Grande école

Grande école
Image illustrative de l’article Grande école
Portail du Conservatoire national des arts et métiers, Paris.
Lieu France
Établissement Grandes écoles
Sélection
Diplôme requis Baccalauréat ou Licence
Diplôme
Durée de la formation 3 ans ou 5 ans
Diplôme délivré
Niveau délivré Bac + 5 (niveau 7)[1]
Grade délivré Master
Débouchés
Professions accessibles Ingénieurs, chercheurs, cadres de l'administration et des entreprises, spécialistes de l'art, des lettres et des sciences humaines[1]

En France, une grande école est définie réglementairement par le ministère de l'Éducation nationale comme étant un « établissement d’enseignement supérieur qui recrute ses élèves par concours et assure des formations de haut niveau »[2], et comme une « école supérieure » spécialisée et « très sélective », hors du système de l'Université, qui forme « des ingénieurs et des managers de haut niveau, mais aussi des spécialistes de l'art, des lettres et des sciences humaines »[1],[3]. Les «grandes écoles» permettent généralement d'obtenir un « Diplôme visé » contrôlé par l'État, conférant le grade de master, après 5 ans d'études incluant deux années de formation préliminaire, le plus souvent dans les Classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE)[4]. Ce système d'enseignement supérieur constitue une particularité française[3].

La loi n'établit pas de liste des grandes écoles, ni n'encadre l'utilisation de ce label. Toutefois, le ministère de l'Éducation nationale publie annuellement dans son Bulletin officiel un document intitulé « Calendrier des concours d'entrée dans les grandes écoles », qui établit la liste des concours et des écoles qui y sont associées[5],[6],[7]. Une liste des grandes écoles en France qui recense l'ensemble des écoles d'ingénieurs et de commerce enregistrées auprès du ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche, ainsi que les instituts d’études politiques (IEP), les écoles normales supérieures (ENS), et quelques écoles spécialisées[8], contient près de 240 établissements[9]. La Conférence des grandes écoles[10],[9], association qui inclut parmi ses missions la défense des intérêts de ses membres[11], compte parmi ses 260 membres environ 230 de ces établissements[12],[13].

Typologie[modifier | modifier le code]

Les grandes écoles se caractérisent généralement par la sélection par concours d'élèves formés dans les classes préparatoires, des effectifs d'étudiants relativement faibles pour un encadrement important, des contacts étroits avec le monde professionnel, une autonomie significativement plus importante que celle du monde universitaire[10]. Parmi les grandes écoles, plusieurs statuts coexistent[14],[15],[10] :

Histoire[modifier | modifier le code]

Historiquement, les grandes écoles étaient destinées à former les fonctionnaires des différents corps de la fonction publique française. Contrairement à la plupart des autres pays, où les universités dispensent toutes les formations académiques, techniques et professionnelles supérieures (y compris les formations en ingénierie et en commerce), les grandes écoles leur font concurrence pour la formation des personnels ingénieurs et commerciaux. En France la formation universitaire était à l'origine majoritairement destinée à former les juristes, les médecins, les économistes, les chercheurs et les professeurs de la République. Depuis, les universités françaises se sont diversifiées.

Avant la Révolution française[modifier | modifier le code]

L'une des premières mentions du vocable « grande école » remonte à la Renaissance, notamment à l'université d'Orléans où les « grandes écoles de France »[18] sont des bâtiments de cours universitaires construits à partir de 1498[19] et détruits en 1824[20]. Au XVe siècle, le vocable « grande école » n'est pas corrélé avec les domaines de l'ingénierie et du commerce, tout comme les écoles non-universitaires telles que le Collegium Trilingue créé en 1517 à Louvain et le collège royal créé en 1530 à Paris. C'est à la fin de l'époque moderne qu'est effectuée cette association.

Les premières grandes écoles ont été créées par l'État au milieu du XVIIIe siècle, dans le but de fournir les cadres techniques et militaires des grands corps de l'État : les Forces armées françaises, le corps des Mines, des Télécommunications, des Eaux et des forêts, de l'Administration centrale, des Ponts et chaussées, de l'Agriculture, des Ports et arsenaux, de la Science vétérinaire, de l'Enseignement, etc. Ainsi, seules huit écoles supérieures réorganisées à partir de la Convention et dont les places étaient offertes au concours public étaient traditionnellement appelées grandes écoles : Polytechnique, Ponts et chaussées, Mines, Génie Maritime (actuellement ENSTA Paris), Saint-Cyr, Navale, Normales supérieures, Agro, Vétérinaire[réf. nécessaire]. À cette liste ont été ajoutées au XIXe siècle des écoles publiques comme l'École d'arts et métiers, Télécom ParisTech, ou privées comme l'École spéciale des travaux publics, du bâtiment et de l'industrie. La difficulté du concours et la qualité de la formation dans les grandes écoles a fait que cette appellation, qui n'est pas réglementée, est devenue très prestigieuse.

Création des premiers concours scientifiques pour l'entrée dans les corps techniques militaires (Génie, Artillerie, Marine) avec la création d'écoles de formation des officiers techniques et des ingénieurs de l'État :

L'École normale, future École normale supérieure, quant à elle, remonte à celle créée au collège de Louis le Grand après la suppression de l'Ordre des Jésuites sous Louis XV en s'inspirant de l'expérience des écoles normales germaniques (Normalschulen), établies à l'époque de Marie-Thérèse et de Joseph II[22].

La Ire République et l'Empire[modifier | modifier le code]

Certains des grands acteurs de la Révolution française, tels Napoléon Bonaparte (école de Brienne), Condorcet ou Lazare Carnot (école du génie de Mézières), en sont issus. Ce dernier avec Gaspard Monge, un mathématicien, a créé en 1794 l'École polytechnique, presque en même temps qu'était créée l'École normale de l'an III par Lakanal. Dans la même logique, les anciennes facultés de médecine et de droit seront rétablies comme des école de droit et École de médecine, indépendantes de l'université.

Fronton historique de l'École Polytechnique, rue Descartes à Paris.

An III (1794) : création de quatre écoles[23] :

Antoine-François Fourcroy, dans son Rapport fait à la Convention sur l’organisation des écoles destinées aux divers services publics du 30 vendémiaire an IV, définit la doctrine de l’École spéciale qui pour Thuillier[24] vaudra aussi pour tous les projets d’ENA jusqu’en 1945 : « il est nécessaire que les sujets admis dans ces écoles y soient dans un nombre correspondant au besoin du service, qu’ils se consacrent dès leur entrée dans cette carrière à servir l’État ».

La loi du 30 vendémiaire an IV () qui organise les écoles de services publics[25], fixe la liste suivante de onze écoles :

Le Borda, un des navires à bord duquel l' École navale était installée de 1840 à 1913.

La loi Daunou sur l'organisation de l'instruction publique du 3 brumaire de l'an IV () établit, outre les écoles primaires et les écoles centrales, une liste des écoles spéciales :

  • écoles spéciales d'astronomie
  • écoles spéciales de géométrie et de mécanique
  • écoles spéciales d'histoire naturelle
  • écoles spéciales de médecine
  • écoles spéciales de sciences vétérinaires
  • écoles spéciales d'économie rurale
  • écoles spéciales d'antiquités
  • école spéciale de sciences politiques
  • écoles spéciales de peinture, la sculpture et l'architecture
  • écoles spéciales de musique

ainsi que des écoles pour les sourds-muets et pour les aveugles-nés. Mais seules les écoles de santé et les écoles d'économie rurale vétérinaire seront créées. L'École polytechnique organise le recrutement par concours et la formation préalable des ingénieurs de l'État, en amont des écoles d'applications (École des ponts et chaussées, École des mines, École du génie et de l'artillerie de Metz, École de la marine, École du génie maritime, École spéciale de géographie et de topographie).

La loi générale sur l'instruction publique du 11 floréal de l'an X crée les lycées, maintient les écoles spéciales existantes et institue :

  • dix écoles de droit,
  • trois nouvelles écoles de médecine,
  • quatre écoles d'histoire naturelle, de physique et de chimie,
  • deux écoles spéciales pour les arts mécaniques et chimiques,
  • une école de mathématiques transcendantes,
  • une école spéciale de géographie, d'histoire et d'économie publique,
  • une quatrième école des arts du dessin.

Elle crée également :

  • l'école spéciale militaire, implantée en premier lieu dans le château de Fontainebleau, sous la protection directe de l'Empereur qui tenait à garder un œil particulier sur les futurs officiers de l'Empire. Cette école prestigieuse sera ensuite déplacée à Saint-Cyr, dans les bâtiments construits pour l'ancien collège de filles créé par Madame de Maintenon.

« Lorsque les élèves auront fini leurs six années d'études dans les lycées, leur application et leurs progrès trouveront, au premier terme de leurs travaux, une nouvelle carrière d'espérance et de succès. Deux dixièmes d'entre eux seront placés dans les diverses écoles spéciales, où ils continueront d'être instruits et entretenus aux frais du trésor public, de manière à acquérir avec gloire un état et une existence assurés dans la république. Jamais avantage plus grand n'a été offert à la jeunesse studieuse. La bonne conduite, l'attachement à leurs devoirs, les études fructueuses, conduiront ceux des élèves qui se seront le plus distingués, à puiser dans les sciences ou dans les arts libéraux les moyens de parvenir à une profession honorable. Jurisprudence, médecine, mathématiques, physique, art militaire, manufacture, diplomatie, administration, astronomie, commerce, peinture, architecture, toutes les routes du savoir et des talens qui rendent les hommes chers et utiles à leurs semblables, leur seront ouvertes. Ceux qui ne passeront pas par ce genre de concours dans les écoles spéciales, pourront se destiner, par une étude particulière des mathématiques, aux écoles de services publics, et s'ouvrir ainsi une autre carrière non moins glorieuse et non moins avantageuse dans le génie, l'artillerie, la marine, les ponts et chaussées, les mines et la géographie. » (Extrait du discours prononcé au corps législatif par Antoine-François Fourcroy, orateur du gouvernement, sur le projet de loi).

L'arrêté des consuls de la République du 12 vendémiaire de l'an XI réunit les écoles d'artillerie et du génie pour former une école commune aux deux armes nommé École d'artillerie et du génie et établie à Metz. L'admission se fait sur examen parmi les élèves de l'École polytechnique. La loi du 21 germinal de l'an XI établit six écoles de pharmacie. La loi du , relative à la formation d'une Université impériale et le décret du fixant son organisation remettent en cause le développement des écoles spéciales au profit de la mise en place d'un système universitaire centralisé organisé selon les trois grades des anciennes universités (baccalauréat, licence, doctorat), déjà rétabli dans les écoles de droit. Les écoles de droit et de médecine sont transformées en facultés alors que les écoles de services publics restent en dehors de l'Université.

Restauration[modifier | modifier le code]

L'École supérieure de commerce de Paris, fondée en 1819, historiquement la première grande école de commerce française, ici au début du XXe siècle.

Monarchie de Juillet[modifier | modifier le code]

Seconde République[modifier | modifier le code]

Second Empire[modifier | modifier le code]

École polytechnique : petite et grande tenue, sous la Monarchie de Juillet et le Second Empire.

En 1888, selon l'ouvrage collectif de Louis Rousselet, Nos grandes écoles militaires et civiles, publié chez Hachette en 1888, il y avait à cette époque neuf grandes écoles: l'École navale, l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, l'École polytechnique, l'École centrale des arts et manufactures, l'École des Beaux-Arts, l'École de médecine, l'École de droit, l'École normale supérieure et l'École forestière.

En 1894, selon Georges Paulet[28], le nombre d'élèves dans les six écoles françaises décernant des diplômes d'ingénieurs est le suivant : École supérieure des mines, 187 ; École des mines de Saint-Étienne, 75 ; École des ponts et chaussées, moins de 100 ; École centrale des arts et manufactures, 692 ; Institut industriel du Nord, 235 ; École centrale Lyonnaise, 60.

Troisième République[modifier | modifier le code]

Une des premières promotions de l'Essec, en 1909.

Quatrième République[modifier | modifier le code]

Cinquième République[modifier | modifier le code]

La liste des établissements supérieurs désignés comme grandes écoles a commencé à augmenter à la fin du XXe siècle sous l'influence d'une association, appelée Conférence des grandes écoles, créée en 1973 avec la participation de onze écoles supérieures d'ingénieur, auxquelles s'étaient jointes l'École des hautes études commerciales, qui va étendre ce titre aux écoles supérieures de commerce (ESCAE), puis à tous les établissements qui deviennent membres (actuellement 226). Il s'agit maintenant d'établissements d'enseignement supérieurs de toutes sortes, de commerce, d'enseignement, d'art, de techniques, de communication, publics ou privés, français ou étrangers, qui viennent chercher dans cette appellation une notoriété prestigieuse.

Accélérateur d’électrons SIRIUS au Laboratoire des solides irradiés de l’École polytechnique.

Les grandes écoles de nos jours[modifier | modifier le code]

Les grandes écoles recouvrent de nombreux domaines, militaires ou civils, scientifiques, administratifs ou commerciaux. Elles peuvent être catégorisées de la façon suivante[5],[29],[30],[31],[32]:

Écoles normales supérieures[modifier | modifier le code]

Entrée du bâtiment historique de l'École normale supérieure de Paris, au 45 rue d'Ulm.

Ces écoles forment des chercheurs et des professeurs, certains prenant ensuite un rôle dans l'Administration Publique ou les dans le monde des affaires.[33] De nombreux Prix Nobel ou lauréats de la Médaille Fields sont diplomés des Écoles Normales Supérieures de Paris, Lyon ou Paris-Saclay[34]. Il y a quatre Écoles Normales Supérieures:

Jusqu'à récemment, contrairement à la plupart des autres grandes écoles, les écoles normales supérieures (ENS) ne délivraient pas de diplômes spécifiques. Les étudiants qui terminaient leur cursus avaient le droit d'être appelés "anciens élèves de l'ENS" ou "Normaliens". Les écoles encouragent leurs étudiants à obtenir des diplômes universitaires dans des établissements partenaires tout en offrant des cours et un soutien supplémentaires. De nombreux étudiants de l'ENS obtiennent plus d'un diplôme universitaire. Les normaliens de France et d'autres pays de l'Union européenne sont considérés comme des fonctionnaires en formation (sauf s'ils ont été recrutés par admission parallèle), et à ce titre perçoivent un salaire mensuel en échange de l'acceptation de servir la France pendant dix ans, y compris les années passées en tant qu'étudiants.[33]

Grandes écoles d'ingénieurs[modifier | modifier le code]

Les écoles d'ingénieurs recrutent la plupart de leurs élèves après une formation en classes préparatoires scientifiques (2 ou 3 années d'études post-Bac). Certaines permettent des recrutements à des fonctionnaires déjà en poste au titre de concours internes (École nationale des travaux publics de l'État, École des ingénieurs de la ville de Paris)[réf. souhaitée]. Beaucoup participent également à des écoles doctorales communes à plusieurs universités régionales, parfois en association avec d'autres réseaux internationaux d'enseignement supérieur. Les meilleures écoles d'ingénieurs dispensent souvent une formation générale et très intensive. Il y a en tout 204 écoles d'ingénieurs.[30] La plupart des écoles des quatre premiers groupes suivants forment les ingénieurs dits «généralistes»[14] :

Écoles d'ingénieur généralistes[modifier | modifier le code]

1. Écoles Centrales d'Ingénieurs ; les étudiants portent le nom de pistons :

2. Écoles d'Ingénieurs ParisTech (cependant, certaines de ces écoles font maintenant partie de l'Université Paris-Saclay. Certaines de ces écoles donnent un enseignement dans des domaines très spécifiques) :

Le campus principal de l'École polytechnique.
Ouverture du défilé militaire du 14 juillet 2013 par les Polytechniciens.

3. Institut national des sciences appliquées (INSA). Plus grand réseau de formation des ingénieurs en France, avec plus de 16,700 étudiants, administré par le ministère de l'Éducation. Le réseau est composé de plusieurs école à travers la France :

4. Institut national polytechnique[5] Réseau de formation des ingénieurs. Le réseau est composé de plusieurs école à travers la France:

5. Réseau Polytech[5]

Bâtiments de Polytech Tours.

Réseau de formation des ingénieurs, consistant en 15 école réparties dans des Universités Technologiques. Ces écoles offrent des Masters dans de nombreuses spécialités :

6. Écoles nationales supérieures d'ingénieurs (ENSI). Celles-ci comprennent environ 40 grandes écoles d'ingénieurs :

7. Écoles d'ingénieurs Institut Mines-Télécom[5]

8. Écoles nationales d'ingénieurs (ENI)[5]. Réseau de formation des ingénieurs:

9. Universités de technologie (UT) groupe: Compiègne (UTC), Troyes (UTT) ; Belfort-Montbéliard (UTBM)

10. Conservatoire national des arts et métiers[5]: grand établissement d’enseignement supérieur et de recherche français placé sous la tutelle du ministère chargé de l'Enseignement supérieur.

Écoles d'ingénieur spécialisées[modifier | modifier le code]

Les écoles suivantes forment les étudiants ingénieurs dans des domaines plus spécifiques des sciences et des techniques:

11. Grandes écoles d'actuariat, statistiques et économétrie

12. Grandes écoles de chimie

13. Grandes écoles de physique

14. Grandes écoles des technologies de télécommunication et de l'information

15. Grandes écoles de physique et techniques appliquées, ou d'ingéniérie civile et industrielle

16. Grandes écoles de biologie et de sciences naturelles

17. Autres grandes écoles privées avec diverses spécialités

Grandes écoles de commerce et de gestion[modifier | modifier le code]

La plupart des grandes écoles de commerce, ou "Grandes écoles de management"[37], sont soit consulaires (gérées par les Chambres de commerce et d'industrie régionales, des établissements publics), soit associatives à but non lucratif (Association loi de 1901), soit privées à but lucratif (Société anonyme, Société à mission etc...)[14]. Les écoles suivantes, recrutant principalement sur concours après Classes préparatoires aux grandes écoles, sont fortement sélectives et font partie de la Conférence des grandes écoles. Ces établissements ont généralement des frais de scolarité élevés, en particulier du fait du désengagement progressif de l'état dans le financement de Chambres de commerce et d'industrie[38]. Le ministère de l'Éducation nationale n'inclut dans son "Calendrier des concours d'entrée dans les grandes écoles" que les écoles de commerce des concours BCE et Ecricome[5],[7],[14].

Le campus principal d'ESSEC Business School.
Hervé Morin en conférence à l'EDHEC Business School.

Écoles du concours BCE ("Banque Commune d'Épreuves"):[39],[5],[14]

Top 5ː (classement Sigem)
Autres:

Écoles du concours Ecricome:[49],[5]

Écoles de commerce hors concours BCE ou Ecricome:
Ces écoles de commerce recrutent souvent après le baccalauréat ou par des procédures propres. Elles n'entrent pas dans la liste de l'Education Nationale pour les concours des grandes écoles de commerce[5],[53], mais sont accréditées par la Conférence des Grandes Écoles[29],[14].

Écoles de commerce recrutant des étudiants avec expérience professionelle:

  • INSEAD (Institut Européen d'Administration des Affaires)

Grandes écoles sans classe préparatoire[modifier | modifier le code]

Certaines grandes écoles sont accessibles directement après le baccalauréat, sur concours. Souvent, les étudiants de ces écoles poursuivent leurs études dans des écoles administratives.

Palais des études des Beaux-Arts, à Paris.

Universités regroupant des grandes écoles[modifier | modifier le code]

Écoles de droit, de sciences politiques, sociales et affaires internationales[modifier | modifier le code]

Ces écoles forment des étudiants dans des domaines pluridisciplinaires d'études sociales et humaines. Les étudiants se préparent à la fonction publique et à d'autres postes de direction dans le secteur public, mais de plus en plus d'entre eux finissent par travailler dans le secteur privé. Certaines de ces écoles sont réservées aux citoyens français ou de l'Espace économique européen uniquement.

Écoles Militaires[modifier | modifier le code]

La liste des grandes écoles militaires est définies réglementairement par le ministère de la Défense[56]. Aujourd'hui, il y a 3 grandes écoles militaires généralistes, représentant chaque arme:

Saint-Cyriens lors du défilé du 14 juillet 2008.
  • L''École Spéciale Militaire de Saint-Cyr, anciennement située à Saint-Cyr-l'École mais aujourd'hui à Coëtquidan en Bretagne. C'est l'école militaire de l'Armée française. Surnommé Saint-Cyr, ses diplômés et étudiants sont des cyrards mais sont généralement appelés saint-cyriens. L'école délivre un diplôme d'ingénieur pour ses élèves recrutés en filière scientifique.
  • L'École de l'air et de l'espace (EAE) est l'école militaire de l'Armée de l'Air, située à Salon-de-Provence. Elle délivre un diplôme d'ingénieur.
  • L'École Navale (EN) est surnommée "Navale" et ses diplômés et étudiants sont des Bordaches. Elle est située à Brest. Elle délivre un diplôme d'ingénieur.

Alors que l'École polytechnique est également sous la tutelle du ministère français de la Défense, et reste une école militaire dans ses statuts, seul un petit nombre de ses élèves accèdent aux carrières militaires, tandis qu'entre un cinquième et un quart choisissent de rester en France pour travailler dans les administrations techniques de l'État ; la majorité de ses diplômés choisissent de travailler à l'étranger.

Il existe également d'autres grandes écoles militaires spécialisées :

Écoles de journalisme[modifier | modifier le code]

La plupart des écoles de journalisme, sont soit publiques et/ou composantes d'universités, soit associatives à but non lucratif (Association loi de 1901). Elles recrutent principalement sur concours après une classe préparatoire aux grandes écoles, complétée d'une licence, sont très sélectives.

Seules cinq écoles reconnues par la Commission paritaire nationale de l'emploi des journalistes (CPNEJ) font également partie de la Conférence des grandes écoles (CGE) :

Accès aux grandes écoles[modifier | modifier le code]

L'admission aux grandes écoles se fait après après une classe préparatoire (CPGE), ou parfois directement après le baccalauréat. Les CPGE sont sous la tutelle du ministère de l'Éducation nationale comme les universités, tandis que les grandes écoles relèvent des ministères du secteur concerné[16] (Agriculture, Culture, Défense, Équipement, Armée, Industrie, Justice, Santé, Premier ministre, etc.), lequel peut aussi être celui de l'Éducation nationale (dans le cas de l'École normale supérieure). Les admis proviennent pour 40 % d'écoles post-bac, en 2010-2016. De nombreuses grandes écoles recrutent enfin des étudiants ayant obtenu un bac+2 ou bac+3 dans des universités, STS et IUT[59],[60].

Au contraire, certaines écoles d'ingénieurs sont dites « à prépa intégrée », c'est-à-dire accessibles dès le baccalauréat[61].

Critiques et remise en cause[modifier | modifier le code]

L'enseignement supérieur français se caractérise par l'existence de structures d'enseignement supérieur en dehors des universités ; cette spécificité est l'objet de critiques multiples de la part de certains universitaires et spécialistes de l'Éducation nationale. Au contraire des universités[note 1], les grandes écoles sont généralement estimées être la formation « naturelle » des élites politiques, administratives et économiques en France[62],[63].

Surreprésentation des élèves issus de classes sociales très privilégiées[modifier | modifier le code]

La critique la plus fréquente adressée aux grandes écoles est d'être un outil de reproduction sociale[64], dans lequel les étudiants issus de milieux sociaux-économiques favorisés sont surreprésentés[65].

Selon une étude de 2021 de l'Institut des politiques publiques, si les étudiants d'origine sociale « très favorisée » représentent 23 % de leur classe d'âge, ils comptent pour plus de 63 % des étudiants des grandes écoles. A contrario, les étudiants issus de milieux « défavorisés » comptent pour 36 % de leur classe d'âge, mais pour moins de 9 % des étudiants des grandes écoles, accentuant la tendance de l'enseignement supérieur en général[65]. Cette diversité sociale au sein de ces établissements n’a pas progressé entre 2006 et 2016[66]. Sont également notées de fortes inégalités géographiques, favorables aux jeunes originaires d'Île-de-France[67],[68],[69].

La surreprésentation des jeunes issus de la bourgeoisie est déjà présente en amont des grandes écoles, dans les classes préparatoires (CPGE), et est analysée par un rapport du Sénat comme « une forme de délit d'initié »[70].

La plupart des grandes écoles sont publiques et quasiment gratuites, alors qu'elles accueillent un public socialement privilégié ; selon Thomas Lebègue et Emmanuelle Walter, cela constitue une « redistribution à l’envers »[71]. Au contraire, selon le directeur de l'association Observatoire des inégalités en 2008, les grandes écoles sont réservées à ceux dont les parents « financent », du fait que leur emploi du temps chargé est incompatible avec le travail des étudiants[72].

Pour les journalistes Thomas Lebègue et Emmanuelle Walter, les grandes écoles créent une élite « qui se serre les coudes à la tête des grandes entreprises et ne s’ouvre pas aux talents extérieurs ni ne se remet en cause »[71]. Ils considèrent cette endogamie comme un non-sens économique, qu'ils accusent de constituer une réseaucratie[71]. Raymond Aron, dans les années 1960, déplorait déjà que les grandes écoles fussent l’un des symboles de l’endogamie sociale et de l’homogénéité culturelle qu'il considérait comme caractéristiques des classes dirigeantes françaises[73].

Malgré une prolifération de dispositifs — tutorat, stages d’été, admissions parallèles —, Le Monde constate en que les grandes écoles sont toujours aussi fermées socialement[74].

À ces critiques, les grandes écoles répondent qu'elles ont considérablement modifié leur recrutement dans les années 2000, seulement 38,5 % des étudiants les intégrant en 2010-2016 étant issus de classes préparatoires[59],[75] et 19 % de leurs élèves étant boursiers en 2016[76]. Dans le détail, la plus grande part (plus de 45 %) les a intégrées par la voie des admissions parallèles et 17,3 % après le bac. Ainsi, en quelques années, l'admission qui passait systématiquement par une classe préparatoire a ouvert un éventail de possibilités pour intégrer ces dernières, du BTS (5,5 % des entrants) au master universitaire 1 (5,6 %) en passant par le DUT (10,6 %) et la licence 3 (5,6 %)[75].

Inégalités femmes-hommes[modifier | modifier le code]

Les grandes écoles ouvrent les concours aux étudiantes à partir du début du XXe siècle (les écoles supérieures de commerce, ou ESC à partir de 1915[77], Supélec en 1918), mais la féminisation reste faible jusqu'aux années 1970, moment où les dernières écoles d'ingénieurs ouvrent leurs portes (comme Polytechnique en 1972). Si la parité est atteinte dans les années 1990 pour les écoles de commerce[78], elle reste un objectif lointain pour les écoles d'ingénieur, où la proportion d'étudiantes varie fortement selon les domaines de spécialisation, avec un minimum à 12 % en 2011[79].

Harcèlement sexuel[modifier | modifier le code]

Parallèlement aux critiques concernant l'élitisme de leur recrutement, une autre critique adressée aux grandes écoles concerne la gestion des cas de harcèlement sexuel. Dans une tribune publiée en 2013, les collectifs féministes de plusieurs grandes écoles ont dénoncé la « complaisance coupable » des administrations face au harcèlement sexuel, notamment lors des soirées organisées par les associations étudiantes[80]. En 2017, une enquête de l’Express révélait que plusieurs organisations étudiantes constituent des fichiers sur les comportements et les préférences des étudiantes en matière sexuelle, ce qui contrevient aux lois en matière de respect de la vie privée[81]. En [82], une commission égalité a été créée à l’École normale supérieure de Lyon. Cet organe, où siège notamment la spécialiste des questions de genre Christine Détrez, mais aussi Jean-François Pinton (président de l'établissement) et les élus étudiants, a pour mission d'« élaborer la procédure à suivre en cas de harcèlement sexuel » et d'« instruire les dossiers concernant les violences sexistes et sexuelles, en comité restreint »[83]. Sa gestion des dossiers a néanmoins été critiquée par des membres du corps étudiant et du personnel, notamment à travers une pétition adressée à Jean-François Pinton qui a rassemblé près de 400 signatures[84]. Le 6 octobre 2021, une enquête interne de l'École CentraleSupélec démontre un grand nombre d’agressions sexuelles et de viols lors de l'année universitaire 2020-2021 marquée par la Pandémie de Covid-19 entraînant l'enseignement à distance, et l'isolement des étudiantes et des étudiants. Une enquête préliminaire pour harcèlement sexuel, agressions sexuelles et viols a alors été ouverte par le parquet d'Évry[85].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Bien que récemment[Quand ?], l'Université Paris-Dauphine puisse être comptée[Selon qui ?] dans ce système de formation des élites

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Décret n° 2009-652 du 9 juin 2009 « L'enseignement supérieur (…) Niveaux d'enseignement. Les formations longues. Il existe en France deux grands types d'établissements permettant de suivre des études supérieures longues: les universités et les écoles spécialisées. Les universités. Les universités françaises sont des établissements publics. (…) Les écoles supérieures: Les écoles supérieures sont des établissements sélectifs publics ou privés dont l'enseignement prépare à des pratiques professionnelles spécialisées, par exemple dans les domaines des sciences de l'ingénieur, de l'architecture, du commerce et de la gestion, ou encore de la traduction et de l'interprétariat. Parmi les écoles supérieures, les " grandes écoles " constituent une particularité française : ce sont des établissements très sélectifs qui accueillent beaucoup moins d'étudiants que les universités. Les "grandes écoles" forment des ingénieurs et des managers de haut niveau, mais aussi des spécialistes de l'art, des lettres et des sciences humaines. »
  2. Arrêté du 27 août 1992 relatif à la terminologie de l'éducation, sur Légifrance : « Grande école, n. f. Domaine : Éducation/Enseignement supérieur et recherche. Définition : Établissement d'enseignement supérieur qui recrute ses élèves par concours et assure des formations de haut niveau. »
  3. a et b Françoise Boch, Écrire dans l’enseignement supérieur: Des apports de la recherche aux outils pédagogiques, UGA Éditions, (ISBN 9782843103629, lire en ligne), p. 27
  4. Décret n° 2009-652 du 9 juin 2009 "Les formations au sein des "grandes écoles" et des écoles spécialisées s'effectuent généralement en 5 ans, incluant deux années de préparation initiale, soit au sein de l'établissement lui-même, soit dans des établissements secondaires (classes préparatoires aux grandes écoles, CPGE). Ces écoles permettent le plus souvent d'obtenir un diplôme de niveau bac + 5, conférant à leur titulaire le grade de master à l'issue de leur scolarité."
  5. a b c d e f g h i j k l m n o p q et r «Grandes écoles - Calendrier des concours d'entrée dans les grandes écoles: session 2022» (pages 1-6) Bulletin officiel no 4 du 27 janvier 2022 [PDF]
  6. «Grandes écoles - Calendrier des concours d'entrée: session 2018» (pages 19-25) Bulletin officiel no 40 du 23 novembre 2017 [PDF]
  7. a et b Covid-19 : Concours post-CPGE : organisation et calendrier, ministère de l'Enseignement supérieur (France), .
  8. Les 11 établissements spécialisés mentionnés dans cette liste sont: l'"École des hautes études en sciences sociales, l’École nationale des chartes, l’École nationale supérieure du paysage, l’École nationale supérieure des sciences de l’information et des bibliothèques, les écoles nationales vétérinaires, le Muséum national d’histoire Naturelle et l’École pratique des hautes études" dans Quelle démocratisation des grandes écoles depuis le milieu des années 2000?, Institut des politiques publiques (IPP), , 3, 31, 71, 78 (lire en ligne)
  9. a et b Quelle démocratisation des grandes écoles depuis le milieu des années 2000?, Institut des politiques publiques (IPP), , 3, 31, 71, 78 (lire en ligne), "En 2016-2017, on comptait 234 grandes écoles (Écoles recensées dans le système d’information SISE en 2016-2017) en France, qui étaient pour la plupart membres de la Conférence des grandes écoles.", SISE= "Système d’information sur le suivi des étudiants"
  10. a b et c Claude Durand-Prinborgne, Dictionnaire encyclopédique de l'éducation et de la formation, Retz, , 3e éd. (ISBN 9782725661810, lire en ligne), p. 314.
  11. Conférence des grandes écoles, « Conférence des grandes écoles - Statuts », (consulté le ) : « L’association a pour objet [...] de représenter ses membres, de défendre leurs intérêts et d’effectuer des démarches d’intérêt commun auprès des pouvoirs publics nationaux, communautaires et internationaux et des juridictions ; »
  12. Grandes Ecoles - La fin d'une exception française, Calmann-Lévy, (ISBN 9782702148709, lire en ligne), p. 53 :

    « En 2016-2017, on comptait 234 grandes écoles en France (Écoles recensées dans le système d’information SISE en 2016-2017), qui étaient pour la plupart membres de la Conférence des grandes écoles »

  13. Conférence des Grandes Ecoles
  14. a b c d e f g h i j k l m n o p q r et s Anne Mascret, Enseignement supérieur et recherche en France: une ambition d'excellence, La Documentation Française, (ISBN 9783331954105, lire en ligne), Les grandes écoles ne présentent pas non plus d'homogénéité du côté de leur statut : – certaines sont publiques , rattachées à un ministère ( Polytechnique , Mines de Paris, Centrale Paris, École de Management de Strasbourg...) – d'autres, les écoles consulaires, sont également publiques mais dépendent d'une chambre de commerce et d'industrie (HEC, ESCP Europe, Sup de Co La Rochelle, École supérieure d'ingénieurs en électrotechnique et électronique ... ) – il y a enfin une multitude d'écoles privées, qui sont généralement sous tutelle ministérielle également mais peuvent prendre divers statuts : association « loi 1901 » ( Edhec Business School – École des hautes études commerciales du Nord - , Montpellier Business School , École de Management de Normandie, Institut Catholique d'Arts et Métiers...) fondation (EPF Ecole d'ingénieurs...) ou société de type SAS – Société par Action Simplifiée (Ecole Supérieure du Commerce Extérieur...) ou SARL – Société à responsabilité limitée ( Institut supérieur européen de gestion ... ).
  15. a et b Philippe Maubant, L’archipel des temps de la formation. Esquisse d’une ingénierie de l’alternance, pages 120-121, paragraphe 17.
  16. a et b Arrêté du 27 août 1992 relatif à la terminologie de l'éducation, sur Légifrance : « La tutelle d'une grande école est assurée par un ministère qui n'est pas obligatoirement l'éducation nationale. On citera par exemple l'Ecole polytechnique sous la tutelle du ministère de la défense, l’École nationale du génie rural, des eaux et des forêts sous la tutelle du ministère de l'agriculture et de la forêt ».
  17. « Les établissements d'enseignement supérieur privés », sur Ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation (consulté le ).
  18. Conseil général du Loiret, 700 ans d'université à Orléans, Orléans, Conseil général du Loiret, 2006, page 15
  19. Eugène Lefèvre-Pontalis, Eugène Jarry, La Cathédrale romane d'Orléans, d'après les fouilles de 1890 et des dessins inédits, (BNF 34125443)
  20. Eugène Jarry, Les écoles de l'Université d'Orléans, leur topographie, société archéologique et historique de l'Orléanais
  21. Claude Marion, Chronologie des machines de guerre et de l'artillerie : depuis Charlemagne jusqu'à Charles X, Quinquenpoix, (lire en ligne), p. 23.
  22. René Grevet, L'Avènement de l'école contemporaine, Lille, 2001.
  23. Michel Nusimovici, « Les écoles de l'An III », sur ens-rennes.fr (consulté le ).
  24. Thuillier, 1983, p. 30.
  25. J. B. Duvergier, Décret du 30 vendémiaire an IV concernant les écoles de services publics, tome 8, p. 338-343, dans Collection complète des lois, décrets, ordonnances, réglemens, avis du Conseil d'État, publiée sur les éditions officielles du Louvre, de l'imprimerie nationale, par Baudouin, et du bulletin des lois (de 1788 à 1830 inclusivement, par ordre chronologique), chez A. Guyot et Scribe libraires-éditeurs, Paris, 1835 (lire en ligne)
  26. Garçon, Anne-Françoise, 19.-, Entre l'État et l'usine : l'École des mines de Saint-Étienne au XIXe siècle, Presses universitaires de Rennes, , 368 p. (ISBN 978-2-86847-958-7, OCLC 419401301).
  27. "En 1816, l'Ordonnance Impériale institue désormais deux catégories d'élèves bien distinctes : aux élèves-Ingénieurs destinés au recrutement du corps de Mines viennent s'adjoindre ceux que l'on appelle alors des "élèves externes"
  28. Georges Paulet, Annuaire de l'enseignement commercial et industriel, Paris, Berger Lavrault, (présentation en ligne, lire en ligne).
  29. a et b Liste de Conférence des Grandes Ecoles
  30. a et b Guide de l'Etudiant - Les Grandes Ecoles, l'Etudiant, 2021-2022, 6-40 p. (lire en ligne)
  31. Liste quasi-exhaustive des grandes écoles (2021): Quelle démocratisation des grandes écoles depuis le milieu des années 2000? (pp 273-280)
  32. Liste exhaustive des Etablissements d'Enseignement Supérieur (2021): FICHIER SISE, MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION (pp 124-131)
  33. a et b Marine Mignot, Le guide de l'après-bac: réussir son orientation dans l'enseignement supérieur, l'Etudiant, (ISBN 9782846245685, lire en ligne), p. 214
  34. 11-12 Prix Nobel et 10 lauréat de la Médaille Fields ont été formés à l' École normale supérieure
  35. L' École Normale Supérieure Lettres et Sciences Humaines de Lyon (sciences humaines), a été fusionnée en 2010 avec l' Ecole Normale Supérieure de Lyon (Sciences) pour former l'actuelle ENS Lyon.
  36. a b c d e f g et h Ministère de l'Économie et des Finances : « Les établissements d'enseignement supérieur consulaires » (EESC)
  37. Ministère de l'Éducation nationale
  38. Maurice Midena, Entrez rêveurs, sortez manageurs: Formation et formatage en école de commerce, La Découverte, (ISBN 9782348059414, lire en ligne), p. 265-266
  39. Ecoles du Concours BCE
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  41. Essec, gouvernance et organisation
  42. a b et c Maurice Midena, Entrez rêveurs, sortez manageurs: Formation et formatage en école de commerce, La Découverte, (ISBN 9782348059414, lire en ligne), "Statut EESPIG"
  43. Par Le Parisien Etudiant Le 18 mai 2021 à 07h10, « Ecoles de commerce : l'emlyon deviendra société à mission en juillet », sur leparisien.fr, (consulté le )
  44. Maurice Midena, Entrez rêveurs, sortez manageurs: Formation et formatage en école de commerce, La Découverte, (ISBN 9782348059414, lire en ligne), "L'EM Lyon est devenue en 2018 une société anonyme"
  45. Fiche de l'école
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  47. Fiche école Institut Mines-Télécom Business School (IMT-BS)
  48. Fiche école ISC
  49. Ecoles du Concours Ecricome
  50. EM Strasbourg Business School
  51. ESC Rennes School of Business
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  59. a et b Institut des politiques publiques 2021, p. 208, fig. 7.16.
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  77. Marianne Thivend, « Les filles dans les écoles supérieures de commerce en France pendant l’entre-deux-guerres », Travail, genre et sociétés, vol. 2, no 26,‎ (lire en ligne).
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Quelle démocratisation des grandes écoles depuis le milieu des années 2000 ?, Institut des politiques publiques (no 30), (lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Jacques Attali, 1998, Pour un modèle européen d’enseignement supérieur (Lire en ligne)
  • Olivier Basso, Philippe-Pierre Dornier, Jean-Paul Mounier, Tu seras patron mon fils ! Les grandes écoles de commerce face au modèle américain, Paris, Village Mondial, 2004.
  • Michel Bauer et Bénédicte Bertin-mourot, Les 200 en France et en Allemagne. Deux modèles de détection, sélection, formation des dirigeants de grandes entreprises, Paris, CNRS/Heidrick and Struggles, 1992.
  • Pierre Bourdieu, Monique de Saint Martin, La Noblesse d’État. Grandes écoles et esprit de corps, Paris, Minuit, 1989.
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  • Gilles Lazuech, « La question de la formation des « managers » dans les écoles de commerce et d’ingénieurs en France depuis le début des années 1980 », in Monique de Saint Martin, Mihai Dinu Gheorghiu (dir.), Les écoles de gestion et la formation des élites, Paris, MSH, 1997, p. 203-222.
  • Gilles Lazuech, L’exception française. Le modèle des grandes écoles à l’épreuve de la mondialisation, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 1999.
  • Henri Le More, Classes dirigeantes, classes possédantes. Essai sociologique sur l’École des Hautes Études Commerciales, Paris, EHESS, thèse de doctorat, 1976.
  • Henri Le More, « L’invention du cadre commercial : 1881-1914 », Sociologie du travail, no 4, 1982, p. 443-450.
  • Philippe Maffre, Les Origines de l’enseignement commercial supérieur en France au XIXe siècle, Paris, université Paris-I, thèse de doctorat, 1983.
  • Louis Rousselet, A. Ferrandinus, Nos grandes écoles militaires et civiles, Paris, Hachette, 1888, in-8°. 525 p. (Écoles Navale, militaire de Saint-Cyr, Polytechnique, Centrale, des Beaux-Arts, de Médecine, de Droit, Normale supérieure et Agronomique et forestière).
  • Monique de Saint Martin, Mihai Dinu Gheorghiu (dir.), Les écoles de gestion et la formation des élites, Paris, MSH, 1997.
  • Pierre Veltz, « Faut-il sauver les grandes écoles ? », Presses de Science Po.
  • Michel Villette, « École de l’élite et savoirs ordinaires. L’École supérieure de commerce de Paris en 1990-1992 », in Monique de Saint Martin, Mihai Dinu Gheorghiu (dir.), Les Écoles de gestion et la formation des élites, Paris, MSH, 1997, p. 140-158.

Liens externes[modifier | modifier le code]