Leif Segerstam

Wikipedia open wikipedia design.

Leif Segerstam
Description de l'image Leif Segerstam.jpg.
Nom de naissance Leif Selim Segerstam
Naissance (75 ans)
Vaasa, Drapeau de la Finlande Finlande
Activité principale Compositeur, chef d'orchestre
Formation Académie Sibelius, Juilliard School
Distinctions honorifiques Médaille Pro Finlandia

Leif Selim Segerstam (/ˈlɛjf ˈseːɡɛʂʈam/[1], né le à Vaasa) est un musicien, chef d'orchestre et compositeur finlandais.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il fait ses études de violon et piano à l’Académie Sibelius, puis à la Juilliard School de 1963 à 1965. Chef d'orchestre au répertoire très étendu, il s'est fait connaître dès la fin des années 60 par la direction d'orchestre, d'abord à l'opéra (Helsinki, Stockholm et Berlin Ouest). Il dirige à l'opéra Metropolitan de New York, à Covent Garden, à la Scala, au Teatro Colón, au Staatsoper de Vienne et au Festival de Salzbourg, Il accompagne Montserrat Caballé, Birgit Nilsson, mais aussi Henryk Szeryng, David Oïstrakh, Emil Gilels et Arthur Rubinstein. À partir de 1975 il se tourne également vers le répertoire symphonique, étant chef principal de l'Orchestre symphonique de la radio autrichienne (ORF Vienne) jusqu'en 1982, puis de l'Orchestre symphonique de la radio finlandaise (Yle Helsinki) de 1977 à 1987. Il devient directeur musical de l'Orchestre philharmonique du Rheinland-Pfalz de 1983 à 1989 et chef principal de l'Orchestre national symphonique de la radio danoise de 1988 à 1995, restant depuis chef honoraire de ces deux formations. Il est ensuite chef principal et directeur musical de l'Opéra royal de Stockholm de 1995 à 2000. Il est l'invité de nombreux autres orchestres, comme l'Orchestre symphonique de Chicago ou le London Symphony[2].

Jusqu'en 2007, Leif Segerstam a été chef principal et directeur musical de l'Orchestre philharmonique d'Helsinki, dont il est désormais chef émérite. Il est depuis chef principal à l'Orchestre philharmonique de Turku. Il dirige régulièrement aux festivals de Savonlinna et de Helsinki. Depuis 1997, il enseigne la direction d'orchestre à l'Académie Sibelius de Helsinki. Il a reçu le Prix musical 1999 du Conseil nordique, le prix d'État de Finlande en 2004 et la Médaille Sibelius en 2005. Son enregistrement de Luonnotar et autres lieder orchestraux de Sibelius avec Soile Isokoski, a été élu disque de l'année 2007 par le BBC music magazine[2].

Compositeur notoire pour le nombre de symphonies composées, ayant atteint les 316 symphonies en septembre 2017, Segerstam s'est expliqué sur sa volonté de recréer l'esprit de la musique de chambre au sein de l'orchestre par le biais d'une écriture du « hasard contrôlé », nécessitant une écoute accrue entre les musiciens. Depuis 1994, la plupart de ses partitions sont organisées en sections à l'intérieur desquelles les diverses parties se superposent ou s'entrecroisent au hasard de reprises et variations (tempos, parfois dynamiques) qui, impliquant les interprètes complètement, doit a priori leur permettre de s'exprimer plus librement. Une conséquence directe sur sa musique symphonique (depuis la 20e Symphonie) est le fait qu'il n'est plus nécessaire pour les orchestres jouant ces œuvres d'être dirigés[3].

En 1990, Henk Maarten écrivait dans le Dictionnaire des Compositeurs contemporains (St. James press, Chicago - Londres) que, de Segerstam, « Monumental Thoughts: Martti Talvela in memoriam, l'imposante Première symphonie, et les 2e, 3e et 5e symphonies en un mouvement sont [en Finlande] parmi les œuvres pour orchestre les plus magnifiques depuis la mort (ou le silence) de Sibelius. Elles contiennent ce délicat équilibre d'expression et d'intériorité qui est ce que Sibelius a légué de plus profond à ses compatriotes. »

Il décrit lui-même son apparence comme un mélange de Johannes Brahms, de Karl Marx et de père Noël[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Prononciation en suédois retranscrite phonémiquement selon la norme API.
  2. a et b Jean-Luc Caron, « Leif Segerstam : 70 ans », sur ResMusica,
  3. « Leif Segerstem », sur core.musicfinland.fi
  4. (en) Andrew Stewart, « He's big, he's weird, he's here », The Independent,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]



This page is based on a Wikipedia article written by contributors (read/edit).
Text is available under the CC BY-SA 4.0 license; additional terms may apply.
Images, videos and audio are available under their respective licenses.

Destek