Élections législatives guinéennes de 2020

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Élections législatives guinéennes de 2020
114 sièges de l'Assemblée nationale
Corps électoral et résultats
Inscrits 5 325 138
Transparent flag waving on Infobox grey background.svg
Rassemblement du peuple de Guinée
Sièges sortants 53

Les élections législatives guinéennes de 2020 ont lieu le 22 mars 2020 afin de renouveler les 114 membres de l'Assemblée nationale de Guinée.

Reportées à de nombreuses reprises, ces élections ont lieu dans le contexte d'une tentative du président Alpha Condé de faire modifier la constitution par un référendum organisé le même jour afin de pouvoir se présenter à un troisième mandat, un projet auquel s'oppose la société civile.

Contexte[modifier | modifier le code]

Alpha Condé

Initialement prévue pour le mois de janvier 2019, la bonne tenue des élections est jugée très incertaine, dans le contexte d'un projet d'amendements constitutionnels du président Alpha Condé, susceptible d'être entrepris par un référendum organisé en concomitance avec les législatives, ou bien passées celles-ci via une majorité des deux tiers des députés. Le projet est cependant décrié par l'opposition, qui y voit une tentative de la part du président de supprimer la limite constitutionnelle l’empêchant d'effectuer un troisième mandat[1].

La date du 28 décembre 2019 est finalement proposée par la commission électorale nationale indépendante (Céni), une proposition « irréaliste » selon l'opposition, qui soupçonne le président de vouloir bâcler des élections en sa faveur afin de mener à bien son projet d'amendement[2],[3]. La décision de la commission ne fait par ailleurs pas consensus en son sein, sept de ses 17 commissaires s'en désolidarise. Issus de l'opposition, ceux-ci considère le délai trop court, et plaident en faveur d'un report des élections au moins jusqu'en mars 2020[4]. Le 24 septembre, le Premier ministre Kassory Fofana confirme cependant l'intention de son gouvernement d'organiser les élections à la date proposée par la Ceni[5]. Cette dernière fait néanmoins face à des dissensions en son sein quant au nouveau calendrier, jugé intenable, ce qui l'amène finalement à reporter le scrutin à une date indéterminée[6]. Ces reports ont lieu alors que le gouvernement d'Alpha Condé est confronté à une fronde de l'opposition et de la société civile regroupée au sein du Mouvement du Front National pour la Défense de la Constitution contre son intention d'amender la constitution pour se permettre un nouveau mandat, notamment après la fuite d'une vidéo début septembre 2019 dans laquelle il annonce devant un cercle de partisans que ceux-ci doivent se tenir prêt pour un référendum constitutionnel à venir. Les manifestations font plusieurs morts dans la capitale Conakry[7],[8],[9].

Manifestation du Mouvement FNDC à Conakry en 2019.

La Ceni finit le 10 novembre par s'accorder à l'unanimité de ses membres sur une nouvelle date, les élections étant cette fois-ci prévues pour le 16 février 2020[10]. Alpha Condé la confirme dès le lendemain par décret présidentiel[11], tandis que les manifestations d'opposants à une modification de la constitution se poursuivent[12]. La Ceni dévoile début janvier la liste des partis en lice pour les législatives, dont 29 pour la part proportionnelle des sièges et 14 pour celle majoritaire[13]. Presque tous font partie de la mouvance présidentielle suite au boycott de l'opposition[14]. Le scrutin est cependant une nouvelle fois reporté de deux semaines au premier mars[15], l'organisation le même jour du référendum constitutionnel voulu par Condé étant annoncée peu après[16].

Une campagne de révision des listes électorales donne cependant un total de 8,3 millions d'électeurs inscrits, soit 68 % de la population du pays, un chiffre vivement critiqué par l'opposition, qui accuse le pouvoir de préparer une fraude électorale via un bourrage des urnes. Un audit effectué en 2018 par l'Organisation internationale de la francophonie (OIF) avait révélé que le total des inscrits était déjà passé de 39 % de la population en 2010 à 54 % dix ans plus tard - une augmentation largement due à la Haute-Guinée, bastion d'Alpha Condé -, tout en faisant état de la double inscription de 3,3 millions de personnes, et l'absence de données biométriques pour 1,6 millions d'autres. Les nouveaux chiffres de 2020, encore largement en hausse, ont été compilés sans tenir compte des recommandations appelant à éliminer ces doublons et ces manquements, poussant l'opposition à appeler au boycott en se rassemblant en un Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC)[17]. Ce dernier se compose notamment de l'Union des forces démocratiques de Guinée et de l'Union des forces républicaines, arrivés respectivement aux deuxième et troisième places au scrutin de 2013[18],[19].

Devant le refus du gouvernement de procéder à un nettoyage du fichier électoral, l'OIF retire courant février ses observateurs du scrutin, suivie de l’Union africaine (UA) et de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao)[20]. Confronté par la pression de la communauté internationale, Alpha Condé finit deux jours avant le 1er mars par annoncer in extremis le report du double scrutin, afin d'inviter les partenaires internationaux à vérifier le fichier électoral et en obtenir un « consensuel ». Ce report d'un maximum de deux semaines, sans que ne soit précisé une date exacte, est grandement minimisé par le président, qui parle de « léger report », par « responsabilité nationale et sous-régionale » tout en insistant qu'il ne s'agit « ni d'une capitulation ni d'une reculade »[21],[22]. Le retrait de la Cédéao en particulier aurait pris par surprise Alpha Condé, qui ne s'attendait pas à être « lâcher » par ses voisins africains, l'organisation Ouest africaine ayant par le passé fermée les yeux sur bon nombre de scrutins électoraux douteux. Le président nigérien Mahamadou Issoufou, président tournant de la Cédéao à l'origine de ce revirement, est ainsi parvenu à convaincre ses pairs de l'annulation de la mission d'observation, tout en multipliant les appels téléphonique à Alpha Condé pour lui demander la révision du fichier électoral, l'inclusion de l'opposition dans le processus électoral, et la renonciation à un troisième mandat. L'annonce du report intervient de fait quelques heures après un vif échange entre Alpha Condé et Salou Djibo, haut fonctionnaire de la Cédéao, venu lui signifier que la Cédéao le tiendrait pour responsable si la situation venait à dégénérer[23].

Les experts de la Cedeao chargés de passer en revu le fichier électoral arrivent dans le pays le 4 mars. Le délai de deux semaines est cependant d'emblée jugé techniquement intenable par l'ensemble des observateurs, qui y voient davantage une porte ouverte par le pouvoir à d'éventuelles négociations[23]. La mission d'expert de la Cédéao rend publiques ses conclusions le 11 mars. Sur 7 764 130 électeurs inscrits sur les listes électorales révisées, 2 438 992 le sont notamment sans aucune pièce justificative, une situation non conforme avec le code électoral guinéen, ce qui amène les experts à « recommander vivement » leur retrait, de même que l'examen des cas de doublons et d'inscrits dont la date de naissance est erronée[24]. Le même jour, le président de la Commission électorale nationale indépendante, Amadou Salifou Kébé, reconnait que les scrutins n'auront pas lieu dans le délai de deux semaines annoncé par le président[25]. La veille du délai maximum de deux semaines devant s'achever le 15 mars, Alpha Condé fixe finalement par décret le double scrutin au dimanche 22 mars, tout en chargeant la Ceni d'effectuer les modifications préconisées des listes électorales, ce qu'elle fait deux jours plus tard[26],[27].

Manifestants contre le référendum à Conakry.

La venue d'une délégation de haut niveau de la Cédéao est alors prévue pour tenter une conciliation de dernière minute. Conduite par plusieurs chef d'états africains de la Cédéao dont son président en titre Mahamadou Issoufou ainsi que ses homologue ivoirien Alassane Ouattara, et nigérian, Muhammadu Buharides, poids lourds régionaux, la délégation est cependant annulée en raison de la propagation de la Pandémie de Covid-19 dans la sous région. Cette dernière est néanmoins perçue comme un prétexte, les chefs d'états voisins ayant déjà perçu le caractère inflexible de la décision d'Alpha Condé d'organiser le double scrutin, et jugé le déplacement inutile[28]. Leur décision, qui laisse le champ libre au président, fait l'effet d'une douche froide pour l'opposition, qui réitère par conséquent les appels faits depuis plusieurs mois a non seulement boycotter ces scrutins mais également à empêcher physiquement leur tenue en saisissant le matériel électoral des bureaux de vote[28]. Le 16 mars, Alpha Condé signe un décret augmentant la solde des militaires de 20 %[29],[30]. En l'absence de dialogue entre le gouvernement et l'opposition visant à la tenue d'élections inclusives, l'Union européenne, l'Organisation internationale de la Francophonie, l'Union Africaine et la Cédéao maintiennent le retrait de leurs observateurs[31].

Une polémique nait également autour de la décision de maintenir les scrutins en pleine crise sanitaire[32] alors même que la Guinée, touchée par plusieurs cas de malades du coronavirus sur son sol, décide le 19 mars de fermer ses frontières aux pays ayant eux même plus de 30 cas[33]. Le gouvernement assure pour autant qu'un nouveau report est exclus, le conseiller du président et Ministre d'état Rachid Ndiaye se faisant fort de citer l'exemple de la France où le premier tour des élections municipale a été maintenu le dimanche précédent malgré une bien plus grande avancée du virus dans le pays[34]. L'opposition juge quant à elle « inhumain » le maintien des opérations électorales dans le contexte épidémiologique, qui conduit les guinéens à se rassembler aux urnes alors même que les pays africains voisins ferment leurs écoles et lieux de cultes afin d'éviter tout rassemblement[35],[36].

Mode de scrutin[modifier | modifier le code]

Le Palais du peuple à Conakry, siège de l'assemblée.

L'Assemblée nationale est l'unique chambre du parlement unicaméral de Guinée. Elle est composée de 114 sièges dont les membres sont élus pour cinq ans selon un mode de scrutin parallèle. Sont ainsi à pourvoir 38 sièges au scrutin uninominal majoritaire à un tour dans autant de circonscriptions électorales correspondant aux 33 préfectures du pays et aux 5 communes de la capitale Conakry. A ce total s'ajoutent 76 sièges pourvus au scrutin proportionnel plurinominal de liste dans une unique circonscription nationale. Il n'est pas fait recours à un seuil électoral, la répartition des sièges se faisant sur la base d'un quotient électoral national égal au nombre de suffrages divisés par le nombre siège à pourvoir à la proportionnelle[37].

Déroulement[modifier | modifier le code]

La population est appelée à voter entre huit et dix huit heures. De nombreuses violences marquent le scrutin, au cours duquel des bureaux de vote sont attaqués et du matériel électoral incendié, tandis que des heurts ont lieu entre forces de l'ordre et opposants, notamment dans les banlieues et quartiers de la capitale, Conakry[38]. Ces affrontements conduisent à des échanges de tirs qui font dix mort et plusieurs blessés par balles selon l'opposition[39]. Dans le reste du pays, les villes de Mamou, Boké et N’Zérékoré, respectivement dans le centre, l'ouest et le sud est du pays, connaissent des troubles similaires. Le président Alpha Condé vote quant à lui dés le matin dans la capitale, avant de déclarer « espérer que tout se passera dans la paix et la tranquillité et que le peuple guinéen, comme en 1958, montrera sa maturité. », faisant allusion au référendum ayant conduit à l'indépendance[38]. Le dépouillement a lieu à huis clos sous la protection des forces de l'ordre, les bulletins étant acheminés dans des communes rurales éloignées des villes, où se poursuivent les émeutes[40].

Résultats[modifier | modifier le code]

Résultats des législatives guinéennes de 2020[13]
Parti Circonscriptions Proportionnelle Total +/-
Voix % Sièges Voix % Sièges
Rassemblement du peuple de Guinée-Arc en ciel
Rassemblement pour la renaissance et le développement
Rassemblement guinéen pour l'unité et le développement
Force des intègres pour la démocratie et la liberté
Union démocratique de Guinée
Mouvement des patriotes pour le développement
Union des forces patriotiques
Rassemblement pour le développement intégré de la Guinée
Parti pour la paix et le développement
Alliance pour le renouveau national
Rassemblement pour la république
Parti guinéen pour la renaissance et le progrès
Guinée pour la démocratie et l'équilibre
Nouvelle génération pour la république
Guinée unie pour le développement
Mouvement populaire démocratique de Guinée
Union des forces du changement
Nouvelles forces démocratiques
Union pour le progrès et le renouveau
Parti Afia
Rassemblement pour une guinée prospère
Union pour la défense des intérêts républicains
Parti démocrate conservateur
Parti guinéen de la renaissance
Alternance démocratique pour le changement-Bloc de l'opposition constructive
Parti guinéen pour le progrès et le développement
Génération citoyenne
Alliance pour le renouveau national
Parti démocratique de Guinée-RDA
Autres partis
Indépendants
Suffrages exprimés
Votes blancs et invalides
Total 100 38 100 76 114 Steady.svg
Abstentions
Inscrits / participation 5 325 138 5 325 138

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Guinée : Alpha Condé annonce enfin la date du référendum constitutionnel », sur France 24, FRANCE24, (consulté le 5 février 2020).
  2. « Guinée : avec un an de retard, des législatives incertaines en novembre prochain », sur La Tribune (consulté le 6 février 2020)
  3. « Législatives en Guinée : le président de la Ceni propose la date du 28 décembre », sur jeuneafrique.com, (consulté le 6 février 2020)
  4. « GUINEE – Elections législatives : La date du 28 décembre ne fait pas consensus au sein de la Céni » (consulté le 28 septembre 2019)
  5. « Invite au référendum : « le président a parlé au conditionnel », rassure Kassory » (consulté le 28 septembre 2019)
  6. « Guinée : les élections législatives reportées sine die – JeuneAfrique.com », sur JeuneAfrique.com (consulté le 7 novembre 2019)
  7. « On vous explique pourquoi la crise couve en Guinée », sur Franceinfo (consulté le 7 novembre 2019)
  8. Viviane Forson, « Mais où va la Guinée ? », sur Le Point (consulté le 7 novembre 2019)
  9. « En Guinée, l’opposition appelle à la mobilisation contre un troisième mandat d’Alpha Condé », sur Le Monde.fr (consulté le 7 novembre 2019)
  10. « Guinée: 16 février 2020, nouvelle date annoncée pour les législatives », sur RFI, (consulté le 6 février 2020)
  11. Afrique, « Guinée : cette porte ouverte sur la réforme constitutionnelle », sur Le Point, (consulté le 6 février 2020)
  12. « Guinée: après six semaines, les opposants au référendum restent déterminés », sur RFI Afrique (consulté le 30 novembre 2019).
  13. a et b « Guinée : Voici la liste des partis candidats aux élections législatives », sur Guinéenews©, (consulté le 14 mars 2020).
  14. https://www.facebook.com/RFI, « Guinée: la Céni annonce les 29 listes présentes pour les législatives », sur RFI, RFI, (consulté le 14 mars 2020).
  15. https://www.facebook.com/RFI, « Guinée: les élections législatives reportées au 1er mars », sur RFI, RFI, (consulté le 5 février 2020).
  16. https://www.facebook.com/RFI, « Guinée: couplage du référendum constitutionnel avec les législatives du 1er mars », sur RFI, RFI, (consulté le 5 février 2020).
  17. « Guinée : « Il s’agit d’un coup d’Etat constitutionnel : Alpha Condé veut mourir au pouvoir » », sur Le Monde.fr, Le Monde, (ISSN 1950-6244, consulté le 29 février 2020).
  18. F_300898, « Guinée : nouveau report de deux semaines des législatives et du référendum constitutionnel », sur french.peopledaily.com.cn, (consulté le 1er mars 2020).
  19. « Guinée : « Il s’agit d’un coup d’Etat constitutionnel : Alpha Condé veut mourir au pouvoir » », sur Le Monde.fr, Le Monde, (ISSN 1950-6244, consulté le 1er mars 2020).
  20. https://www.facebook.com/RFI, « Scrutins en Guinée: la Cédéao et l'UA renoncent à leurs missions d’observation », sur RFI, RFI, (consulté le 29 février 2020).
  21. https://www.facebook.com/RFI, « Guinée: le double scrutin est reporté, annonce le président Alpha Condé », sur RFI, RFI, (consulté le 29 février 2020).
  22. « Guinée : Alpha Condé annonce le report des législatives et du référendum constitutionnel – Jeune Afrique », sur JeuneAfrique.com, jeuneafrique1, (consulté le 29 février 2020).
  23. a et b « Elections en Guinée : l’opposition en quête d’un second souffle après le report surprise d’Alpha Condé », sur Le Monde.fr, Le Monde, (ISSN 1950-6244, consulté le 4 mars 2020).
  24. Guinee360, « Guinée: la mission de la CEDEAO publie son rapport d'audit du fichier électoral », sur Guinee360.com - Actualité en Guinée, toute actualité du jour, (consulté le 11 mars 2020).
  25. « Guinée : les élections n’auront pas lieu dimanche », sur Le Monde.fr, Le Monde, (ISSN 1950-6244, consulté le 11 mars 2020).
  26. (de) « Recherche - Yggtorrent », sur www2.yggtorrent.ch (consulté le 14 mars 2020).
  27. « Guinée : La CENI a en fin appliqué les recommandations de la CEDEAO », sur kalenews, (consulté le 20 mars 2020).
  28. a et b « Elections en Guinée : quand le coronavirus fait les affaires d’Alpha Condé », sur Le Monde.fr, Le Monde, (ISSN 1950-6244, consulté le 20 mars 2020).
  29. « Guinée : le président Alpha Condé augmente la solde des militaires », sur Libre Opinion Guinée, (consulté le 20 mars 2020).
  30. « Guinée : Alpha Condé fait un geste pour l'Armée à la veille des élections... », sur Africa Guinee, (consulté le 20 mars 2020).
  31. « Scrutin du 22 mars : les observateurs seront considérés comme des putschistes (FNDC) - Guinée Matin - Les Nouvelles de la Guinée profonde », sur Guinée Matin - Les Nouvelles de la Guinée profonde, Guineematincom-676479229109858?fref=ts, (consulté le 22 mars 2020).
  32. https://www.facebook.com/RFI, « Guinée: polémique autour du maintien du double scrutin de dimanche », sur RFI, RFI, (consulté le 20 mars 2020).
  33. « Urgent-Covid19: la Guinée ferme ses frontières aux pays durement touchés... », sur Africa Guinee, (consulté le 20 mars 2020).
  34. « Maintien du double scrutin en Guinée : « N’y-a-t-il pas eu des élections dimanche dernier à Paris ? » – Jeune Afrique », sur JeuneAfrique.com, jeuneafrique1, (consulté le 20 mars 2020).
  35. « La Guinée tient son référendum constitutionnel malgré la peur du coronavirus », sur Franceinfo, (consulté le 21 mars 2020).
  36. « Élections et révision constitutionnelle en Guinée : vers un possible enlisement ? », sur IRIS (consulté le 22 mars 2020).
  37. Inter-Parliamentary Union, « IPU PARLINE database: GUINEE (Assemblée nationale), Texte intégral », sur archive.ipu.org (consulté le 20 mars 2020).
  38. a et b « Guinée : le référendum constitutionnel et les législatives troublés par des violences », sur Le Monde.fr, Le Monde, (ISSN 1950-6244, consulté le 22 mars 2020).
  39. « Dix morts le jour du vote à Conakry: trois unités d’élite de l’armée mis à l’index… », sur Africa Guinee, (consulté le 22 mars 2020).
  40. « Elections en Guinée: début du dépouillement sur fond d’émeutes à Conakry », sur Africa Guinee, (consulté le 23 mars 2020).


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