Galaxy (module)

Galaxy (précédemment Guardian) est un prototype annulé d'habitat spatial conçu par l'entreprise américaine Bigelow Aerospace, et était destiné à être la troisième station lancée par la compagnie dans son programme et ses efforts pour créer une station spatiale commerciale. Comme les autres modules réalisés par Bigelow Aerospace, Galaxy est basé sur l'habitat spatial gonflable Transhab conçu par la NASA, et devait être utilisé pour des tests de systèmes avancés avant que la compagnie ne lançât des véhicules qualifiés pour une occupation humaine (human-rated, en anglais).

Historique[modifier | modifier le code]

Galaxy a commencé sa vie comme deux stations spatiales jumelles nommées Guardian, qui auraient agi comme intermédiaires à l'échelle 45 % entre les deux premiers modules Genesis I et Genesis II, à l'échelle 1/3, et le module BA 330, de taille complète, qualifié pour une occupation humaine[1]. Quelque temps après 2004, le programme Guardian a été divisé en un module Galaxy et un autre, plus large, le module Sundancer, chacun testant progressivement les systèmes avancés. Galaxy a deux fois le volume intérieur des stations Genesis : 23,0 mètres cubes (812,2 pieds cubes)[2]. En 2007, les paramètres de Galaxy ont de nouveau été modifiés, les spécifications finales donnant un vaisseau spatial de 4,0 mètres (13,1 pi) de longueur, de 3,3 mètres (10,8 pi) de diamètre et de 16,7 mètres cubes (589,8 pieds cubes) de volume intérieur – 45 % plus grand que les modules Genesis. Il était prévu de le lancer fin 2008[3],[4].

En , cependant, Bigelow Aerospace a annoncé qu'en raison de la hausse des coûts de lancement (trois fois plus cher que pour les lancements précédents[5]) et de la réussite des missions Genesis, Galaxy ne serait pas lancé. Au lieu de cela, de nombreux systèmes du module, peut-être l'ensemble, seront construits et testés au sol, permettant aux employés de Bigelow d'acquérir davantage d'expérience et, éventuellement, l'avance du calendrier de Sundancer[6].

Systèmes[modifier | modifier le code]

Un certain nombre de systèmes avancés et expérimentaux devaient être testés en vol à bord de Galaxy. Parmi les avancées les plus notables, ont été améliorées l'avionique et les systèmes de contrôle de vol, une étanchéité à l'air intérieur plus résistante aux dommages et des capacités accrues de bande passante des communications. Aussi, sur le manifeste, il était prévu des panneaux solaires articulés plus grands, plus efficaces et des systèmes de soutien de la batterie, et les qualifications de vol seraient effectuées sur des éléments du système de support de vie. Galaxy aurait inclus des composants structurels plus efficaces, plus faciles à conférer à une plus grande station spatiale, et comporterait une écoutille, mais aucun port d'amarrage n'aurait été inclus sur ce vol[3].

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Bigelow's Gamble », Aviation Week via Spaceflight Now,‎ (lire en ligne, consulté le )
  2. (en) Leonard David, « Bigelow Aerospace's Genesis-1 Performing Well », Space.com,‎ (lire en ligne, consulté le )
  3. a et b (en) Dan Cohen, « Developing a Galaxy », BigelowAerospace.com (consulté le ) archivé depuis l'original le 23-11-2007
  4. (en) Tariq Malik, « Bigelow's Second Orbital Module Launches Into Space », Space.com,‎ (lire en ligne, consulté le )
  5. (en) George Knapp, « I-Team: Bigelow Aerospace Makes Giant Leap Towards Commercial Space Travel », Las Vegas Now,‎ (lire en ligne, consulté le )
  6. (en) Robert Bigelow, « Special Announcement », BigelowAerospace.com,‎ (lire en ligne, consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]