Manifestations de 2019 à Hong Kong

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Manifestations de 2019 à Hong Kong contre l'amendement de la loi d'extradition
Description de cette image, également commentée ci-après
Manifestants sur le chemin Hennessy, coin de la rue de l'Arsenal à Admiralty (Hong Kong), le
Informations
Date Depuis le
(3 mois et 22 jours)
Localisation

Drapeau de Hong Kong Hong Kong
Diaspora :[1],[2]

Drapeau de la France France (Paris)
Drapeau des États-Unis États-Unis (New York, Washington, San Francisco, San Diego, Los Angeles, Boston, Houston, Chicago, Seattle)
Drapeau du Canada Canada (Toronto, Vancouver, Ottawa, Calgary, Montréal)
Drapeau de l'Australie Australie (Melbourne, Sydney, Brisbane, Perth, Canberra)
Drapeau du Japon Japon (Tokyo)
Drapeau de Taïwan Taïwan (Taipei, Taichung, Tainan)
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni (Londres, Cambridge)
Drapeau de l'Allemagne Allemagne (Berlin, Frankfurt am Main, Cologne)
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas (Amsterdam)
Drapeau du Danemark Danemark (Copenhague)
Drapeau de la Belgique Belgique (Bruxelles)
Drapeau de la République tchèque Tchéquie (Prague)
Caractéristiques
Organisateurs

Il n'y a pas un organisateur centralisé

Revendications

Depuis le début:

Depuis le 12 juin:

  • Condamnation de la violence excessive par la police de Hong Kong pendant la manifestation du 12 juin 2019
  • Libération des détenus, y compris les étudiants arrêtés comme des émeutiers

Depuis le 1er juillet:

  • Dissoudre le conseil législatif (LegCo)
  • Réinitialiser le processus de l'introduction du suffrage universel
Nombre de participants Près de 2 million de Hongkongais selon les organisateurs
Types de manifestations Désobéissance civile, manifestations pacifique, marche pacifique, grève générale, grève de la faim, suicides
Bilan humain
Morts 5[3]
Blessés 81 manifestants et 22 policiers[4]
Arrestations 37 personnes arrêtées, la police dit qu'elle se réserve le droit d'en arrêter 358 autres.[pas clair]

Des manifestations contre l'amendement de la loi d'extradition par le gouvernement de Hong Kong (en anglais : Anti-Extradition Bill Protests ; en chinois traditionnel : 反對逃犯條例修訂草案遊行與示威, familièrement 反送中[5]示威) ont lieu depuis le 31 mars 2019 à Hong Kong et dans plusieurs autres villes autour du monde dans lesquelles on retrouve la présence d'une diaspora hongkongaise. Les manifestants demandent d'annuler l'amendement car ils considèrent qu'il permettra à la Chine continentale d'intervenir dans le système juridique indépendant de Hong Kong, menaçant le particularisme légal de Hong Kong ainsi que la sécurité personnelle des Hongkongais et de toutes les personnes qui passeront par Hong Kong. En plus des manifestations locales à Hong Kong, les communautés de la diaspora ont organisé des rassemblements et des manifestations pour soutenir la cause.

Quelques manifestations ont lieu après l'introduction de l'amendement en février 2019. Pour la plupart, elles sont pacifiques. Celles organisées par le Front civil des droits de l'homme rassemblent un grand nombre de participants. Par exemple, selon l'organisation, il y a eu 1,03 million de manifestants le 9 juin 2019, mais seulement 240 000 selon la police de Hong Kong, qui compte le nombre de manifestants dans un espace à un moment et ignore le nombre total [6],[7]. Peu après la manifestation, à 23h07 le 9 juin, Carrie Lam a annoncé que la deuxième lecture aurait lieu le 12 juin, exactement comme programmé. Le 12 juin, la police utilise plus de 150 balles, du gaz lacrymogène et 20 projectiles en sachet[8] afin d'expulser les manifestants. En réponse à l'acte violent et à cause de la position ferme du gouvernement, près de 2 millions d'Hongkongais participent à une autre manifestation le 16 juin, la plus importante dans l'histoire de Hong Kong.

Les manifestations attirent l'attention de la communauté internationale, elles sont notamment présentes sur les pages d'accueil des sites du New York Times, de Reuters, de la BBC, The Guardian et de Bloomberg[9].

La deuxième lecture de la loi, planifiée pour le 12 juin 2019, est provisoirement reportée en raison de la manifestation qui cause la fermeture de l'immeuble du conseil législatif. Carrie Lam, la cheffe de l'exécutif de Hong Kong, soutien le projet de loi malgré les protestations dans plusieurs secteurs hongkongais depuis la première manifestation. Elle annonce un report de la lecture pour l'après-midi du 15 juin, mais elle mentionne que le projet de loi n'est pas annulé. Survient la plus grande manifestation de l'histoire de Hong Kong le 16 juin, poussant Carrie Lam a présenter ses excuses, sans pour autant démissionner.

À la fin juin 2019, les protestataires poursuivent leurs actions pour obtenir l'annulation de la loi et la démission immédiate de Carrie Lam. Le 8 juillet, cette dernière déclare finalement que « le projet de loi est mort » (The bill is dead) en anglais, bien qu'une majorité de Hongkongais demeurent sceptiques tant que l'exécutif n'aura pas exprimé clairement son renoncement définitif[10].

Sommaire

Contexte[modifier | modifier le code]

En 1987, le groupe spécial sur le droit du comité consultatif de la loi fondamentale de Hong Kong a proposé que le problème de la juridiction entre la future RAS de Hong Kong et la Chine continentale soit réglé par le principe du territoire, ce qui signifie que les fugitifs devraient être renvoyés en jugement sur le lieu du crime[11]. Martin Lee, un législateur pro-démocrate et un membre du groupe spécial sur le droit, a exhorté le gouvernement hongkongais à conclure "sans délai" un accord de restitution du fugitif avec la Chine en 1998[12], mais il n’y a jamais eu de tel accord jusqu'à présent.

En 2018, un homme a tué sa petite amie enceinte à Taïwan et s'est enfui à Hong Kong. Le gouvernement hongkongais ne peut ni le juger à Hong Kong (le crime est extra territorial) ni l'extrader à Taïwan (car aucune loi ne le permet). L'amendement permet les entraides juridiques avec la Chine continentale, Taïwan, Macao et d'autres pays.

Historique[modifier | modifier le code]

31 mars : première manifestation[modifier | modifier le code]

La première manifestation à Wanchai le 31 mars.

La première manifestation a été organisée par le front civil des droits de l'homme le . Les manifestants ont marché de Luard Road (près terrain de jeu Southorn Playground) à Wan Chai jusqu'à la place Civique à Admiralty. Les manifestants ont remarqué que la loi proposée va transformer Hong Kong en une prison noire, et donc le gouvernement doit l'arrêter.

L'organisateur a estimé qu'il y avait 12 000 participants, tandis que la Police de Hong Kong en a estimé environ 5 200. Il y avait parmi eux Lam Wing-Kee, qui est le propriétaire de la librairie Causeway Bay (Causeway Bay Bookstore). Il a disparu en 2015, prétendument arrêté par les officiels de la Chine continentale. Il a participé à la manifestation afin d'expliquer la complication relative à cette loi proposée. Après la manifestation, Lam est parti de Hong Kong à Taïwan, ayant peur pour sa sécurité personnelle.

28 avril : deuxième manifestation[modifier | modifier le code]

La manifestation du 28 avril rallia un nombre plus important de manifestants.

Le 28 avril, le front civil des droits de l'homme a organisé une autre manifestation. 130 000 manifestants ont participé à la marche contre la loi d'extradition proposée. La police de Hong Kong a estimé qu'il y avait 22 800 manifestants. Cette manifestation est la plus importante depuis la manifestation annuelle du 1er juillet en 2014.

La route de cette manifestation était du secteur de Causeway Bay jusqu'au conseil législatif, de la longueur de 2,2 km. La durée était plus de 4 heures.

Le lendemain de la manifestation, Carrie Lam, le chef de l'exécutif de Hong Kong, a réitéré la loi proposée doit faire passer avant la pause estivale. Elle a cité la peine actuelle pour Chan Tong-Kai, le meurtrier présumé de l'affaire de meurtre à Taïwan, sera terminée vers la fin d'août 2020. Elle réitérait qu'il est nécessaire d'approuver la loi proposée plus tôt possible car il pouvait quitter le territoire.

6 juin : marche silencieuse des avocats[modifier | modifier le code]

Les avocats en noir prendraient une marche silencieuse le 6 juin.

Il est rare que les avocats de Hong Kong participent aux marches ou manifestations. Mais le 6 juin, le conseiller législatif Dennis Kwok organise une marche contre la loi proposée et est rejoint par plus de 3 000 avocats hongkongais - soit environ un quart de tous les avocats du territoire. Vêtus de noir, ils ont marché de la Cour d'appel suprême jusqu'aux bureaux du gouvernement central puis sont restés trois minutes immobiles et silencieux devant les immeubles, après que Dennis Kwok ait manifesté sa volonté de « ne pas abaisser la tête ». Cette marche des avocats était la cinquième depuis 1997 et la plus importante d'entre elles.

Les avocats ont exprimé leurs préoccupations relatives au système juridique de la Chine continentale : ils ont suggéré que le système n'est ni transparent ni juste, et qu'en Chine continentale, il pourrait être difficile d'obtenir l'aide d'un avocat.

John Lee, le secrétaire pour la sécurité du territoire, a réitéré la position gouvernementale, affirmant que les avocats n'ont pas compris la loi proposée.

6 juin - 7 juin : promenade à vélo contre la loi d'extradition[modifier | modifier le code]

Quatre politiciens des parties démocraties organisèrent deux promenades à vélo contre la loi d'extradition[13]. Il y avait environ 30 cyclistes qui ont participé. La promenade a lieu sur la côte nord de l'Île de Hong Kong entre Point-Nord (North Point) et le complexe gouvernemental à Admiralty le 6 juin. Elle a déménagé à Kowloon le 7 juin. Le but des promenades était de promouvoir la troisième manifestation qui se sera déroulée le 9 juin 2019.

9 juin : troisième manifestation[modifier | modifier le code]

La manifestation sur le chemin Hennessey à Wan Chai le 9 juin 2019.

Le front civil des droits de l'homme organisa une autre manifestation le 9 juin en réponse de la position forte du gouvernement de Hong Kong. Selon l'organisateur, il y avait plus de 1,03 million de manifestants. Il s'agit de la manifestation la plus importante depuis la rétrocession de Hong Kong à la Chine en 1997, dépassant la participation de celle en 2003 qui opposa l'article 23 de la loi fondamentale[6],[7]. Cependant, la police de Hong Kong estima qu'il y avait jusqu'à 240 000 manifestants[7].

En soutenant la cause de la manifestation, plus de 60 entreprises appelèrent à une grève ce jour-là.

Le matin, une manifestation pacifique débuta devant le complexe du conseil législatif. La plus importante manifestation débuta l'après-midi au parc Victoria dans le secteur de Baie-Causeway puis les manifestants remontèrent l'avenue Tim-Mei avant d'arriver au complexe du conseil législatif à Admiralty. Une manifestation pacifique avait déjà débuté complexe du conseil législatif le matin même. Les manifestants portèrent des vêtement blancs en symbole de la justice, la lumière et de l'espoir.[réf. nécessaire]

La manifestation était prévue pour 15h mais la participation fut telle qu'elle débuta en réalité plus tôt. Pour réduire le nombre de manifestants, la police a interrompu le service du métro de Hong Kong (MTR) à la station Tin-Hau pendant plusieurs heures. Le MTR a aussi restreint l'entrée aux stations de Causeway-Bay, Central, Mong-Kok et Tsim-Sha-Tsui à cause du surpeuplement sur les quais. En plus des nombreux manifestants présents à Hong-Kong, de nombreux autres étaient présents sur la péninsule de Kowloon (localisée à l'autre côté du Victoria Harbour).[14].

La participation de la manifestation dépassa les attentes de la police. Initialement, la police réserva les voies de direction ouest seulement pour les manifestants, ce qui n'a pas suffit. Les manifestants demandèrent d'ouvrir les voies restantes de circulation pour faciliter la manifestation. À cause de la circulation lente et la participation massive, la manifestation s'étendit aussi en direction opposée jusqu'à la rue Tin-Chong au Point-Nord, à l'Est de l'endroit du début de la manifestation[14] tandis que la marche se dirigeait vers l'Ouest. La police ouvrit finalement les voies de circulations restantes et le chemin Hennessey fut rempli par les manifestants.

Pendant la marche pacifique, les manifestants brandirent des pancartes sur lesquels on pouvait notamment lire « Non à la loi d'extradition vers Chine », « reprendre Hong Kong », « sauvegarder la liberté de Hong Kong » et « Carrie Lam est une menteuse ». Les manifestants hurlèrent « non à la loi d'extradition vers Chine, non à la loi malfaisante », « départ de Carrie Lam », « départ de John Lee » en cantonais et aussi en anglais, les deux langues officielles du territoire.

Vers 19 h, environ 6 hommes partirent de la zone désignée pour les manifestants dans espoir d'occuper le chemin Harcourt mais échouèrent. Ils échappèrent à la police.

La circulation des manifestants était très lente à cause des rues surpeuplées. Les derniers manifestants ne sont arrivés au complexe du conseil législatif que vers 22 h. L'heure officielle de la fin de la manifestation, à partir de laquelle celle-ci ne serait plus permise, était fixée à 23 h 59. Cependant, quelques manifestants restèrent à l'extérieur du conseil législatif après l'expiration du permis ce qui causa des conflits avec la police.

À 23 h 7, le gouvernement de Hong Kong déclara reconnaître la manifestation. Cependant, le gouvernement ne retarda pas la deuxième lecture de la loi et ne modifia pas l'amendement. Il réaffirma que la deuxième lecture serait poursuivie le 12 juin dans le conseil législatif comme prévu[15]. De nombreux manifestants en colère suite aux déclarations essayèrent d'occuper le conseil législatif, dans l'espoir d'emêcher une deuxième lecture de la loi. La police déploya la brigade spéciale qui, à l'aide de gaz poivre, força les derniers manifestants à partir. Trois policiers et un journaliste de Television Broadcasts Limited (TVB, une chaîne de télévision locale) furent blessés dans l'opération.

Vers 3 h, la police a réussi à encercler les manifestants autour du poste de police de Vieux-Wanchai sur le chemin Gloucester. La police vérifia les cartes d'identification et prit les photos des 358 manifestants. À l'après-midi prochain, la police dit que la plupart des manifestants étaient jeune (moins de 25 ans), qu'elle crut les jeunes sont les personnes violentes dont elle réserve la droit de les appréhender à l'avenir[16].

12 juin : quatrième manifestation[modifier | modifier le code]

Les manifestants occupèrent sur le chemin Harcourt à Admiralty, le 12 juin.

En raison de la déclaration du gouvernement qui a réitéré sa position forte de faire passer la loi proposée le 12 juin 2019, plusieurs groupes de hongkongais ont organisé les rassemblements et l'occupation à l'extérieur du conseil législatif. En anticipation des manifestations massives, le conseil législatif a déclenché « le risque jaune » et donc la police de Hong Kong déploya des policiers autour du complexe gouvernemental à Admiralty, y compris la place Civique (Civic Square) et le parc Tamar. À la station Admiralty, la police cherchèrent les sacs des jeunes. Deux conseillers législatifs visitèrent la station et demandèrent à la police si elle eut l’autorité de chercher tous les jeunes dans la station.

Plus de 400 entreprises appelèrent une grève ce jour-là. L'un des opérateurs des autobus à Hong Kong, New World First Bus (NWFB) appela une grève du zèle. De plus, les entreprises internationales comme HSBC, Standard Chartered permirent ses employés d'arranger les façons alternatives pour le travail. L'hôtel Eaton Hong Kong n'opposa pas ses employés d'assister la manifestation au parc Tamar.

De tous les groupes civils qui planifièrent un rassemblement à la place Civique, le groupe chrétien était le seul qui a reçu un permis de la police pour un rassemblement de prières de 72 heures. Vers 22 h de la nuit du 11 juin jusqu'à environ 8 h le matin prochain, le groupe chrétien chanta « Sing Alléluia to the Lord » (Chante alléluia au Seigneur) en anglais devant de la police anti-émeute. Néanmoins, les civils ont organisé un rassemblement déguisé en « pique-nique » au parc Tamar cette nuit-là bien que le département des services culturelles et loisirs ferma la pelouse du parc à cause d'« entretien ».

Ils les ont organisé en utilisant Telegram. La soirée du 12 juin, Pavel Durov, le créateur de Telegram, dit que une attaque par déni de service d’échelle nationale origine de la Chine affecta le service de l’application. Il supposa que l’attaque était en réponse de cette manifestation[17],[18].

Après le lever du soleil, plus de manifestants joignirent le rassemblement. À h 55, les manifestants dans le parc Tamar débutèrent d'occuper le chemin Harcourt, la route principale du secteur d'Admirality. À h 30, toutes les voies sur le chemin Harcourt, le chemin Lung-Wui, le chemin Lung-Wo et la section du chemin Gloucester à l'ouest de l'avenue Performing-Arts sont occupées et donc fermées à la circulation. Les manifestants a réussi de forcer la fermeture du conseil législatif ce jour-là et ils ont demandé d'obtenir une réponse officielle du gouvernement avant 15 h.

Le matin ce jour-là, plusieurs véhicules circulèrent lentement sur les routes autour du conseil législatif, afin de créer des embouteillages pour empêcher les conseillers d'entrer au conseil législatif. Vers h 30, quelques véhicules ont stationné sur les routes autour d'Admiralty, effectivement bloquer toutes les circulations véhiculaires à Admiralty. Le Queensway dut être fermé vers midi. Pendant cette période, la manifestation était pacifique où les manifestants chantèrent et hurlèrent les phrases à propos de la loi d'extradition. Environ 40 000 manifestants y assistèrent[19].

Vers 15 h, le gouvernement n'a pas répondu aux manifestations récentes donc quelques manifestants décidèrent d'occuper le conseil législatif, tandis que les autres manifestants s'assirent pacifiquement au parc Tamar ou sur les routes occupées. Selon le prêtre Chi-Wai Wu qui participait la manifestation religieuse au parc Tamar, la police soudainement fit semblant de faire une retraite pour attirer ces manifestants à la zone de manifestation à l'extérieur du conseil législatif. Une fois que les manifestants s'y déménagèrent, la police déploya des gaz lacrymogène sur les manifestants et aussi sur les journalistes, sans préavis dont la loi exige[20]. Wu dit aussi que nombreux de policiers frappèrent certains manifestants individuellement et excessivement en utilisant la matraque bien qu'ils ne possédèrent pas les armes. De plus, la police tira le pistolet chargé avec des balles en caoutchouc et des projectiles en sachet à une distance plus courtes[8] sans préavis. Un manifestant a reçu une bulle en caoutchouc près de son œil droit bien qu'il n'attaquait pas les policiers [21]. La victime était un enseignant d'une lycée locale. Lorsque la police a réussi d'expulser les manifestants dehors le conseil législatif, elle a continu d'expulser les autres manifestants. Ces manifestants étaient pacifiques qu'ils ni possédèrent les armes ni constituèrent la menace de la sécurité publique.

Une bulle de gaz lacrymogène frappait un conducteur de la Radio et télévision Hong Kong (RTHK). Il était dans la condition critique lorsque sa cœur a arrêté. Il fut transféré à l'hôpital Queen-Mary et, depuis, il a récupéré. Au moins de deux autres manifestants ont été blessés gravement à cause des balles en caoutchouc[20].

Vers 15 h 50, il y avait des milliers des manifestants pacifiques qui prenaient part à une manifestation assise sur le chemin Lung-Wo, dehors la tour CITIC. La manifestation a reçu un permis de la police et donc fut légale. Parmi les manifestants étaient les jeunes étudiants et les aveugles. Sans préavis, la police tira des bulles du gaz lacrymogène à la scène de la manifestation assise. Les manifestants furent s'horrifiés donc ils coururent au bâtiment le plus près, la tour CITIC. L'entrée principale de la tour CITIC constitua seulement une porte tournante qui restreint la circulation piétonnière. Quand tous les manifestants essayèrent d'entrer à la tour CITIC, la porte tournante était devenue coincée mais la police continua de tirer plus des bulles du gaz lacrymogène sur les gens. Selon un témoin dans la tour CITIC, toutes les étages de la tour se trouvèrent les manifestants et donc le niveau d'oxygène diminua. Toutes les portes et les secours d'urgences étaient verrouiller. Quelques manifestants eurent des difficultés à respirer et au moins d'une personne a fait une crise d'asthme[22],[23],[24]. Il n'avait que 30 minutes avant que l'une des entrées est devenue libre.

Tout au long de l'après-midi et de la soirée, la police continua à déployer le gaz lacrymogène et des projectiles en sachets pour expulser tous les manifestants. Les manifestants ont échappé aux quartiers de Wanchai et Central. De nombreux de manifestants trouvèrent refuge à la place Pacifique, un centre commercial important à Admiralty. Les autres continuèrent à occuper la place Édimbourg, le chemin Connaught-Centrale, la rue Peddar ainsi que les ponts piétonniers à Central jusqu'au minuit.

À cause de la manifestation et l’opération de la police, le MTR a fermé plusieurs des sorties à la station Admiralty. Débutant 20 h 30, le MTR ferma la station complètement jusqu’à 14 h 14 le lendemain. Les centres commerciaux de place Pacifique et de place Queensway étaient fermés le lendemain.

Vers h du 13 juin, dizaines des manifestants débarrassèrent les rues bloquées et puis se dispersèrent. Toutes les rues sont ouvertes vers h mais le complexe du conseil législatif est resté fermé.

Selon la police, elle déploya plus de 150 bulles du gaz lacrymogène, plus de 20 projectiles en sachets et quelques balles en caoutchouc[8], en plus du gaz poivre et de la matraque. Malgré qu'elle insista son action était restreinte, plusieurs des secteurs de la société hongkongaise et des communautés internationaux la condamne.

Agression de la police contre les journalistes[modifier | modifier le code]

Un journaliste a rappelé que certains policiers insultèrent les journalistes en utilisant les jurons bien qu'ils ont expliqué leurs professions. Une photo d'un journaliste révèle que des policiers pointèrent le gaz poivre aux journalistes.

Selon un journaliste français, quelques policiers pointèrent l'arme sur lui bien qu'il s'est révélé qu'il est un journaliste. Face à cette situation difficile, il a hurlé « Ici c'est Hong Kong, ce n'est pas la Chine, pas encore ! » (This is Hong Kong, not China, not yet!) en anglais[25]. Cette phrase est devenue très célèbre d'entre les hongkongais.

Le CNN a utilisé le gros titre « Il semble que la police de Hong Kong visa les journalistes » ("Hong Kong Police appear to target journalists")[26].

Rassemblements et manifestations suivantes[modifier | modifier le code]

Les civils ont organisé des désobéissance civile pour paralyser la circulation et l’économie de Hong Kong, dans espoir de forcer le gouvernement d’annuler l’amendement de la loi. Le matin du 13 juin, quelques passagers de la ligne Kwun-Tong gênèrent l’opération du train. Le MTR dit qu'il y avait plus de 20 trajets étaient retardé par 5 à 10 minutes[27].

À Admiralty, centaines de manifestants rassemblèrent sur le pont reliant la station Admiralty et la tour CITIC l'après-midi du 13 juin. Ils hurlèrent « annulez la loi proposée » et protestèrent la violence excessive de la police dans la manifestation du 12 juin. Plus tard de l’après-midi, les manifestants chantèrent « Sing Alléluia to the Lord » pendant quelques heures. Ce soir-là, centaines de sociologues rassemblèrent à l’extérieur du siège de la Police de Hong Kong à Wan Chai pour condamner la violence excessive de la police. Le groupe hurlèrent « Monsieur ne pointez pas l’arme sur moi » en cantonais.

Le matin du 14 juin, 7 membres de Demosistō s'agenouillèrent au passage souterrain de la station Mei-Foo pendant que tenir les pancartes qui dit « supportez des grèves pour sauver Hong-Kong » et hurler « annulez la loi proposée »[28]. Ils supplièrent les hongkongais de participer à la grève prévue le 17 juin.

Arrestations[modifier | modifier le code]

La police appréhenda 11 personnes suite à cette manifestation, y compris les blessés, les étudiants et l'administrateur d'un groupe de Telegram pour l'organisation ou la participation à une émeute.

La soirée du 13 juin, la police visita l’Université de Hong Kong pour appréhender 4 étudiants qui ont participé à la manifestation.

Le 18 juin, la police de Hong Kong a affirmé avoir libéré 8 personnes.

14 juin : rassemblement des mères hongkongaises[modifier | modifier le code]

En réponse à l'entrevue de Carrie Lam dans laquelle elle se décrit comme la mère des hongkongais, environ 6 000 manifestants dont beaucoup de mères se rassemblèrent pour protester et demander son départ. La manifestation dura trois heures dans le jardin Chater. Les manifestants ont, en outre, continué de réclamer l'annulation complète de la loi et ont condamné la police pour sa violence excessive contre les jeunes[29]. Sur les pancartes des manifestants on pouvait lire « Ne pas tirer sur les enfants ». L'organisateur a revendiqué avoir amassé plus de 44 000 signatures pour soutenir la cause[30].

15 juin : décès de Ling-Kit Leung[modifier | modifier le code]

Ling-Kit Leung sur le toit de la place Pacifique, le 15 juin 2019. Il proteste contre la position ferme du gouvernement concernant la loi d'extradition et le classement de la manifestation en tant qu'émeute.

Le 15 juin, un peu après la conférence de presse par Carrie Lam, Ling-Kit Leung (en chinois traditionnel: 梁凌杰), un homme âgé de 35 ans, va sur le toit de la place Pacifique et place des pancartes sur le mur extérieur du centre commercial. On peut y lire « Non à l'extradition vers la Chine » et « Aidez Hong-Kong » en anglais et « Annulez la loi proposée complètement, nous ne sommes pas des émeutiers, libérez les détenus, départ de Carrie Lam immédiatement » en chinois traditionnel. Il porte un imperméable jaune sur lequel est écrit « La police est sans pitié et elle aide Carrie Lam à tuer les Hongkongais ». Il demeure là pendant cinq heures, bien que les piétons et le conseiller du législatif, Roy Kwong, le dissuadent de le faire. Vers 21 h, les pompiers essaient de le sauver, mais il perd l'équilibre et tombe. Il est déclaré mort à l’hôpital Ruttonjee à 21 h 34[3].

16 juin : cinquième manifestation[modifier | modifier le code]

Manifestants à Hong-Kong, le 16 juin 2019
La manifestation sur le chemin Hennessy coin de la rue de l'Arsenal

Bien que Carrie Lam a annoncé le 15 juin, que le projet de la loi est suspendu, les hongkongais exigèrent que le gouvernement renonce définitivement du projet. Donc le 16 juin, le front civil des droits de l'homme organise une autre manifestation qui emprunte le même parcours que celui de la semaine précédente.

Selon l'organisation, « près de 2 million plus un de Hongkongais » y participent, « plus un » signifia Leung, l’homme qui a perdu la vie pendant sa protestation sur la toit de la place Pacifique le soir dernier. La police de Hong Kong calcule plutôt 330 000. Elle admet qu'elle a seulement compté le flot principal. Radio France internationale rapporte que la participation a été près de 1,44 million citant une étude de Stand News (un site Web de nouvelles) qui a estimé la participation en utilisant le big data[31].

Vêtus de noir, les manifestants rassemblèrent sur six champs de pelouse du parc Victoria à Baie-Causeway. La manifestation prit la même route que la dernière. Vers midi, les manifestants arrivèrent sur la pelouse. Vers 14 h, de nombreux manifestants y arrivèrent par MTR ce qui causa la fermeture de la station Tin-Hau. Les halls des stations de Hong-Kong et de Central étaient peuplés entièrement des manifestants. À l'après-midi, beaucoup de manifestants empruntèrent les autobus à la station Hung-Hom et aussi le Star Ferry (le traversier entre Tsim-Sha-Tsui à Kowloon et Wan-Chai à l'Île de Hong-Kong). À un moment donné, la ligne pour le traversier étendit du pilier de Tsim-Sha-Tsui jusqu'à l'avenue des étoiles, ce qu'il s'agit d'une distance de plus de 1 km[32].

À cause de la participation impressionnante, la manifestation débuta à 14 h 43 au parc Victoria, 17 minutes en avance. Car les champs de pelouse sont tous occupés, il exista les manifestants qui la rejoindre sur le chemin du Roi à Fortress-Hill et au Point-Nord, les localisations de quelques kilomètres à l'est du point de début de cette manifestation. Les autres manifestants la rejoignirent à travers de la route, y compris la place Hysan, les jardins Lees et le chemin Hennessy. Vers 16 h, à la requête des manifestants, la police ouvra toutes les voies du chemin Lockhart et du chemin Jaffe pour accueillir tous les protestataires. Une voie de la direction est du chemin Gloucester était ouverte aussi. Vers 17 h 30, la police ouvra une voie additionnelle du chemin Gloucester et aussi la ruelle Tin-Lok, le chemin de Wan-Chai et le chemin Johnston. À ce moment-là, quelques manifestants arrivèrent et rassemblèrent au complexe législatif. À cause de l'espace restreinte, les manifestants débutèrent d'occuper toutes les voies de Queensway, des chemins de Tim-Wah, de Tim-Mei, de Lung-Wo et d'Harcourt après la couche du soleil. Lorsque les manifestants occupèrent le chemin Harcourt, la route principale du secteur d'Admiralty, quelques véhicules y compris les autobus et les taxis sont devenus coincés au milieu de la foule. Sans l'instruction de la police, les manifestants se coordonnèrent une voie de trafic parmi eux. Quelques journalistes l'encensèrent comme le passage de la mer Rouge à Hong-Kong[33] car les manifestants hongkongais étaient disciplinés. Les manifestants ont placé des pancartes sur les pont piétonnière entre la station Admiralty et le complexe gouvernemental. Sur les pancartes étaient les mots « nous ne sommes pas les émeutiers », « retraiter le projet de l'amendement » et « non à l'extradition vers la Chine » en chinois traditionnel et aussi en anglais.

À Admiralty, quelques manifestants visitèrent le site où Ling-Kit Leung tomba la soirée dernière pour commémorer son décès. En portant des rubans blancs, ils le saluèrent et l'offrirent des fleurs. Vers 15 h, il exista beaucoup de manifestants qui voulaient commémorer Leung que la ligne étendit vers la station du tram du chemin Garden. Les membres du conseil législatif, Margaret Ng et Emily Lau, s’assistèrent aussi à la commémoration.

Les manifestants occupèrent les routes dans la nuit. La plupart des manifestants y restèrent jusqu'à h. Le lendemain matin, il restait environ 100 manifestants sur les routes. Le complexe gouvernemental ferma durant la journée du 17 juin à cause de la manifestation.

Vers 10 h, les manifestants partirent des routes principales du secteur afin de sécuriser le support du public. Vers 10 h 53, la circulation reprit sur le chemin Harcourt. Environ 400 manifestants restèrent à la zone de la protestation dehors le conseil législatif. L'après-midi, les manifestants marchèrent vers la résidence officielle de la cheffe exécutive pour protester.

Le complexe gouvernementale rouvrit le 18 juin lorsque moins de 100 manifestants restèrent à la zone de la protestation ce jour-là.

21 juin : sixième manifestation au quartier général de la police[modifier | modifier le code]

Les hongkongais demandèrent une réponse du gouvernement aux revendications, particulièrement celles concernant la loi d'extradition et la violence excessive de la police, avant 17 h le 20 juin. À ce jour, le gouvernement n'a pas répondu directement aux demandes des hongkongais, donc on anticipe une autre manifestation le 21 juin, débutant h[34].

À 21 h du 20 juin, il y avait 200 manifestants qui rassemblèrent à la zone de protestation dehors le complexe du conseil législatif. En raison de la sécurité, le conseil législatif sera fermé le 21 juin.

26 juin : septième manifestation[modifier | modifier le code]

Les manifestants planifièrent une manifestation vers les consulats-généraux du pays du Groupe des vingt (G20). Un rassemblement suivant a eu lieu à la place Édimbourg vers 20 h. À la manifestation, il y avait des déclarations lues en utilisant les langues des pays du G20, y compris l'anglais, le français, l'espagnol, l'italien, l'allemand, le coréen et le japonais. En particulier, la chanteuse canadienne-hongkongaise Denise Ho annonça celle en français. La manifestation était pacifique et termina vers 22 h. Des manifestants restèrent et participèrent à une sorte de « pique-nique ». Plus tard, environ 500 personnes se rassemblèrent autour du siège de la police à Wanchai vers 22 h 30.

La police de Hong Kong estima qu’il y avait environ 10 000 manifestants. Les organisateurs n'ont pas revendiqué de nombre[35].

1er juillet : défilé annuel, huitième manifestation[modifier | modifier le code]

Manifestants dans le LegCo

1er juillet : attaque du conseil législatif[modifier | modifier le code]

Dans la soirée le Conseil législatif de Hong Kong est assiégé par les manifestants qui y pénètrent peu après. À l'intérieur, l'ancien drapeau colonial est brandi dans l'hémicycle. Les manifestants sont contraints de quitter le parlement quelques heures plus tard par un millier de policiers qui usent de gaz lacrymogènes[36].

6 juillet: neuvième manifestation à Tuen-Mun[modifier | modifier le code]

7 juillet: dixième manifestation à Kowloon[modifier | modifier le code]

8 juillet : projet de résistance contre Bank of China et renonciation au projet de loi controversé[modifier | modifier le code]

Les manifestants veulent s'en prendre à la Bank of China. L'idée consiste à retirer collectivement des fonds d'une grande banque publique chinoise pour « tester la résistance »[37].

Le jour même, le gouvernement local renonce au projet de loi controversé[10].

La répression a parfois été l'œuvre de policiers non-hongkongais ni chinois, et essentiellement britanniques[38].

13 juillet: onzième manifestation à Sheung-Shui contre les importateurs parallèles[modifier | modifier le code]

14 juillet: douzième manifestation à Sha-Tin[modifier | modifier le code]

17 juillet: rassemblement des aînés[modifier | modifier le code]

21 juillet: marche silencieuse des travailleurs sociaux[modifier | modifier le code]

21 juillet: treizième manifestation[modifier | modifier le code]

21 juillet: conflits violents à Yuen-Long[modifier | modifier le code]

27 juillet: manifestation à Yuen-Long (planifiée)[modifier | modifier le code]

17 août: manifestation à Hung-Hom et To-Kwa-Wan (planifiée)[modifier | modifier le code]

Les protestations continues[modifier | modifier le code]

Les suicides[modifier | modifier le code]

Depuis le 15 juin 2019, au moins de 5 jeunes sont morts. Tous les décès sont des suicides attribués de la manifestation.

  • Le 15 juin 2019, décès de Ling-Kit Leung, homme, âgé 35, à Admiralty
  • Le 29 juin 2019, décès de Hiu-Yan Lo, femme, âgée 22, à Fanling
  • Le 30 juin 2019, décès de Hang-Yan Wu, femme, âgée 29, à Central
  • Le 3 juillet 2019, décès de Mlle Mak, femme, âgée 28, à Cheung-Sha-Wan[39]
  • Le 22 juillet 2019, décès de Yuen-Chung Fan, homme, à Tai-Po

Grève de la faim[modifier | modifier le code]

Les murs Lennon[modifier | modifier le code]

Censure des médias[modifier | modifier le code]

Réponse des autorités hongkongaises[modifier | modifier le code]

La cheffe de l’exécutif Carrie Lam (au centre) en conférence de presse avec la Secrétaire de la Justice Teresa Cheng (à gauche) et le Secrétaire à la Sécurité John Lee Ka-chiu (à droite) le 11 juin 2019.
  • Le 12 juin, la cheffe de l'exécutif de Hong Kong, Carrie Lam, assista dans une entrevue avec TVB. Dans l'entrevue, elle dit qu'elle était comme une mère des hongkongais et une mère ne dut pas subir aux demandes de ses enfants de la mauvaise conduite.
    • Contre-réaction des hongkongais : Des avocates et des intellectuelles féminines lancèrent une pétition sur le web en citant que « les hongkongais ne sont pas les enfants de Carrie Lam » ainsi que « les mères n'attaquent jamais leurs enfants avec le gaz lacrymogène et les projectiles en sachet ».

Réaction mondiale[modifier | modifier le code]

Autorités du monde chinois[modifier | modifier le code]

  • Les médias d’État de la Chine continentale ont volontairement sous-estimé le nombre de manifestants à un quart de million, des vidéos comme celle-ci permettent d'estimer le nombre réel de manifestants durant la manifestation du 16 juin à plus de 2 millions.
    Drapeau de la République populaire de Chine Chine : la Chine continentale exprime son soutien à la cheffe de l’exécutif Carrie Lam[40]. Suite à la manifestation du 9 juin, le gouvernement de Beijing a dénoncé une « ingérence étrangère », le ministère des affaires étrangères accusant les opposants au projet de loi de « collusion avec l'Ouest ».[41] Le média d’État China Daily a invoqué une pétition en ligne soutenant le projet de loi qui aurait rassemblé plus de 700 000 signatures, en réponse à une manifestation de « 240 000 personnes »[42],[43] - bien que des vidéos des événements, comme celle ci-contre, permettent d'estimer à 2 millions le nombre réel de manifestants.
  • Drapeau de Macao Macao : le 11 juin, le gouvernement de la RAS de Macao annonce qu'il développerait une approche attentiste en vue de l'adoption de sa propre loi sur l'extradition avec la Chine continentale[44].
  • Drapeau de Taïwan Taïwan : La présidente Tsai Ing-wen a exprimé sa solidarité avec les habitants de Hong Kong, notant que la démocratie à Taïwan avait été gagnée durement et qu'on devait perpétuellement veillait sur elle. Elle déclara que, tant qu'elle sera présidente, elle n'acceptera pas le principe du « un pays, deux systèmes », considérant que la démocratie à Hong Kong n'avait fait que se détériorer depuis une vingtaine d'années.[45] Elle a également posté une photo sur Instagram pour soutenir les « Hongkongais en première ligne », en disant que le peuple taïwanais soutiendrait toujours ceux qui se battent pour la liberté d'expression et la démocratie. Le ministère des affaires étrangères de Taïwan a déclaré que les Taïwanais étaient main dans la main avec les manifestants Hongkongais qui protestent contre le projet de loi, en ajoutant « Taïwan est avec vous ! »[46].

Dans le reste du monde[modifier | modifier le code]

  • Drapeau de l'Allemagne Allemagne : Le porte-parole de la chancelière Angela Merkel, Steffen Seibert, a affirmé que la protestation démontrait que la majorité des manifestants avait agi de manière pacifique et a appelé à ce que toutes la parties concernées fassent en sorte que les choses demeurent de la sorte[47].
  • Drapeau de l'Australie Australie : La ministre des affaires étrangères Marise Payne a déclaré : « L'Australie soutient le droit des peuples à manifester pacifiquement et à exercer leur liberté d'expression, et nous appelons toutes les parties à la retenue et à éviter la violence. »[48]
  • Drapeau du Canada Canada : Le Canada a fait une déclaration suite aux protestations du 9 et 12 juin, les plus importantes. La ministre des Affaires mondiales Canada, Chrystia Freeland, indique : « Le Canada a suivi de près les propositions de la Région administrative spéciale de Hong Kong visant à modifier l'Ordonnance sur les délinquants en fuite. Le Canada demeure préoccupé par l'effet que ces propositions pourraient avoir sur le grand nombre de citoyens canadiens à Hong Kong, sur la confiance des entreprises et sur la réputation internationale de Hong Kong.» Elle a finalement exhorté le gouvernement de Hong Kong à écouter les hongkongais, citant que « la liberté d'expression et de réunion est le fondement de la société libre de Hong Kong. Il est vital que toute législation préserve le degré élevé d'autonomie, la primauté du droit et l'indépendance du pouvoir judiciaire à Hong Kong. »[49].
  • Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud : À la suite des premières manifestations, le président Moon Jae-in est resté silencieux.[50] Une pétition en ligne a été organisée par des étudiants, le 22 juin elle comptait plus de 20 000 signatures. Moon Jae-in a affirmé qu'il la prendrait en compte[51].
  • Drapeau des États-Unis États-Unis : Morgan Ortagus, la porte-parole du Département d'État des États-Unis - l'équivalent du ministère des affaires étrangères -, a exprimé son soutien aux manifestants du 9 juin en déclarant que « La manifestation pacifique des plusieurs milliers de Hongkongais hier a clairement exposé l'opposition populaire face amendements proposés. Les États-Unis ont aussi appelé le gouvernement de Hong-Kong à s'assurer que « tout amendement concernant l'ordonnance sur les délinquants fugitifs soit suivi avec grand soin.»[52] Nancy Pelosi, la porte-parole de la Chambre des Représentants, a quant à elle fermement condamné le projet de loi et offert son soutien aux manifestants. « Tous ceux qui portent dans leur cœur la liberté ont été touchés par le courage du million d'hommes et de femmes de Hong Kong qui sont descendus dans les rues ce samedi pour revendiquer pacifiquement leurs droits, défendre leur souveraineté et dénoncer ce terrible projet de loi. L'Amérique se tient aux côtés du peuple de Hong Kong.»[53] Le président Donald Trump a répondu qu'il était convaincu que la Chine et Hong Kong « seraient capables de travailler là-dessus »[54]. Le 2 juillet, après la prise d'assaut du Conseil Législatif, il a déclaré : « [Les manifestants] cherchent la démocratie et je pense que la plupart des gens la souhaitent. Malheureusement, certains gouvernements ne la veulent pas et c'est là le sujet. Il s'agit uniquement de démocratie. Il n'y a rien de meilleur [qu'elle].» Cependant, durant le G20 à la fin du mois de juin, Donald Trump avait proposé à Xi Jipping de faire taire le soutien officiel américain aux manifestants en échange d'une reprise des discussions sur les accords commerciaux avec la Chine[55],[56].
  • Drapeau du Japon Japon : Tarō Kōno, le ministre des affaires étrangères nippones, a déclaré : « J'espère fortement que les choses soient réglées le plus tôt possible et que la liberté et la démocratie propres à Hong Kong soient maintenues.»[57] Durant le G20, le premier ministre Shinzo Abe a averti le président Xi Jipping en communiquant son souhait de voir Hong Kong continuer de se développer de façon libre et ouverte, et sous la politique « un pays, deux systèmes »[58].
  • Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni : Les relations entre le Royaume-Uni et la Chine se sont gravement détériorées durant les manifestations. Le secrétaire d’État des affaires étrangères Jeremy Hunt a exhorté le gouvernement hongkongais à écouter les préoccupations des manifestations. Il a déclaré : « Il est essentiel que les autorités engagent un dialogue constructif et prennent des mesures pour préserver les droits et les libertés de Hong Kong ainsi que le haut degré d'autonomie, qui appuie par ailleurs sa réputation internationale.» Il a ajouté que le principe du « un pays, deux systèmes », qui est juridiquement confirmé par la déclaration commune sino-britannique, était vital pour l'avenir de Hong Kong.[59] Le Consulat britannique de Hong Kong a ouvert ses portes aux manifestants qui avaient besoin de protection.[60] L'approvisionnement en matériel anti-émeutiers, notamment les gaz lacrymogènes et les lanceurs de balles de défense, ont été suspendu en réponse aux violences policières.[61] L'ancien gouverneur colonial de Hong Kong, Chris Patten, a fait l'éloge des manifestants dans une interview accordé à la chaîne britannique Sky News : « J'espère fortement que le gouvernement [britannique] lancera une enquête publique sur les récentes manifestations qui ont eu lieu ces dernières semaines et la façon dont elles ont été traitées politiquement.» Il a ajouté qu'il n'approuvait pas la manifestation du premier juillet, durant laquelle « quelques étudiants ont eu un comportement idiot » lorsqu'ils ont pris d'assaut le Conseil Législatif hongkongais.[62] Le 3 juillet, l'ambassadeur chinois au Royaume-Uni, Liu Xiaoming, était appelé au Bureau des affaires étrangères britanniques après qu'il ait « insulté » et critiqué le Royaume-Uni dans une interview[63].

Organisations internationales[modifier | modifier le code]

Rassemblements et manifestations de solidarité mondiale[modifier | modifier le code]

La diaspora hongkongaise lance des appels à rassemblements et manifestations dans 29 villes de 12 pays. Pour la plupart, ils ont lieu le 9 juin à 14 h heure locale, en rappel de l'heure de début de la manifestation principale à Hong Kong.

Amérique du Nord[modifier | modifier le code]

Canada[modifier | modifier le code]

Il y a des communautés importantes de Hongkongais au Canada, particulièrement à Toronto et à Vancouver.

À Toronto, la manifestation a lieu sur la rue Saint-George. Elle se déroule de l'extérieur du bureau de l'économie et du commerce de Hong-Kong (HKETO) jusqu'au consulat-général de la Chine le 9 juin. L'organisateur, le Lien Canada - Hong Kong (Canada - Hong Kong Link), a déclaré qu'il y avait plus de 2 000 participants, tandis que la police de Toronto en a estimé près de 1 000[66].

Le 12 juin, le Lien Canada - Hong Kong a organisé un rassemblement dehors de HKETO à Toronto. Environ 40 personnes y ont participé.

Le 16 juin 2019, à Toronto, un groupe des étudiants de l'Université de Toronto a organisé une manifestation, débutant à la place Nathan-Phillips jusqu'au HKETO en prenant la route de l'avenue de l'Université et rue St-George. Un rassemblement organisé par le Lien Canada-Hong Kong la suivit. L'organisateur dit qu'il y avait environ 2 000 qui y ont participé, mais la Radio-Canada dit que la participation se comptait en centaines[67].

À Vancouver, une manifestation en date du 9 juin rassemble plus de 1 300 participants. L'organisateur a planifié une autre manifestation le 15 juin à Vancouver pour soutenir celle à Hong Kong le lendemain. Environ 1 600 personnes ont participé dans celle de Vancouver le 15 juin.

Des rassemblements ont également lieu à Calgary et dans la capitale Ottawa, le 9 juin.

Il y avait des murs Lennon à Montréal, Markham (Buttonville), Toronto et Vancouver pour soutenir la cause.

États-Unis[modifier | modifier le code]

Des milliers des personnes se rassemblent à Times Square pour soutenir la cause.
Rassemblement devant la Maison-Blanche à Washington.

Aux États-Unis, le 9 juin, plus de 1 500 personnes se sont rassemblées à Times Square en signe de solidarité avec les manifestants de Hong Kong. Environ 60 personnes se sont également rassemblées devant la Maison-Blanche à Washington. On a estimé qu'il y avait 50 participants à une manifestation à Chicago, et d'autres petites manifestations se sont tenues sur la côte Ouest, y compris à San Francisco et à Los Angeles.

Le 16 juin, un autre rassemblement a lieu à New York devant Confucius Plaza. Le thème du rassemblement est « New-York dit non à la loi d'extradition vers la Chine. Carrie Lam n'est pas ma mère. » (« 紐約反送中之林鄭唔係我亞媽 » en cantonais). Environ 1 000 personnes y assistent[68]. Des manifestations se tiennent également à Houston et San Diego.

Asie[modifier | modifier le code]

Au Japon, 400 personnes ont participé à une manifestation en solidarité avec les Hongkongais.

À Taïwan, des manifestations ont lieu à Taipei, Taichung et Tainan. Les Taïwanais suivent avec préoccupation les événements car la Chine propose à Taïwan un modèle politique, celui du « un pays, deux systèmes », similaire à Hong-Kong, et que l'éventuelle adoption d'un tel système est un thème majeur de l'élection présidentielle taïwanaise de 2020.

Australie[modifier | modifier le code]

En Australie, les manifestations débutent avant celle de Hong Kong, le fuseau horaire étant plus avancé. À Sydney, il y a plus de 3 000 participants. La police locale barre une route locale pour accueillir la manifestation. Il y a aussi 500 participants dans le rassemblement à Melbourne. D'autres rassemblements plus modestes se déroulent à Brisbane, Canberra et Perth.

Europe[modifier | modifier le code]

La manifestation de solidarité la plus importante se déroule à Londres où il y avait plus de 4 000 participants. À travers l'Europe, des manifestations ont eu lieu en Allemagne à Berlin, Francfort-sur-le-Main et à Cologne, aux Pays-Bas à Amsterdam sur la Place du Dam, en France à Paris au Palais de Chaillot, en Belgique à Bruxelles, au Danemark à Copenhague et en République tchèque à Prague.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]



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