Bogaletch Gebre

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Bogaletch Gebre
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Biographie
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Prix Nord-Sud ()
Jonathan Mann Award for Health and Human Rights (d) ()
Prix international Roi Baudouin pour le développement ()
Prix Bruno-Kreisky ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Bogaletch Gebre, dite Boge Gebre, est une microbiologiste et une militante éthiopienne née dans les années 1950 dans le village de Zata en Kembata Alaba et Tembaro et morte le 2 novembre 2019 à Los Angeles.

En 2010, The Independent la caractérise comme « la femme qui a commencé la rébellion des femmes éthiopiennes ». Elle œuvre pour les droits des femmes et la prévention des mutilations génitales féminines.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et formation[modifier | modifier le code]

Sa date de naissance exacte n'est pas connue, faute de déclaration à l’état civil[1]. Elle-même victime de mutilations génitales féminines, à l'âge de 12 ans, Bogaletch Gebre a été interdite d'éducation formelle par son père, mais elle s'est enfuie de son domicile pour étudier dans une école missionnaire[2]. En fin de compte, elle a étudié la microbiologie à Jérusalem, avant d'étudier à l'université du Massachusetts à Amherst en bénéficiant d'une bourse Fulbright. Alors qu'elle est aux États-Unis, elle lance son premier organisme de bienfaisance, Development through Education ou Développement par l'Éducation, par le biais duquel les étudiants éthiopiens dans les grandes écoles et les universités reçoivent pour 26 000 $ d'ouvrages techniques[3].

Actions[modifier | modifier le code]

Après l'obtention de son doctorat en épidémiologie, Bogaletch Gebre retourne en Éthiopie pour aider à protéger les droits des femmes en 1997[1].

Avec sa sœur, Fikirte Gebre, Bogaletch Gebre fonde KMG Ethiopia (en), anciennement appelée Kembatti Mentti Gezzima-Tope (Femmes de Kembatta, Debout, Ensemble)[4]. Cette œuvre caritative travaille au service des femmes dans de nombreux domaines, dont la prévention des mutilations génitales féminines et des enlèvements maritaux, la pratique de l'enlèvement et du viol de jeunes femmes pour les forcer à contracter un mariage[5]. Selon le Comité national sur les pratiques traditionnelles de l'Éthiopie, de telles pratiques ont été la base de 69 % des mariages dans le pays depuis 2003[6]. The Independent rapporte que l'organisation a réduit le taux d'enlèvements maritaux dans le Kembatta de plus de 90 %, tandis que L'Économiste fait remarquer qu'elle a été créditée de la réduction des mutilations génitales féminines de 100 % à 3 %[7].

Elle meurt le 2 novembre 2019 à Los Angeles, où elle s'était rendue pour suivre un traitement médical[1],[8],[9].

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

En 2005, Bogaletch Gebre a reçu le prix Nord-Sud et, en 2007 le prix Jonathan Mann Award (en) pour la santé mondiale et les Droits de l'Homme[10]. Elle a reçu également cette même année 2017 la Légion d'honneur, en France[1]. Pour sa contribution au développement de l'Afrique, elle a reçu le prix international Roi Baudouin pour le développement en mai 2013[11]. En 2013, elle est également lauréate du prix Bruno-Kreisky.

Références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Bogaletch Gebre » (voir la liste des auteurs).
  1. a b c et d Nathalie Tissot, « Disparition de Bogaletch Gebre, figure de la lutte contre les mutilations génitales », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  2. (en) « Abducted. Raped. Married. Can Ethiopia’s wives ever break free? », Abbay Media, (consulté le 17 août 2014)
  3. (en) Priya Shetty, « Bogaletch Gebre: ending female genital mutilation in Ethiopia », The Lancet,‎ (lire en ligne)
  4. (en) Tina Rosenberg, « Talking Female Circumcision Out of Existence », The New York Times,‎ (lire en ligne)
  5. (en) « KMG Ethiopia » [archive du ], KMG Ethiopia (consulté le 17 août 2014)
  6. (en) Johann Hari, « Kidnapped, Raped, Married: The Extraordinary Rebellion of Ethiopia's Abducted Wives », The Independent,‎ (lire en ligne)
  7. (en) « Standing up for women », The Economist,‎ (lire en ligne)
  8. « Ethiopian Women Rights Advocate Passes Away », Ezega News,‎ (lire en ligne)
  9. (en) Melissa Etehad, « Bogaletch Gebre, who fought to end female genital mutilation in Ethiopia, dies in L.A. », Los Angeles Times,‎ (lire en ligne)
  10. (en-US) « Fulbright Alumna Awarded King Baudouin Prize in Belgium » [archive du ], sur Bureau of Educational and Cultural Affairs, United States Department of State (consulté le 17 août 2014)
  11. (en) « Bogalatech Gebre (Ethiopia) », http://eeas.europa.eu/ (consulté le 17 août 2014)

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