Offensive de Maarat al-Nouman et Saraqeb

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Offensive de Maarat al-Nouman et Saraqeb
Description de cette image, également commentée ci-après
Évolution de la situation dans la poche d'Idleb entre décembre 2019 et février 2020
Informations générales
Date en cours
(2 mois et 3 jours)
Lieu Maarat al-Nouman, Saraqeb et leurs environs
Issue En cours
Belligérants
Drapeau de la Syrie République arabe syrienne Drapeau de la Russie Russie
Drapeau de l'Iran Iran
InfoboxHez.PNG Hezbollah
Liwa Fatemiyoun infobox flag.png Division des Fatimides
Liwa Zainebiyoun infobox flag.png Liwa Zainebiyoun
Flag of Hayat Tahrir al-Sham.svg Hayat Tahrir al-Cham
Flag of Syria 2011, observed.svg Armée nationale syrienne
Logo of the Army of Glory.png Jaych al-Ezzah
Flag of the Turkistan Islamic Party in Syria.svg Parti islamique du Turkestan
WaHaridFlag.png Wa Harid al-Mumimin

Infobox Ajnad al-Kavkaz flag.png Ajnad al-Kavkaz
Flag of Jihad.svg Jound al-Cham
Flag of Jihad.svg Harakat Fajr al-Cham al-Islamiyya
Flag of Jihad.svg Katibat Jabal al-Islam
Flag of Taliban.svg Jamaat Imam Bukhari
Tajamo Chouhada al-Charkiya


Drapeau de la Turquie Turquie
Commandants
Drapeau de la Syrie Maher el-Assad
Drapeau de la Syrie Souheil al-Hassan
Drapeau de l'Iran Asghar Pashapour †
Flag of Hayat Tahrir al-Sham.svg Abou Mohammed al-Joulani
Forces en présence
Drapeau de la Syrie
Inconnues
Flag of Hayat Tahrir al-Sham.svg Flag of Syria 2011, observed.svg Flag of Jihad.svg
50 000 à 100 000 hommes[1],[2]
Drapeau de la Turquie
7 000 à 15 000 hommes[3],[4]
Pertes
Drapeau de la Syrie
960 morts au moins[A 1]

Drapeau de la Russie
4 à 8 morts[16],[17]

Drapeau de l'Iran
2 morts[18],[19]
Flag of Hayat Tahrir al-Sham.svg Flag of Syria 2011, observed.svg Flag of Jihad.svg
1 017 morts au moins[A 2]
Drapeau de la Turquie
16 morts[5]
50 blessés[20],[21]
Civils :
400 morts au moins[5]
900 000 à 1,1 million de déplacés[6],[7]

Guerre civile syrienne

Coordonnées 35° 38′ 41″ nord, 36° 40′ 26″ est
Géolocalisation sur la carte : Syrie
(Voir situation sur carte : Syrie)
Offensive de Maarat al-Nouman et Saraqeb

L'offensive de Maarat al-Nouman et Saraqeb a lieu lors de la guerre civile syrienne. Elle est lancée le par l'armée syrienne et ses alliés dans l'est du gouvernorat d'Idleb et l'ouest du gouvernorat d'Alep. Les loyalistes s'emparent de la ville de Maarat al-Nouman le , puis de Saraqeb le . Ils prennent le contrôle de la totalité de l'autoroute M5 le 11 février et dégagent la périphérie ouest d'Alep le 16 février. L'offensive du régime provoque la fuite de près d'un million de civils, soit la plus importante vague de déplacés depuis le début du conflit.

Prélude[modifier | modifier le code]

Le , la Russie proclame un cessez-le-feu qui met fin à l'offensive de Khan Cheikhoun, dans le gouvernorat d'Idleb[22],[23]. Cependant, des combats ponctuels continuent d'éclater dans la région[23]. Ainsi, entre le 31 août et le 1er décembre, les combats sporadiques font au moins 250 morts chez les loyalistes et 220 morts chez les djihadistes et les rebelles selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), tandis qu'au moins 160 civils, dont 45 enfants, sont tués par des bombardements[24].

Le 30 novembre et le 1er décembre, des affrontements ont lieu près de Maarat al-Nouman[24], la deuxième plus grande ville du gouvernorat d'Idleb, peuplée de 150 000 habitants[25]. Quatre villages sont pris par les rebelles, puis reconquis par les forces du régime[24]. Selon l'OSDH, ces combats, les plus violents depuis le début de la trêve, font au moins 51 morts chez les loyalistes et au moins 45 morts chez les djihadistes et les rebelles[26]. À partir du 16 décembre, les frappes aériennes du régime s'intensifient dans la région de Maarat al-Nouman, provoquant la fuite de dizaines de milliers de civils[27],[23]. Maarat al-Nouman est abandonnée par une large partie de sa population civile[23],[28],[29]. Le 17 décembre, 23 civils sont tués par des frappes menées contre le village de Talmenas[30],[31].

Déroulement[modifier | modifier le code]

Offensive loyaliste à Maarat al-Nouman en décembre 2019 et janvier 2020[modifier | modifier le code]

L'offensive au sol débute le 19 décembre[28],[32]. Les 19 et 20 décembre, de violents combats ont lieu au sud de Maarat al-Nouman, faisant au moins 30 morts chez les loyalistes et 51 du côté des djihadistes et des rebelles[33]. Les loyalistes progressent vers Maarat al-Nouman et s'emparent de 25 villages entre le 19 et le 22 décembre[34]. Le 23 décembre, le poste d'observation de l'armée turque à al-Surman se retrouve encerclé par l'armée syrienne[35]. La localité de Jarjanaz est également conquise le même jour par les troupes du régime[35].

Le 24 décembre, les djihadistes de Hayat Tahrir al-Cham et d'Ansar al-Tawhid lancent une contre-offensive pour tenter de freiner la progression des loyalistes qui ne sont alors plus qu'à six kilomètres de la ville Maarat al-Nouman[28]. L'attaque est contenue par les troupes du régime qui ouvrent également un nouveau front à l'est d'Idleb, où elles s'emparent de deux villages[28].

Le 25 décembre, l'armée syrienne s'empare encore de quelques localités, faisant passer à 40 le nombre de villages conquis depuis le début de l'offensive, et est à 4 kilomètres de Maarat al-Nouman[29].

Le 24 décembre, la Turquie annonce qu'elle est en pourparlers avec la Russie pour obtenir un nouveau cessez-le-feu[36]. Le porte-parole de la présidence turque, Ibrahim Kalin, déclare : « Nous suivons de près le processus en vue de mettre fin aux bombardements[36]. Ces bombardements doivent cesser immédiatement à la faveur d'un nouveau cessez-le-feu. C'est notre principale attente de la partie russe »[36]. Le président turc Recep Tayyip Erdoğan affirme pour sa part le 22 décembre que « la Turquie ne peut accueillir une nouvelle vague de réfugiés en provenance de Syrie » et que « les effets négatifs de cette pression que nous subissons seront ressentis par tous les pays européens, à commencer par la Grèce »[37]. Le 26 décembre, le président américain Donald Trump appelle la Russie, la Syrie et l'Iran à cesser le « carnage », tout en saluant le rôle de la Turquie[38]. La France demande également une « désescalade immédiate »[38].

Le , un missile balistique doté d'une ogive à sous-munitions tirée par l'armée syrienne frappe une école à Sarmin (en), causant la mort de 12 civils, dont deux femmes et cinq enfants, et faisant 13 blessés[39],[40],[41]. Le 5 janvier, neuf autres civils sont tués à Ariha[42].

Le , la Russie annonce l'entrée en vigueur d'un nouveau cessez-le-feu dans la région d'Idleb après la conclusion d'un accord avec la Turquie[43].

Cependant, les raids aériens se poursuivent. Le 11 janvier, au moins 18 civils sont tués par des frappes aériennes du régime sur les villes et localités d'Idleb, Benniche et Al-Nayrab[44]. Le 15 janvier, au moins 19 autres civils sont tués par un raid sur la ville d'Idleb[45],[46]. Le 23 janvier, au moins huit civils, dont cinq enfants, sont tués dans des raids russes à Saraqeb et Arnaba[47].

Des combats au sol éclatent également ponctuellement. Dans la nuit du 15 au 16 janvier, les troupes du régime s'emparent de deux villages près de Maarat al-Nouman au terme de combats qui font au moins 29 morts chez les loyalistes et 26 du côté des djihadistes de Hayat Tahrir al-Cham[46].

Les 25 et 26 janvier, les troupes du régime font une nouvelle poussée : elles s'emparent de sept villages et atteignent les abords de la ville de Maarat al-Nouman[48]. Le tronçon d'autoroute entre Maarat al-Nouman et Saraqeb, au nord, est également coupé[49]. Au matin du 27 janvier, Maarat al-Nouman est presque encerclée : les loyalistes tiennent les villages au nord et à l'est de la ville et accentuent la pression sur son flanc ouest[49]. Plus au nord, l'armée syrienne tente également d'avancer dans la région de Saraqeb et dans l'ouest du gouvernorat d'Alep[49]. Le 28 janvier, les troupes du régime entrent dans Maarat al-Nouman et prennent rapidement le contrôle de plus de la moitié de la ville, laquelle est alors abandonnée par la majorité de ses habitants[50],[51]. Des combats ont lieu, mais le gros des forces djihadistes et rebelles battent rapidement en retraite[51]. Le matin du 29 janvier, Maarat al-Nouman est entièrement aux mains du régime[52],[53]. Les loyalistes contrôlent alors 40 % du gouvernorat d'Idleb[54].

Le 29 janvier, le président turc Recep Tayyip Erdoğan critique la Russie en l'accusant de ne pas respecter les accords conclus, le cessez-le-feu étant resté lettre morte[52],[55]. Deux jours plus tard, il dénonce la « cruauté du régime envers son propre peuple et ses attaques qui provoquent des bains de sang et menaçant notre pays d'une nouvelle vague de migrants » et menace de « recourir à la force militaire »[56]. Cependant l'inaction de la Turquie est largement dénoncée par les habitants de la région d'Idleb[57].

Fin janvier, les forces iraniennes interviennent de nouveau dans l'offensive d'Idleb, après être restées en retrait dans cette région pendant plusieurs mois[58]. Elles ouvrent un nouveau front dans le sud-ouest du gouvernorat d'Alep[58] et engagent la Force Al-Qods[58],[18], les miliciens libanais du Hezbollah[18],[59], des Syriens du Liwa al-Baqir et des Forces locales de Défense[18], des Palestiniens du Liwa al-Quds[60],[61], des Afghans de la Division des Fatimides[61], des Pakistanais du Liwa Zainebiyoun[61] et des milices irakiennes[58]. Le 30 janvier, ces forces s'emparent de Khan Touman et de Khalidiya[58].

Offensive loyaliste à Saraqeb en février 2020[modifier | modifier le code]

Évolution de la situation dans la poche d'Idleb à partir du 24 janvier 2020 :

De leur côté, les forces du régime continuent d'avancer. Le 31 janvier, elles arrivent à deux kilomètres au sud de la ville de Saraqeb[62], auparavant peuplée de 110 000 habitants mais alors presque totalement abandonnée par sa population civile[63]. Les loyalistes reculent cependant après une contre-attaque des rebelles et sont à 5 kilomètres de la ville le 1er février[54], puis à 8 kilomètres le 3 février[64]. Le 2 février, au moins 14 civils sont tués par des raids aériens, dont sept membres d'une même famille à Sarmin (en)[65]. De son côté, l'armée turque se déploie à Saraqeb dés le 30 janvier[66].

Dans la nuit du 2 au 3 février, un convoi turc de 240 camions et blindés venu renforcer les postes d'observation de la région est touché par des tirs d'artillerie syriens près de Saraqeb[64],[67],[68],[69],[70]. Sept soldats et un contractor civil turcs sont tués et treize sont blessés selon Ankara[71],[72]. En représailles l'armée turque mène des frappes aériennes et des tirs d'artillerie sur 54 cibles dans les gouvernorats d'Idleb, Hama, et Lattaquié et revendique la « neutralisation » de 76 soldats du régime le 3 février[64],[67],[73]. Sana, l'agence de presse officielle du régime syrien dément tout décès dans les rangs de l'armée, tandis que l'OSDH donne pour sa part un bilan d'au moins 13 soldats syriens tués et plus de 20 autres blessés[64]. Ömer Çelik, le porte-parole de l'AKP, déclare alors : « Après cette attaque, les éléments du régime qui se trouvent dans cette région sont pour nous des cibles. Ce que nous attendons de la Russie, c'est qu'elle évite de servir de bouclier ou de chercher à protéger le régime de quelque manière que ce soit »[67]. De son côté le président Recep Tayyip Erdoğan promet de riposter à toute nouvelle attaque du régime[74], il annonce qu'il ne laissera pas l'armée syrienne progresser davantage à Idleb[75] et prévient également Moscou dans un ton inhabituellement virulent[66] : « Je veux m'adresser en particulier aux autorités russes : notre interlocuteur, ce n'est pas vous, c'est le régime. N'essayez pas de nous entraver. [...] Nous ne pouvons pas rester silencieux alors que nos soldats tombent en martyrs. Nous allons continuer de demander des comptes »[67]. Le 5 février, il déclare qu'il laisse jusqu'à la fin du mois aux troupes du régime syrien pour se retirer au-delà des postes d'observation turcs[76].

Mais malgré les avertissements de la Turquie, l'armée syrienne continue de progresser et pénètre dans la ville de Saraqeb le soir du 5 février[71],[77],[78]. Plusieurs centaines de djihadistes et de rebelles se retirent de la ville par le nord, avant qu'elle ne se retrouve totalement encerclée[71],[79],[80]. Dans la nuit du 5 au 6 février, des blindés turcs se déploient à Taftanaz (en) et Binnich (en), au nord de Saraqeb[78],[81],[16]. Le 6, les djihadistes et les rebelles lancent une contre-offensive avec le soutien de l'artillerie turque[78],[79]. Les combats se poursuivent à l'intérieur de Saraqeb, où les assiégés parviennent à reprendre le contrôle de la majeure partie de la ville en attaquant depuis les quartiers nord[79]. D'autres forces à l'extérieur tentent de briser l'encerclement au niveau du village d'al-Nayrab[82]. Cependant la contre-offensive est repoussée et en fin de journée les troupes du régime s'emparent d'une vaste partie de Saraqeb[63]. Au moins 17 civils sont également tués le même jour par des bombardements dans la région d'Idleb[63]. Le 8 février, l'armée syrienne annonce contrôler la totalité de la ville de Saraqeb[83].

Offensive loyaliste dans l'ouest du gouvernorat d'Alep[modifier | modifier le code]

Les forces du régime poursuivent ensuite leur offensive avec l'objectif d'achever la prise de contrôle de l'autoroute M5, reliant Damas à Alep et passant par Maarat al-Nouman et Saraqeb[83]. Avec la prise de cette dernière ville, tout le tronçon de l'autoroute passant par le gouvernorat d'Idleb est sous contrôle loyaliste, seule une portion de 15 kilomètres dans l'ouest du gouvernorat d'Alep reste alors tenue par les rebelles[83]. Le 8 février, les troupes du régime prennent la localité d'al-Eis, située dans cette région[83]. Le 10 février, les rebelles ne tiennent plus que deux kilomètres de tronçon[84],[85]. Le matin du 11 février, les loyalistes s'emparent du dernier tronçon dans le secteur de Rachideen al-Rabea[86]. Tout l'autoroute M5, d'Alep à Damas, est alors sous le contrôle du régime pour la première fois depuis 2012[86].

La Turquie continue pour sa part d'acheminer des renforts[87]. Les effectifs de l'armée turque dans la région passent à 5 000 hommes au 11 février selon l'agence Reuters[88] puis à 15 000 au 20 février[4], tandis que pour l'OSDH leurs effectifs sont de 5 000 à la date du 9 février[89], 6 000 au 10 février[90] et 7 000 au 16 février[91]. Le 10 février, l'artillerie syrienne loyaliste bombarde la base aérienne de Taftanaz : cinq soldats turcs sont tués et cinq autres blessés selon Ankara[92],[84], tandis que l'OSDH donne un bilan d'au moins six tués et sept blessés[93]. La Turquie riposte en bombardant des positions de l'armée syrienne[94],[95]. En fin de journée, elle donne un bilan de 101 combattants du régime neutralisés, trois chars et deux canons détruits et un hélicoptère touché[94]. Le lendemain, un hélicoptère est abattu par une roquette turque près du village de Qaminas et ses deux pilotes sont tués[96].

Les bonnes relations entre la Turquie et la Russie semblent alors fortement ébranlées[97]. Les accords de Sotchi du sur la mise en place d'une zone démilitarisée à Idleb se sont avérés inapplicables[97]. Le 12 février, le président turc Erdoğan menace le régime de frapper « partout » en cas de nouvelles attaques contre ses troupes et prononce une rare critique contre la Russie en l'accusant de prendre part au « massacre » contre les civils[20],[97]. Le ministère syrien des Affaires étrangères répond en qualifiant le président turc de « personne déconnectée de la réalité »[98]. Moscou accuse pour sa part Ankara de ne pas respecter les accords de Sotchi, de « ne pas tenir ses obligations de séparer les combattants de l'opposition (syrienne) modérée » des groupes djihadistes et de n'avoir rien fait pour « neutraliser les groupes terroristes »[99]. Le Kremlin diffuse cependant un communiqué assurant que les présidents Poutine et Erdoğan se sont entretenus par téléphone et veulent sauvegarder leurs « accords de désescalade »[100],[101]. Le lendemain, la Turquie menace alors de recourir à la force contre les « radicaux » qui ne respectent pas le cessez-le-feu[102],[103]. Les États-Unis annoncent pour leur part soutenir totalement la Turquie[103]. Dans ce contexte de tensions, le Parlement syrien annonce le 13 février reconnaître officiellement le génocide arménien commis par l'Empire ottoman entre 1915 et 1917[104]. La Turquie répond en dénonçant : « un acte hypocrite de la part d'un régime qui pendant des années a commis toutes sortes de massacres contre son propre peuple »[105].

L'armée syrienne poursuit sa progression dans l'ouest du gouvernorat d'Alep[106]. Le 13 février, les Turcs se retirent de la base du Régiment 46, à 12 kilomètres à l'ouest d'Alep[106]. Le lendemain, la base est prise par les loyalistes après des combats contre les djihadistes et les rebelles[106]. L'armée syrienne avance également sur Orum al-Kobra (en) et Kafr Naha afin d'établir une ceinture de sécurité pour protéger l'autoroute[106]. Elle arrive également à 5 kilomètres d'Atarib, la principale ville encore contrôlée par les djihadistes dans l'ouest du gouvernorat d'Alep, mais abandonnée par presque toute sa population civile[106]. L'armée turque se déploie alors dans cette ville[107]. Le même jour, un autre hélicoptère du régime syrien est abattu par les Turcs ou les rebelles près d'Orum al-Kobra et ses deux pilotes sont tués[108]. Cependant, les loyalistes prennent Orum al-Kobra le 14 février[109], puis Kafr Naha le 15[110]. Le 16 février, ils dégagent la périphérie ouest d'Alep pour la première fois depuis 2012 en s'emparant d'une trentaine de villages[111].

Les pourparlers turco-russes à Moscou les 17 et 18 février échouent[3]. Le 17 février, Bachar el-Assad annonce son intention de poursuivre son offensive pour « libérer » les provinces d'Idleb et Alep[112]. Le 19, Erdoğan menace de déclencher une offensive militaire imminente à Idleb[113]. Moscou réagit le même jour en affirmant qu'une offensive turque serait la « pire des options »[114],[115]. Le 19, la Russie et la Chine bloquent à l'ONU une déclaration proposée par la France réclamant une cessation des hostilités et le respect du droit international humanitaire dans le nord-ouest de la Syrie.[116]

Le 20 février, les rebelles de l'Armée nationale syrienne et les djihadistes de Hayat Tahrir al-Cham lancent une attaque à al-Nayrab, à l'ouest de Saraqeb, avec le soutien de l'artillerie turque[3],[5],[4]. Deux soldats turcs sont tués et cinq blessés par une frappe aérienne menée par l'aviation syrienne ou par l'aviation russe[3],[117],[5],[21]. La Russie revendique la destruction d'un char, de six véhicules blindés et de cinq véhicules tout-terrain dans des frappes de Su-24[117]. La Turquie revendique pour sa part avoir éliminé une cinquantaine de soldats syriens et détruit plusieurs blindés[117]. Selon l'OSDH, au moins 14 loyalistes — dont certains sont décapités — et 28 rebelles et djihadistes sont tués dans les combats[15]. Les rebelles parviennent à entrer dans la localité d'al-Nayrab et à l'occuper en partie pendant plusieurs heures, mais ils sont finalement repoussés[3],[5],[4].

Le 20 février, le ministère russe de la Défense condamne les frappes turques et appelle « la partie turque à cesser de soutenir les actions des groupes terroristes et de leur donner des armes »[118]. Le ministère turc de la défense assure pour sa part le même jour n'avoir « aucune intention d'affronter la Russie »[119]. Le 21, Erdogan et Poutine s'entretiennent par téléphone : le président turc demande à son homologue russe de « freiner » le régime syrien dans la province d'Idleb[120], mais ce dernier se déclare « gravement préoccupé par les actions agressives des groupes extrémistes en cours »[121]. Les appels d'Ankara à un retrait des troupes loyalistes sont ignorés par Moscou[3].

Pertes[modifier | modifier le code]

Plusieurs bilans sont donnés par l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) :

  • Entre le 19 et le 24 décembre 2019 : au moins 134 morts du côté du régime et au moins 167 morts du côté de l'opposition — dont 138 djihadistes et 29 rebelles —[8], ainsi qu'au moins 78 civils, dont 17 femmes et 13 enfants, tués par les frappes aériennes et les tirs d'artillerie du régime et de la Russie entre le 19 et le 24 décembre 2019[32]
  • Le 25 décembre 2019 : au moins quatre loyalistes tués[9]
  • Le 26 décembre 2019 : au moins sept loyalistes tués[10]
  • Entre le 28 décembre 2019 et le 15 janvier 2020 : au moins 91 morts du côté du régime et au moins 50 morts du côté de l'opposition — dont 38 djihadistes et 12 rebelles — et au moins 79 civils tués[11],[12] (dont au moins 30 loyalistes et 9 djihadistes tués le 28 décembre 2019[122], au moins 2 loyalistes et 5 djihadistes tués le 29 décembre 2019[123],[124] : au moins 2 civils tués le 30 décembre 2019[125], au moins 27 loyalistes et 20 djihadistes et rebelles tués le 31 décembre 2019[126], au moins 9 civils tués le 1er janvier 2020[127], au moins 22 loyalistes et 12 djihadistes tués le 2 janvier 2020[128],[129], au moins 17 civils tués le 5 janvier 2020[130], au moins 27 loyalistes et 18 djihadistes et rebelles tués le 8 janvier 2020[131], au moins trois loyalistes et 19 civils tués le 11 janvier 2020[132], au moins trois civils tués le 12 janvier 2020[133] et au moins quatre civils tués le 13 janvier 2020[134])
  • Entre le 15 et le 23 janvier 2020 : au moins 119 morts du côté du régime, au moins 72 morts du côté de l'opposition — dont 56 djihadistes et 16 rebelles — plus 41 djihadistes tués dans des bombardements russes et au moins 87 civils tués — dont 52 par l'aviation russe, 21 par l'aviation syrienne loyaliste et 14 par les tirs d'artillerie des djihadistes[13].
  • Entre le 24 janvier et le 17 février 2020 : au moins 591 morts du côté du régime — dont 18 miliciens étrangers pro-iraniens — et au moins 659 morts du côté de l'opposition — dont 499 djihadistes[14].
  • Plus de 400 civils tués par les bombardements du régime syrien et de la Russie entre mi-décembre 2019 et le 20 février 2020[5].

L'ONU fait pour sa part état de la mort d'au moins 200 civils dans les frappes aériennes et les tirs d'artillerie entre le 1er janvier et le 13 février 2020[135].

Le Hezbollah compte pour sa part au moins trois tués dans les régions d'Idleb et Alep au cours du mois de janvier 2020[136],[137]. Au moins deux Iraniens du Corps des Gardiens de la révolution islamique sont également tués[18],[19], dont Asghar Pashapour, un haut commandant iranien de la Force Al-Qods, tombé dans la région d'Alep le 2 février 2020[138],[139],[18].

La Russie fait également état de tués parmi ses troupes, mais sans en préciser le nombre[140]. Selon le ministère russe des affaires étrangères, quatre officiers des unités spéciales du FSB sont tués le 1er février dans la région d'Alep lorsque leur véhicule saute sur une mine, alors qu'ils revenaient d'une séance de pourparlers avec des militaires turcs et des militaires syriens loyalistes[16]. L'OSDH fait état de la mort de quatre autres militaires russes à la mi-janvier[17].

À la date du 12 février 2020, les pertes turques sont de 14 morts et 45 blessés depuis le début du mois selon le président Erdoğan[20],[100].

L'UNICEF compte au moins 65 enfants tués ou blessés en décembre, et près de 50 000 enfants privés d'école[141].

Exactions[modifier | modifier le code]

Début février, à Khan al-Sebel, près de Maarat al-Nouman, des miliciens du régime syrien profanent un cimetière en détruisant des pierres tombales et en exhumant des cadavres[142],[143],[144].

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), 72 hôpitaux, cliniques et dispensaires doivent suspendre leurs activités entre décembre 2019 et février 2020, soit après avoir été pris pour cibles par les forces aériennes syriennes et russes, soit par crainte de l'être[135].

Réfugiés[modifier | modifier le code]

Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), l'offensive du régime syrien provoque la fuite vers la frontière turque de 900 000 civils entre le 1er décembre 2019 et le 17 février 2020[6], soit la plus importante vague de déplacés depuis le début du conflit en 2011[145],[135]. Parmi eux figurent plus de 500 000 enfants[146]. L'OSDH donne pour sa part un bilan d'1,1 million de déplacés à la date du 19 février[7]. À la mi-février, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) estime que 36% des familles nouvellement déplacées sont logées ; 17% trouvent refuge dans des camps déjà surpeuplés ; 15% se réfugient dans des bâtiments inachevés dépourvus de toits, de murs ou de portes ; 12% sont "à la recherche d’un abri" et 20% vivent à l’extérieur[146].

Si certains civils parviennent à se reloger, des milliers de familles se retrouvent contraintes de s'établir en plein hiver, occasionnellement sous la neige et sous des températures négatives, au milieu des champs, sur les bords des routes, dans des habitations de fortune, ou doivent dormir dans leurs véhicules[147],[135].

Le 17 février, Mark Lowcock, le secrétaire général adjoint du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) de l'ONU déclare que les civils sont « traumatisés et forcés de dormir dehors par des températures glaciales, car les camps de réfugiés sont pleins. Les mères brûlent du plastique afin de réchauffer les enfants. Des bébés et de jeunes enfants meurent à cause du froid »[148].

Annexes[modifier | modifier le code]

Lien externes[modifier | modifier le code]

Vidéographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Pertes des forces loyalistes selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH):
    • 134 morts au moins entre le 19 et le 24 décembre 2019[8]
    • 4 morts au moins le 25 décembre 2019[9]
    • 7 morts au moins le 26 décembre 2019[10]
    • 91 morts au moins entre le 28 décembre 2019 et le 15 janvier 2020[11],[12]
    • 119 morts au moins entre le 15 et le 23 janvier 2020[13]
    • 591 morts au moins entre le 24 janvier et le 17 février 2020[14]
    • 14 morts au moins le 20 février[15]
  2. Pertes des forces djihadistes et rebelles selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH):
    • 167 morts au moins — dont 138 djihadistes et 29 rebelles — entre le 19 et le 24 décembre 2019[8]
    • 50 morts au moins — dont 38 djihadistes et 12 rebelles — entre le 28 décembre 2019 et le 15 janvier 2020[11],[12]
    • 72 morts au moins — dont 56 djihadistes et 16 rebelles — plus 41 djihadistes tués dans des bombardements russes entre le 15 et le 23 janvier 2020[13]
    • 659 morts au moins — dont 499 djihadistes et 160 rebelles — entre le 24 janvier et le 17 février 2020[14]
    • 28 morts au moins le 20 février[15]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Yohan Blavignat, Syrie : Le Drian juge que l'assaut sur Idlib menacerait la sécurité de l'Europe, Le Figaro avec AFP, 11 septembre 2018.
  2. Fabrice Balanche, Comprendre la bataille d'Idlib, Le Figaro, 10 septembre 2018.
  3. a b c d e et f Marie Jégo, En Syrie, face-à-face à haut risque entre forces turques et russes, Le Monde, 21 février 2020.
  4. a b c et d Élie Saïkali et Caroline Hayek, À Idleb, la Turquie bombe le torse, OLJ, 21 février 2020.
  5. a b c d e et f Syrie : 27 combattants tués dans les affrontements dans la région d’Idlib, AFP, 20 février 2020.
  6. a et b Syrie: 900000 déplacés à cause des violences dans le nord-ouest du pays, RFI, 17 février 2020.
  7. a et b Humanitarian crisis worsens as the number of displaced people rises to 1,100,000: SOHR renews calls for international community’s urgent interference, OSDH, 19 février 2020.
  8. a b et c In conjunction with the absence of Air Force for four consecutive hours, hit-and-run clashes take place in Maarrat al-Nu’man countryside, OSDH, 24 décembre 2019.
  9. a et b 14 people were killed including nine members of the regime forces and gunmen loyal to them, and 5 other persons in different circumstances in several areas of Syria yesterday, OSDH, 26 décembre 2019.
  10. a et b 23 people killed including 15 members of the regime forces and gunmen loyal to them, and eight other persons in different circumstances in several areas of Syria yesterday, OSDH, 27 décembre 2019.
  11. a b et c Rocket fire exchange continues between regime forces and jihadist groups in rural Idlib, OSDH, 28 décembre 2019
  12. a b et c Collapsing ceasefire: 21 persons killed in Idlib and nearly 160 airstrikes pound the “de-escalation” zone, OSDH, 15 janvier 2020.
  13. a b et c Eight days of military escalation in Idlib and Aleppo: over 4,750 air and ground strikes kill and injure nearly 290 civilians, while bombardment and battles leave 236 regime and Russian troops, Jihadis and rebels dead, OSDH, 23 janvier 2020.
  14. a b et c Russian full support and regional agreements bring 216 areas in Idlib and Aleppo under Syrian regime control in three weeks, OSDH, 17 février 2020.
  15. a b et c Nearly 45 regime and Turkish soldiers and rebels killed in shelling and violent battles on Al-Nayrab frontline, east of Idlib, OSDH, 21 février 2020.
  16. a b et c Marie Jégo, En Syrie, nouvelle épreuve de force entre l’armée turque et les forces loyalistes syriennes, Le Monde, 8 février 2020.
  17. a et b 72 hours of violent escalation: four Russian soldiers and 125 regime soldiers, fighters and jihadies killed in military operations in Idlib and Aleppo, while nearly 1,800 strikes kill and injure over 140 civilians, OSDH, 18 janvier 2020.
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  20. a b et c Erdogan menace de "frapper" le régime syrien "partout" en Syrie, AFP, 12 février 2020.
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  23. a b c et d Caroline Hayek, Avancée fulgurante du régime syrien à Idleb, OLJ, 23 décembre 2019.
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  27. En Syrie, des dizaines de milliers de civils fuient les bombardements du régime, L'Express avec AFP, 20 décembre 2019.
  28. a b c et d L'armée syrienne progresse encore à Idleb malgré une contre-offensive, RFI, 25 décembre 2019.
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  31. Luc Mathieu, Syrie : au moins 26 morts à Idlib, bombardé sans relâche, Libération, 19 décembre 2019.
  32. a et b In a week of flare up in Idlib .. about 3500 air and ground strikes kill 78 persons including 30 children and women .. 41000 people displace .. regime forces advance snatching 44 areas from the factions grip in Maarrat Al-Nu’man and 259 casualties documented in ranks of both sides, OSDH, 24 décembre 2019.
  33. Syrie: plus de 80 morts dans de violents combats dans le nord-ouest, AFP, 20 décembre 2019.
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  42. Syrie: neuf civils tués dans des raids du régime sur Idleb (ONG), AFP, 5 janvier 2020.
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  49. a b et c Le régime syrien en passe de prendre une ville clé à Idleb, AFP, 27 janvier 2020.
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  52. a et b L'armée syrienne annonce avoir repris une ville clé du nord-ouest, AFP, 29 janvier 2020.
  53. Benjamin Barthe, En Syrie, le régime d’Assad progresse dans la province rebelle d’Idlib, Le Monde, 29 janvier 2020.
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  64. a b c et d Syrie : combats d’une violence inédite entre soldats turcs et syriens, AFP, 3 février 2020.
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  73. Turquie: 76 soldats soldats du gouvernement syrien «neutralisés», Le Figaro avec Reuters, 3 février 2020.
  74. Erdogan à Poutine : Ankara ripostera « fermement » en cas de nouvelle attaque syrienne, AFP, 4 février 2020.
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  76. Syrie: Erdogan somme le régime de se retirer des abords des postes d'observation turcs, Le Figaro avec AFP, 5 février 2020.
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  78. a b et c Syrie : combats entre armée et djihadistes dans une ville stratégique, AFP, 6 février 2020.
  79. a b et c Syrie: Combats pour la ville de Saraqeb dans la région d'Idlib, Reuters, 6 février 2020.
  80. Regime forces encircle Saraqeb completely, and dozens of opposition fighters are still inside, OSDH, 6 février 2020.
  81. Regime jets target Taftanaz military airbase just hours after Turkish troops install new military post, OSDH, 6 février 2020.
  82. With intensive Turkish artillery support, factions and jihadist groups carry out violent attack on Al-Nayrab town, OSDH, 6 février 2020.
  83. a b c et d L'armée syrienne reprend une ville stratégique dans la province d'Idleb, AFP, 8 février 2020.
  84. a et b Syrie: cinq soldats turcs tués par Damas dans le nord-ouest, l'exode de civils continue, AFP, 10 février 2020.
  85. Syrie: 20 civils tués à Idleb, le régime en passe de contrôler une voie clé, AFP, 9 février 2020.
  86. a et b Syrie: le régime reprend le dernier tronçon d'une autoroute cruciale dans le nord-ouest (ONG), AFP, 11 février 2020.
  87. Syrie: la Turquie envoie des renforts à Idleb, Le Figaro avec AFP, 7 février 2020.
  88. Élie Saïkali, À Idleb, pas de désescalade en vue entre Ankara et Damas, OLJ, 11 février 2020.
  89. Nearly 1,250 Turkish trucks and military vehicles enter Syria in less than a week, 5,000 Turkish soldiers deployed in Aleppo and Idlib, and eight Turkish posts besieged by regime forces since the beginning of the military operation, OSDH, 9 février 2020.
  90. Turkish troops deploy in 46th regiment, west of Aleppo, OSDH, 10 février 2020.
  91. Russian forces deploy along M5 highway in Idlib, OSDH, 16 février 2020.
  92. À Idleb, l'escalade meurtrière entre soldats turcs et syriens se poursuit, France 24 avec AFP, 10 février 2020.
  93. Rocket attack on Taftanaz military airport leaves ten people dead among Turkish troops and proxies factions, OSDH, 10 février 2020.
  94. a et b Syrie : la Turquie affirme avoir « neutralisé » plus de 100 soldats syriens, AFP, 12 février 2020.
  95. Marie Jégo, L’escalade meurtrière entre soldats turcs et syriens se poursuit à Idlib, Le Monde, 11 février 2020.
  96. Syrie: un hélicoptère du régime abattu à Idleb, ses deux pilotes tués, Le Figaro avec AFP, 11 février 2020.
  97. a b et c Marie Jégo, Sur la défensive militairement en Syrie, la Turquie menace l’armée d’Assad et la Russie, Le Monde, 13 février 2020.
  98. Menaces de frappes turques: Damas accuse Erdogan d'être «déconnecté de la réalité», Le Figaro avec AFP, 12 février 2020.
  99. Le Kremlin accuse Ankara de ne pas «neutraliser les terroristes» à Idleb, Le Figaro avec AFP, 12 février 2020.
  100. a et b La Turquie renouvelle ses menaces contre l'armée syrienne, France 24 avec AFP, 12 février 2020.
  101. Poutine et Erdogan veulent sauvegarder leurs accords de désescalade en Syrie, Le Figaro avec AFP, 12 février 2020.
  102. Syrie: la Turquie menace de frapper les djihadistes à Idleb, Le Figaro avec AFP, 13 février 2020.
  103. a et b Syrie : la Turquie menace de frapper les jihadistes à Idleb s'ils ne respectent pas le cessez-le-feu, France 24 avec AFP, 14 février 2020.
  104. Le Parlement syrien reconnaît le génocide arménien, Le Figaro aevc AFP, 13 février 2020.
  105. La Turquie dénonce l'«hypocrisie» de Damas après le vote reconnaissant le génocide arménien, Le Figaro avec AFP, 13 février 2020.
  106. a b c d et e Syrie: le régime avance dans le dernier bastion jihadiste (ONG), AFP, 14 février 2020.
  107. Turkish troops deploy in Atarib city as regime forces approaching, OSDH, 14 février 2020.
  108. Syrie: un hélicoptère de l'armée abattu par les rebelles pro-Ankara, Damas progresse dans le nord-ouest, AFP, 14 février 2020.
  109. After controlling Urem al-Soghra, regime forces control Urem al-Kubra town and More than 170 airstrikes target the “de-escalation” area, OSDH, 14 février 2020.
  110. Regime forces secure M5 highway completely by capturing Kafrnaha, OSDH,15 février 2020.
  111. Syrie: le régime reprend le contrôle des abords de la métropole d'Alep, AFP, 16 février 2020.
  112. Syrie: le président Assad s'engage à poursuivre l'offensive dans le nord-ouest, Le Figaro avec AFP, 17 février 2020.
  113. Erdogan menace la Syrie de déclencher rapidement une opération à Idleb, AFP, 19 février 2020.
  114. Erdogan réitère ses menaces d’offensive militaire à Idlib, Moscou dénonce « la pire des options », Le Monde avec AFP, 19 février 2020.
  115. Moscou met en garde la Turquie contre une offensive visant les forces syriennes, Le Figaro avec AFP, 19 février 2020.
  116. Syrie : Moscou s'oppose à une déclaration de l'ONU demandant la cessation des hostilités, L'Express avec AFP, 19 février 2020.
  117. a b et c La Russie demande à la Turquie de cesser de « soutenir les terroristes » en Syrie, Le Monde avec AFP, 20 février 2020.
  118. Moscou appelle Ankara à cesser de «soutenir les terroristes» en Syrie, Le Figaro avec AFP, 20 février 2020.
  119. Guerre en Syrie : Washington pourrait envoyer des missiles Patriot à la Turquie, selon Ankara, Le Figaro avec AFP, 20 février 2020.
  120. Syrie: Erdogan exhorte Poutine à "freiner" le régime d'Assad à Idleb, AFP, 21 février 2020.
  121. Syrie: Poutine «préoccupé» par les «actions agressives» des djihadistes à Idleb, Le Figaro avec AFP, 21 février 2020.
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  123. Seven regime soldiers and jihadis killed in clashes and targeting operations in Aleppo and Idlib, OSDH, 29 décembre 2019.
  124. Seven regime soldiers and jihadis killed in clashes and targeting operations in Aleppo and Idlib, OSDH, 29 décembre 2019
  125. 18 persons killed yesterday including two regime soldiers across Syria, OSDH, 31 décembre 2019.
  126. 49 were killed yesterday including 27 of the regime forces and militiamen loyal to them and 22 other people, OSDH, 1er janvier 2020.
  127. 46 persons killed yesterday across Syria, including 30 regime soldiers and loyalists, OSDH, 2 janvier 2020.
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  129. Regime mobilizes forces at Idlib and Aleppo frontlines and 34 soldiers and fighters killed in today’s clashes, OSDH, 2 janvier 2020.
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  131. 45 members of regime forces, opposition factions and jihadists killed in today’s battles east of Idlib, OSDH, 8 janvier 2020.
  132. 22 persons killed across Syria yesterday including three regime soldiers and loyalists, OSDH, 12 janvier 2020.
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  134. Eight people killed in different circumstances across Syria, OSDH, 14 janvier 2020.
  135. a b c et d Benjamin Barthe, Dans la région syrienne d’Idlib, « on approche du point de rupture », Le Monde, 13 février 2020.
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  140. Moscou annonce la mort de militaires russes en Syrie, Le Figaro avec AFP, 6 février 2020.
  141. (en-GB) Emma Graham-Harrison et Hussein Akoush, « More than 235,000 people have fled Idlib region in Syria, says UN », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le 28 décembre 2019)
  142. A member of Syrian regime destroyed a grave in Khan al Sebel village in Idlib suburbs, SNHR, 9 février 2020.
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  144. Regime gangsters continue desecrating cemeteries and extracting remains of the dead within areas recently captured in Idlib, OSDH, 9 février 2020.
  145. Syrie: les déplacements à Idleb les plus massifs depuis le début du conflit, selon l'ONU, AFP, 11 février 2020.
  146. a et b Caroline Hick, A Idlib, 500.000 enfants sont piégés par le froid, la faim et les bombardements aveugles, RTBF.be, 14 février 2020.
  147. Caroline Hayek, À Idleb, le calvaire des civils pris dans l’escalade entre Damas et Ankara, OLJ, 12 février 2020.
  148. Syrie : 900 000 civils fuient la violence, « des bébés meurent de froid », AFP, 17 février 2020.


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