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Aujourd’hui jeudi 28 novembre 2019

Auberge Sinclair.

L'auberge Sinclair (anglais : Sinclair Inn) est une auberge située à Annapolis Royal en Nouvelle-Écosse (Canada). Résultat du regroupement de deux maisons du début du XVIIIe siècle, c'est la seule structure acadienne de la région d'Annapolis Royal d'avant le Grand Dérangement (1750-1780) à subsister. Elle a aussi servi de local à la première loge maçonnique au Canada en 1738. Elle sert d'auberge entre 1780 et 1950. Elle est ensuite convertie en musée. Le bâtiment a été désigné lieu historique national du Canada en 1983. Il a été aussi répertorié comme bien patrimonial municipal en 1982 et comme bien patrimonial provincial en 1992.

Programme du mois

Vendredi 1er novembre 2019

Portrait officiel d'Alexandre Millerand (1920).

Alexandre Millerand, né le à Paris et mort le à Versailles, est un homme d'État français. Il est président du Conseil du au , puis président de la République du au .

Avocat et journaliste au quotidien La Justice de Georges Clemenceau, il s’engage en politique au sein des radicaux. Il est élu conseiller municipal de Paris en 1884 et député de la Seine en 1885. Constamment réélu parlementaire, il siège pendant 35 ans à la Chambre des députés. Durant la crise boulangiste, il s'éloigne des radicaux, maintenant sa volonté de réviser les lois constitutionnelles de 1875 et ses préoccupations sociales.

Dans les années 1890, devenu la principale figure des socialistes indépendants, il prône un socialisme réformiste. De 1899 à 1902, dans le gouvernement Waldeck-Rousseau, il est ministre du Commerce, de l'Industrie, des Postes et Télégraphes : premier ministre socialiste en France, il réglemente et réduit le temps de travail, garantit un repos hebdomadaire dans les établissements dépendants de l'État et fait voter un projet sur les retraites ouvrières. Jugé trop modéré, il est exclu du Parti socialiste français en 1904.

Nommé ministre des Travaux publics dans le premier cabinet Briand, il doit gérer les conséquences de la crue de la Seine de 1910 et une importante grève des cheminots. Il est ensuite ministre de la Guerre dans le premier gouvernement Poincaré (1912-1913) et dans le second gouvernement Viviani (1914-1915) : il revient alors sur les mesures libérales de ses prédécesseurs, soutient le général Joffre et adopte des vues résolument nationalistes, rompant ainsi définitivement avec la gauche. En 1919, nommé commissaire général de la République à Strasbourg, il administre le rattachement de l’Alsace-Lorraine à la France.

Après la victoire aux élections législatives de 1919 du Bloc national, qui regroupe les partis du centre et de droite souhaitant poursuivre l’Union sacrée, il devient président du Conseil et ministre des Affaires étrangères. Disposant d'une importante majorité parlementaire, il se montre ferme face aux grèves et à l’émergence du communisme tout en faisant voter des mesures sociales. Il gère le début de l'application du traité de Versailles, notamment la question des réparations, s’engage dans les guerres soviéto-polonaise et franco-syrienne, qui se soldent par une victoire française, et initie le rétablissement des relations avec le Vatican.

À la suite de la démission de Paul Deschanel quelques mois après son entrée en fonction, il est élu à la présidence de la République, pour un septennat, face au socialiste Gustave Delory. Défendant une application à la lettre des lois constitutionnelles, il s'implique activement dans les affaires du pays, contrairement à la pratique en vigueur sous la Troisième République, et continue d’appeler à une révision constitutionnelle visant à renforcer les pouvoirs de l’exécutif. À la suite des élections législatives de 1924, en raison de l’opposition du cartel des gauches à sa pratique du pouvoir, il est contraint de quitter l’Élysée, moins de quatre ans après son élection.

Par la suite, souhaitant contrer le cartel en unifiant les formations du centre et de la droite, y compris sa frange la plus nationaliste, il fonde la Ligue républicaine nationale (LRN), qui regroupe principalement le PRDS et la Fédération républicaine. Entre 1925 et 1940, il est sénateur (de la Seine puis de l’Orne), mais ne retrouve pas de fonctions de premier plan. Mettant en garde contre une volonté de revanche de l’Allemagne et un nouveau conflit, il s'oppose au pacifisme, notamment à Aristide Briand. Il se tient en retrait de la vie publique après le vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain, auquel il ne prend pas part.

Samedi 2 novembre 2019

Le bataillon carré, Affaire de Fougères, huile sur toile de Julien Le Blant, 1880.

La bataille de Fougères est un combat survenant le , pendant la Virée de Galerne, lors de la guerre de Vendée, entre les Vendéens de l'Armée catholique et royale et l'armée républicaine.

Après avoir traversé la Loire et occupé Laval, l'état-major vendéen hésite entre regagner la Vendée, marcher sur Rennes pour provoquer une insurrection de la Bretagne ou bien se rapprocher des côtes et prendre un port dans l'espoir de recevoir des secours de la part des Britanniques et des émigrés à Jersey. L'armée vendéenne finit par prendre le chemin de Fougères, qui a l'avantage de la rapprocher à la fois de la mer et de la capitale bretonne.

L'assaut de Fougères se termine par une victoire facile des Vendéens : inférieurs en nombre et mal commandés, les patriotes sont complètement battus et laissent des centaines de morts et de prisonniers.

L'armée vendéenne occupe la ville pendant cinq jours, qu'elle emploie à se ravitailler et à recruter des partisans. Elle reçoit également deux émissaires émigrés porteurs de dépêches du gouvernement britannique qui incitent le conseil militaire vendéen à se détourner de Rennes et à suivre le plan anglais. L'armée reprend sa route le 8 novembre en direction de Dol-de-Bretagne, toujours indécise quant à une attaque de Saint-Malo ou plutôt de Granville.

Après une brève réoccupation à la mi-novembre, Fougères repasse définitivement sous le contrôle des républicains le 5 décembre. Cependant la paix ne revient pas dans la région, qui devient un des foyers de la chouannerie.

Dimanche 3 novembre 2019

Regroupement des joueurs avant un match lors de la saison 2013-2014.

Le C' Chartres Métropole handball est un club de handball français situé à Chartres dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire.

L'association loi de 1901 est fondée en 1969 sous le nom de « CS Mainvilliers handball » en tant que section du club omnisports du même nom. Monté au niveau national dans les années 1980, le club franchit une à une les divisions. Entre 2005 et 2007, l'équipe fanion passe de Nationale 3 à Nationale 1 avec deux promotions successives puis une troisième en 2011 pour monter en Division 2. En 2015, la partie professionnelle du club renommé « Chartres Métropole handball 28 » remporte la finale des play-off de D2 et est promu en Division 1. Après l'ASTT Chartres (tennis de table) et les French Cubs (baseball), le CMHB 28 est le troisième club d'Eure-et-Loir à intégrer l'élite de son sport. Mais le groupe ne s'y maintient pas. De retour en seconde division, le CMHB28 ne parvient pas à remonter malgré le statut de favori à chaque saison. En 2019, renommé « C' Chartres » comme les autres clubs majeurs de la ville, il termine premier de la phase régulière puis remporte les finales et retrouve ainsi l'élite trois ans après un premier passage.

Le C' Chartres Métropole handball dispute ses matchs à domicile à la Halle Jean-Cochet, où il évolue en bleu. Depuis septembre 2014, il dispose d'un centre de formation. La nouvelle SAS est présidée par Steeve Baron depuis 2019 et l'équipe première évoluant en première division est entraînée par Toni Gerona aussi depuis 2019.

Lundi 4 novembre 2019

Portrait officiel de Walter Schirra en 1964 (NASA).

Walter Marty Schirra Jr., dit Wally Schirra, est un aviateur de la marine américaine, pilote d'essai et astronaute américain né le à Hackensack et mort le à La Jolla.

En 1959, il devient l'un des sept premiers astronautes choisis par la National Aeronautics and Space Administration (NASA) pour le programme Mercury, premier effort des États-Unis visant à envoyer un homme dans l'espace. Le , il pilote la mission Mercury-Atlas 8 de six orbites, dans un engin qu'il surnomme Sigma 7. Lors de cette mission, Schirra devient le cinquième Américain et le neuvième humain à voyager dans l'espace. Pendant le programme Gemini, en décembre 1965, il réalise le premier rendez-vous spatial en gardant son engin spatial Gemini 6A à une distance de moins de 30 cm du vaisseau Gemini 7. En octobre 1968, il commande la mission Apollo 7 en orbite terrestre basse qui réalise l'essai du module de commande et de service Apollo avec trois hommes, ce qui est le premier lancement habité du programme Apollo.

Il est le premier astronaute à se rendre dans l'espace à trois reprises et le seul à avoir participé aux programmes Mercury, Gemini et Apollo. Au total, Schirra cumule plus de 295 heures dans l'espace. Après Apollo 7, il prend sa retraite en tant que Captain de la marine américaine ainsi que de la NASA. Il devient consultant pour CBS News dans le cadre de la couverture par ce réseau de télévision des missions Apollo suivantes, dont l'alunissage historique d'Apollo 11.

Mardi 5 novembre 2019

Portrait par Louis Held vers 1919.

Walter Gropius ( à Berlin à Boston, États-Unis) est un architecte, designer et urbaniste allemand, naturalisé par la suite américain. Il est le fondateur du Bauhaus, mouvement clé de l'art européen de l'entre-deux-guerres, qui jette les bases du style international. Théoricien du design, il promeut toute sa vie les concepts de rationalisme, de fonctionnalisme et de standardisation.

Walter Gropius débute sa carrière d’architecte sous la direction de Peter Behrens. Il adhère au courant moderniste du Deutscher Werkbund, et réalise dès 1911 un coup de maître avec l’usine Fagus. En 1919, au sortir de la Première Guerre mondiale, il prend la tête de l’École d’arts appliqués de Weimar qu’il renomme Bauhaus. Il y introduit une nouvelle façon d’enseigner l’art et la technique. Plus tard, il conçoit pour cette école les célèbres bâtiments du Bauhaus de Dessau. En 1926, il quitte ses fonctions de directeur du Bauhaus et poursuit son travail d’architecte. Toutefois, le manque de commandes le pousse à émigrer au Royaume-Uni, puis aux États-Unis en 1937. Nommé professeur à l'université Harvard, il forme une génération d’architectes en parallèle de sa carrière. Son dernier projet d’envergure est le gratte-ciel Pan Am Building à New York en 1958. Après sa mort, plusieurs de ses créations sont gérées par des organisations de sauvegarde du patrimoine, et plusieurs de ses réalisations sont inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, parmi lesquelles l’usine Fagus, le campus du Bauhaus à Dessau et les Cités du modernisme de Berlin.

Mercredi 6 novembre 2019

Un avion de combat Rafale, produit par l'entreprise française Dassault Aviation. L’Égypte a acquis plusieurs de ces avions militaires en 2015.

La France, dotée d'un complexe militaro-industriel, exporte de l'armement auprès d'États étrangers. C'est en 2018 le troisième pays exportateur d'armement au monde, derrière les États-Unis et la Russie ; l'Hexagone a toujours figuré depuis les années 1950 parmi les cinq premiers exportateurs mondiaux d'armes.

Ces ventes d'armes sont opérées par des entreprises industrielles qui comptent souvent l'État parmi leurs actionnaires ; elles constituent la base industrielle et technologique de défense. La puissance publique joue un rôle moteur dans les exportations au travers d'une politique volontariste amorcée dans les années 1960 par le président Charles de Gaulle, pour des motifs autant économiques que politiques et diplomatiques. La vente de matériel militaire à l'étranger représente en effet environ un tiers du chiffre d'affaires de l'industrie de l'armement, participe positivement à la balance commerciale du pays et assure plusieurs dizaines de milliers d'emplois. Sur le plan politique, les exportations sont jugées indispensables pour amortir le coût de la recherche et développement militaire et ainsi rentabiliser l'industrie de la défense, considérée par les gouvernements successifs comme un instrument essentiel de l'indépendance de la France. Elles servent également la diplomatie française, notamment pendant la guerre froide en favorisant le non-alignement des pays du tiers monde.

Bien qu'étant astreintes à un cadre légal national — d'autorisation préalable — et international croissant au fil des années, les exportations d'armes françaises sont l'objet de nombreuses critiques d'ordre éthique et parfois juridique : l'État et les industriels français arment à diverses reprises des pays en guerre (par exemple durant la guerre Iran-Irak des années 1980), d'autres accusés de crimes de guerre (comme l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis qui interviennent au Yémen dans les années 2010), ainsi que des dictatures ou régimes autoritaires qui peuvent les utiliser contre leur peuple en bafouant les droits humains (c'est le cas de l'Afrique du Sud au cours des décennies 1970 et 1980 avec l'apartheid, ainsi que de l'Égypte dans les années 2010). Enfin, au moins jusqu'au début des années 2000, la vente d'armes françaises fait l'objet d'une corruption omniprésente.

Jeudi 7 novembre 2019

Vue du pic du Midi d'Ossau depuis le lac Gentau.

Le pic du Midi d'Ossau est une montagne culminant à 2 884 mètres et située dans l'ouest des Pyrénées françaises, dans la partie béarnaise du département des Pyrénées-Atlantiques. Il est le sommet emblématique de la vallée d'Ossau — qui lui donne son nom — et dont la racine pré-indo-européenne *oss/*ors ferait référence aux cours d'eau. Le pic du Midi d'Ossau est l'un des vestiges d'un ancien volcan, le volcan d'Ossau, formé il y a 278 millions d'années, à la fin de l'orogenèse varisque. L'effondrement du toit du volcan entraîne la création d'une caldeira qui, avec la formation de la chaîne des Pyrénées il y a 40 millions d'années, se soulève et permet la constitution du sommet actuel.

La première ascension de l'Ossau se déroule à la fin du XVIIIe siècle, probablement par plusieurs bergers béarnais le sur instruction du géodésien Louis-Philippe-Reinhard Junker. Cette ascension est évoquée par Guillaume Delfau dans son récit Voyage au pic du Midi de Pau, un sommet qu'il gravit le avec son guide aspois Mathieu. Des pyrénéistes comme Henri Brulle, Robert Ollivier, Henry Russell, Roger de Monts ou les frères Jean et Pierre Ravier explorent progressivement le pic entre la fin du XIXe siècle et la première moitié du XXe siècle. Situé dans la zone cœur du parc national des Pyrénées, l'Ossau est aujourd'hui un terrain de jeu pour les adeptes de la randonnée et de l'escalade.

Sa forme caractéristique et son isolement — il est parfaitement aligné dans l'axe de la vallée d'Ossau et entouré de sommets nettement plus bas — rendent le pic particulièrement visible et reconnaissable depuis les plaines d'Aquitaine. Les Béarnais vouent un attachement particulier au pic, qu'ils surnomment familièrement Jean-Pierre. L'Ossau est également la source de diverses légendes, dont l'une en lien avec la figure mythique de Jean de l'Ours. La notoriété du pic fait de ce sommet un emblème géographique utilisé dans les arts graphiques et la communication territoriale (communes de Pau et Laruns, CC Vallée d'Ossau, Section paloise, eaux minérales d'Ogeu, etc.).

Vendredi 8 novembre 2019

Portrait d'Alfred Tennyson publié dans The Strand Magazine, vol.1, no 1.

Ulysse (Ulysses) est un poème d'Alfred Tennyson (1809-1892), écrit en octobre 1833 et inséré dans Poems, le recueil lyrique en deux volumes que le poète publie en 1842.

Si Tennyson emprunte au récit des aventures et aux traits de caractère du héros de l'Iliade et l'Odyssée, la majorité des critiques s'accorde pour voir en son personnage principal des ressemblances avec l'« Ulisse » du premier livre de la Divine Comédie de Dante Alighieri, l'« Enfer » (chant XXVI), où le héros a été condamné pour avoir monté le leurre du Cheval de Troie et aussi poursuivi une quête de savoir universel dépassant les limites imparties à l'homme.

L'interprétation du poème varie selon les époques. D'emblée, le personnage de Tennyson suscite l'admiration pour sa constance stoïque, rappelée en conclusion par un slogan héroïque, impression corroborée par certaines déclarations de l'auteur. D'autre part, plusieurs événements douloureux de sa vie personnelle ont sans doute contribué à sa décision de l'écrire, en premier la mort d'Arthur Henry Hallam, son plus proche ami foudroyé à 22 ans par une hémorragie cérébrale le .

Depuis le XXe siècle, de nouvelles recherches révèlent plusieurs fissures dans la carapace du héros, ne serait-ce que l'égoïsme forcené l'incitant à abandonner son royaume et sa famille. Ce nouvel angle de vue ironique rapproche le poème de certains épisodes moins glorieux de l'épopée homérique, par exemple le passage impromptu — et ses conséquences — sur le rivage des mangeurs de lotus, auquel Tennyson avait consacré un poème en 1832.

Souvent cité, Ulysse est également utilisé pour illustrer la forme poétique du monologue dramatique, genre très en vogue au XIXe siècle et que cultive volontiers Tennyson — avec Les Mangeurs de lotus, Tithon ou Tirésias qui appartiennent comme Ulysse à la jeunesse du poète.

Samedi 9 novembre 2019

Symboles maçonniques sur la garde de l'épée de Lafayette

La franc-maçonnerie en France fait partie d'un ensemble de phénomènes historiques et sociaux très divers formant un espace de sociabilité qui recrute ses membres par cooptation et pratique des rites initiatiques faisant référence à un secret maçonnique et à l'art de bâtir. Apparue initialement en Écosse sous sa forme spéculative à Kilwinning (juin 1598) et à Édimbourg (septembre 1598), elle se développera également en Grande-Bretagne au XVIIe siècle puis réorganisée à Londres en 1717. Elle verra le jour en France sous l'influence des Stuart émigrés et de leur entourage vers la fin du XVIIe siècle, mais son essor s'exercera surtout avec le concours des francs-maçons anglais dans les années 1720. Elle se répandit en France comme dans de très nombreux autres pays du monde au début du XVIIIe siècle.

La franc-maçonnerie s'est structurée au fil des siècles autour d'un grand nombre de rites et de traditions. Au fil du temps et notamment à partir de 1893, l'appréciation philosophique et la pratique de ces rites entraînera la création de différentes fédérations, nommées obédiences, qui ne se reconnaissent pas toutes entre elles. Elle se décrit, suivant les époques, les obédiences et les pays, comme une « association essentiellement philosophique et philanthropique », comme un « système de morale illustré par des symboles » ou comme un « ordre initiatique ».

Cet article décrit son histoire et son organisation dans le cas particulier du territoire français, où elle compte en 2014 plus de 175 000 membres.

Dimanche 10 novembre 2019

Étienne Beudant et son Barbe Mabrouk au piaffer.

Étienne Beudant (1863-1949), surnommé « l'écuyer mirobolant » par le général Decarpentry, est un écuyer français. Il étudie l'équitation de Faverot de Kerbrech puis devient officier de cavalerie à Saumur, dans la lignée de François Baucher. Durant sa carrière militaire, il s'illustre par le dressage de nombreux chevaux difficiles, que personne d'autre que lui ne parvient à monter. Il publie notamment au sujet des chevaux d'Afrique du Nord pendant sa période de service dans cette région. Devenu capitaine puis gravement blessé en 1917, il prend sa retraite à Dax en 1920. Il y dresse sa jument Vallerine jusqu'à ne plus pouvoir monter.

Le talent de Beudant est plusieurs fois remarqué par d'autres écuyers, contemporains ou non, notamment par son élève René Bacharach, par Patrice Franchet d'Espèrey ou encore par le général Donnio qui va jusqu'à le qualifier de « sorcier », tant il montre de maîtrise dans le dressage des chevaux. L'écrivain Jérôme Garcin lui dédie une biographie romancée, intitulée L'Écuyer mirobolant et récompensée du prix Pégase en 2011.

Lundi 11 novembre 2019

Tenue de loge de soldats allemands dans un temple français et devant le buste de la Marianne maçonnique de Paul Lecreux à Saint-Quentin occupé entre 1914 et 1918.

La franc-maçonnerie durant la Première Guerre mondiale conserve ses fondements universalistes, mais, d'une manière générale, les francs-maçons de chaque pays en conflit servent sans restriction leurs nations respectives, ébranlant fortement les principes de fraternité universelle issus du siècle des Lumières, qui la régissent depuis sa création.

Les réseaux qu'elle tisse avant la guerre animent l'espoir d'une solution pacifiste dans les tensions économiques que vit le monde. Sans trouver d'accord formel entre courants maçonniques, elle accompagne les mouvements internationalistes et pacifistes du début du XXe siècle par la création de la Ligue universelle des francs-maçons lors du 1er congrès espérantiste de 1905. Elle crée aussi pour tenter de fédérer les obédiences maçonniques du monde, le bureau des relations internationales, qui n’aboutit pas totalement à son objectif premier et ne survit pas à l'issue du conflit. Les tentatives de rapprochement des francs-maçonneries françaises et allemandes dans l'espoir d'éviter une nouvelle confrontation armée sont mises à mal par la presse antisémite ainsi que par la méfiance d'une partie des obédiences tant libérales que traditionnelles.

Dès le début des hostilités, chaque nation maçonnique se range derrière sa bannière, chaque camp invoquant la légitime défense et la défense des valeurs de l'humanité. Les obédiences des États qui font le choix de la neutralité engagent ou continuent d'animer des relations avec les autres nations maçonniques, parfois des deux camps. Malgré les changements brutaux et les affrontements violents que provoque le conflit, les obédiences maçonniques continuent sur tous les continents leurs activités et certaines manifestations fraternelles, y compris parfois au sein des camps de prisonniers.

Si l’idéal d'une fraternité universelle est remis en cause par l'action des obédiences qui se retranchent dans leurs causes nationales respectives, celles-ci placent dès 1917 et à l'approche de la fin de la guerre leurs espoirs dans un monde nouveau plus juste et plus éclairé à naître et à construire. Comme après chaque grand bouleversement depuis sa création, la franc-maçonnerie organise son avenir et son action au travers de sa capacité à inventer des dynamiques nouvelles, basées à la fois sur ses anciennes constitutions empreintes d'universalisme et sur un idéal utopique.

Mardi 12 novembre 2019

La ligne rouge montre les lieux rapportés par Benjamin Morrell de la côte du Nouveau-Groenland méridional (1823), et le 4e point montre « l’apparition » signalée par James Clark Ross en 1843. La ligne en point tiré désigne le trajet du capitaine Johnson en 1821.

Le Nouveau-Groenland méridional, ou Groenland méridional, appelé New South Greenland en anglais, est une terre fantôme consignée en par le capitaine américain Benjamin Morrell lors d'un voyage d'exploration et de chasse aux phoques en mer de Weddell, dans l'océan Austral, à bord de la goélette Wasp. Également connue sous le nom de terre de Morrell, ou Morrell’s Land en langue anglaise, elle est mentionnée dans son récit intitulé A Narrative of Four Voyages, écrit neuf ans plus tard : l'auteur y fournit les coordonnées précises mais aussi une description sommaire de cette terre qu'il aurait longé sur plus de 480 km.

Au moment du voyage de Morrell, la géographie de la mer de Weddell est approximative et ses côtes proches presque entièrement inconnues, rendant une découverte plausible. Toutefois, la réputation d'affabulateur dont souffre l'auteur et les erreurs manifestes dans le compte rendu de son voyage mettent à mal sa crédibilité et sèment le doute quant à ses diverses revendications. Comme la zone est peu visitée à l'époque et la navigation difficile en raison du pack, l'existence de cette prétendue terre ne fit jamais l'objet d'une enquête sérieuse avant d'être catégoriquement démentie au cours des expéditions antarctiques du début du XXe siècle. En , l'explorateur allemand Wilhelm Filchner cherche sans succès des signes de l'existence d'une terre, après que son navire Deutschland se bloque dans les glaces et dérive vers la région décrite par Morrell. Un sondage révèle que le fond de la mer y atteint une profondeur de plus de 1 500 m, donc sans terre qui puisse se trouver à proximité. Trois ans plus tard, pris au piège dans les mêmes eaux avec son navire Endurance, Ernest Shackleton réussit par des moyens similaires à confirmer l'inexistence du Nouveau-Groenland méridional.

Plusieurs explications possibles à l'erreur de Morrell ont été suggérées, y compris la tromperie intentionnelle. Cependant, Morrell décrit brièvement et prosaïquement cette terre, sans rechercher gloire ou crédit personnel pour sa découverte. Dans son récit, il attribue à Robert Johnson, son ancien capitaine, l'honneur d'avoir découvert et nommé la terre deux ans plus tôt. Morrell peut réellement s'être trompé, par un mauvais calcul de la position de son navire ou en oubliant certains détails en écrivant le compte-rendu, neuf ans plus tard. Sinon, il a pu avoir commis la faute — fréquente — de confondre des lointains icebergs avec une terre, ou être induit en erreur par les effets d'un mirage. En 1843, l'explorateur James Clark Ross signale l'existence possible de terres dans une zone proche des observations de Morrell, mais cette terre, elle non plus, ne sera jamais confirmée.

Mercredi 13 novembre 2019

Photo des deux packs se préparant à la mêlée.

Le Montpellier Hérault rugby est un club de rugby à XV français domicilié à Montpellier et actuellement présidé par Mohed Altrad. L'équipe première, entraînée par Vern Cotter depuis juillet 2017, évolue en Top 14 depuis 2003 et dispute selon les années la Coupe d'Europe ou le Challenge européen.

Le club est créé en 1986 à la suite de la fusion du Stade montpelliérain, fondé en 1963 et de la section rugby du Montpellier Paillade Sport Club, anciennement section rugby du Montpellier Université Club fondée en 1974. Il débute dans le groupe B du championnat de France et monte une première fois en première division en 1990. Après plusieurs aller-retour entre les deux échelons, il remporte le titre de Pro D2 en 2003 et reste pensionnaire de l'élite depuis. Le club remporte le Bouclier européen en 2004 et atteint pour la première fois de son histoire la finale du Top 14 en 2011 où il s'incline face au Stade toulousain. Il gagne en 2016 le Challenge européen.

Après avoir évolué au stade Sabathé à ses débuts, le Montpellier HR s'installe au stade Yves-du-Manoir au début de la saison 2007-2008. Depuis 1999, le Montpellier HR possède également un centre de formation sur lequel l'équipe première s'appuie ainsi qu'une équipe féminine qui évolue en première division depuis 2005.

Jeudi 14 novembre 2019

Cours du Danube.

Le Danube est le deuxième fleuve d’Europe par sa longueur (après la Volga qui coule entièrement en Russie). Il prend sa source dans la Forêt-Noire en Allemagne lorsque deux cours d’eau, la Brigach et la Breg, se rencontrent à Donaueschingen où le fleuve prend le nom de Danube.

La longueur du Danube dépend du point de départ considéré : 2 852 km pour la confluence de Donaueschingen mais 3 019 km à partir de la source de la Breg. Il coule vers l’est et baigne plusieurs capitales de l’Europe centrale, orientale et méridionale : Vienne, Bratislava, Budapest et Belgrade. Le delta du Danube s'ouvre sur la mer Noire : partagé entre la Roumanie et l'Ukraine, il est protégé par une réserve de biosphère et est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Le Danube est depuis des siècles une importante voie fluviale. Connu dans l’Antiquité comme frontière septentrionale de l’Empire romain, le fleuve traverse ou longe dix pays : l’Allemagne (7,5 %), l’Autriche (10,3 %), la Slovaquie (5,8 %), la Hongrie (11,7 %), la Croatie (4,5 %), la Serbie (9,4 %), la Bulgarie (5,2 %), la Roumanie (28,9 %), la Moldavie (1,7 %) et l’Ukraine (3,8 %).

Son bassin versant s'étend sur neuf autres pays : l’Italie (0,15 %), la Pologne (0,09 %), la Suisse (0,32 %), la République tchèque (2,6 %), la Slovénie (2,2 %), la Bosnie-Herzégovine (4,8 %), le Monténégro, la Macédoine du Nord et l’Albanie (0,03 %).

Vendredi 15 novembre 2019

La ville de Smara en 2010.

La bataille de Smara est livrée entre les 5 et pendant la guerre du Sahara occidental à Smara. Les forces armées royales du Maroc repoussent une importante attaque du Front Polisario sur la ville.

Mouvement politique réclamant l'indépendance du Sahara occidental, le Front Polisario prend les armes dès 1975 contre les voisins mauritaniens et marocains qui s'allient et se partagent le territoire à la suite de la marche verte et des accords de Madrid. Concentrant leurs efforts sur le maillon faible de cette alliance, à savoir la Mauritanie jusqu'à sa neutralisation dans le conflit en 1978, les indépendantistes vont lancer une offensive meurtrière à l'encontre du Maroc à partir de 1979, le poussant à abandonner plusieurs localités dans l'est du territoire.

Smara, ville sainte et seconde agglomération du Sahara occidental, est d'une importance capitale tant sur le plan politique que stratégique. La perte de cette ville serait une catastrophe pour le Maroc. Harcelée à de nombreuses reprises durant toute l'année, la ville est ceinturée d'importantes défenses avant la bataille.

Les colonnes polisariennes bombardent les positions marocaines dès la nuit du 5, puis lancent l'assaut sur Smara le lendemain et arrivent à pénétrer dans la ville par le sud-est. Les combats sont intenses, parfois au corps à corps. L'intervention de l'aviation marocaine, utilisant les tout nouveaux Mirage F1 achetés à la France, change l'issue du combat et provoque la retraite des polisariens.

Toutes les sources confirment qu'il s'agit de la bataille la plus violente menée depuis le début du conflit, les deux camps revendiquant chacun avoir tué plus de 1 000 adversaires. Dans leur repli, les combattants du Polisario emmènent plus de 716 civils sahraouis et font 42 prisonniers marocains.

Samedi 16 novembre 2019

Un solidus à l'effigie d'Irène.

Irène l'Athénienne (en grec ancien Εἰρήνη ἡ Ἀθηναῖα) est une impératrice byzantine, née vers 752 à Athènes et morte le sur l'île de Lesbos. Elle règne en tant que régente pour le compte de son fils de 780 à 790 puis en tant qu’impératrice régnante (Βασιλεύς , basileus) de 797 à 802. Elle est la première femme de l'histoire à régner seule, en tant que basileus.

Issue d’une famille de l'aristocratie athénienne, elle est choisie à l’issue d’un concours de beauté par l’empereur byzantin Constantin V comme épouse pour son fils Léon IV. Elle se marie avec ce dernier en 768 puis monte sur le trône avec lui. Cependant, après cinq ans de règne, Léon IV meurt brutalement. Irène devient alors régente pour le compte de leur fils, Constantin VI, qui est alors âgé de 9 ans.

Lorsqu’elle arrive au pouvoir, la société byzantine est secouée par un grave conflit interne, appelé la « querelle des images », qui oppose les partisans et les opposants aux icônes religieuses. Fervente iconodule, Irène organise alors le deuxième concile de Nicée en 787 afin de rétablir le culte des icônes qui avait été interdit sous ses prédécesseurs.

Lorsque son fils atteint la majorité, elle affiche son intention de se maintenir au pouvoir et de régner seule, ce qui provoque la rébellion d’une partie de l’armée. En 790, une révolte éclate. Constantin VI en profite pour renverser sa mère et prendre le pouvoir. Deux ans plus tard, il décide cependant de la rappeler auprès de lui et la nomme co-impératrice. Par toute une série de manœuvres, Irène s’arrange alors pour rendre son fils impopulaire auprès de l’opinion publique et de l’Église. En 797, elle le renverse par un coup d’État et lui fait crever les yeux. Elle troque alors son titre de « basilissa » (mère de l’empereur) pour celui de « basileus » (empereur), devenant officiellement la « femme empereur ».

Sur le plan intérieur, elle mène une politique fiscale généreuse, favorisant le commerce et l’artisanat et allégeant les impôts dans les grandes villes. Elle fait également cesser les persécutions contre les moines et fait restaurer le monastère du Stoudion, qui devient alors le grand centre intellectuel de l’Empire.

Sur le plan international, elle s’efforce de consolider les frontières de l’Empire par la diplomatie plutôt que par la guerre. Elle met notamment fin temporairement aux raids arabes qui ravagent l’Asie Mineure. La principale réussite du règne d'Irène, tant comme régente que comme impératrice régnante, se trouve dans les Balkans où elle parvient à repousser les Bulgares et les Slaves et à assurer le contrôle de l'Empire sur toute la bande littorale en Thrace et en Macédoine. Ses relations avec l’Occident et Charlemagne sont ambiguës. Les deux souverains entretiennent des rapports tantôt amicaux tantôt hostiles, sur fond de lutte d’influence pour le contrôle de la péninsule italienne. À la fin de son règne, elle semble vouloir se rapprocher de lui. D’après Théophane le Confesseur, un mariage entre les deux souverains est même évoqué, même si ce n’est pas certain.

En 802, sa santé décline. Son ministre des finances, Nicéphore, en profite pour la renverser par un coup d’État. Irène est alors exilée sur Prinkipo puis sur l’île de Lesbos où elle meurt en 803.

Elle laisse l’image d’une femme intelligente, à la fois ambitieuse et sans scrupule, mais également d’une grande piété, comme en témoignent les nombreuses églises qu’elle fit bâtir au cours de son règne.

L’héritage d’Irène est contrasté. Si, en Orient elle reste vénérée par l’Église orthodoxe comme celle qui a œuvré pour la restauration des images, en Occident son règne a été longtemps éclipsé par celui de l’empereur Charlemagne, celui-là même qu’elle a, semble-t-il, failli épouser.

Dimanche 17 novembre 2019

La Toyota TF101 lors du festival Toyota en 2005.

La Toyota TF101 est un prototype de monoplace de Formule 1 conçue en par Jean-Claude Martens et André de Cortanze pour l'écurie japonaise Toyota F1 Team. Elle est testée par l'Écossais Allan McNish et le Finlandais Mika Salo en vue de préparer la venue du constructeur nippon lors du championnat du monde de Formule 1 2002. La TF101, d'abord nommée AM01 en interne, est propulsée par un moteur V10 Toyota et équipée de pneumatiques Michelin.

La TF101 est développée et construite par le personnel de Toyota Motorsport basé à Cologne, en Allemagne, sur une période de dix-neuf mois dans le but de préparer le championnat du monde de Formule 1 . Les pilotes Allan McNish et Mika Salo effectuent, entre mars et , un programme d'essais intensif, réalisant un total de 3 000 tours et 20 967 kilomètres sur dix circuits accueillant une manche du championnat du monde de Formule 1. Des essais ont aussi eu lieu sur le circuit Paul-Ricard qui sert de base à l'écurie.

En , André de Cortanze, le directeur technique de Toyota, quitte l'équipe à cause des problèmes de manque de performance de la TF101, et est remplacé par l'Autrichien Gustav Brunner en provenance de la Scuderia Minardi. Malgré les améliorations apportées à la monoplace, notamment de nouvelles spécifications moteur et de nouvelles pièces aérodynamiques, la TF101 s'avère être une monoplace lente qui, si elle avait été engagée en Grand Prix, aurait rarement réussi à se qualifier pour la course.

Lundi 18 novembre 2019

Vue de la façade occidentale.

La cathédrale Saint-Paul-Aurélien de Saint-Pol-de-Léon est une église cathédrale qui était le siège du diocèse de Léon, créé au VIe siècle et supprimé en 1801. L'église fait actuellement partie du diocèse de Quimper et Léon dont elle est l'un des deux sièges. Elle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1840.

Une première cathédrale est détruite par les Danois en 875. Une deuxième, construite à l'époque romane, est endommagée par Henri II Plantagenêt en 1170. La construction de l'édifice actuel commence en 1230. Une première série de campagnes de travaux permet la reconstruction de la façade et de la nef entre le deuxième tiers du XIIIe siècle et les premières décennies du XIVe siècle. Après un temps d'arrêt, une seconde série de travaux aboutit à la reprise du transept et la reconstruction du chevet, achevée en 1539.

L'édifice présente des ressemblances avec les grandes cathédrales normandes, dont elle a subi l'influence architecturale : la façade s'inspire des cathédrales de Lisieux et Coutances ; la nef et le chevet présentent un passage mural au pied des fenêtres hautes, et une partie des vitraux reprend la forme en mitre des baies anglo-normandes. L'édifice présente en outre la particularité d'avoir conservé en partie son transept roman, remanié et remis au goût du jour à la fin du Moyen Âge.

La cathédrale abrite en outre un riche mobilier, dont plusieurs dizaines d'objets classés ou inscrits au titre des monuments historiques. Parmi les plus notables figurent l'ensemble des stalles du chœur, le retable de Notre-Dame du Mont-Carmel qui provient de la chapelle du couvent des Carmes de la ville, de nombreux tombeaux, ainsi que les reliquaires de crânes conservés dans les « Étagères de la Nuit ».

Mardi 19 novembre 2019

Vue de l'église.

L'église Saint-Léger de Cheylade, petite commune française du Cantal, est un édifice religieux de style roman érigé au XIIe siècle, ruiné pendant la Guerre de Cent Ans, rebâti et remanié à plusieurs reprises entre le XVe et le XVIIe siècles, puis retouché encore au XIXe.

Consacrée à Léger d'Autun et vouée au culte catholique, l'église a longtemps appartenu à l'évêché de Clermont mais dépend depuis la Révolution française du diocèse de Saint-Flour.

De conception et de dimension modestes, elle est comme beaucoup d'églises de la région construite en pierre volcanique, avec une toiture en lauzes. Si l'intérieur, presque sans ornements sculptés, comporte très peu de meubles ou d'œuvres d'art remarquables, il se signale en revanche par un plafond à caissons de bois tout à fait original : 1 360 carrés peints probablement au XVIIIe siècle de motifs polychromes d'une facture naïve mais imprégnés de symboles chrétiens. Ce sont ces peintures, réalisées sur les trois voûtes par un artiste anonyme, qui ont entraîné en 1963 le classement de l'église Saint-Léger de Cheylade aux monuments historiques.

Mercredi 20 novembre 2019

Robert de Jumièges ou Robert Champart (mort entre 1052 et 1055) est un prélat normand du XIe siècle.

Prieur de l'abbaye Saint-Ouen de Rouen, Robert devient abbé de l'abbaye de Jumièges en 1037 et y supervise la construction d'une nouvelle abbatiale dans le style roman. Il se lie d'amitié avec le prince anglais Édouard le Confesseur, qui monte sur le trône d'Angleterre en 1042 et nomme Robert évêque de Londres en 1044, puis archevêque de Cantorbéry en 1051. Il est le premier Normand à occuper ce siège, mais son archiépiscopat ne dure que dix-huit mois. Durant cette période, il s'attire l'inimitié du puissant comte Godwin de Wessex en essayant de lui reprendre des domaines qui dépendaient historiquement de Cantorbéry. Il finit par être chassé du royaume et déposé en septembre 1052. Revenu à Jumièges, il y meurt à une date inconnue, peut-être le 26 mai 1055.

D'après le chroniqueur normand Guillaume de Jumièges, Robert serait retourné en Normandie en 1051 ou en 1052 pour informer le duc Guillaume qu'Édouard souhaitait lui léguer le trône d'Angleterre. Les historiens s'interrogent sur la date exacte de ce voyage, si tant est qu'il ait effectivement eu lieu. Le traitement de Robert par les Anglais est l'une des raisons invoquées par Guillaume le Conquérant pour sa conquête de l'Angleterre en 1066.

Jeudi 21 novembre 2019

La chancellerie du Reich en 1910.

La conférence de Berlin du est une rencontre gouvernementale allemande destinée à définir une nouvelle orientation des buts de guerre du Reich impérial dans l'Est de l'Europe. Convoquée à l'initiative du Chancelier du Reich, cette rencontre entre membres du gouvernement civils et responsables de l'Oberste Heeresleitung a pour objectif de définir, quelques jours après la chute définitive de la monarchie en Russie, les principes qui doivent sous-tendre la politique du Reich, principal animateur de la quadruplice, face aux changements politiques en cours en Russie. En effet, la Révolution russe en cours ouvre pour le Reich la perspective d'imposer à la Russie des conditions de paix draconiennes, autorisant les projets les plus démesurés.

Vendredi 22 novembre 2019

La Honda RC101 en exposition au Honda Collection Hall.

La Honda RC100 et ses dérivées RC101 et RC101B sont des prototypes de monoplace de Formule 1 conçus, entre 1991 et 1996, par les jeunes ingénieurs du département recherche et développement de Honda ; elles sont destinées à offrir un nouveau défi technique aux ingénieurs du constructeur japonais qui s'investissent dans ce projet en dehors de leur temps de travail.

En 1991, Honda développe la Honda RC100, mue par un moteur V12 Honda, dont le châssis est inspiré de celui de la McLaren MP4/6. Comme les essais en soufflerie ne donnent pas satisfaction aux jeunes ingénieurs de Honda, ils décident d'améliorer leur prototype en reprenant l'architecture de la Footwork FA13 de 1992 et en le dotant d'un moteur puissant. Présentée à la presse spécialisée en février 1992, la nouvelle RC101B est testée par Nobuhiko Kawamoto, le président de Honda, avant d'être à nouveau modifiée puis testée par Satoru Nakajima sur le circuit de Suzuka.

La RC101 évoluée est présentée au public en janvier 1994, en même temps que la RC101B, qui répond alors à la réglementation technique en vigueur en 1994. L'avant de la RC101B est inspiré de la Benetton B193 et elle est propulsée par un moteur V10 Mugen-Honda. Les changements de réglementation technique décidés après les accidents mortels de Roland Ratzenberger et d'Ayrton Senna au Grand Prix de Saint-Marin 1994 poussent les ingénieurs de Honda à faire évoluer la RC101B jusqu'en 1996.

Samedi 23 novembre 2019

Vue du bourg depuis le pont sur l'Indre.

Monts (prononcé [mɔ̃]) est une commune française située dans le département d'Indre-et-Loire en région Centre-Val de Loire.

L'histoire de cette commune de la vallée de l'Indre commence avec une mention latine du lieu (de Montibus) dans une charte du IXe siècle, malgré une présence humaine attestée depuis le Paléolithique. L'installation des rois de France dans la vallée de la Loire, de Charles VII à François Ier, est l'occasion pour des membres ou des proches de la cour d'acheter des domaines dans la région. Plus d'une demi-douzaine de châteaux sont ainsi construits à Monts du milieu du XVe siècle jusqu'à la Renaissance, mais sont tous réaménagés ou même intégralement reconstruits au XIXe siècle. L'Indre est un sujet de préoccupation permanent pour les habitants de Monts : depuis le milieu du XVIIe siècle, date à laquelle ces événements sont systématiquement consignés dans les chroniques, une crue majeure de la rivière se produit tous les cinquante ans en moyenne. Cette particularité et les contraintes topographiques expliquent que le centre-ville de cette commune en plein essor ne se développe que sur la rive gauche de l'Indre, plus élevée. En 2016, la population municipale montoise atteint 7 774 habitants.

Le patrimoine de la commune est architectural et historique avec ses nombreux châteaux et parmi eux celui de Candé, demeure de style Renaissance très agrandie au XIXe siècle par la famille Drake del Castillo et qui accueille, le , le mariage du duc de Windsor et de Wallis Simpson. Il est aussi naturel grâce à la diversité des biotopes rencontrés sur le territoire, certains d'entre eux étant menacé par les activités humaines. Il est enfin industriel avec la poudrerie nationale du Ripault, fondée peu avant la Révolution française et qui connaît son apogée au tout début de la Seconde Guerre mondiale. Reprise au tout début des années 1960 par le commissariat à l'énergie atomique (CEA), cette structure reste, au XXIe siècle, l'un des principaux employeurs de main d'œuvre de la commune dans laquelle l'industrie pharmaceutique est par ailleurs solidement implantée.

Dimanche 24 novembre 2019

Isabella Grigorievna Bachmakova (en russe : Изабелла Григорьевна Башмакова, 1921-2005) est une historienne des mathématiques russe. Ses thèmes principaux de recherche sont les mathématiques dans la Grèce antique, l'algèbre et la théorie algébrique des nombres. Elle s'est particulièrement intéressée au mathématicien Diophante et ses Arithmétiques. Son approche novatrice, consistant à compléter la lecture algébrique traditionnelle des Arithmétiques à l'aide des outils de la géométrie algébrique, a ouvert la voie à de nouvelles interprétations.

Elle a passé près de cinquante ans à enseigner à l'université d'État de Moscou et a pris part, aux côtés de mathématiciens et d'historiens comme Andreï Kolmogorov ou Adolf P. Youschkevitch, à la constitution et au développement en Russie des recherches en histoire des mathématiques.

Lundi 25 novembre 2019

Logo des Haras nationaux.

Les Haras nationaux (en abrégé : HN) sont, de 1665 à 2010, l'administration des haras publics français, dédiée à l'élevage des chevaux. Constituant l'une des plus anciennes administrations françaises, leurs origines remontent aux Haras royaux, créés sous Colbert. Brièvement supprimés durant la Révolution, ils sont restaurés sous le nom de Haras impériaux par Napoléon Ier, puis réformés en 1874, devenant les Haras nationaux, organisation qui perdure plus d'un siècle durant. En 1999, les HN acquièrent le statut d'établissement public à caractère administratif (EPA). Un regroupement est opéré en 2010 avec l'École nationale d'équitation, pour former l'Institut français du cheval et de l'équitation.

Les HN sont établis dans des bâtiments de l'État, bâtis ou réaménagés en écuries pour accueillir des étalons reproducteurs et du matériel équestre (harnais, attelages...). Le plus ancien et le mieux connu est le Haras national du Pin, construit en 1714 sur ordre de Louis XIV. La plupart de ces bâtiments, de par leur ancienneté, sont reconnus comme des monuments historiques.

Sur trois siècles, les Haras nationaux jouent un rôle de tutelle étatique pour contrôler l'élevage équin et améliorer la qualité des chevaux présents en France. L'objectif est initialement militaire, visant à fournir la cavalerie française. Il se tourne vers le sport hippique à partir de la fin du XIXe siècle, puis les sports et loisirs équestres depuis la seconde moitié du XXe siècle, incluant la gestion des registres généalogiques des races d'équidés domestiques. Les inspecteurs des HN achètent des étalons privés sur inspection et performances, qu'ils mettent ensuite à disposition des propriétaires de juments dans toute la France, mission dite d'« étalonnage public ». Ces missions historiques prennent fin au début du XXIe siècle, sous l'influence de politiques libérales.

Présents sur l'ensemble du territoire national français, les Haras nationaux sont désormais surtout dévolus à la diffusion du savoir de la filière équestre. Ils remplissent une fonction d'appui au service de l'ensemble des acteurs du développement territorial de la filière du cheval et des autres équidés domestiques, éleveurs y compris. Ils soutiennent la préservation des races rares. Les réformes successives depuis la fin du XXe siècle s'accompagnent de fermetures ou de changements de missions pour certains établissements. Les Haras nationaux subsistants forment désormais des lieux ouverts au tourisme patrimonial.

Mardi 26 novembre 2019

Cheval de race Noriker, marmoré.

Le marmoré (anglais : varnish roan) est une robe du cheval caractérisée par un envahissement évolutif de poils blancs, le cheval marmoré conservant des poils foncés sur les parties osseuses de son corps, en plus des petites taches colorées rondes typiques. La présence de poils colorés répartis en forme de « V » sur la tête, vue de face, est caractéristique. Cette robe se rattache génétiquement au complexe léopard, dont elle constitue l'une des expressions phénotypiques, avec les autres formes capé, léopard, givré, flocon de neige, marbré et few spots.

Le marmoré se rencontre logiquement chez toutes les races de chevaux et poneys portant le complexe léopard, telles que l'Appaloosa, le Noriker, le Knabstrup, le Feliński et le poney des Amériques.

Cette robe à dominance incomplète dépend, comme toutes les autres expressions du complexe léopard (LP), d'un simple gène situé sur le chromosome 1 du cheval (ECA1), impliquant une perte de synthèse des pigments au fur et à mesure que l'animal prend de l'âge. Les chevaux marmorés sont toujours hétérozygotes LPLP. Contrairement aux formes homozygotes du complexe léopard, le marmoré n'est associé à aucun problème de santé connu chez le cheval.

Mercredi 27 novembre 2019

Portrait vers 1940.

Hannes Meyer, né le à Bâle et mort à à Lugano, est un architecte et urbaniste suisse. Il a été directeur du Bauhaus de Dessau de 1928 à 1930.

Il commence sa carrière à Bâle et à Berlin, avant que le fondateur du Bauhaus, Walter Gropius, l'appelle à prendre la direction de l'institution. Pendant son mandat, il conçoit l’école fédérale de la Confédération générale syndicale allemande à Bernau et les immeubles appelés Laubenganghäuser (habitation avec accès par balcon) à Dessau. Très politisé, Hannes Meyer théorise et développe une conception de l'architecture et de l'urbanisme fortement imprégnée par le marxisme. Ses positions politiques entraînent son licenciement de l'école. Il s'exile alors en Union soviétique, puis, quelques années plus tard, au Mexique où il dirige des programmes d’urbanisme.

Le rôle de Hannes Meyer dans l’histoire du Bauhaus a longtemps été minimisé, en raison de ses idées marxistes. Il a d'ailleurs été surnommé le « directeur inconnu du Bauhaus ».

Jeudi 28 novembre 2019

Auberge Sinclair.

L'auberge Sinclair (anglais : Sinclair Inn) est une auberge située à Annapolis Royal en Nouvelle-Écosse (Canada). Résultat du regroupement de deux maisons du début du XVIIIe siècle, c'est la seule structure acadienne de la région d'Annapolis Royal d'avant le Grand Dérangement (1750-1780) à subsister. Elle a aussi servi de local à la première loge maçonnique au Canada en 1738. Elle sert d'auberge entre 1780 et 1950. Elle est ensuite convertie en musée. Le bâtiment a été désigné lieu historique national du Canada en 1983. Il a été aussi répertorié comme bien patrimonial municipal en 1982 et comme bien patrimonial provincial en 1992.

Vendredi 29 novembre 2019

Le Vieux-Château vu des quais de la Mayenne, avec le Château-Neuf en prolongement.

Le château de Laval est un château situé à Laval, dans le département français de la Mayenne. Sa fondation au XIe siècle a permis la naissance de la ville. Monument emblématique de Laval, il occupe un promontoire rocheux au-dessus de la rivière Mayenne. Il est composé de deux ensembles distincts : le Vieux-Château, qui correspond au château-fort médiéval, et le Château-Neuf, galerie de la Renaissance transformée en palais de justice au XIXe siècle. Ces deux monuments figurent sur la liste des 1 034 premiers monuments historiques français classés en 1840.

L'histoire du château de Laval est intimement liée à celle de la maison de Laval, apparue avec Guy Ier, fondateur du château. Le monument témoigne des multiples alliances contractées par cette famille, ainsi que de sa puissance qui croît du XIe siècle jusqu'à sa disparition à la fin de la Renaissance. Le Vieux-Château est remarquable pour sa chapelle du XIIe siècle ainsi que pour son imposante tour maîtresse, coiffée d'un hourd en bois du XIIIe siècle, exemple exceptionnel d'architecture militaire du Moyen Âge. Les baies richement ouvragées des logis médiévaux, réalisées au début du XVIe siècle, et la galerie du Château-Neuf, datant des années 1540, sont des éléments marquants de la Renaissance qui montrent l'évolution de l'architecture à cette époque.

Depuis le déménagement des services judiciaires dans les années 2000, le Château-Neuf est en attente de reconversion. Le Vieux-Château, qui a servi de prison de la Révolution à 1911, est ouvert au public depuis les années 1920. Consacré au départ à l'archéologie, à l'histoire naturelle et aux arts décoratifs, il abrite depuis 1967 le musée d'Art naïf et d'Arts singuliers de Laval. Ce musée présente des œuvres de nombreux artistes représentatifs de l'art naïf et de l'art singulier.

Samedi 30 novembre 2019

Jument oldenbourg moderne à la robe baie sooty.

L'oldenbourg ou oldenburg est une race de chevaux de selle de type demi-sangs originaire de l'ancien comté d'Oldenbourg, qui fait maintenant partie de la Basse-Saxe, en Allemagne. La race naquit au XVIe siècle à partir d'une jumenterie à usage agricole et carrossier à l'origine. L'ancien type de ce cheval, destiné à la traction, est connu sous le nom d'ostfriesen. L'oldenbourg fut croisé de nombreuses fois pour aboutir au modèle qu'on lui connaît aujourd'hui. La race est gérée par une association internationale qui tient un stud-book strict et veille à ce que chaque génération s'améliore par rapport à la précédente. L'oldenbourg est désormais un cheval puissant aux allures recherchées, avec une grande capacité de saut qui lui permet de se distinguer dans les sports équestres, notamment le saut d'obstacles et le dressage où des représentants de la race furent primés de nombreuses fois. L'élevage de ces chevaux se caractérise par un pedigree très libéral et l'usage exclusif d'étalons privés plutôt que la centralisation autour d'un haras national.



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