 113.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.
  1. C'est par une étude numismatique que cette hypothèse a vu le jour ; les deux groupes de Bituriges seraient attestés dans le Berry avant la conquête des Gaules, Jean Hiernard, « Bituriges du Bordelais et Bituriges du Berry : l'apport de la numismatique », Revue archéologique de Bordeaux 1997 p.61 à 65, résumé par Christian Goudineau, Antiquités nationales, p.725 à 727.
  2. Burdigala pourrait être un nom basco-aquitain. Burd signifierait marais et gala se traduirait par abri. Le nom aurait ensuite évolué en Bordigala, puis en Bordale en euskara (basque), Bordèu en gascon et finalement en « Bordeaux », graphié ainsi d'après l'ancien pluriel de bordel, au sens ancien de « maison isolée ». Cf. Bordeaux-Saint-Clair.
  3. « … l'étymologie de Burdigala, sujet de fastidieuses controverses et de puériles hypothèses », Histoire de Bordeaux, collectif sous la direction de Robert Etienne, Privat, 1990, p.16.
  4. Références sur la façon d'orthographier les appellations d'origine.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Prononciation en français de France retranscrite selon la norme API.
  2. Insee - Population de l'unité urbaine de Bordeaux en 2013, consulté le .
  3. Tableaux de l'économie française 2018, consulté le .
  4. Insee - Population de la métropole de Bordeaux au 1er janvier 2012,consulté le 26 juillet.
  5. « Bordeaux, port de la Lune », Patrimoine mondial de l'UNESCO (consulté le 16 mars 2015)
  6. Les ponts de Bordeaux.
  7. Bordeaux : un tour de ville en 101 monuments, Édition Le Festin, juillet 2008.
  8. François « Hollande inaugure le pont Jacques-Chaban-Delmas à Bordeaux » dans Libération du .
  9. Présentation du pont Bacalan-Bastide sur Structurae.
  10. Fiche de présentation du futur pont Simone-Veil par Bordeaux Métropole
  11. À Bordeaux, un pont-boulevard pour 2018Libération, .
  12. L'avenir de la passerelle Eiffel.
  13. Alain Juppé: «Quand on a fait le tramway, la ville était sens dessus dessous».
  14. Union des aéroports français - Résultats d'activité des aéroports français 2015, consulté le
  15. Aéroport de Bordeaux : 17 nouvelles destinations en 2014, dix de plus annoncées pour 2015.
  16. Philippe Cloutet, « Aéroport de Bordeaux : 6 millions de passagers en 2017 », AquitaineOnLine,‎ (lire en ligne, consulté le 26 décembre 2017).
  17. a et b « La LGV Bordeaux-Paris, six mois après : une clientèle affaires multipliée par deux, selon la SNCF », France Bleu,‎ (lire en ligne, consulté le 26 décembre 2017).
  18. François-Xavier Point, La gare de Bordeaux Saint-Jean : Histoire d'une centenaire (1898-1998), Éditions Sud-Ouest, , 128 p. (ISBN 2879012902).
  19. « Bordeaux : dix-sept salles de cinéma à la Bastide », Le Moniteur, no 4866,‎ (lire en ligne, consulté le 19 janvier 2018).
  20. Site internet officiel consacré à ce sujet et administré par RFF.
  21. Bordeaux>Cadre de vie>Circuler, stationner>En véhicule particulier>Restrictions de circulation.
  22. Voir le site de la mairie.
  23. « Plan du cadastre de la ville de Bordeaux - France Cadastre », sur france-cadastre.fr (consulté le 28 juin 2019).
  24. [1].
  25. http://www.bordeaux.fr/o2326/marche-des-capucins
  26. UNESCO World Heritage Centre – Un pont bosniaque figure parmi les cinq nouveaux sites inscrits cet après-midi sur la Liste du patrimoine mondial.
  27. Virginie Rooryck Llorens, « ZAC Saint-Jean Belcier » (consulté le 30 octobre 2017).
  28. https://www.bordeaux-euratlantique.fr/lepa/.
  29. https://www.bordeauximmo9.com/bordeaux-euratlantique-metropole-europeenne.
  30. Jacqueline Lorenz, Jean-Pierre Gély, France, Carrières et constructions en France et dans les pays limitrophes, Ed. du Comité des travaux historiques et scientifiques, , p. 2004
  31. http://www.bassins-a-flot.fr/naissance-quartier-libre/un-projet-urbain-une-vraie-personnalite/
  32. http://www.bassins-a-flot.fr/bassins-a-flot-entre-passe-present/le-melting-port-daujourdhui/
  33. http://www.bassins-a-flot.fr/naissance-quartier-libre/une-volonte-forte-de-creer-un-nouveau-quartier/
  34. https://www.bordeaux-port.fr/fr/article/bordeaux-port-atlantique-engage-les-travaux-de-reamenagement-du-port-de-plaisance-des
  35. Extrait du Bulletin no 29 de la Société historique et archéologique d’Arcachon et du Pays de Buch du 3e trimestre 1981.
  36. Les équipements publics art déco de Bordeaux.
  37. Quartier Saint-Christoly.
  38. Site de la ville de Bordeaux.
  39. sur le site pss-archi.eu (lire en ligne).
  40. Une renaissance urbaine et économique.
  41. Le Moniteur du  : L'Opération d'intérêt national Bordeaux-Euratlantique est créée.
  42. Marché des Douves sur le site de la mairie de Bordeaux http://www.bordeaux.fr/p78506
  43. Histoire du marché des Douves par Pneupno http://pneupno.over-blog.com/pages/petit_historique-474401.html.
  44. Association Halle des Douves
  45. « https://www.statistiques-locales.insee.fr/Fiches/RS/DEP/33/COM/RS_COM33063.pdf »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  46. a et b « Comparateur de territoire », sur insee.fr.
  47. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6).
  48. Achille Luchaire Annales de la Faculté des lettres de Bordeaux p. 164 « Sur l'origine de Bordeaux »
  49. Bénédicte Boyrie-Fénié, Institut occitan, Dictionnaire toponymique des communes de Gironde, Pau, Éditions Cairn, , 402 p. (ISBN 978-2-35068-012-5), p. 78.
  50. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Op. cit., p. 97a.
  51. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  52. Roger de Figuères, Les noms révolutionnaires des communes de France: listes par départements et liste générale alphabétique, Au siège de la Société, (lire en ligne), p. 27 + 92.
  53. Burdigalim appellatam ferunt quod Burgos Gallos primum colonos habuerit, quibus antea cultoribus adimpleta est. in Etymologiae XV, the Latin Library en ligne
  54. Achille Luchaire Annales de la Faculté des lettres de Bordeaux p. 163 « Sur l'origine de Bordeaux ».
  55. a et b Michel Morvan, Noms de lieux du Pays basque et de Gascogne, Paris, Bonneton, , 231 p. (ISBN 978-2-86253-334-6), p. 12.
  56. « Gironde > Bordeaux (33000) », sur le site habitants.fr de David Malescourt (consulté le 6 février 2015).
  57. « Chronologie - Premiers occupants (Néolithique / -56) », sur www.bordeaux.fr (consulté le 14 octobre 2016).
  58. Dictionnaire de l'Antiquité, sous la direction de Jean Leclant, Quadrige dico poche, puf, Paris 3 octobre 2005, (ISBN 2130550185)
  59. Collectif - Histoire de Bordeaux - Privat 1990 - p.16.
  60. Histoire de Saint-Christoly
  61. Historique de l'ancien quartier de Saint-Christoly
  62. Marcel Le Glay, Jean-Louis Voisin et Yann Le Bohec, Histoire romaine, Presses universitaires de France, (présentation en ligne)
  63. http://www.bordeaux.fr/ebx/pgPresStand8.psml?_nfpb=true&_pageLabel=pgPresStand8&classofcontent=presentationStandard&id=7070
  64. http://www.bordeaux.fr/ebx/pgPresStand8.psml?_nfpb=true&_pageLabel=pgPresStand8&classofcontent=presentationStandard&id=6929
  65. Grégoire de Tours, Histoire des Francs, livre IV, 47.
  66. a et b Dillange 1995, p. 43
  67. Régis Boyer, Les Vikings : histoire, mythes, dictionnaire, R. Laffont, 2008, p. 19. (ISBN 2221106318)
  68. https://books.google.fr/books?id=j3kUAQAAMAAJ&pg=160 Lettres patentes de Louis XI, Plessis-du-Parc-lèz-Tours, le 8 janvier 1476 (1475 avant Pâques).
  69. Miquel 1980, p. 257.
  70. Miquel 1980, p. 287-288.
  71. a et b Denis 2008, p. 130-145.
  72. a et b Denis 2008, p. 128-129.
  73. Saugera 2002, p. 66.
  74. Hubert, Block et de Cauna 2018, p. 77.
  75. Saugera 2002, p. 86.
  76. Charles Jean Lafolie, Mémoires historiques relatifs à la fonte et à l'élévation de la statue équestre de Henri IV sur le terre-plein du Pont-Neuf à Paris, Le Normant, (lire en ligne).
  77. Michel Figeac, « Révolution et urbanisme à la fin du XVIIIe siècle : Bordeaux entre vandalisme, iconoclasme et spéculation immobilière », Histoire, économie & société,‎ , p. 71 (ISSN 0752-5702, lire en ligne).
  78. Voir un historique de la fontaine des Trois Grâces sur le site de l'office de tourisme de Bordeaux.
  79. Pour lire le texte du discours d'André-Daniel Laffon de Ladebat..
  80. Saugera 2002, p. 113-115.
  81. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Marzagalli
  82. Lire notamment l'Arrêt du Conseil d'état du Roi du 10 septembre 1786, pour l'introduction supplémentaire de Noirs aux Antilles et pour l'exportation de sucre, sur wikicommons.
  83. P. Butel, Les négociants bordelais, l'Europe et les Îles au XVIIIe siècle, Aubier / Montaigner, .
  84. Hubert, Block et de Cauna 2018, p. 113.
  85. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées :5
  86. a et b Saugera 2002.
  87. L'histoire des hôpitaux de Bordeaux.
  88. Alexandre Fernandez, « L'économie municipale à Bordeaux, XIXe – XXe siècles : les mutations de l'édilité », Histoire, économie et société, vol. 22,‎ , p. 413-436 (lire en ligne).
  89. [PDF] CGT : 120 ans de lutte dans les transports bordelais..
  90. Source : Le Point octobre 2008..
  91. Les équipements publics art déco de Bordeaux..
  92. Pierre Bayard, Aurais-je été résistant ou bourreau ?, Les Éditions de Minuit, 2013, page 100.
  93. Bernard Lachaise, « L'éphémère "capitale tragique" » : le gouvernement à Bordeaux en juin 1940, in Histoire(s) de la Dernière Guerre, n° 5, mai 2010, pp. 78-81.
  94. « Résultats de l'élection présidentielle de 1995 dans la commune de : Bordeaux - Politiquemania », sur www.politiquemania.com (consulté le 5 juillet 2017).
  95. a b et c « Municipales à Bordeaux : les précédentes élections en chiffres », France Bleu,‎ (lire en ligne, consulté le 5 juillet 2017).
  96. « Résultats de l'élection présidentielle 2002 », sur le site du Ministère de l'Intérieur (consulté le 5 juillet 2017).
  97. « Résultats Bordeaux - Présidentielle 2007 - 1er et 2nd tour », sur France info.fr (consulté le 5 juillet 2017).
  98. a et b « Bordeaux (33000) : résultats élections présidentielles », Franceinfo,‎ (lire en ligne, consulté le 14 janvier 2018).
  99. Site Internet Mairie de Bordeaux, « Cantons et bureaux de vote de Bordeaux », sur bordeaux.fr.
  100. Insee - Population légale en vigueur au 1er janvier 2016 - Référence statistique : 1er janvier 2013.
  101. Claire Mayer, « Nicolas Florian, adjoint d’Alain Juppé, devient le nouveau maire de Bordeaux », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 13 avril 2019).
  102. Le droit à la cantine reconnu à Bordeaux, Le Figaro, .
  103. Agenda 21 de la ville de Bordeaux
  104. Bertrand Escolin, « Bordeaux agglomération, restructuration majeure pour la station d'épuration », Le Moniteur, no 5579,‎ , p. 49 (ISSN 0026-9700).
  105. J.-P. Vigneaud, « La nouvelle station d'épuration de Bordeaux entrera en service en fin d'année », Sud Ouest,‎ (lire en ligne).
  106. « Bordeaux mise sur le solaire », sur lefigaro.fr, .
  107. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s et t « Les villes partenaires », sur bordeaux.fr (consulté le 12 novembre 2018).
  108. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  109. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  110. « Évolution et structure de la population à Bordeaux en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 22 août 2010).
  111. « Résultats du recensement de la population de la Gironde en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 22 août 2010).
  112. https://www.insee.fr/fr/statistiques/2011101?geo=COM-33063
  113. https://www.lemonde.fr/aquitaine/gironde,33/bordeaux,33063/fiscalite/
  114. Ministère de l'éducation nationale, « Les chiffres clés », sur ac-bordeaux.fr, (consulté le 28 avril 2014).
  115. « Les écoles primaires de Bordeaux », sur bordeaux.fr.
  116. http://www.bordeaux.fr/p63991/ecoliers
  117. Ville de Bordeaux, « Collèges et lycées », sur bordeaux.fr.
  118. [PDF] Atlas 2007-2008 de l'enseignement supérieur en France.
  119. http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid124877/les-etudiants-inscrits-dans-les-universite-francaises-en-2016-2017.html
  120. http://cache.media.enseignementsup-recherche.gouv.fr/file/2018/47/2/NI_17.13_-_Etudiants_universites_2016-2017_875472.pdf
  121. Décret no 2007-383 du 21 mars 2007 portant création de l’établissement public de coopération scientifique « Université de Bordeaux »
  122. a et b Décret no 2013-805 du 3 septembre 2013 portant création de l’Université de Bordeaux
  123. Morgane Taquet, « Politique de site : la Comue Aquitaine perd l'université de Bordeaux », sur www.letudiant.fr/educpros,
  124. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Campus2008
  125. Camille Sromboni et Sophie Blitman, « Grand emprunt : Bordeaux, Strasbourg et PSL, premiers lauréats de l'IDEX », sur www.letudiant.fr/educpros,
  126. Camille Sromboni et Céline Authemayou, « Université : le choc des résultats de l'Idex », sur www.letudiant.fr/educpros,
  127. Colette Goinere, « Pierre Singaravelou (président de l'université Bordeaux 3 et du PRES) : «Nous devons laisser de côté nos ego» », sur www.educpros.fr,
  128. Camille Stromboni, « Patrice Brun, président de l'université Bordeaux 3 : "En cas de fusion, le risque pour notre université de SHS est plus que grand, il est mécanique" », sur www.letudiant.fr/educpros,
  129. Frédéric Dessort, « Nouvelle université de Bordeaux : le projet de fusion contrarié », sur www.letudiant.fr/educpros,
  130. [2]
  131. https://www.u-bordeaux.fr/International/Partenaires
  132. Office de tourisme de Bordeaux.
  133. http://gironde.demopshere.eu.
  134. « Le tableau d'honneur 2018 des meilleurs hôpitaux et cliniques », sur lepoint.fr, (consulté le 19 août 2019)
  135. « Chiffres clefs 2017 », (plaquette 16 p.), sur chu-bordeaux.fr (consulté le 19 août 2019)
  136. pourquoidocteur.fr du 25 août 2019, Palmarès des hôpitaux 2019 : Bordeaux décroche l'or.
  137. http://www.emagister.fr/centre_hospitalier_universitaire_bordeaux-en62732.htm
  138. http://www.bordeaux.fr/ebx/pgPresStand8.psml?_nfpb=true&_pageLabel=pgPresStand8&classofcontent=presentationStandard&id=4941#gratuit
  139. http://www.bordeaux.fr/ebx/pgPresStand8.psml?_nfpb=true&_pageLabel=pgPresStand8&classofcontent=presentationStandard&id=4941#payant
  140. http://www.bordeaux.fr/pgPresStand8.psml?_nfpb=true&_pageLabel=pgPresStand8&classofcontent=presentationStandard&id=5121
  141. [3]
  142. « Bordeaux, ville sportive », Site officiel de la mairie de Bordeaux (consulté le 1er juillet 2019)
  143. Notice no PA00083480, base Mérimée, ministère français de la Culture
  144. Monuments nationaux.fr, Tour Pey-Berland
  145. Notice no PA00083172, base Mérimée, ministère français de la Culture
  146. Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France: Patrimoine mondial de l'humanité, site de l'Unesco
  147. Tour de la basilique Saint-Michel
  148. https://eglise-protestante-unie-bordeaux.fr/5-temples/bordeaux-ville/
  149. Le Patrimoine des communes de la Gironde, éd. Flohic, tome I, p. 311.
  150. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées syb
  151. Régis Dericquebourg, Les Antoinistes, Belgique, Brepols, (ISBN 2-503-50325-X), p. 137, 168.
  152. « Fichier RFDM2011COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2011 », sur le site de l'Insee (consulté le 16 novembre 2013).
  153. https://www.valeursactuelles.com/politique/bordeaux-la-gestion-dalain-juppe-epinglee-par-la-cour-des-comptes-92677.
  154. a b et c Recensement Insee - emplois à Bordeaux.
  155. https://www.sudouest.fr/2010/09/21/quatrieme-ville-de-congres-190763-2780.php
  156. Bilan annuel des ports maritimes et des voies navigables Ministère de l'Écologie, du Développement durable des Transports et du Logement, Résultats connus au 8 mars 2011
  157. Avec 8.38 millions de tonnes de marchandises traitées en 2011, Bordeaux perd sa 6e place au classement des ports de commerce, « Bordeaux : Le trafic global se tasse mais le conteneur bondit », Mer et Marine
  158. http://questions.assemblee-nationale.fr/q13/13-4891QE.htm.
  159. https://special-bordeaux.blogspot.com/2007/10/le-bordeaux-nouveau-ville-durable.html
  160. http://atlas-paysages.gironde.fr/la-formation-du-socle-geologique.html
  161. http://atlas-paysages.gironde.fr/l-exploitation-des-pierres-et-du.html
  162. « La pierre de Bordeaux », sur http://paesaggio.over-blog.com/.
  163. https://docplayer.fr/86823040-Les-sols-viticoles-formes-sur-le-calcaire-a-asteries-facteurs-naturels-et-humains.html
  164. « 324C – Système aquifère des calcaires, faluns et grès de l'Oligocène à l'Est de la Garonne (Niveau 2) », sur http://sigesaqi.brgm.fr/.
  165. http://infoterre.brgm.fr/rapports/80-SGN-226-AQI.pdf
  166. https://www.cap-terre.org/Productions/livrets/texte%20livret%20asques3%20final-1.pdf
  167. Bordeaux d'autrefois : 1re Nuit du Patrimoine à Bordeaux , émission radiophonique spéciale de Lauric Duvigneau sur « Harmonie Bordeaux », 1991 https://www.dailymotion.com/video/x23l0of_1ere-nuit-du-patrimoine-a-bordeaux-le-14-septembre-1991-emission-speciale-produite-et-presentee-par_webcam.
  168. https://www.bordeauximmo9.com/rue-bordelaise
  169. https://www.20minutes.fr/bordeaux/1436547-20140903-siecle-apres-bordeaux-souvient-avoir-capitale-france-durant-quelques-semaines
  170. http://www.france-libre.net/adresses-de-gaulle-16-17-juin-1940/
  171. Marc Sanson, Le Palais-Royal. Architecture, décors intérieurs, Monum, , p. 11.
  172. L'histoire du Grand Théâtre de Bordeaux
  173. « Fiche sur le Grand Théâtre », sur caruso33.net (consulté le 5 mai 2016)
  174. « Les 12 statues sur le portique du Grand Théâtre ; Qui est qui, ... et comment les reconnaître ? », sur 33-bordeaux.com (consulté le 5 mai 2016)
  175. Mascarons de Bordeaux
  176. Site du MEB.
  177. « Feu vert pour un musée de la Mer et de la Marine à Bordeaux », Sud Ouest, (consulté le 19 septembre 2015).
  178. « Bordeaux: La grande salle de spectacles s'appellera Bordeaux Métropole Arena », sur 20minutes.fr, (consulté le 27 avril 2016)
  179. Le Français est de retour, sur sudouest.fr.
  180. Allain Glykos et Alain Béguerie, Bordeaux - Regards, Éditions Sud Ouest, , 192 p. (ISBN 978-2-87901-960-4), p. 33.
  181. http://www.cnrs.fr/cinemascience/.
  182. « La Guerre des mondes », kinopitheque.net.
  183. L'origine des canelés, site spécialisé dans les spécialités d'Aquitaine.
  184. André Girard, Recueil des vins des France, Dijon, Educagri Éditions, , 543 p. (ISBN 2-84444-065-7, présentation en ligne).
  185. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées surface
  186. Site internet de La Cité du Vin, « Vocation universelle », sur laciteduvin.com (consulté le 16 janvier 2016).
  187. « Bordeaux, capitale du caviar français, voudrait en accroître la production », Albert Rèche, source : Le Figaro.
  188. « Du Caviar dans le bordeaux », La Dépêche, 24/12/2011
  189. Notice no PA00083163, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  190. « Deux pavés de la mémoire », Sud-Ouest,‎ , p. 24f.
  191. Site de la ville.
  192. Site des villes et villages fleuris, consulté le 3 décembre 2017.
  193. « Tournage du film La Menace à Bordeaux », Aquitaine Actualités, 9 avril 1977, sur ina.fr, lien consulté le 23 juillet 2011.
  194. « Domaine > Secrets de tournage », sur allocine.fr, lien consulté le 23 juillet 2011.
  195. « Gérard Jugnot et François Berléand pour un film de la Gaumont… Le père de ma fille ? », sur bordeauxactu.com, lien consulté le 23 juillet 2011.
  196. L2TC.com,
  197. filmfrance.net,
  198. imdb.com.
  199. Villes lauréates du prix de l’Europe (1955-2010).
  200. https://www.sudouest.fr/2014/11/19/une-collection-de-labels-1740352-2780.php.
  201. http://www.bordeaux.fr/p112527/bordeaux-villes-et-villages-fleuris.
  202. https://www.lonelyplanet.fr/article/les-10-villes-visiter-en-2017,
  203. https://www.slate.fr/story/127019/pourquoi-lonely-planet-choisit-bordeaux-ville-visiter-2017.
  204. « Des armoiries au logo », sur bordeaux.fr (consulté le 5 avril 2017).
  205. http://docplayer.fr/65044327-Michel-figeac-noblesse-bordelaise-noblesse-d-aquitaine-noblesse-francaise.html.
  206. http://www.bordeaux.fr/ebx/portals/ebx.portal?_nfpb=true&_pageLabel=pgPresStand8&classofcontent=presentationStandard&id=6931.
  207. http://www.delcampe.fr/item.php?id=90684052&var=ARMOIRIES-ET-BLASON-DE-VILLE-BORDEAUX-PAR-ROBERT-LOUIS&language=F&sessionToken=sslLogin_9fb8c57ced7fecfd3fa1dfb30ce385b3.
  208. Couleurs et Symbolique armories des villes sous le 1er Empire et la Restauration Michel Pastoureau.
  209. a et b « Des armoiries au logo », sur bordeaux.fr (consulté le 18 mars 2019).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Histoire générale de Bordeaux[modifier | modifier le code]

  • Camille Jullian, Histoire de Bordeaux depuis les origines jusqu'en 1895, Bordeaux, Féret et Fils, 1895.
  • Louis Desgraves, Évocation du Vieux Bordeaux, Paris, 1960.
  • Charles Higounet (ss la dir.), Histoire de Bordeaux, 8 vol., 1969.
  • Bordeaux et les îles Britanniques du XIIIe au XXe siècle : actes du Colloque franco-britannique tenu à York, du 25 au 28 septembre 1973, Bordeaux, Fédération historique du Sud-Ouest, , 162 p. (SUDOC 000106356).
  • Albert Rèche, Naissance et vie des quartiers de Bordeaux, Paris, 1979.
  • Paul Butel et Jean-Pierre Poussou, La Vie quotidienne à Bordeaux au XVIIIe siècle, Paris, 1980.
  • Eckart Birnstiel, Die Fronde in Bordeaux, 1648-1653, Francfort-sur-le-Main, Lang, 1985.
  • Françoise Taliano-des Garets, La vie culturelle à Bordeaux, 1945-1975, Bordeaux, Presses universitaires de Bordeaux, 1995.
  • Éric Saugera, Bordeaux port négrier : chronologie, économie, idéologie, XVIIe siècle - XIXe siècle, Paris, Karthala, 1995.
  • Robert Chevet, Le Port de Bordeaux au XXe siècle, Bordeaux, L'Horizon chimérique, 1996.
  • Paul Butel, Vivre à Bordeaux sous l'Ancien Régime, Paris, Perrin, 1999.
  • Serges Lerat et Charles Higounet, Histoire de Bordeaux, Toulouse, Privat, 2001.
  • Michel Suffran, Bordeaux naguère. 1859-1945, Anglet, Aubéron, 2002.
  • Guy Dupuis, Bordeaux, histoire d'eau, éditions Elytis, 2005.
  • Albert Rèche, Bordeaux, Bordeaux, éditions Sud-Ouest, 2005.
  • Pascal Blanchard (ss la dir.), Sud-Ouest. Porte des outre-mers. Histoire coloniale et immigrations des Suds, Milan, 2006, 240 p.
  • Jean-Claude Fauveau, Le prince Louis Cardinal de Rohan-Guéméné ou Les diamants du roi, Paris, L'Harmattan, 2007.
  • Agnès Vatican (ss la dir.), Bordeaux 20-30. Portrait d'une ville, Bordeaux, Le Festin, 2008.
  • Ézéchiel Jean-Courret et Sandrine Lavaud, Bordeaux, Ausonius, 2009
  • Anne-Marie Cocula, Histoire de Bordeaux, Le Pérégrinateur éditeur, 2010.
  • Christian Cau, Petite histoire de Bordeaux, Geste Éditions, 2013.
  • Madeleine Lassère, Histoire de Bordeaux, Éditions Sud-Ouest, 2014.
  • Michel Figeac (ss la dir.), Histoire de Bordeaux, Presses universitaires de Rennes, 2019.
Histoire de l'art et de l'architecture bordelaise[modifier | modifier le code]
  • Philippe Maffre et Jean-Pierre Bériac, Le Bordelais néo-classique, Bordeaux, 1983.
  • Jean-Claude Lasserre (ss la dir.), Bordeaux et l'Aquitaine, 1920-1940. Urbanisme et architecture, Paris, Regirex-France, 1988.
  • Gilles Ragot, Guide d'architecture Bordeaux & agglomération 1945-1995, Bordeaux, Confluences, 1996.
  • Robert Coustet et Marc Saboya, Bordeaux. Le temps de l'histoire. Architecture et urbanisme au XIXe siècle (1800-1914), Bordeaux, Mollat, 1999.
  • Paul Roudié, Bordeaux baroque, coll. « Mémoires », Bordeaux, Société archéologique de Bordeaux, 2004.
  • Robert Coustet et Marc Saboya, Bordeaux. La conquête de la modernité. Architecture et urbanisme à Bordeaux et dans l'agglomération de 1920 à 2003, Bordeaux, Mollat, 2005.
  • Chantal Callais, Bordeaux, Paris, Cité de l'Architecture et du Patrimoine, 2006.
  • Jacques Sargos, Bordeaux vu par les peintres, Bordeaux, L'Horizon chimérique, 2006.
  • Marc Saboya, Ordre et Désordre. Fragments d'architecture contemporaine à Bordeaux, Bordeaux, Le Festin, 2008.
  • Richard Zéboulon, Bordeaux. Mascarons, Bordeaux, éditions Cairn, 2008.
  • Jean-Claude Fauveau, Du Grand Séminaire à la Grande Poste de Bordeaux. Trois siècles d'histoires girondines, préface de Michel Suffran, Éditions de l'Entre-deux-Mers, 2011.

Guides et ouvrages généraux[modifier | modifier le code]

  • Guides Joanne, Bordeaux, Paris, Hachette, , 148 p. (lire en ligne)
  • Féret, Edouard, Guide à Bordeaux et ses environs : orné de nombreuses gravures et d'un plan de la ville, Bordeaux, Feret et Fils, , 110 p. (lire en ligne)
  • Jean et Bernard Guérin, Des Hommes et des activités autour d'un demi-siècle, Bordeaux, BEB, 1957.
  • Brutails, Jean-Auguste, Guide illustré dans Bordeaux et les environs..., Bordeaux, Gounouilhou, [19..], 118 p. (lire en ligne)
  • Olivier Laroza, Guide touristique, historique et archéologique de Bordeaux et de la Gironde, Bordeaux, Féret et Fils, 1988.
  • Michel Pétuaud-Létang, Bordeaux 2005, Bordeaux, Vivisques, 1989.
  • Jean-Marie Planes, Une ville bâtie en l'air, Bordeaux, Confluences, 1996.
  • Philippe Prévôt et Richard Zéboulon Bordeaux secret et insolite : la face cachée du port de la Lune, Paris, Les Beaux-Jours, 2005.
  • Dominique Dussol et Xavier Rosan (ss la dir.), Bordeaux. Un tour de ville en 101 monuments, Bordeaux, Le Festin, 2006.
  • Antoine Lebègue et Yves Simone, Bordeaux, disparu et secret, Bordeaux, éditions Sud-Ouest, 2006.
  • Xavier Rosan (ss la dir.), Autour de Bordeaux. Un tour de CUB en 101 monuments (hors-série), Bordeaux, Le Festin, 2007.
  • Richard Zéboulon, Bordeaux. Mon album, Bordeaux, éditions Cairn, 2007.
  • François Mauriac, Bordeaux, L'Esprit du Temps, 2009.
  • Richard Zéboulon, Bestiaire de Bordeaux, éditions Cairn, 2010.
  • Philippe Prévot et Richard Zéboulon, Bordeaux, petits secrets et grandes histoires, Sud-Ouest Éditions, 2012
  • Stéphane Sinier et Frédéric Dalléas, Bordeaux, Lonely Planet, 2016.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :



This page is based on a Wikipedia article written by contributors (read/edit).
Text is available under the CC BY-SA 4.0 license; additional terms may apply.
Images, videos and audio are available under their respective licenses.

Sommaire

Destek