Force de travail

La force de travail est en économie l’ensemble des travailleurs, c’est-à-dire la population active.

Du point de vue marxiste, la force de travail est ce que possède le travailleur et qu'il loue à un patron (en échange d'un salaire). En d'autres termes, il s'agit de ses bras, ses jambes et sa tête (dans certains cas). Marx distingue ainsi travail et force de travail, (chapitre 6 du Capital) celle-ci étant considérée comme transformée en une simple marchandise dans l'économie capitaliste. Le prix de cette force de travail correspond au salaire qui est nécessaire pour la reproduire, c'est-à-dire pour que le travailleur soit apte à travailler de nouveau. Or, le travail (production) fourni par la force de travail vaut plus que cette dernière : la différence entre les deux correspond à la plus-value par laquelle le capitaliste génère un profit. Il s'agit d'une aliénation au sens marxiste du terme.

Selon la Déclaration de Philadelphie, le travail n’a pas à être une marchandise[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Alain Supiot, Le travail n’est pas une marchandise. Contenu et sens du travail au xxie siècle : Leçon de clôture prononcée le 22 mai 2019, Paris, Collège de France, coll. « Leçons de clôture », (ISBN 978-2-7226-0514-5, lire en ligne)

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