Michael Rossmann

Wikipedia open wikipedia design.

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Rossmann.

Michael George Rossmann (né le à Francfort-sur-le-Main et mort le à West Lafayette[1]) est un physicien, microbiologiste et professeur germano-américain.

Il enseigne à l'université Purdue à partir de 1964. Il est surtout connu pour avoir dirigé une équipe de chercheurs ayant recensé, à l'échelle atomique, la structure protéique du virus du rhume humain. On a également donné son nom au pli Rossmann et à un superordinateur (en)[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Né à Francfort, en Allemagne, Michael Rossmann étudie la physique et les mathématiques à l'université de Londres, où il obtient un baccalauréat et une maîtrise. En 1953, il déménage à Glasgow, où il enseigne la physique. En 1956, attiré par cette discipline par, notamment, Kathleen Lonsdale [3], il obtient un Ph. D. en cristallographie chimique de l'université de Glasgow sous la direction de J. Monteath Robertson. Sa thèse s'intitule A Study of Some Organic Crystal Structures. La même année, il déménage avec sa famille à l'université du Minnesota, où il fait un post-doctorat sous la supervision de William N. Lipscomb, Jr.[4],[5]. Il y développera notamment des programmes informatiques pour l'analyse de structures[6],[7].

Carrière[modifier | modifier le code]

En 1958, Michael Rossmann retourne au Royaume-Uni, où il travaille comme chercheur associé avec Max Perutz sur la structure de l'hémoglobine au Laboratory of Molecular Biology (en) de l'université de Cambridge.

En 1964, il devient assistant professeur à la faculté du département des sciences biologiques de l'université Purdue. Il y dirige le laboratoire de cristallographie aux rayons X. En 1967, il devient professeur, puis dirige la chair Hanley Distinguished Professor of Biological Sciences à partir de 1978. Il est également lié au département de biochimie à l'université Cornell ainsi qu'à l'école de médecine de l'université de l'Indiana[8].

En 1973, il publie une description du pli Rossmann, un type de repliement des structures secondaires de protéine [9].

En 1985, avec son équipe de recherche et à l'aide de la cristallographie aux rayons X, il publie un recensement à l'échelle atomique du virus du rhume dans la revue Nature[10]. La nouvelle, mise en lumière par la National Science Foundation (qui subventionne en partie les recherches de Rossmann), fait l'objet d'articles dans la presse mondiale[11].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Michael Rossmann » (voir la liste des auteurs).
  1. (en) « Renowned Purdue University scientist Michael Rossmann dies », sur www.purdue.edu (consulté le 15 mai 2019)
  2. (en) « Virus Decoded; Feat May Help Prevent Colds », Los Angeles Times,
  3. (en) Dorothy M. C. Hodgkin, « Kathleen Lonsdale. 28 January 1903 -- 1 April 1971 », Biogr. Mems Fell. R. Soc., Royal Society, vol. 21,‎ , p. 447-484 (DOI 10.1098/rsbm.1975.0014, lire en ligne)
  4. (en) M. G. Rossmann et W. N. Lipscomb, « Molecular Structure and Stereochemistry of an Iresin Diester », J Am. Chem. Soc., vol. 80, no 2592,‎
  5. (en) M. G. Rossmann et W. N. Lipscomb, « The Sesquiterpenoid Iresin », Tetrahedron 4, vol. 275,‎
  6. (en) W. N. Lipscomb, J. M. Robertson et M. G. Rossmann, « Crystal-structure Studies of Polynuclear Hydrocarbons. Part I. 2:3-8:9-Dibenzoperylene », J Am. Chem. Soc., vol. 81, no 2601,‎
  7. (en) M. G. Rossmann, R. A. Jacobson, F. L. Hirshfeld et W. N. Lipscomb, « An Account of some Computing Experiences », Acta Cryst, vol. 12, no 530,‎
  8. (en) « Résumé : Michael G. Rossmann », Université Purdue
  9. (en) S. Rao et M. Rossmann, « Comparison of super-secondary structures in proteins », J Mol Biol, vol. 76, no 2,‎ , p. 241–56 (PMID 4737475, DOI 10.1016/0022-2836(73)90388-4)
  10. (en) M. G. Rossmann et al., « Structure of a human common cold virus and functional relationship to other picornaviruses », Nature, vol. 317, no 6033,‎ , p. 145–153 (PMID 2993920, DOI 10.1038/317145a0, Bibcode 1985Natur.317..145R)
  11. (en) Philip M. Boffey, « Scientists map out common cold bug », The New York Times,

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]



This page is based on a Wikipedia article written by contributors (read/edit).
Text is available under the CC BY-SA 4.0 license; additional terms may apply.
Images, videos and audio are available under their respective licenses.

Destek